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ISBN : 2917702206
Éditeur : Stéphane Million (2010)


Note moyenne : 4.33/5 (sur 21 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Hannah a les yeux verts et le cœur qui s’effeuille comme un pissenlit depuis qu’ Elle l’a quittée pour un « Anglais aux yeux trop clairs ». Joss a les cheveux bleus et a fui son pays confortable pour suivre les lumières hypnotiques de Paris. Ces deux-là se rencontrent a... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Zazette97, le 04 février 2013

    Zazette97
    Publié en 2010, "Si peu d'endroits confortables" est le premier roman de l'écrivaine française Fanny Salmeron, également auteure des romans "Le travail des nuages" (2011) et "Les Etourneaux" (2013).
    Joss et Hannah errent tels deux âmes en peine dans ce Paris "sombre", "minuscule", "bruyant", "brouillon", qui "rend tout le monde invisible". Lui y cherche sa place, elle y a perdu la sienne.
    Leurs solitudes se rencontrent et se reconnaissent.
    Hannah compte les dimanches qui la séparent d'*, son amour parti à Londres sans elle. Elle lui écrit ses chagrins et ses espoirs dans un carnet bleu et marque les bancs, les arbres, les trottoirs de sa détresse à l'aide de ces quelques mots "Il y a Si peu d'endroits confortables".
    Josh est peintre et espère trouver à Paris l'inspiration qui lui faisait défaut. Frappé au coeur par la fragilité d'Hannah, il accepte de venir s'installer chez elle, de remplacer l'absente dont Hannah ne cesse d'espérer le retour.
    Parviendra-t-il à obtenir sa place dans ce coeur partagé entre attente et souvenirs ? Hannah et Joss se suffiront-ils l'un à l'autre ?
    J'ai acheté ce roman uniquement sur base de la citation ci-dessus, relevée un jour lors de mes errances sur le net. Il est de plus en plus rare que je laisse mon seul instinct présider à l'achat d'un livre. Or dans ce cas-ci, ni avis, ni billet tentateur, tout juste une vague idée de l'histoire qui m'attendait.
    Néanmoins, au moment de commencer ce roman, une petite appréhension devant son manque d'épaisseur : encore une déception à venir ?
    A présent, je peux vraiment dire que ce petit roman m'aura prise par surprise du début à la fin...
    Hannah et Joss s'expriment à tour de rôle et apparaissent comme deux enfants confrontés à la dureté du monde adulte.
    Hannah ne parvient pas à "passer à autre chose", à oublier cet amour absolu et trop lourd à porter. Joss a beaucoup d'amour à offrir et fait tout ce qu'il peut pour rendre le sourire à Hannah, toujours en respectant sa détresse.
    Mais l'aimerait-il autant si elle n'était justement pas cette Hannah là, cet être si fragile tout dévoué à son chagrin ?
    Malgré que le sort d'Hannah et de Joss soit scellé dès les premières lignes, j'ai cru jusqu'au bout au pouvoir guérisseur de la tendresse, peu importe la profondeur de la blessure ou le temps qu'elle prendrait à cicatriser.
    Je me suis retrouvée totalement prise au dépourvu, ne sachant pas trop ce qui m'arrivait durant ma lecture.
    Une écriture pourtant assez simple voire enfantine dont certaines phrases m'ont rappelée le Mathias Malzieu des grands jours. Une fin rageante et triste à pleurer pour conclure une de ces histoires comme on en entend souvent mais qui malgré tout m'est allée droit au coeur.
    L'impression d'avoir 15 ans durant 156 pages. Une parenthèse douce et amère hors du temps.
    Que dire de plus ?

    Lien : http://contesdefaits.blogspot.be/2013/01/si-peu-dendroits-confortabl..
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    • Livres 5.00/5
    Par Arieste, le 26 novembre 2012

    Arieste
    Ce livre est bien la preuve que l'on peut dire beaucoup de choses en finalement peu de mots, car il doit se lire en à peu près deux heures mais il ne s'oublie pas comme ça. C'est une belle évocation de la solitude contemporaine, qui ne peut se vivre que dans les grandes villes, cette solitude paradoxale dans un endroit très peuplé. Il y ainsi beaucoup de réflexions sur la vie dans lesquels on pourrait se reconnaître par moment.
    Joss et Hannah sont des personnages très touchants car tout à fait vraisemblables. Sur leur rencontre planera toujours l'ombre de *, d'autant plus présente par son absence (on ne peut pas d'ailleurs s'empêcher de la détester). La fin est perceptible dès la première phrase et pourtant nous ne voulons pas y croire...
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    • Livres 5.00/5
    Par mallou29, le 12 octobre 2010

    mallou29
    Parfois lorsque je me rends en librairie, j'aime dénicher un livre que je n'aurais à priori pas regarder d'habitude. Trouver un livre dont je n'ai pas encore entendu parler, un livre qui ne fait pas la une de la blogosphère, un livre qui sort du style de ce que j'ai pour habitude de lire.
    Là, je passe et repasse dans les rayons et je suis attirée par ce petit bouquin. Une couverture magnifique et originale, un titre qui me parle sans même que je sache pourquoi. Si peu d'endroits confortables. Oui c'est bien vrai. Il y a si peu d'endroits où l'on se sent bien, où l'on se sent vivre et être heureux.
    On alterne les points de vue. D'abord Hannah en mal d'amour, en mal de son amour * (* étant celle qui l'a quittée). Elle ne s'en remet pas, traine son spleen partout et l'écrit sur tout "Il y a si peu d'endroits confortable". Pour Hannah le seul endroit confortable c'est dans les yeux de celle qu'elle a perdu.
    Puis Joss, qui est venu à Paris pour fuir, quoi ? on ne le découvre que petit à petit. Tous les deux sont un peu perdu et puis ils vont se rencontrer. Chacun devenant la béquille de l'autre face à la vie, l'un plus que l'autre peut être. Et puis on pense que la vie reprends son droit.
    Je crois que ce qui m'a plu dans ce livre ce n'est pas tant l'histoire que l'écriture. le style de l'auteur est une pure merveille. Plein de mélancolie mais tellement imagé. J'aimerai pouvoir citer quelques passages pour illustrer mon propos mais il me faudrait quasiment retranscrire le livre en entier. Comment choisir quand chaque ligne est un délice ?
    Je déplorais d'avoir eu si peu de coup de coeur littéraire cette année et bien s'il ne doit y en avoir qu'un, ce sera celui là.

    Lien : http://labibliodemalou.blogspot.com/2010/08/si-peu-dendroits-confort..
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    • Livres 3.00/5
    Par MarianneDesroziers, le 09 août 2012

    MarianneDesroziers
    L'histoire se déroule à Paris, en hiver, un Paris gris, froid, triste, morne et surtout vide quand un seul être vous manque et que tout est dépeuplé.
    Hannah, jeune femme ayant encore un pied dans l'enfance, ne se remet pas de sa rupture avec sa petite amie qui l'a quittée pour partir à Londres avec un Anglais dont elle est tombée amoureuse. Elle veut espérer qu'elle reviendra, continue à lui envoyer des textos auxquels elle ne répond jamais et broie du noir. Ne sachant plus où est sa place, elle écrit la phrase « il y a Si peu d'endroits confortables » sur des bancs publics, au pied des statues et même au creux de sa main.
    Joss, un jeune homme immigré tout juste arrivé à Paris avec des rêves de gloire et d'amour plein sa valise, est un peintre qui ne peint plus et qui déprime. Il a d'étranges cheveux bleus, cache un lourd secret et cherche désespérément un peu d'amour.
    Un jour, dans un parc, ils se croisent et s'accrochent l'un à l'autre…
    La suite sur le blog : http://lepandemoniumlitteraire.blogspot.fr/2012/08/il-y-si-peu-dendroits-confortables-de.html

    Lien : http://lepandemoniumlitteraire.blogspot.fr/2012/08/il-y-si-peu-dendr..
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    • Livres 5.00/5
    Par pops74, le 10 octobre 2011

    pops74
    Résumé : il s'agit d'un récit à deux voies, un homme et une femme, perdus dans la grandeur et la tristesse de Paris. Joss est peintre et a fui un pays dont on ne sait rien et vient à Paris à la recherche de la gloire. Hannah vit à Paris depuis longtemps, mais aujourd'hui elle erre à la recherche de son bonheur perdu. Ce bonheur qui l'a quitté en même temps que * (c'est tout ce qu'on sait d'elle, alors appelez la comme vous voulez) . Dans leur errance, ils vont finir par se rencontrer.
    Mon avis : au départ l'auteur entretien le suspens et on ne sait pas tout de suite qui est * ; un homme ? une femme ? une chose est sure, cette personne est partie vivre avec un autre à Londres. Alors Hannah s'adresse à elle à travers un carnet bleu ou elle écrit une correspondance à sens unique. Et puis elle écrit d'autres choses, elle écrit un peu partout dans partie, une phrase qui parait anodine « Si peu d'endroits confortables » mais qui finalement va changer sa vie.
    Dans La chartreuse de parme, Stendhal a écrit que « la tristesse est plus grande le dimanche ». Non non, je n'ai pas relu La chartreuse pour trouver cette citation. Je suis toujours sidérée par ceux qui sont capable de sortir des citations comme ca ! Moi, même mes préférées je m'en rappelle jamais ! Enfin bref, cette citation m'a été soufflée par Alfons Cervera dans Ces vies là, le roman que je lis actuellement (comme le monde est bien fait !). du coup je me demandais si l'auteur avait déjà lu cette citation, car Hannah est entouré de tristesse et de dimanches. Depuis que Hannah est seule, tous les jours ressemblent à des dimanches et elles comptent les jours de solitude en dimanche !
    le reste de ma critique les réponses de l'auteur sont sur mon blog
    http://quandpaulinelit.canalblog.com/archives/2011/10/03/22227468.html

    Lien : http://quandpaulinelit.canalblog.com/archives/2011/10/03/22227468.html
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Citations et extraits

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  • Par Zazette97, le 04 février 2013

    Tu comprends, j'ai besoin d'un autre nous. De quelque chose de plus doux. De plus simple. Sans les complications du corps. Sans la sueur et sans la faim, sans toutes ces choses épuisantes. Juste les jolies lumières de l'amour élémentaire.
    Je n'ai plus envie d'être amoureuse. De toute façon tu prends toute la place. Je veux juste aimer simplement. Sans plus jamais mêler le ventre à ça. p.88
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  • Par DreamCatcher, le 27 mai 2012

    Je ne sais pas si deux solitudes s'annulent, je ne sais pas si elles se consolent. Je ne sais pas si au contraire elles ne forment pas un vide encore plus grand.
    J'espère que non.

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  • Par DreamCatcher, le 27 mai 2012

    Elle avait réellement le cœur pissenlit. Quand on bougeait trop vite, qu'on parlait trop fort, qu'on courait près d'elle, quoique ce soit qui faisait du vent, on pouvait voir des morceaux de son cœur s'envoler, et elle plissait les yeux parce que ça lui faisait mal.

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  • Par mr-malchance, le 28 février 2012

    Je dis que j'essaie de t'oublier mais c'est un mensonge. J'essaie simplement de disparaître et , avec moi, la cause de ton départ.

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  • Par DreamCatcher, le 27 mai 2012

    Je joue les suicidaires sur le quai du métro à minuit dix. Je marche au bord les yeux fermés en écoutant de la musique triste en espérant qu'on vienne me sauver.
    Mais le quai est désert.

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