> Jeanne Guyon (Traducteur)
> Patrick Raynal (Traducteur)

ISBN : 2070439437
Éditeur : Gallimard (2010)


Note moyenne : 4/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres

A La Nouvelle-Orléans, on peut se réveiller dans un hôpital et y être comme dans une prison. On peut être payé par des militants pour les droits civiques pour retrouver une jeune femme jamais descendue d'un avion, enquêter s... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 5.00/5
    Par Nanne, le 17 juin 2011

    Nanne
    S'il existe une ville où les cafards sont presque aussi nombreux que les crimes crapuleux, ou inversement, c'est bien La Nouvelle-Orléans. Et ce n'est pas Lewis Griffin qui dira le contraire ! Détective privé noir, Lew surnage dans un univers glauque, pesant, désespéré, d'une cruauté sans fin et sans fond. Il en a fait son fonds de commerce. Lew ne court après l'argent. Il n'aspire à une seule chose : tout faire pour rester en vie le plus longtemps possible, entre alcool, drogue et règlements de compte. Et dans une cité comme La Nouvelle-Orléans, ce n'est pas une sinécure !
    Une première fois, Lew Griffin avait été contacté par deux membres actifs des droits civiques pour les Noirs, « La main noire » proche du mouvement Black Panthers, pour rechercher Corene Davis, militante engagée, mystérieusement disparue. Elle devait faire une conférence à La Nouvelle-Orléans, était bien montée dans l'avion de New York, mais n'en n'était jamais descendue. Les deux membres avaient chargé Lew Griffin de la retrouver. Pensez d'une guigne !

    Lien : http://dunlivrelautredenanne.blogspot.com/2011/06/quatre-actes-pour-..
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Citations et extraits

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  • Par Nanne, le 17 juin 2011

    Dans une ville déjà réputée pour sa violence, il fut un temps, qui dura certes longtemps, où la violence du Channel l’emportait sur tous les autres quartiers : les bars y avaient des noms évocateurs comme le Bain de Sang, les étrangers qui s’incrustaient malgré tout étaient accueillis à coups de briques et les flics s’y faisaient flinguer. A chaque fois qu’il pleuvait – c’est-à-dire presque tout le temps dans cette foutue ville de La Nouvelle-Orléans – la flotte en provenance du Garden District, au nord de la ville, ce qui explique sans doute le nom du quartier. Oubliez les Long et leurs magouilles politiques, oubliez la mafia, les pétroliers, l’Eglise ou la municipalité : à La Nouvelle-Orléans, les vrais patrons, c’est les cafards.
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  • Par Nanne, le 17 juin 2011

    De deux choses l’une : ou nous n’existons qu’à travers les liens que nous réussissons à créer, ou alors nous nous en persuadons, pour réussir à les recréer. C’est ainsi que nous nous efforçons de ne pas simplement survivre, mais de nous trouver des raisons – l’amour par exemple – qui nous permettent de nous abuser, de nous donner l’illusion d’avoir choisi la survie.
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