ISBN : 9782020985550
Éditeur : Editions du Seuil (2011)


Note moyenne : 2.77/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
Le matin du 18 août 1969, à Woodstock, Jimi Hendrix joua un hymne américain d’une puissance quasiment insoutenable.

Parce qu’il avait du sang noir et du sang cherokee mélangé de sang blanc, parce qu’il était donc toute l’Amérique, parce que la guerre au ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 1.00/5
    Par chroniquesassidues, le 19 janvier 2012

    chroniquesassidues
    Hymne se veut une biographie romancée du célèbre chanteur et guitariste Jimi Hendrix. Lydie Salvayre part de son ressenti intime, de ses connaissances et fait également appel, avec réserve, à ce qu'elle appelle la "Légende" de Jimi Hendrix.
    Je ne connais que très peu de choses sur Jimi Hendrix, et ne peux donc pas juger de la véracité des propos de Lydie Salvayre. En tout cas, j'ai apprécié qu'elle ne se borne pas raconter la vie d'Hendrix, mais qu'elle l'intègre dans un contexte, celui des États-Unis à l'époque du guitariste, soit 1942-1970. Et pour Hendrix, qui est à la fois noir, blanc et Cherokee, le contexte n'est pas terrible : extrême pauvreté, racisme, violence familiale etc. Puis, il est découvert par celui qui deviendra son manager, Chas Chandler, qui le persuade de venir à Londres, et c'est le début du succès et de la reconnaissance. Quand, le matin du lundi 18 aout 1969, il interprète au Festival de Woodstock, The Star-Spangled Banner (Hymne américain) avec sa guitare et tout en distorsion, il frappe un grand coup dans une société américaine encore raciste et en pleine Guerre du Vietnam qui va réveiller les consciences. Si Lydie Salvayre part de cet épisode pour écrire son livre, c'est parce qu'on aurait bien besoin de réveiller les consciences à nouveau. J'ai aimé son introduction quand elle explique son idée de départ (voir extrait), qui m'a tout de suite plu et en plus, c'était l'occasion d'en apprendre un peu plus sur Jimi Hendrix, sans passer par une biographie officielle.
    Mais voilà, je n'ai pas réussi à finir ce roman. Je me suis vite lassée du style de Lydie Salvayre. En tout cas ici, je n'ai pas pu aller plus loin que la page 116, ce qui, sur 241 pages, correspond quasiment à la moitié. J'ai trouvé l'écriture de l'auteur trop volontairement sophistiquée, trop lyrique par moments. Je m'explique : certains passages m'ont semblé n'être que des redites d'une même phrase, mais avec d'autres mots, comme si Lydie Salvayre souhaitait nous faire partager sa grande connaissance de la langue française. Au début, c'était intéressant, et c'est un exercice admirable qui prouve le travail de l'auteur sur son texte. Mais j'ai fini par trouver cette façon d'écrire lourde, et ces successions de synonymes m'ont un peu ennuyée. Lydie Salvayre joue également avec la présentation de ces textes : retours à la ligne, sauts de ligne etc. Je n'ai pas beaucoup apprécié ce genre d'exercice de style, mais c'est juste une question de goût (ou d'état d'esprit quand j'ai commencé à le lire ?) et je suis sûre que d'autres lecteurs sauront mieux que moi apprécier l'écriture de Lydie Salvayre dans Hymne.

    Lien : http://leschroniquesassidues.blogspot.com/2012/01/hymne-de-lydie-sal..
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par de, le 22 avril 2012

    de
    Un texte saturé de mots, de ruptures, de phrases violentes, un rythme soutenu, transcription d'une réception de trois minutes quarante-trois de musique, une présence constante de cette musique, en rupture de la musique « Car Hendrix fit ceci : il s'empara de l'Hymne américain, lui arracha ses veilles fringues et les médailles qui cliquetaient sur sa poitrine militaire, et y introduisit son refus violent d'un monde violent, un refus d'une violence folle, d'une violence cent fois plus violente que toutes les violences qui, ça et là, explosaient. »
    Un portrait au vitriol des États-Unis une peinture de ces années entre deux mondes. Si l'armée du monde fut vaincue par le Vietcong, le même monde ensevelira les refus sous la diversification marchande au delà de tous les cauchemars.
    Des musiques de révolte, il ne restera que le vendable sous major, le tube sous projecteur, la star académie…
    Une approche mordante de cette Amérique, en fait ces États-Unis qui se croient à la fois l'Amérique et le centre du monde, qui hait les nègres, les indiens, les drogués, les hippies, les viets, les autres non conforme au rêve étriqué de petit-bourgeois grenouille de bénitier.
    « Il vécut une vie à l'envers.
    Il y pris goût.
    La nuit devint son domaine.
    Qu'il confondit avec la musique.
    Car c'est la nuit que la musique lui venait et le courbait sur sa guitare.
    La nuit vaste.
    La nuit nègre
    En lutte avec le jour.
    La nuit désirable.
    Maternelle.
    La nuit à boire et à fumer et à baiser et à jamer.
    Faut-il toujours que le matin revienne ? »
    Un livre pas propre, des phrases pas rondes, des mots pas policés, des sons distordus, des grincements amplifiés, etc…
    « On ne tutoie pas sans raison le tonnerre »
    « En trois minutes quarante-trois, The Star Spangled Banner rendit respirable l'air d'un pays où la jeunesse suffoquait, cernée qu'elle était par des discours qui, cherchant à toute force à gommer les aspérités de l'Histoire, ne faisaient que lui mentir. »
    Un cri en trois minutes quarante-trois : The Star Spangled banner
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par FJ, le 18 novembre 2011

    FJ
    Le 18 août 1969, à Woodstock, Jimi Hendrickx joue l'Hymne "The star spangled banner" et le retourne. Il en fait l'Hymne d'une génération, d'un refus (de la guerre au Vietnam, du racisme...) mais pas seulement. Lydie Salvayre retrace la légende de Jimi Hendrickx, sa naissance, son enfance, son succès, son déclin... Apparemment ce livre en a agacé plus d'un; je l'ai lu avec plaisir peut-être parce que je ne connaissais pas grand-chose d'Hendrickx et de cette période précise qui marque un tournant dans l'histoire.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par feanora, le 08 février 2012

    feanora
    Hymne au génie de Jimi Hendrix.
    Ce roman qui retrace le vie du compositeur et chanteur qui avait du sang noir mélangé à du sang blanc et du sang cherokee, se lit très aisément.
    Il est toutefois dommage que la passion de l'auteur pour Jimi relativise le talent d'autres musiciens de la même époque.
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    • Livres 1.00/5
    Par leprixvirilo, le 21 septembre 2011

    leprixvirilo
    Tendance lourde et logique de notre société de déglingos avec ipad, re-voici le livre où l'auteur est rock / fan-de-rock / met-du-rock-dans-son-titre. Cette année, c'est Salvayre–guitare (ce jeu de mot est déposé par le prix virilo). J'ai tourné les pages avec les dents. J'ai bouquiné en vomissant couché sur le dos. Las, je me suis résolu à lire l'oeuvre tout en y mettant le feu. C'était encore la meilleure chose à faire. Preuve à l'appui, le prix virilo vous explique pourquoi ce livre est un journal intime et aurait du le rester.

    Lien : http://prixvirilo.com/2011/09/08/hymne-de-lydie-salvayre/
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Critiques presse (6)


  • Lexpress , le 26 septembre 2011
    Titre à double résonance, Hymne est à la fois un chant national réinterprété et l'oeuvre de la romancière qui célèbre le guitariste. Elle lui dédie une sorte de Tombeau, un long poème, un requiem amoureux. Bouleversant, volontairement excessif, passionnel, ce texte est une litanie, une prière athée devant un génie sorti de nulle part.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Lexpress , le 08 septembre 2011
    Elle écrit aujourd'hui comme Hendrix jouait jadis : à l'os, dans un état de fièvre extrême, enchaînant les riffs hoquetés aux couplets de la Légende pour offrir un solo plein de fougue et de grâce.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Bibliobs , le 05 septembre 2011
    Entre overdoses de synonymes et poésie tendance quinoa bio, «Hymne» de Lydie Salvayre, qui se veut un hommage à Jimi Hendrix, est d'abord un hymne à elle-même...
    Lire la critique sur le site : Bibliobs
  • Lexpress , le 23 août 2011
    Lydie Salvayre, auteur d'une quinzaine de romans dont La puissance des mouches et La compagnie des spectres, revisite, avec une force visionnaire, la légende dorée d'un musicien proprement génial.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LeMonde , le 19 août 2011
    Lydie Salvayre parvient à rendre justice à cet homme au sang mêlé de tous les sangs américains, noir, blanc, cherokee, à son génie musical sans équivalent, et simultanément à le camper comme une figure symbolique de tout ce que ces années-là portaient d'espoirs et de contradictions.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • LesEchos , le 18 août 2011
    Naïf et sincère, « Hymne » touche juste parfois […]. Mais l'abus de références intello, la restitution d'anecdotes biographiques connues, le « ton pompeux et emphatique »
    […], l'écriture incantatoire […], finissent par agacer.
    Lire la critique sur le site : LesEchos

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Citations et extraits

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  • Par de, le 22 avril 2012

    Il vécut une vie à l’envers.
    Il y pris goût.
    La nuit devint son domaine.
    Qu’il confondit avec la musique.
    Car c’est la nuit que la musique lui venait et le courbait sur sa guitare.
    La nuit vaste.
    La nuit nègre
    En lutte avec le jour.
    La nuit désirable.
    Maternelle.
    La nuit à boire et à fumer et à baiser et à jamer.
    Faut-il toujours que le matin revienne ?
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  • Par chroniquesassidues, le 19 janvier 2012

    Je voudrais, disais-je, faire l'éloge de l'Hymne joué par Hendrix, dans cet esprit analphabète cher à Bergamín, et en allant par mes chemins imaginaires, au gré des fictions que j'ai brodées sur l'homme tout au long de ces années, à partir de détails glanés ici et là, des on-dits, des rumeurs, des histoires vraies et fausses et des Hauts Faits de la Légende hendrixienne.

    J'écoute l'Hymne, ce matin, tout en jetant mes yeux sur le journal du soir plus encore de pauvreté et plus encore de fanatisme. Et je me dis que si The Star Spangled Banner n'a pas cessé d'agir sur nous depuis toutes ces années, s'il nous parle aujourd'hui avec une urgence et une intensité rares, s'il est plus que jamais d'actualité, ce temps où Hendrix apparut à l'épicentre d'un monde foisonnant de promesses et d'espoir (et ce, en dépit des désastres guerriers et des exactions racistes), ce temps des rêves naïfs auxquels nous adhérâmes il y a près d'un demi-siècle, ce temps désormais est échu, et s'est éloigné de moi, de nous, à une distance astronomique.
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  • Par de, le 22 avril 2012

    En trois minutes quarante-trois, The Star Spangled Banner rendit respirable l’air d’un pays où la jeunesse suffoquait, cernée qu’elle était par des discours qui, cherchant à toute force à gommer les aspérités de l’Histoire, ne faisaient que lui mentir.
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  • Par mandarine43, le 02 octobre 2011

    [ Incipit, puis les 9 premières pages du livre en PDF sur le site de l'éditeur : ]

    Et le lundi 18 août 1969, à 8 heures du matin, Hendrix monta sur scène, suivi de ses cinq musiciens, Billy Cox à la basse, Larry Lee à la guitare rythmique, Jerry Velez et Juma Sultan aux percussions, et Mitch Mitchell à la batterie. Le groupe s’appelait Gypsy Sun & Rainbows.
    Il était le dernier à passer.
    Le ciel était fade.
    Le sol boueux.
    Canettes et papiers gras.
    Et dans l’air une mélancolie de fin de fête.
    Des quatre cent mille spectateurs qui étaient arrivés au début du festival, il n’en restait plus que vingt mille.
    Hendrix commença de jouer.
    Yeux clos.
    Visage calme, comme toujours.
    Présent, intensément, et cependant comme en retrait.
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  • Par Phildechalain, le 03 mars 2012

    Car ce matin du 18 Août 1969, à Woodstock, Hendrix fit entendre un cri insoutenable, insoutenablement beau, et paradoxalement libérateur.
    Un cri plus beau que tous les mots, un cri d'effroi devant la vie menacée par la folie guerrière et d'espoir increvable devant la beauté.
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Vidéo de Lydie Salvayre

Hymne - Lydie Salvayre .
Le matin du 18 août 1969, à Woodstock, Jimi Hendrix joua un Hymne américain d?une puissance quasiment insoutenable.Parce qu?il avait du sang noir et du sang cherokee mélangé de sang blanc, parce qu?il était donc toute l?Amérique, parce que la guerre au Vietnam soulevait en lui un violent mouvement de refus que toute une jeunesse partageait, parce que sa guitare était sa lady électrique, sa passion, sa maison, sa faim, sa force et qu?il en jouait avec génie, Jimi Hendrix fit de cette interprétation un événement.Revenant sur ce moment inoubliable, Lydie Salvayre tire les fils de la biographie pour réécrire la légende de Jimi, sa beauté, sa démesure, mais aussi sa part sombre, ses failles et la brutalité du système dont il était captif et qui finirait un jour par le briser.Lydie Salvayre a écrit une quinzaine ouvrages dont la plupart sont traduits à l?étranger dans une vingtaine de langues. Elle a obtenu le Prix Novembre pour La Compagnie des spectres.Toutes les nouveautés de la rentrée 2011 sont sur Seuil.com : http://www.seuil.com








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