ISBN : 2357670940
Éditeur : Beaurepaire (2011)


Note moyenne : 4.3/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres
" La mort de Patrice Warth, ancien ministre, ex-trésorier de l'Union des conservateurs de progrès, sème la panique dans le landerneau politique: sa veuve allègue détenir des cahiers compromettants et menace de les rendre publics si toute la lumière n'est pas faite sur l... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 05 février 2012

    Woland
    Avant toutes choses, nous tenons à remercier Saint-Luc qui a eu non seulement la gentillesse de nous offrir un exemplaire de son roman mais aussi - mais surtout, sommes-nous tenté d'écrire - d'attendre cette "fiche" qui, en raison des fêtes et de quelques soucis et obligations personnels, a beaucoup tardé à sortir de notre clavier.

    Il n'est pas facile d'écrire un roman policier en France. Pourquoi ? Parce que l'auteur se retrouve ou bien immanquablement coincé entre l'ombre omniprésente de Simenon (oui, il était belge mais il écrivait en français et Jules Maigret est, lui, qu'on le veuille ou non, intégralement français ) et celle, carrément bicéphale pour les aficionados, de Frédéric Dard-San Antonio (d'accord, Simenon a usé d'on ne sait trop combien de pseudonymes mais qui se les rappelle encore, hormis les exégètes de son oeuvre ?) Tandis que Frédéric Dard, bien avant San-Antonio, demeure l'auteur de quelques excellents romans policiers, parmi lesquels, par exemple, "Toi, le Venin", d'ailleurs adapté au cinéma par Robert Hossein.
    Et les auteurs contemporains ? nous objecterez-vous. Thierry Jonquet par exemple et tous ceux qui remportent chaque année le Prix Polar ? Eh ! bien, disons que Jonquet, à notre avis, tourne en rond depuis ses débuts et que Les autres, eh ! bien, ont du mal à se distinguer sur la distance ...
    C'est dire que Saint-Luc a choisi la difficulté. Toutefois, avec son Albéric Garon, commissaire au langage à la fois énergique et poétique, il nous semble aussi très bien parti pour tenter - et pourquoi pas gagner - le pari de la distance et celui de l'efficacité. le sujet choisi - les affaires que certains politiques voudraient bien oublier - est évidemment porteur puisque, depuis Giscard d'Estaing, le parcours de nombre de nos gouvernants (tout particulièrement Giscard, nous le répétons, et bien sûr François Mitterrand ) est parsemé d'"accidents" plus ou moins sanglants. Et quand ce n'est pas sanglant, c'est si enlaidi par l'argent, le trafic d'armes et le trafic d'influences que cela donne tout autant envie d'aller voir ailleurs si, par hasard, l'herbe est plus nette.
    Mais sans le style, tout cela, soulignons-le, ne pèserait pas lourd et on se lasserait somme toute assez vite. Saint-Luc ne court sur ce plan aucun danger : il mène son action tambour battant, en une langue vive mais jamais vulgaire, et avec beaucoup d'humour - noir ou pas. En outre, son personnage dégage une curieuse impression de solidité - une solidité cependant bien plus bavarde que celle d'un Maigret.
    Et puis - c'est la cerise sur le gâteau - les méthodes utilisées par Garon sont parfois très musclées. On peut même affirmer qu'elles se rapprochent de celles dont ont usé ceux qu'il poursuit. Cette façon de traiter l'affaire relève, par contre, des procédés chers aux grands privés américains - et à notre Nestor Burma national. Certains se récrieront peut-être : il y a toujours des donneurs de leçons ... (Nous sommes plutôt partisan de traiter le mal par le mal, donc, ça ne nous a pas choqué. ) Mais Garon continuera sa route, une route que nous lui souhaitons excellente. Seul risque encouru : qu'il se fasse plus cynique, plus dur ... Mais n'est-ce pas le parcours obligé de tout policier confronté à des affaires politiques ...
    Mais arrêtons-nous là : le titre est suffisamment parlant et ce que nous avons ajouté sur notre brillante petite galaxie pourrie de politiciens devrait suffire. Petite précision cependant : Saint-Luc ressuscite avec brio l'ambiance des grandes villes provinciales - ici Lyon la Magique. Ca nous change très agréablement des cités et tribunaux de la région parisienne ...
    Nous nous permettrons cependant un petit bémol : les assassins et donneurs d'ordres d'assassinats ne sont pas tous planqués du côté droit de l'échiquier. Rappelez-vous la mort étrange de Pierre Bérégovoy, ami si proche de Tonton ...
    De toutes façons, la meilleure manière de vous faire une opinion, c'est de vous procurer cette seconde enquête du Commissaire Garon (car c'est la seconde en fait) et de la lire. Allez-y de confiance : cela intrigue et délasse, on passe un bon moment mais parfois, le sourire est tout de même en coin. ;o)
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 23 novembre 2011

    cicou45
    Il est vrai que j'ai été un peu frustrée de ne pas avoir lu le tome précédent avant de m'attaquer à celui-ci mais, d'un autre côté, cela ne m'a que donné l'envie d'en savoir plus.
    Le commissaire Garon s'attaque ici à une affaire exceptionnelle tout en étant périlleuse, puisqu'en, l'acceptant, il a affaire à un ou des "poisson(s)" beaucoup plus gros que lui.
    Tout débute par un banal accident de la route qui a coûté la vie à l'ancien ministre et trésorier de l'U.C.P (Union des Conservateurs de Progrès), Patrice Worth. L'affaire aurait pu être classée sans suite si l'épouse de ce dernier n'avait pas fait appel à la police afin de leur remettre une lettre dans laquelle son défunt mari lui expliquait que s'il ne mourait pas très vieux tranquillement installé dans son lit ou suite à une grave maladie, il faudrait y chercher des causes moins naturelles et y voir là quelque chose de suspect. Aussi, le supérieur hiérarchique du commissaire Garon, celui qu'il appelle "le pacha", fait-il appel à lui afin d'enquêter sur cette mystérieuse affaire.
    Celle-ci va d'ailleurs le conduire aux quatre coins de la France, de la Côte-d'Azur jusqu'à Paris, Chantilly pour revenir jusqu'à son point de départ : Lyon.
    L'affaire va être relativement vite élucidée et le meurtrier de Worth identifié, et cela sans aucun doute possible, puisque celui-ci a avoué mais dans des conditions assez particulières puisque l'interrogatoire auquel il a eu droit s'est déroulé dans des conditions assez peu recommandables, et surtout, pour des membres de la police qui sont censés représenter la justice et la droiture. Néanmoins, tout le monde a le droit a l'erreur et le commissaire ne faisaient qu'appliquer les consignes de sa hiérarchie. Cependant, l'enquête est loin d'être terminée pour lui et son équipe, réduite au minimum en fonction du secret national que représente l'enquête, car, le criminel n'étai qu'un pion qui agissait sous les ordres de quelqu'un d'autre qui lui-même agissait sous les ordres de quelqu'un d'autre...
    J'ai trouvé l'écriture de l'auteur très agréable (j'en profite d'ailleurs pour le remercier officiellement du superbe cadeau qu'il m'a fait en m'envoyant cet ouvrage, dédicacé qui plus est) et le sujet traité tout à fait d'actualité et qui paraît plus vrai que vrai.
    Le monde de la politique est-il un milieu qui abuse de notre naïveté et de notre bonne foi ? Ce n'est pas seulement cet ouvrage qui nous le révèle, il n'y a qu'à suivre l'actualité et l'on s'en rendra vite compte mais attention, je suis peu-être naïve en disant cela, mais il ne faut cependant pas généraliser. J'ose encore y croire...
    Bref, pour en revenir à cet ouvrage, pourquoi n'y ai-je pas octroyé la note maximum ? Tout simplement parce qu'étant quelqu'un de sensible, en particulier par rapport à tout ce qui touche aux affaires de sexe, certains passages m'ont rendue mal à l'aise...ce qui prouve encore une fois que, si j'ai ressenti un certain malaise en les lisant, c'est qu'ils étaient extrêmement bien écrits !
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    • Livres 4.00/5
    Par yv1, le 13 septembre 2011

    yv1
    Voilà donc le tome deux des aventures du commissaire Garon, la suite de La jeune chair. le moins que l'on puisse dire c'est que Garon prend de l'épaisseur, ainsi que l'enquête et le contexte. L'avertissement d'avant roman est plus que jamais de rigueur : "Les personnages que ce roman met en scène sont purement imaginaires. Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé ne peut être que fortuite." Parce qu'en fait entre un ex-ministre mort accidentellement, Warth -et non pas Woerth, qui je vous le rappelle n'est pas mort. Bon peut-être politiquement, mais pas physiquement. Et encore, dans notre société, peut-être peut-il ressusciter en politique ?-, un ministre de l'Intérieur Dominique Galarzot, grand homme cultivé, à la crinière blanche -mais non pas D. Galouzeau de Villepin !- un Président Balkücy -non, non, pas Sarkozy- et une vieille dame qui donne de l'argent aux gens en place du parti l'Union des Conservateurs de Progrès (sic) et qui se nomme Mme Guyancourt -là non plus, point de Bettencourt- eh bien, tout tourne autour de personnages fictifs donc, mais qui ressemblent un peu à ceux qu'on ne connaît que trop !
    Saint-Luc n'a guère besoin de beaucoup d'imagination pour ses personnages, la réalité se chargeant de les lui fournir gracieusement. Pour son intrigue itou : entre magouilles, fric qui finance les partis politiques illégalement, hommes politiques qui cherchent la faille de l'adversaire -qui peut être un ami de trente ans, du même parti- pour pouvoir si possible l'anéantir -le mot n'est pas trop fort. Chacun joue pour soi dans ce monde où l'on ne réussit pas sans argent, sans soutien.
    Le commissaire Garon nage dans ce milieu aux eaux plus que troubles. Comme lors de sa précédente enquête, il ne s'embarrasse pas de principes : d'ailleurs sa hiérarchie lui a donné carte blanche. Il en profite. Et si ses méthodes peuvent parfois être discutées, il faut bien dire qu'elles sont efficaces.
    Comme je le disais plus haut, il prend de l'épaisseur, une légitimité qu'il n'avait pas dans le premier opus, peut-être un peu léger, une esquisse de ce qu'il devient là. Et puis, Saint-Luc nous fait les présentations avec Mme Garon, un passage rapide, certes, mais on en apprend un peu plus sur le personnage. Certains des actes qu'il commet pourront choquer ou faire grincer des dents : on est parfois à la limite de faire pire que ceux qu'on veut coincer, mais bon, ce n'est que de la littérature policière. Pour ma part, je l'aime bien ce Garon aux méthodes contestables qui est loin d'être un flic lisse, inodore et sans saveur.
    Très direct, il pousse ses réflexions sur tous les sujets, la politique, évidemment, mais aussi, lui l'adepte d'une monarchie à l'anglaise se permet de renvoyer dos à dos les tricheurs, magouilleurs et les donneurs de leçon bien-pensants qui dénoncent sans faire avancer le schmilblick.
    Saint-Luc n'est pas politiquement correct et c'est tant mieux ! du moins dans ses écrits, le reste, je ne sais pas ! Il surfe sur l'actualité -on ne peut plus, puisque une histoire du même acabit ressurgit en ce moment !- pour le plus grand bonheur de ses lecteurs qui peuvent même comprendre par quels moyens certains de nos dirigeants arrivent au pouvoir. Attention, loin de moi l'idée de crier : "Tous pourris", je ne le crois pas et je vote depuis mes 18 ans sérieusement et consciencieusement pour justement participer à l'élection de ceux que je crois honnêtes.
    Bon trêve de digression, passons au final : lisez le commissaire Garon, parce que c'est bien, parce que c'est bien écrit (y'a même des imparfaits du subjonctif, c'est dire si c'est bien !), parce que ça fourmille d'anecdotes et de références littéraires. Même si vous n'avez pas lu le premier, vous pouvez attaquer par celui-ci sans problème (c'est mieux même).

    Lien : http://lyvres.over-blog.com
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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 26 novembre 2011

    brigittelascombe
    "Nous avons toutes les chances de croire qu'il ne s'agit nullement d'un accident mais d'un meurtre,et nous soupçonnons fortement votre employé, César Rosazio d'y être mêlé".
    Les cahiers du ministre, une nouvelle aventure du commissaire Albéric Garon...de Bouziq (très important cette particule car ce sang des Bouziq qui coule dans les veines du patron lyonnais des affaires générales c'est quelque chose!!) va nous entraîner (suite au meurtre, déguisé en accident, du secréataire d'état à l'industrie Patrice Warth) vers des truands notoires de la Côte d'Azur qui ont main mise sur tous les établissements du coin, puis beaucoup plus loin vers quelques comptes secrets suisses.
    Chuttt!!
    Une enquête rondement menée par un commissaire déterminé qui n'hésite pas à employer certaines méthodes musclées (élégantes tout de même, nous ne sommes pas face à un tortionnaire mais à un homme du monde), à effacer délicatement la moindre bavure,à déguster une bouillabaisse marseillaise accompagnée d'un blanc de Cassis au Vallon des Auffes (en connaisseur!!), à préférer le luxe d'un trois étoiles piscine à un sans vue miteux, à réclamer son du en nature (parfois bien roulée), à rouler en mini-Cooper(au diable l'avarice, le côté branché prévaut), à, à,à...C'est un personnage ce flic là.
    Une bonne trame psychologique sur un fond de magouilles politiques et de pots de vin inconnus du grand public, ce qui se révèle un sujet intéressant.
    Des formules choc et une ironie mordante.Des sobriquets savoureux, du style: "Fred le boucher", "Momo les trois doigts" ou "Le plat de nouilles" du suspense et un peu de sexe (juste ce qu'il faut pour réveiller le côté trop bon-enfant du trop bon mari aimant plus que tout son fin cordon bleu).
    Bref un excellent polar dans ce mode politique que Saint Luc, l'auteur, connait parfaitement puisqu'il y a exercé différentes responsabilités sous Giscard.
    Prochain titre à paraître, dans la même série,:L'affaireAriel-Sachs.
    Seul petit hic dont il faudrait tenir compte, c'est la facilité avec laquelle le lecteur gobe les valeurs amorales de cet anti- Brunetti et s'imagine grace à des petits noms vrais (ou juste un peu trafiqués) instillés de ci de là que cette fiction est une réalité!
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    • Livres 3.00/5
    Par MarionF, le 12 octobre 2011

    MarionF
    En tout premier lieu je tiens à remercier l'auteur pour l'envoi gracieux de Commissaire Garon, Les cahiers du ministre et sa très gentille dédicace.
    J'aime beaucoup les policiers mais j'en lis très peu pour la simple et bonne raison (à mon sens) qu'ils sont généralement très épais et complexes, or arriver à placer ce genre d'ouvrage loisir en période universitaire tiens du miracle. Commissaire Garon, Les Cahiers du ministre a ce mérite incontestable d'être plutôt simple (sans pour autant perdre de sa substance) et relativement court ce qui fait qu'il se lit plutôt rapidement.
    Alors Garon, je ne vais pas mentir je ne l'aime pas ce bonhomme, d'un bout à l'autre il a tout pour que je ne l'apprécie pas. Mais au final on s'en fiche. Parce que le récit, lui, est rondement bien mené. Et au final, la personnalité d'Albéric Garon j'ai réussi à en faire abstraction. Non, ce qui est vraiment captivant ce sont les méthodes qu'il utilise, les quelques bavures de son équipe, il faut dire que ses supérieurs lui ont octroyé d'exceptionnelles compétences et sont prêt à fermer les yeux alors forcément ils dérapent par moment. Les lieux aussi, en particulier le passage dans l'ouvrage de la ligne Maginot qui a été pour moi le meilleur moment du livre, vraiment on s'y croirait.
    Et puis le style. le style est exactement celui qu'on attendrait dans ce genre de livre. Pas de longues phrases alambiquées avec des mots compliqués, pas de dialogues totalement improbables qui ne sont que prétextes à. Des mots bien choisis que ce soit pour la narration ou les personnages qui au final parlent comme on parle et usent d'un jargon de leur milieu qui n'est pas pour déplaire. Il n'y a pas de moment peinard, pas de pause descriptive, pas de longueurs, le lecteur est toujours embarqué avec Garon si bien que le livre se lit en une seule fois.
    Une autre chose qui m'a beaucoup plu et qui était présente au début du récit, les petites anecdotes sur la ville de Lyon. J'en connaissais la plupart mais ça plait toujours (et puis à replacer innocemment dans une discussion quand on est Lyonnaise comme moi ça permet de briller). J'en aurais voulu tout le long.
    Trois points négatifs néanmoins.
    Je fais souvent le reproche aux auteurs choisissant comme théâtre des opérations une grande ville telle que Paris (surtout Paris en fait) de donner trop de noms de rues, de lieux qui ne parlent pas vraiment aux non autochtones et qui finalement s'avèrent lassants. Les Cahiers du ministre se déroule, en partie, à Lyon, coup de bol j'y vis depuis quatre ans. La profusion de noms de rues et cie ne m'a donc pas dérangée plus que ça mais je n'aurai pas été Lyonnaise j'aurai détesté.
    Deuxièmement et troisièmement, parce que l'un et l'autre m'ont autant dérangée, les liens avec la réalité et les marques. Par plusieurs fois Les Cahiers du ministre fait référence à des moments d'actualité ou a des personnages réels (Galouzeau de Villepin, les émeutes maghrébines, la coupe du monde de football, ...), pour ma part ça m'a plus dérangée qu'autre chose, j'étais dans une fiction et paf on balance du fait divers et de l'allusion à des personnalités politiques. de même pour les marques, comme Fnac, Mini Cooper, Coca cola, etc. qui selon moi n'apportent rien, au contraire on croirait à la citation de sponsors.
    Je lui ai mis trois à cause des deuxièmement et troisièmement énoncés ci-dessus (il aurai eu un 4/5 tranquille sinon). Mais sincèrement il vaut le coup d'oeil et récoltera (très) surement tous les lauriers qu'il mérite auprès de ceux que les marques et les rapports à l'actualité ne dérangent pas.
    Je lirai le troisième tome des aventures du commissaire, c'est chose sure. Il a pour moi un grand avenir pour peu qu'on daigne lui laisser sa chance.


    Lien : http://lespetiteschroniquesheteroclites.blogspot.com/2011/10/commiss..
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Citations et extraits

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  • Par Couperine, le 25 septembre 2011

    - Connaissez-vous un certain César Rosazia ?

    - Bien entendu, c'est mon chef direct à la S.J.N.M.

    - Monsieur Antonina, je vous en prie... On est entre adultes, je n'ai aucun micro dans ma poche et je suis commissaire de police, pas inspecteur des impôts... Je répète ma question : connaissez-vous César Rosazia ?

    - On ne vous la fait pas à vous, hein ? Tant mieux, j'aime les rapports francs.

    - Alors, Rosazia ?

    - Il travaille pour mon groupe, à la sécurité. Il en est même responsable d'ailleurs. Quand je dis qu'il travaille, j'espère que c'est toujours vrai, car il m'a annoncé la semaine dernière devoir prendre un long congé. Son père vient de mourir chez lui, là-bas, en Corse, il fallait qu'il règle ses affaires. Son absence m'ennuie, je vais devoir le remplacer. Ces successions corses peuvent demander beaucoup de temps, vous savez comme ils sont, là-bas, le déchirement de certaines familles... »

    Ben voyons ! Comme par hasard, Rosazia était maintenant dans la nature. Si Garon avait eu besoin d'une confirmation du talent de physionomiste de Momo les trois doigts, il obtenait une validation.
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  • Par Saint-Luc, le 03 septembre 2011

    Chantilly, c’est La Mecque du nanti. Une bourgade charmante loin de toute cité populeuse, ayant une passion, le cheval, et un ennemi, le malappris. L’ensemble scolaire privé Fénelon y reçoit, de la maternelle jusqu’en terminale, les enfants des maîtres, et le lycée Jean Rostand ceux de la piétaille, et Dieu sait si elle est nombreuse dans la ville. L’asphalte et les trottoirs de ses rues ont l’air de sortir d’un stage de propreté Walt Disney, les bouchers y ont la panse rebondie et le teint rubicond, les pompistes servent encore le client. C’est dans cette ville de carte postale, où l’on pense bien et vote de même, qu’avaient choisi de se retirer les Guyancourt."
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  • Par cicou45, le 22 novembre 2011

    "_J'ai la nette impression qu'il sait. Mais il me l'a jouée à la manière de Racine, un Andromaque masculin dans ses meilleurs jours. Maintenant, il s'est fermé, et ses gros bras n'étaient pas loin. A propos de bras, il prétend que le sien est très long...
    [...]
    _Il faudra pourtant qu'il dise ce qu'il sait. Il le faut même absolument. Débrouillez-vous, trouvez un moyen. Il n'y a pas que dans les commissariats ou les cabinets des juges d'instruction que les truands parlent. Je ne vais pas vous apprendre votre métier, non ? "
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  • Par Saint-Luc, le 03 septembre 2011

    Il eut une pensée indulgente pour ces ministres qui
    tenaient absolument à rester ministres, puis un jour finissaient
    par hanter les palais républicains, quémandant un fauteuil de
    rattrapage ou, à défaut, un simple strapontin, lorsque la disgrâce,
    ou pire, l’oubli, survenait. Le sentiment de puissance était une
    drogue vraie, bien plus euphorisante que le LSD des paumés de la vie.
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  • Par cicou45, le 22 novembre 2011

    "_Il est arrivé sur la côte quand il n'avait pas trente ans, et il en a plus de soixante aujourd'hui. Son expérience bordelaise malheureuse a dû lui servir, car ici, il n'a plus jamais recommencé. Pu bien alors, il ne s'est jamais fait prendre.
    _Quelle était sa spécialité à Bordeaux ?
    _L'escroquerie."
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Teaser du polar "Commissaire Garon - Emphysiqué !", troisième de la série de romans noirs "Commissaire Garon". Sommet du G20 à Hua Hin (Thaïlande): le patron du Fonds Monétaire de Secours est accusé d'avoir violé une femme de chambre, et ça ne fait pas les affaires de l'Elysée, qui avait basé son plan com sur sa présence à l'élection présidentielle... Viol ou pas ? Crime ou Manip ? Coupable ou emphysiqué ? Une plongée terrifiante dans les arcanes malsains de la politique et de ses serviteurs de tout poil... Et si le fin mot de la fin c'était le grand secret de la présidentielle 2012 ?








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