> Danielle Schramm (Traducteur)

ISBN : 2742793135
Éditeur : Actes Sud (2010)


Note moyenne : 4.1/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres
"Une musique mélo, fade et fausse, s'égrenait mollement, une voix rachitique chantait El dia que me quieras comme s'il s'était agi d'une chanson insignifiante sans nom et sans histoire. J'enlevai le casque et Charly me demanda :
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par le-mange-livres, le 01 mai 2012

    le-mange-livres
    Octavio est en vacances dans une station balnéaire marocaine quand, soudain, sa tyrannique femme Dorita meurt. Aussitôt, un vaste champ de possibles, s'ouvre, vertigineux, devant lui, sans qu'il sache bien quoi en faire.
    C'est sans compter la rencontre avec Soldati, un Argentin haut en couleurs, débrouillard en diable ("Il n'y a rien qu'un Argentin ne puisse réparer avec un bout de fil de fer"), désargenté mais flambeur, car, comme dirait l'autre, "s'il y a de la misère, qu'elle ne se fasse pas remarquer". Ce gentil escroc débarque dans la vie bien rangée d'Octavio, qui se retrouve bientôt poursuivi par un Bolivien très en colère et ses sbires tout droit sortis d'un film d'action pour un butin qu'il ne possède pas.
    "Je me demandais si je pouvais me fier à un type qui avait tout abandonné pour aller vendre des glaces dans le désert."
    De bordel chic en club de vacances, en passant par des villages désolés et des campements hippies, s'engage alors une poursuite dans l'Atlas marocain, avec la Coupe du monde de football en stéréo.
    Carlos Salem balade son lecteur dans une aventure rocambolesque et pleine de délicieux rebondissements. Avec un certain panache et surtout une grande tendresse envers ses personnages (un prix Nobel qui n'a jamais écrit, un baba cool brutalement métamorphosé en légende du tango décidée à tuer Julio Iglesias, toute une panoplie de loosers qui retrouvent une dignité), avec une drôlerie inégalée, Carlos Salem mène cette course-poursuite à train d'enfer.
    A lire avec un tango de Gardel en arrière-plan, pour l'ambiance.
    "- Je ne sais toujours pas pourquoi on est partis, objectai-je.
    - Parce qu'il y a toujours un moment où il faut partir, Octavio. Vous ne savez toujours pas, à votre âge, que la vie est un Aller simple ?"

    Lien : http://le-mange-livres.blogspot.fr/2012/05/aller-simple-carlos-salem..
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par kathel, le 12 mai 2009

    kathel
    Ces aventures rocambolesques d'un brave fonctionnaire espagnol que sa femme laisse lâchement tomber en mourant subitement à la première page du livre sont tout à fait distrayantes et réjouissantes. Il se retrouve donc libre, lui qui avait l'habitude de suivre en toutes choses son épouse autoritaire pour ne pas avoir d'histoires, et entraîné dans de drôles de péripéties par un argentin rencontré au bar de son hôtel.
    Se débarrasser du cadavre encombrant se révèle plus compliqué que prévu et les deux compères se retrouvent à sillonner les routes du Maroc, avec divers véhicules et pas toujours en bonne compagnie ! Ajoutez des rencontres qui vont d'une sorte d'agent secret bolivien pourvoyeur de faux dollars, à un écrivain qui n'a jamais écrit un mot, puis un vieil hippie accompagné de blondes scandinaves, un cinéaste qui tourne le film de sa vie, un chat nommé Jorge Luis et un nuage noir dans le rétroviseur, et vous n'aurez encore qu'un léger aperçu du livre.
    Si vous n'aimez pas le loufoque, passez votre chemin… Je soupçonne que la gent masculine préfèrera ce roman à mes consœurs, allez savoir pourquoi. Sans doute ce roman ressemble-t-il à un vaste fantasme masculin, bien sympathique, et de temps en temps il peut être intéressant de savoir ce qu'il y a dans la tête de ces messieurs ! Certains chapitres ont tout de même un ton plus nostalgique et permettent de mieux cerner le personnage d'Octavio, notre jeune veuf et narrateur, qui au-delà de l'aspect comique, trimballe avec lui ses échecs et ses regrets.
    Quelques chapitres intercalés font apparaître le célèbre chanteur de tango Carlos Gardel et laissent pressentir qu'il va apparaître d'une manière ou d'une autre dans le roman, laissant ainsi l'intérêt en éveil. Pour une fan de musique sud-américaine que je suis, c'était un attrait non négligeable !
    Au final, un livre qui a un peu du mal à décoller, mais recèle de très beaux passages comme l'équipe de tournage en plein désert, d'autre franchement amusants et qui au final laisse un souvenir très plaisant !

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-31290301.html
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  • Par moustafette, le 11 novembre 2011

    moustafette
    Après le décès inopiné de Dorita, la première chose que fait Octavio Rincon, petit fonctionnaire tyrannisé par sa mégère d'épouse, c'est de se jeter sur le minibar pour fêter ça, ensuite, il prend la poudre d'escampette face à cette mort subite pourtant des plus naturelles. Commence alors un road movie qui le mènera de Marrakech aux montagnes de l'Atlas au gré de rencontres délirantes.
    La première est celle de Raul Salvati, un Argentin débrouillard, ancien révolutionnaire, chanteur de tango pour finir vendeur de glaces dans le désert, qui l'accompagnera et l'entraînera dans des tribulations plus loufoques les unes que les autres. Un mauvais tour joué à un Bolivien signera le début d'une course-poursuite déjantée. Leur route croisera celle de Charly, vieil hippie et réincarnation de Carlos Gardel déternimé à éliminer Julio Iglesias, Claudio Grimaldi, réalisateur de génie qui a sombré dans la folie avec toute son équipe et enfin Mowles, un futur prix Nobel vivant aux portes du désert avec Jorge Luis, son chat qui le déteste. Agrémentez le tout de belles filles, de quelques flingues, de voitures patronymées et d'une poignée de faux dollars, et voilà le décor planté.
    J'ai tourné les pages au même rythme effréné que l'épopée farfelue à laquelle se livre cette équipe de branquignoles au langage fleuri et aux répliques drôles et savoureuses. Si vous voulez lire tout en vous croyant au cinéma, n'hésitez pas une seconde et plongez ce bouquin où vous" nagerez sans vous mouiller", c'est réjouissant !


    Lien : http://moustafette.canalblog.com/archives/2011/11/11/index.html
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    • Livres 5.00/5
    Par fran6h, le 26 décembre 2010

    fran6h
    Carlos Salem est un écrivain argentin dont le premier roman "Aller simple" (Camino de ida en version originale) est publié en 2009.
    Pour un premier roman c'est un coup de maître, roman jubilatoire qui mêle humour et émotions à travers des personnages cocasses qui vivent une aventure des plus rocambolesque.
    Octavio Rincon est un modeste employé de l'état civil près de Barcelone, en vacances avec sa femme dans un hôtel de Marrakech. Lorsque sa femme meurt subitement pendant la sieste, Octavio est à la fois meurtri et soulagé d'être enfin débarrassé d'une épouse envahissante.
    Il décide de ne rien dire et de ramener discrètement le corps de sa femme chez lui ... il fera alors des rencontres des plus étonnantes et les aventures s'enchaineront. On croise un vendeur de glaces dans le désert, moitié escroc, un espion colombien, un chanteur de tango, un prix Nobel de littérature, un groupe de hippie, et la réincarnation de Carlos Gardel ...
    Tout le roman est ponctué de la vie et de l'œuvre de Carlos Gardel qui constituent le fil rouge de toute cette aventure. Au fil de cette épopée Octavio va se révéler un autre homme.
    La vie n'est qu'un Aller simple, et les décisions que nous prenons à chaque croisement de route nous conduisent toujours plus avant, sans retour possible.
    Un roman frais et délirant.

    Lien : http://animallecteur.canalblog.com/archives/2010/12/25/19965836.html
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par gromit33, le 07 novembre 2011

    gromit33
    Nous voilà parti avec Octavio pour un Aller simple mais une histoire pas si simple que cela. Il découvre un matin dans sa chambre d'hôtel sa femme morte. Que faire ?? Il décide de prendre la fuite et se retrouve dans des aventures surréalistes; Carlos Salem fait apparaître Gardel qui revient de l'éternité pour tuer Julio iglesias car il a osé chanter des tangos, un révolutionnaire qui pour faire fortune décide de vendre des glaces dans le desert marocain. Un polar très jouissif avec beaucoup d'humour.
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Citations et extraits

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  • Par kathel, le 12 mai 2009

    L’Opel ronronnait avec un petit bruit cadencé et Charly, absorbé par sa recherche des émissions du monde entier, l’accompagnait machinalement. Le soleil ne se décidait pas à paraître et perdait son temps derrière l’une de ces montagnes brèves et rondes qui additionnent leurs cimes pour construire l’Atlas à la façon dont tout se fait au Maroc, presque sans le vouloir. Je me sentais bien.
    Les larmes d’Ingrid et ses doigts mimant de mémoire une chanson que je n’avais jamais interprétée mais que je connaissais me confortaient dans l’idée que tout était bien. Un film où j’étais le héros et non pas le bouffon. La route m’emmenait sans exiger de moi la moindre décision. Montées et descentes, cela m’était égal, parce qu’en fin de compte, j’allais, et c’était suffisant.
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  • Par le-mange-livres, le 01 mai 2012

    Je me demandais si je pouvais me fier à un type qui avait tout abandonné pour aller vendre des glaces dans le désert.
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  • Par le-mange-livres, le 01 mai 2012

    L'avenir est en Afrique, vous savez. C'est la seule région du monde où on peut faire fortune et la révolution en même temps. Est-ce que vous avez remarqué toute la misère qu'il y a dans ce pays ? Mais dans ce piano-bar, il y a plus de billets que dans une banque à Paris. Si je deviens milliardaire, je reviens et j'achète cet hôtel. Et si je fais la révolution, je le réquisitionne et j'en fais un hôpital.
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  • Par moustafette, le 11 novembre 2011

    Le jour suivant nous arrivâmes à Nador. La ville était entièrement décorée de drapeaux et les gens ne cachaient pas leur excitation. Nous prîmes des chambres dans un hôtel et je compris que je ne serai plus jamais le même en me voyant poser le .38 sur le porte-savon.
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  • Par jovidalens, le 30 septembre 2011

    _ Moi aussi j'ai longtemps été triste. ça ne m'a servi à rien. Longtemps après, j'ai découvert que tous les chemins qu'on prend sont sans retour..
    _ Jusqu'où ?...
    _ C'est ce qui compte le moins, répondIs-je. L'important c'est d'aller, de faire, de rire, de pleurer, de vivre. Ce sont des verbes, de l'action. Si tu te trompes, tant pis. Mais si tu ne décides pas par toi-même, la chance bonne ou mauvaise, te seras toujours étrangère. Tu comprends ? On ne peut pas vivre en accusant toujours les autres de son malheur, parce que être malheureux, c'est aussi un choix, mais un choix de merde.
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