ISBN : 2070722333
Éditeur : Gallimard (1991)


Note moyenne : 4.17/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
depuis des siècles les livres sont le legs des générations disparues - le don que nous font les morts pour nous aider à vivre.
Dans notre culture, vivre sans les livres est donc une privation, un tourment qu'on ne peut comparer à rien.
sans les livres, to... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 5.00/5
    Par Lostinmypal, le 26 janvier 2012

    Lostinmypal
    Plus 4.75 que 5 mais le bonheur que procure cette lecture vaut bien 5*.
    Dans le désordre, parce que pour comprendre ce livre, il faut le lire. Je précise que c'est un essai "à thèse" dans le sens où Sallenave défend des convictions et ne se contente pas de parler littérature. Au passage, les amateurs de Bourdieu devraient éviter cette lecture, Sallenave et lui ne partageant pas du tout les mêmes thèses.Si à la question "Pourquoi lire ?", Dantzig répond de façon partiellement satisfaisante, il ne fait pas de doute que Sallenave avance des arguments définitivement plus consistants et convaincants, que l'on y adhère ou pas.
    A mon sens, le public qui pourrait être attiré par ce livre serait le suivant :
    * envie de comprendre, intimement, pourquoi la lecture est si présente dans sa vie
    * volonté d'apprendre à retirer encore plus de ses lectures que l'on ne le fait actuellement
    * croyance dans le fait que la vie et les livres ne font qu'un et que leurs expériences croisées nous font naître véritablement
    * croire que la littérature est une nécessité et qu'il faut amener un maximum de gens à y accéder au lieu de banaliser la lecture.C'est un livre qui fait réfléchir sur soi, qui nous renvoie à notre appréhension du monde, montrant ainsi que, même si l'ouvrage est sous-titré "Sur la littérature", l'essai établit constamment des connexions entre la vie et les livres alors même que ces deux sujets sont souvent opposés.
    Sallenave considère que le lecteur est un être touché par la grâce et je ne peux que souscrire à cette thèse.Je reconnais que certains aspects m'ont barbée, vraisemblablement parce que je n'ai pas suivi d'études de lettres. de même, bien que l'écriture soit très travaillée (mais agréable), je n'ai pas compris la paradoxale répétition des "qu'on". Détail ? Oui, si on considère la qualité du fond, mais cela reste un peu usant sur la distance.Cet essaie restera un moment clef dans ma vie de lectrice et donc, dans ma vie tout court ...
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Citations et extraits

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  • Par solasub, le 19 janvier 2012

    Le personnage me fait accéder à mon tour au grand règne des métamorphoses. C'est par lui que le roman peut se faire expérience du monde, en m'obligeant à devenir moi aussi un être imaginaire. En lisant, je me livre, je m'oublie ; je me compare ; je m'absorbe, je m'absous. Sur le modèle et à l'image du personnage, je deviens autre. Comme disait Aragon:
    « Être ne suffit pas à l'homme / Il lui faut / Être autre » (Théâtre / Roman).
    Autre par la méditation du personnage, autre, afin de devenir moi-même et, passant par ma propre absence, ayant fait le deuil de moi-même, capable de comprendre ce qu'il en est de ma vie. C'est ce que Sartre appelait la « générosité » du lecteur : cette mort feinte, cette transmutation provisoire par quoi j'accède au sens, à la compréhension.
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  • Par solasub, le 19 janvier 2012

    Lire un livre c'est achever de l'écrire
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Vidéo de Danièle Sallenave

Square #14 - Danièle Sallenave Arte L'écrivain vient d'être reçue à l'Académie française. C'est la septième femme à endosser l'habit vert depuis la création de l'institution au XVIIe siècle. Avec nous, elle évoque cette actualité, le rôle qu'elle a envie de jouer au sein de l'assemblée d'immortels, mais aussi son parcours et ses convictions.
Danièle Sallenave et notre ingénieur du son. Normalienne et agrégée de lettres, elle affirme dans ses essais la nécessité d'une pensée renouvelée de la singularité, contre le fanatisme religieux et le communautarisme. Ses engagements pour la cause palestinienne lui ont valu un procès, soldé en 2006, en sa faveur, par la Cour de cassation. "Les années pendant lesquelles j'ai eu un procès, j'ai reçu des lettres, j'ai perdu des amis, j'ai reçu des lettres anonymes, j'ai reçu des cartes postales obscènes tous les jours pendant des mois. C'est lourd, mais c'est fini."
Elle a été l'amie du metteur en scène Antoine Vitez, et du poète Aragon.
Elle nous accueille à Bastille, le quartier parisien où elle habite, au sein du Grand Palais pour nous faire visiter l'exposition "Beauté animale". Et bien sur nous fait découvrir l'Académie française, où elle occupe désormais le fauteuil numéro 30. "Alors la question, c'est : "Bonjour Madame l'académicienne" ou "Bonjour Madame l'académicien"?", demande-t-elle, d'un sourire.
Résolument "féministe", "conservatrice de gauche" : "C'est vrai, j'appartiens à cette grande famille de la gauche, mais je ne fais pas partie d'une gauche qui serait éradicatrice du passé. Il y a très très très longtemps que je ne chante plus : "Du passé, faisons table rase" !"
Militante de la "belle langue française", Danièle Sallenave a reçu de très nombreux prix, dont le Renaudot, en 1980, pour Les Portes de Gubbio.











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