ISBN : 2265001465
Éditeur : Fleuve noir (1992)


Note moyenne : 3.33/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres
"C'est rare qu' j'désabuse. J'sus un homme d'appétit, moi Bérurier :
Une bouteille m'donne soif, un lit sommeil, et une femme le tricotin. Aussi quand j'commence à m'poser des questions, à penser, quoi, disons-le, y'a qué qu'chose qui carbure mal."
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 4.00/5
    Par hexagone, le 09 février 2011

    hexagone
    Quel monstre ce Bérurier,
    Si queue d'âne m'était conté ou la vie sexuelle de Bérurier. Tout le programme du livre est contenu dans ce titre sans équivoque. Béru, sans Sana cette fois-ci, se retrouve impliqué au coeur d'une enquête sur la mort en pleine rue d'un homme politique français, abattu de plusieurs coups de feu. Menant de bout en bout son enquête, il se retrouve séquestré et narre sur bande magnétique sa biographie sexuelle. Il laisse ce testament sexuel à Marie Marie. Il évoque toutes ses frasques, ses conquêtes et ses déboires sur un fond d'humour toujours aussi efficace. Les bon gros mots sont de mise, les calembours et les jeux de mots parsèment tout l'ouvrage.
    C'est souvent gras, parfois graveleux et grivois, normal c'est du Dard dans le texte.
    Il évoque comme le fait souvent Dard dans ses livres, les affres de la vie, sa fragilité, ses aberrances...
    Il serait difficile pour un novice de commencer par cet ouvrage car le phrasé de Béru n'est pas d'un abord facile et occupe les 400 pages du livre.
    Si vous ne craignez pas une overdose de scènes pantagruéliques qui s'inscrivent dans la tradition française et habilement mises en scène par Frédéric Dard, plongez.
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    • Livres 3.00/5
    Par Luniver, le 19 mars 2012

    Luniver
    San-Antonio étant parti en vacances, c'est Bérurier qui se charge des enquêtes. On l'envoie faire la lumière sur l'assassinat d'un homme politique. Malheureusement, il finit emprisonné, certain que la mort l'attend dans peu de temps. Il profite d'un enregistreur pour léguer à sa nière Marie-Marie ses ultimes leçons de sagesse. Elles tournent rapidement à l'autobiographie, et plus précisément à l'inventaire exhaustif de ses aventures sexuelles.
    Le ton est gras et paillard tout au long du récit. Couplé avec l'argot et les expressions tordues et déformées employées par Bérurier, il séduit au premier abord. Cependant, à la longue, on frôle l'indigestion.
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Citations et extraits

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  • Par Luniver, le 14 mars 2012

    On était dans un monde renversé, comprends-le bien, ma poupée. Çui qui possédait r'fusait l'droit d'êt' normal à çui qui n'possédait pas. Il l'estimait indigne d'vivre et y f'sait casquer chèrot sa pauvreté, c'qu'est paradossal. Y s'croilliait béni des dieux, le grossium, comme s'il aurait t'nu son pognozof du Seigneur. Son gambergement était l'suvant : j'sus riche, donc j'ai d'la chance, si j'ai d'la chance, c'est qu'Dieu l'veut et, d'ce fait j'sus son représentant su' la terre et j'enc... les pauves. Car si les pauves sont pauves, c'est qu'Dieu leur pisse contre. Donc, y sont méprisabes. Tout aurait fonctionné d'la sorte, si y'avait pas eu deux os majors : premièrement, les pauvres étaient pauvres, mais pas nécessair'ment cons ; deuxio, y z'étaient bien plus nombreux qu'les riches. La loi du nombre, c't'un vrai chiendent cont' quoi tu n'peux pas grand-chose. Quand l'nombre s'rebiffe, il a grain d'courge. Toujours.
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  • Par Luniver, le 15 mars 2012

    - Les sondages, j'ai soupiré, c'est la plaie de c't'époque. Et tu sais qu'je l'pense, Marie-Marie. V'là qu'aide à manipuler les populations comme des p'tites bagnoles téléguidées. On les pousse au cul à coup d'chiffres, les populations. Y vont dans l'sens qu'on leur indique, sans piger, d'autor, juste av'c des pourcentages. On les coiffe complet, les connards. Car c'est fou comme y sont cons, les cons, fais-moi confiance. On les sonde pas s'l'ment les z'opinions, mais la vie entière : le ce qu'y bouffent, le comment qu'y baisent, l'au sujet de leurs bagnoles, de leurs vacances, des médications dont y's'gavent, tout ça... Rien leur est laissé à l'hasard. Prévoir tout bien, qu'aye pas de surprise. Le temps qu'y vont vivre, ce qu'y vont aimer, dire, penser, voter. Une vraie chiott'rie ! Y sont d'moins en moins eux. Doucettement, les chiffres les remplacent.
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  • Par Luniver, le 13 mars 2012

    Il gérait la cabane, Mon Général. On savait qu'il chourraverait pas la caisse, que l'artiche c'était pas son blaud, à cézigue. Il gardait la tronche dans les étoiles, Messire Charles Onze, alors on s'en remettait à son vouloir. Y f'sait sérieux. Traitait les français de veaux, mais prenait pas la France pour une vache. Dans le fond, y voyait juste, je m'aperçois av'c du retard, en bon Françouze que je. Sa force, c'est qu'y savait que la France est formidable, mais que les Français sont des lavedus, des moudus, des troudus. Alors y'n's'occupait qu'de la France. Depuis lui, les successeurs essaient de s'occuper des Français, ce qu'est peine perdue. Et c'est la France qu'en pâtit !
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  • Par Luniver, le 14 mars 2012

    Et ben, c'est ce qui nous arrive : l'univers fait de l'eau et on doit se remuer le cul à pomper, tout le monde. Que t'aies une faucille-marteau au revers ou un fleur de lys, tu dois acharner à vacuer la tisane qui risque d'nous entraîner dans les fins fonds. Seulement ils veulent pas admett', les uns, les autres. Se barricadent dans leur château de sable. Y s'entre-engueulent hargneusement : «Mais non, faut pas pomper commak ! Regardez-le comme y pompe, lui, là-bas, ce sale Contre ! Tandis qu'nous aut', les gentils Pour, on a une technique infaillib'. Au lieu d'pomper de bas z'en haut, on pompe de haut t'en bas, nuance ! ».
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  • Par Luniver, le 12 mars 2012

    Je tiens à déclarer ceci :
    Seuls, les imbéciles sont «choquables». Riche de cette certitude, j'appelle un chat une chatte.
    Et Bérurier «Queue-d'âne» !

    San-Antonio.
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Jacques Jouet le Roman-feuilleton
Jacques Jouet le Roman-feuilleton -Agatha de Mek-Ouyes - éditions POL : Où jacques Jouet tente d'expliquer comment il écrit (parfois) des romans-feuilletons, en quoi la fiction n'est pas toujours le romanesque, parle notamment d'Honoré de Balzac et de Jules Verne, d'Eugène Sue, d'Alexandre Dumas et de Frédéric Dard, de l'Oulipo et des contraintes, de Ian Monk et de Frédéric Forte, et de Thierry Fourreau, du mariage (homosexuel) de Rabbi Boché avec Imam Anké, de Mek-Ouyes bien entendu, et de la fameuse lectrice, et de "La République de Mek-Ouyes", de "Mek-Ouyes amoureux" , à l'occasion de la parution d'"Agatha de Mek-Ouyes" aux éditions POL, à Paris le 4 avril 2011








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