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ISBN : 202038129X
Éditeur : Editions du Seuil (2004)


Note moyenne : 3.56/5 (sur 61 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Alfred de Musset et George Sand vécurent ensemble une folle aventure, romantique, passionnée. Réunis dans ce roman sous les traits de Laurent et Thérèse, du triomphe de la passion jusqu'à son triste déclin, le couple se découvre, s'aime, se déchire, au fil d'une histoir... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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  • Par PiertyM, le 04 juin 2014

    PiertyM
    Une écriture exquise comme toujours avec George Sand mais une histoire d'amour étonnante! Elle et Lui sont en bonne harmonie dans leur amitié mais quand l'amour s'en mêle, ils vivront leur passion juste pendant huit jours... puis c'est l'ennui, la jalousie, une routine autour des petites et fréquentes séparations. Lui, Il doit avoir une blessure de longue date qui ne s'est jamais cicatrisée, du jour au jour il interroge cet amour qu'il a pour elle comme s'il percevait une flèche chaque jour qui l'attend au tournant au cas où il se donnait entièrement à elle...
    Il devient une espèce de caprice d'enfant et elle devient une mère un peu perdue ne sachant pas exactement diagnostiquer la douleur de son fils, à plus forte raison y apporter des calmants...
    Il va sombrer dans les hallucinations et elle va simplement conclure je crois que ma présence te rend fou...
    Une tumultueuse histoire d'amour entre Alfred de Musset et George Sand, deux génies de la littérature du XIXe S, une histoire d'amour qui a connu une douloureuse séparation et chacun d'eux en a transcrit selon le regard de sa souffrance.
    Lui c'est dans la confession d'un enfant de siècle et elle c'est dans Elle et Lui. En lisant les deux ouvrages, on comprend la souffrance de chacun dans cette liaison passionnelle.
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    • Livres 4.00/5
    Par Missbouquin, le 24 juin 2012

    Missbouquin
    En 1859, deux ans après la mort d'Alfred de Musset, George Sand fait paraître Elle et Lui, qui raconte leur histoire. Choqué par le rôle que Sand faisait jouer à son frère, Paul de Musset répond par Lui et elle - et Louise Colet, qui avait eu une liaison avec Musset, renchérit par un Lui.
    Ecrit en 25 jours (!), ce roman en partie autobiographique est très intéressant par l'éclairage qu'il apporte concernant la liaison Sand-Musset. Laurent est clairement Musset, Thérèse est Sand. Ce roman s'attache non seulement à décrire leurs relations mais décortique surtout le caractère de Laurent, inconstant et tourmenté :
    “Il s'était fait une vie de hauts et de bas perpétuels. Les brusques transitions de la rêverie à l'exaltation et de la nonchalance absolue aux excès bruyants étaient devenues un état normal dont il ne pouvait plus se passer.”
    Ces hauts et ces bas rythment tout le roman : ils s'aiment, vivent 8 jours avec passion, se déchirent, reviennent ensemble ! On croirait lire l'histoire de stars d'aujourd'hui qui ne sont jamais deux semaines de suite avec la même personne ! Et ce va-et-vient finit par devenir fatigant. Finalement, ce sera Thérèse qui prend la responsabilité de rompre totalement, mais en abandonnant son rôle de femme, pour se concentrer sur sa figure de mère. “Elle ne pouvait plus croire au lendemain; et les attendrissements splendides qui les avaient tant de fois réconciliés n'étaient plus pour elle que les effrayants symptômes de la tempête et du naufrage.”
    Car durant tout le roman, Thérèse est souvent caractérisée comme ayant des attitudes très maternelles, vis-à-vis de l'enfant que semble être parfois Laurent.
    En effet, Laurent/Musset est décrit comme le type même du romantique, tel Lamartine ou d'autres de la même époque. Car comme Thérèse/Sand le dit : “L'aspiration au sublime était même une maladie du temps et du milieu où se trouvait Thérèse.”
    Finalement, elle parle très peu de leur oeuvre, sauf quand il s'agit pour elle de gagner sa vie (par ailleurs, ce sont tous deux des peintres et non des écrivains, mais après tout, la littérature n'est-elle pas une peinture de la vie ?) Alors que Laurent se révèle souvent incapable de créer. Thérèse avance d'ailleurs une explication de son caractère tourmenté : “C'est à l'artiste que je parle : l'homme n'est malheureux en vous que parce que l'artiste n'est pas content de lui-même.” Alors que justement Laurent l'attaque souvent en lui reprochant d'être “son fléau, l'assassin de son génie et de sa gloire”.
    Au final, est décrite une histoire d'amour dans ce qu'elle a de plus inachevée entre ces deux êtres qui s'entendent pourtant à la perfection quand il ne s'agit plus de sentiments : “C'est que, quand leurs cœurs se taisaient, leurs intelligences se convenaient et s'entendaient encore.”
    Voilà pour le roman. Mais qu'en est-il de la partie autobiographique ? Tout d'abord, les noms, les activités, les lieux sont changés. Des personnages sont introduits, qui n'existent pas, comme le personnage important de Palmer ou le premier mari de Thérèse. Ensuite, il est bien évident que tout le roman est écrit du point de vue de Sand seulement. de bout en bout, d'une manière fine et insidieuse, elle se donne le beau rôle alors que Laurent endosse une grande partie des fautes qui ont conduit à leur séparation. Par exemple, lors du voyage en Italie où Laurent tombe malade, certes, Sand le soigne mais en profite pour convoler avec le médecin … (une inspiration pour une partie du rôle de Palmer ?)
    Comme le dit bien André Maurois dans Lélia ou la vie de George Sand, “On a cherché qui avait eu les torts. Mais la réponse est simple : torts et griefs étaient réciproques. […] Musset, avec la traditionnelle indulgence des hommes pour eux-mêmes, aurait voulu que la femme à laquelle il était infidèle lui demeurât fidèle.”
    Cependant, le va-et-vient et la conclusion sont fidèles, et c'est bien Sand qui rompt, épuisée, avant de se réfugier à Nohant. Au final, leur liaison dura seulement de juin 1833 à mars 1835, soit moins de deux ans.
    Sans être réellement un chef d'oeuvre, Elle et Lui est surtout un parcours, comme une série d'indices nous mettant sur la voie de la relation tumultueuse entre ces deux géants littéraires. J'ai pris plaisir par la suite à chercher ressemblances et différences, et le livre a eu le mérite de me faire mieux connaître la vie de ces amants. Pour compléter, il ne faut apparemment pas hésiter à lire Confessions d'un enfant du siècle où Musset décrit également cette liaison !

    Lien : http://missbouquinaix.wordpress.com/2012/06/24/elle-et-lui-de-george..
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    • Livres 3.00/5
    Par Entournantlespages, le 19 novembre 2014

    Entournantlespages
    Après avoir lu et adoré La confession d'un enfant du siècle, je me devais de lire la version de George Sand sur cette liaison entre les deux amants écrivains qui auront marqué leur époque. Je n'ai pas pu m'empêcher de faire une comparaison entre les deux œuvres et le résultat est là : j'ai moins apprécié le récit retranscrit par George Sand.
    L'auteur raconte l'histoire d'amour entre Laurent, une jeune peintre caractérisé par le mal du siècle, et Thérèse, femme plus vieille de cinq ans de son amant. Leur relation va être tumultueuse, semée d'embûches sentimentales. Au final les deux amants vont fait ressortir ce qu'ils ont de plus vil dans leur être.
    Si les lieux et les carrières changent, le lecteur comprend vite que Thérèse, c'est George et Laurent est Alfred de Musset.
    Alors, j'ai apprécié la trame principale même si ça tourne vite en rond. Sont-ils fait pour vivre ensemble ? Sont-ils plus heureux en étant amis ou amants ?
    L'écriture est bonne, même si je n'ai pas pu sortir de mon esprit le style poétique d'Alfred de Musset dans sa version de cette liaison. J'ai remarqué ici un parti pris pour Thérèse. Laurent est presque l'unique fautif dans toute cette histoire. Celui-ci devient parfois détestable face à une Thérèse indécise.

    Lien : http://entournantlespages.blogspot.fr/2014/11/elle-et-lui-george-san..
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    • Livres 3.00/5
    Par stendhalsyndrome, le 08 septembre 2014

    stendhalsyndrome
    Thérèse est aussi raisonnable et maternelle que Laurent est exalté. Ce couple d'artistes voit leurs différences qui les attirent irrésistiblement l'un vers l'autre détruire leur couple.
    On sait trop bien aujourd'hui que l'intrigue d'Elle et lui est la version romancée de George Sand de sa relation orageuse avec Musset, et il est difficile de se l'ôter de l'esprit durant la lecture. Les thèmes abordés font encore écho aux relations modernes : somme toute, il est là question d'une femme qui s'acharne à vouloir sauver un bad boy et qui ne peut s'épanouir dans une relation équilibrée, d'un homme qui veut une femme quand il ne peut pas l'avoir, et du temps nécessaire pour faire le deuil d'une relation avant d'en entamer une nouvelle.
    Les questionnements sur l'Art et la vie de l'Artiste (travail assidu contre vie déréglée où l'inspiration et la passion seules règlent la production artistique) sont quant à eux très liés au mouvement romantique.
    On pardonnera au héros ses envolées lyriques grandiloquentes et à l'héroïne ses atermoiements (surtout les résolutions "on ne m'y reprendra plus, j'ai trop souffert" qu'elle oublie en moins de temps qu'il n'en faut à son amant pour se laisser regagner par ses démons) parce qu'ils nous ressemblent, au fond.
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    • Livres 3.00/5
    Par nuitet0ilee, le 07 mars 2012

    nuitet0ilee
    En parcourant le blog de George, j'ai eu envie de découvrir la relation entre Musset et Sand par leur correspondance. Mais en me promenant entre les rayons de la bibliothèque, j'ai trouvé ce livre, rien que le fait qu'il raconte leur relation m'a donné envie de le lire. L'histoire reprend des éléments autobiographiques comme leur voyage à Venise, certaines lettres mais le tout reste romancé.
    Thérèse apparaît comme une sainte, dévouée à Laurent ; je l'ai peut-être trouvé un peu trop carré, et non rebelle comme je me faisais de Sand. Laurent est Musset, là j'ai découvert totalement la personnalité folle et attiré par le vice : l'alcool et les prostitués. Laurent apparaît comme un fou, il a souvent des hallucinations comme la nuit au bois de Boulogne, magnifique scène. La fin de la tirade si célèbre de On ne badine pas avec l'amour a été inspirée par une des lettres de Sand. Ce sont deux artistes : les deux sont peintres dans ce roman et dans la réalité ils sont romanciers, peintres. Mais ce sont aussi deux personnages du romantisme : dans leur quête de l'amour, dans leurs sentiments violents, leur passion destructrice.
    Leur passion est d'ailleurs folle, ils ont beau se faire souffrir, se déchirer ; ils se retrouvent toujours à la fin. Sand décrit leur relation comme une relation entre une mère et son enfant, elle est plus vieille que Musset et le personnage de Thérèse a perdu l'un de ses enfants. le passé de Thérèse la mène à une quête d'un amour absolu, d'ailleurs dès le départ elle le dit à Laurent.
    Par compte, leur triangle amoureux avec Palmer m'a dérangé. Palmer, ami de longue date de Thérèse pousse Laurent à avouer son amour à Thérèse mais Palmer à leur séjour à Venise déclare son amour à Thérèse pendant la maladie de Laurent. Palmer et Thérèse se décrivent comme les parents du Laurent, et Laurent qui n'est pas jaloux, ‘béni' Palmer de récupérer Thérèse après tout le malheur qu'il a pu lui donné. Je ne penche pas d'un côté ou de l'autre, les deux ont torts et se font souffrir, ils ne sont faits que pour se détruire.
    Ce livre m'a donné envie de lire la correspondance entre ses deux grands auteurs que sont Sand et Musset, et de lire également La Confession d'un enfant du siècle De Musset : sa version de l'histoire. Quand j'aurais le temps, je regarderais Les enfants du siècle avec Juliette Binoche et Benoît Magimel dont voici la bande-annonce :

    Lien : http://novelenn.wordpress.com/2012/03/07/elle-et-lui-george-sand/
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Citations et extraits

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  • Par Jooh, le 12 juillet 2014

    Je savais me contenter du moins, donc le plus devait m’accabler, puisque le mieux est l’ennemi du bien. Et puis d’ailleurs y a-t-il une vraie beauté pour les sens ? La véritable est celle qui plaît. Celle dont on est rassasié est comme si elle n’avait jamais été. Et puis encore il y a le plaisir du changement, et c’est peut-être là tout le secret de la vie. Changer, c’est se renouveler ; pouvoir changer, c’est être libre. L’artiste est-il né pour l’esclavage, et n’est-ce pas l’esclavage que la fidélité gardée, ou seulement la foi promise ?
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  • Par Jooh, le 03 juillet 2014

    - Cette pauvre belle comtesse en robe noir et or, qui est là accrochée depuis deux cents ans, si ses doux yeux ne l’ont pas damnée, elle doit se damner dans le ciel de voir son image enfermée dans ce maussade pays.
    - Et pourtant, répondit Thérèse, elle y a toujours le privilège de la beauté, le succès qui survit à la mort, et que la main d’un maître éternise. Toute desséchée qu’elle est au fond de sa tombe, elle a encore des amants ; tous les jours je vois des jeunes gens, insensibles d’ailleurs au mérite de la peinture, rester en extase devant cette beauté qui semble respirer et sourire avec un calme triomphant.
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  • Par Jooh, le 14 juillet 2014

    Par toutes ses voix, par celle de l’amitié comme par celle de l’opinion, le monde lui criait de se relever et de se reprendre. C’était là le devoir en effet selon le monde, dont le nom en pareil cas équivaut à celui d’ordre général, d’intérêt de la société : « Suivez le bon chemin, laissez périr ceux qui s’en écartent ». Et la religion officielle ajoutait : « Les sages et les bons pour l’éternel bonheur, les aveugles et les rebelles pour l’enfer ! » Donc peu importe au sage que l’insensé périsse ?
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  • Par Jooh, le 30 juin 2014

    Montrez-moi cet homme dans vos bras, ou aimez-moi, Thérèse ! Faute de cette solution, je n’en vois qu’une troisième, c’est que je me tue pour en finir… C’est lâche et stupide, cette menace banale et rabattue par tous les amants désespérés ; mais est-ce ma faute s’il y a des désespoirs qui font jeter le même cri à tous ceux qui les subissent, et suis-je fou parce que j’arrive à être un homme comme les autres ?
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  • Par stendhalsyndrome, le 08 septembre 2014

    «Un jeune homme, qui avait probablement des notions de sculpture, se prit d'un amour pour une statue de marbre couchée sur un tombeau. Il en devint fou, et ce pauvre fou souleva un jour la pierre pour voir ce qu'il restait de cette belle femme dans le sarcophage. Il y trouva… ce qu'il y devait trouver, l'imbécile ! Une momie ! Alors la raison lui revint, et, embrassant ce squelette, il lui dit : «je t'aime mieux ainsi ; au moins, tu es quelque chose qui a vécu, tandis que j'étais épris d'une pierre qui n'a jamais eu conscience d'elle-même.»
    — Je ne comprends pas, fit Thérèse.
    — Ni moi non plus, répondit Laurent ; mais peut-être qu'en amour la statue est ce qu'on édifie dans sa tête, et la momie, ce que l'on ramasse dans son cœur.
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