> Isabelle Maillet (Traducteur)

ISBN : 2743615729
Éditeur : Payot et Rivages (2006)


Note moyenne : 3.56/5 (sur 18 notes) Ajouter à mes livres
Dans un motel de Phoenix, un homme est assis, le dos au mur d'une chambre, et il regarde une mare de sang qui grandit à ses pieds.
Ainsi commence Drive. L'histoire, selon James Sallis, d'un homme "qui conduit le jour en tant que cascadeur pour le cinéma, et la nu... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par souslevolcan, le 05 février 2012

    souslevolcan
    Cet article a été publié sur : http://souslevolcan.over-blog.com/
    Dans une chambre d'hôtel de Phoenix juste après un combat sanglant, un type est assis sur son lit, blessé. Il vient d'être sauvagement attaqué, mais comme c'est un gars rapide et efficace, tout le monde est mort sauf lui.
    Il s'appelle le chauffeur, son nom et/est sa fonction, les deux se confondent, comme un enfant qui fait corps avec son jeu. Il incarne totalement le talent qu'il exploite pour survivre, conduire des voitures pour le cinéma le jour et faire des piges pour le crime organisé la nuit.
    Le chauffeur regarde son bras blessé en écoutant les bruits de l'hôtel. Il pense, ou quelqu'un pense à sa place, à ce qu'il est, et pourquoi il est là. L'histoire a mal tournée.
    Il a participé à un coup, même s'il ne le sentait pas, il l'a fait par amitié, d'abord pour sa voisine Rina et son enfant Benicio, puis pour le mec de celle-ci, Standard, qui sort de prison.
    Drive est un petit objet de 175 pages en format poche qui peu se lire en quelques heures. Sallis décrit un personnage hors du temps, une âme errante, indifférente à tout ce qui ne touche pas à la conduite. Sa seule indentité, son nom, sa vocation, sa dignité, il la tient dans le respect absolu des contrats qu'il éxécute. L'athmosphère du livre est celle d'un pays qui bascule dans l'indifférence et la cruauté. Seules survivent, ici ou là, et pour peu de temps, des traces d'émotions, des sentiments qui conduisent ceux qui s'y abandonnent à une irrémédiable chute.
    Le chauffeur et ses acolytes sont doublés sur le lieu même du hold-up. Son instinct de survie l'oblige à faire le ménage, avant de chercher à faire appliquer sa loi, la seule loi qui tient cette vieille humanité encore debout, celle de la parole donnée, le serment précieux des enfants. Car le Chauffeur est encore un enfant, peu disposé au compromis, capable d'amitié mais pas encore d'amour, préférant Benicio à tout autre adulte et donnant à l'exercice de sa violence une fome de cruauté plus proche de l'instinct scolaire que de la perversité.
    L'histoire se raconte en quelques lignes et les personnages n'atteignent pas la masse suffisante pour la faire tenir. Alors James Sallis, en écrivain très malin qu'il est, a recourt à un procédé littéraire : il désynchronise l'histoire, procède par flashbacks pour densifier le récit. On navigue dans un brouillard intemporel autout du chauffeur, là encore, comme s'il s'agissait de décrire un enfant autiste pour qui le temps n'a pas de sens. Mais pour interessant que cela soit, ce n'est pas suffisant, cela reste inachevé. On aurait voulu vivre plus longtemps avec lui, avec Rina, on aurait voulu le voir continuer à prêcher par l'exemple que la dernière chose qui peut sauver l'humanité, on aurait voulu mieux le comprendre. Car le Chauffeur disparait dès qu'on a refermé le livre.


    Lien : http://souslevolcan.over-blog.com/article-89998922.html
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    • Livres 2.00/5
    Par marmarly, le 25 mai 2012

    marmarly
    Que dire... J'ai tellement aimé le film Drive, que la lecture de l'ouvrage, après avoir visionné le film, ne m'a pas tellement plu. Je voulais en savoir un peu plus sur ce Chauffeur, et le livre m'a il est vrai apporté quelques réponses.
    Mais j'ai vraiment eu du mal à "rentrer" dans l'intrigue, et je n'ai éprouvé aucune sympathie pour ce Chauffeur couché sur papier...
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    • Livres 3.00/5
    Par ygounin, le 03 mai 2012

    ygounin
    "Drive" est un petit roman noir et poisseux qui se lit avec autant de plaisir que se regarde le film ou s'écoute sa géniale B.O.
    L'histoire n'est pourtant pas bien riche : un as du volant, solitaire et taiseux, fait des cascades le jour et des braquages la nuit. D'ailleurs le roman n'atteint pas les 200 pages. Pour lui donner plus de chair, le romancier opte pour une narration désynchronisée, tissant les flash-backs et les flash forward. le film, lui, est plus linéaire.
    Le génie de James Sallis et de Nicolas Winding Refn est d'avoir réussi à donner chair à un personnage avec quelques détails : dans le film, un blouson, un cure-dent ...
    Les limites de l'exercice sont dans le scenario qui, ne partant de pas grand-chose finit par déboucher emphatiquement sur presque rien.
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    • Livres 4.00/5
    Par Thyuig, le 03 juillet 2010

    Thyuig
    Très bon polar, court (moins de 200 pages) et une intensité qui ne retombe jamais. James Sallis est sobre dans le style et ça nous change de tous les ronflants de la plume. On pense à Hammett, à Burke et même Manchette, et ça me réconcilie avec le roman noir
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  • Par mercure, le 16 novembre 2009

    mercure
    C'est sans doute le côté caché de James Sallis : il aime le polar noir et nous en donne un excellent exemple, loin de son écriture habituelle. du coup le personnage central est moins fouillé, tout est un peu délité mais toujours dans une ambiance excellemment rendue.
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Citations et extraits

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  • Par BrooklynNoA, le 21 octobre 2011

    Le type qui était rentré chez lui et celui qui était ressorti étaient différents. Ce qui s'était produit à l'intérieur avait tout changé.
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  • Par BrooklynNoA, le 21 octobre 2011

    La vie vous envoie en permanence des messages, puis de marre en nous voyant batailler en vain pour tenter de les déchiffrer
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  • Par BrooklynNoA, le 21 octobre 2011

    Mais rien à faire, la Mustang lui collait au train comme un mauvais souvenir, un passé auquel il n'y a pas moyen d'échapper
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James Sallis répond aux questions de Barbara Peters. 1/6
Non sous-titré.








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