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ISBN : 202038129X
Éditeur : Editions du Seuil (2004)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 78 notes)
Résumé :
Alfred de Musset et George Sand vécurent ensemble une folle aventure, romantique, passionnée. Réunis dans ce roman sous les traits de Laurent et Thérèse, du triomphe de la passion jusqu'à son triste déclin, le couple se découvre, s'aime, se déchire, au fil d'une histoire superbe, sombre où la jalousie et la mort ne sont jamais loin des plus ardents désirs.

"Je ne suis pas amoureux, ce n'est pas cela ; je vous aime éperdument."

George Sa... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
PiertyM
PiertyM04 juin 2014
Une écriture exquise comme toujours avec George Sand mais une histoire d'amour étonnante! Elle et lui sont en bonne harmonie dans leur amitié mais quand l'amour s'en mêle, ils vivront leur passion juste pendant huit jours... puis c'est l'ennui, la jalousie, une routine autour des petites et fréquentes séparations. Lui, Il doit avoir une blessure de longue date qui ne s'est jamais cicatrisée, du jour au jour il interroge cet amour qu'il a pour elle comme s'il percevait une flèche chaque jour qui l'attend au tournant au cas où il se donnait entièrement à elle...
Il devient une espèce de caprice d'enfant et elle devient une mère un peu perdue ne sachant pas exactement diagnostiquer la douleur de son fils, à plus forte raison y apporter des calmants...
Il va sombrer dans les hallucinations et elle va simplement conclure je crois que ma présence te rend fou...
Une tumultueuse histoire d'amour entre Alfred de Musset et George Sand, deux génies de la littérature du XIXe S, une histoire d'amour qui a connu une douloureuse séparation et chacun d'eux en a transcrit selon le regard de sa souffrance.
Lui c'est dans la confession d'un enfant de siècle et elle c'est dans Elle et lui. En lisant les deux ouvrages, on comprend la souffrance de chacun dans cette liaison passionnelle.
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Missbouquin
Missbouquin24 juin 2012
  • Livres 4.00/5
En 1859, deux ans après la mort d'Alfred de Musset, George Sand fait paraître Elle et lui, qui raconte leur histoire. Choqué par le rôle que Sand faisait jouer à son frère, Paul de Musset répond par Lui et elle - et Louise Colet, qui avait eu une liaison avec Musset, renchérit par un Lui.
Ecrit en 25 jours (!), ce roman en partie autobiographique est très intéressant par l'éclairage qu'il apporte concernant la liaison Sand-Musset. Laurent est clairement Musset, Thérèse est Sand. Ce roman s'attache non seulement à décrire leurs relations mais décortique surtout le caractère de Laurent, inconstant et tourmenté :
“Il s'était fait une vie de hauts et de bas perpétuels. Les brusques transitions de la rêverie à l'exaltation et de la nonchalance absolue aux excès bruyants étaient devenues un état normal dont il ne pouvait plus se passer.”
Ces hauts et ces bas rythment tout le roman : ils s'aiment, vivent 8 jours avec passion, se déchirent, reviennent ensemble ! On croirait lire l'histoire de stars d'aujourd'hui qui ne sont jamais deux semaines de suite avec la même personne ! Et ce va-et-vient finit par devenir fatigant. Finalement, ce sera Thérèse qui prend la responsabilité de rompre totalement, mais en abandonnant son rôle de femme, pour se concentrer sur sa figure de mère. “Elle ne pouvait plus croire au lendemain; et les attendrissements splendides qui les avaient tant de fois réconciliés n'étaient plus pour elle que les effrayants symptômes de la tempête et du naufrage.”
Car durant tout le roman, Thérèse est souvent caractérisée comme ayant des attitudes très maternelles, vis-à-vis de l'enfant que semble être parfois Laurent.
En effet, Laurent/Musset est décrit comme le type même du romantique, tel Lamartine ou d'autres de la même époque. Car comme Thérèse/Sand le dit : “L'aspiration au sublime était même une maladie du temps et du milieu où se trouvait Thérèse.”
Finalement, elle parle très peu de leur oeuvre, sauf quand il s'agit pour elle de gagner sa vie (par ailleurs, ce sont tous deux des peintres et non des écrivains, mais après tout, la littérature n'est-elle pas une peinture de la vie ?) Alors que Laurent se révèle souvent incapable de créer. Thérèse avance d'ailleurs une explication de son caractère tourmenté : “C'est à l'artiste que je parle : l'homme n'est malheureux en vous que parce que l'artiste n'est pas content de lui-même.” Alors que justement Laurent l'attaque souvent en lui reprochant d'être “son fléau, l'assassin de son génie et de sa gloire”.
Au final, est décrite une histoire d'amour dans ce qu'elle a de plus inachevée entre ces deux êtres qui s'entendent pourtant à la perfection quand il ne s'agit plus de sentiments : “C'est que, quand leurs coeurs se taisaient, leurs intelligences se convenaient et s'entendaient encore.”
Voilà pour le roman. Mais qu'en est-il de la partie autobiographique ? Tout d'abord, les noms, les activités, les lieux sont changés. Des personnages sont introduits, qui n'existent pas, comme le personnage important de Palmer ou le premier mari de Thérèse. Ensuite, il est bien évident que tout le roman est écrit du point de vue de Sand seulement. de bout en bout, d'une manière fine et insidieuse, elle se donne le beau rôle alors que Laurent endosse une grande partie des fautes qui ont conduit à leur séparation. Par exemple, lors du voyage en Italie où Laurent tombe malade, certes, Sand le soigne mais en profite pour convoler avec le médecin … (une inspiration pour une partie du rôle de Palmer ?)
Comme le dit bien André Maurois dans Lélia ou la vie de George Sand, “On a cherché qui avait eu les torts. Mais la réponse est simple : torts et griefs étaient réciproques. […] Musset, avec la traditionnelle indulgence des hommes pour eux-mêmes, aurait voulu que la femme à laquelle il était infidèle lui demeurât fidèle.”
Cependant, le va-et-vient et la conclusion sont fidèles, et c'est bien Sand qui rompt, épuisée, avant de se réfugier à Nohant. Au final, leur liaison dura seulement de juin 1833 à mars 1835, soit moins de deux ans.
Sans être réellement un chef d'oeuvre, Elle et Lui est surtout un parcours, comme une série d'indices nous mettant sur la voie de la relation tumultueuse entre ces deux géants littéraires. J'ai pris plaisir par la suite à chercher ressemblances et différences, et le livre a eu le mérite de me faire mieux connaître la vie de ces amants. Pour compléter, il ne faut apparemment pas hésiter à lire Confessions d'un enfant du siècle où Musset décrit également cette liaison !
Lien : http://missbouquinaix.wordpress.com/2012/06/24/e..
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Cloetta
Cloetta28 avril 2016
  • Livres 4.00/5
Un très beau livre. L'histoire de la passion d'un homme, une passion qu'il ne maitrise pas, par sa jeunesse, son exaltation surement, qui le dévore qui l'entraine dans des sentiments presque extrêmes entre adoration et haine parfois. L'histoire d'un amour tout aussi passionné d'une femme qui aime d'un amour maternelle, qui a besoin de se sentir utile, une passion raisonnable, même si ces deux mots peuvent être contradictoires, ils ne le sont pas pour Elle. Une autre histoire d'amour, d'un autre homme, cette fois complétement raisonnable mais tout aussi forte.
Les directions changent souvent au cours de la lecture, on ne sait plus où veut en venir l'auteure, où veulent en venir les personnages, mais la fin nous éclaire complétement. Une très très belle fin.
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charlitdeslivres
charlitdeslivres09 mars 2016
  • Livres 3.00/5
Depuis le début de cette année je me maintiens dans mon objectif de zéro achat pour diminuer ma PAL. C'est assez jouissif de réaliser que j'avais dans ma bibliothèque de bonnes lectures qui n'attendaient qu'une seule chose : se faire découvrir !
Vous l'aurez compris, ce roman en fait partie. Georges Sand représente à mes yeux ces auteurs qui ont un côté mystique. Beaucoup de monde en parle, on la considère comme un des piliers de la littérature française. Elle a constitué de véritables classiques. Tant de louanges, et j'en passe ! C'est donc naturellement que je me suis tournée vers cette auteure pour découvrir ce talent.
Cette lecture très agréable nous présente un amour impossible entre Thérèse et Laurent. Amis de longue date, tout va se compliquer lorsqu'ils deviennent amant. Relation passionnelle, amour destructeur. On comprend vite que cette relation est vouée à l'échec. Et qu'elle entraînera tout et tout le monde avec elle. En effet le problème réside dans les caractères radicalement opposés des deux protagonistes. Une femme qui recherche l'amour à tout prix. Prête à se donner, à se perdre pour qu'on l'aime. Et un homme enfant qui ne s'intéresse plus à l'objet de son désir, une fois qu'il a réussi à l'obtenir.
Ce roman nous montre les méandres d'une relation passionnelle, très mal gérée. En effet, les deux amants maudits, vont se perdre entre mensonge, ennui, tromperie. Tant d'éléments nocifs dans la construction d'une relation. Ce très court texte a soulevé une véritable polémique lors de sa parution car elle met en scène de façon très explicite la relation d'Alfred de Musset avec l'auteure. Et si vous aviez lu ce roman, vous sauriez que le personnage « Laurent » qui interprète Musset ne donne pas une excellente image à ce dernier.
Georges Sand a cette capacité de nous plonger dans un drame complexe. Où les faux semblants et les mensonges semblent prendre des tournures de tragédie Grecque. J'ai découvert une grande auteure. Et même si ce n'est certainement pas son plus grand chef d'oeuvre, j'ai hâte de continuer mon investigation dans ses écrits !
Lien : https://charlitdeslivres.wordpress.com/2016/03/0..
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stendhalsyndrome
stendhalsyndrome08 septembre 2014
  • Livres 3.00/5
Thérèse est aussi raisonnable et maternelle que Laurent est exalté. Ce couple d'artistes voit leurs différences qui les attirent irrésistiblement l'un vers l'autre détruire leur couple.
On sait trop bien aujourd'hui que l'intrigue d'Elle et lui est la version romancée de George Sand de sa relation orageuse avec Musset, et il est difficile de se l'ôter de l'esprit durant la lecture. Les thèmes abordés font encore écho aux relations modernes : somme toute, il est là question d'une femme qui s'acharne à vouloir sauver un bad boy et qui ne peut s'épanouir dans une relation équilibrée, d'un homme qui veut une femme quand il ne peut pas l'avoir, et du temps nécessaire pour faire le deuil d'une relation avant d'en entamer une nouvelle.
Les questionnements sur l'Art et la vie de l'Artiste (travail assidu contre vie déréglée où l'inspiration et la passion seules règlent la production artistique) sont quant à eux très liés au mouvement romantique.
On pardonnera au héros ses envolées lyriques grandiloquentes et à l'héroïne ses atermoiements (surtout les résolutions "on ne m'y reprendra plus, j'ai trop souffert" qu'elle oublie en moins de temps qu'il n'en faut à son amant pour se laisser regagner par ses démons) parce qu'ils nous ressemblent, au fond.
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Citations & extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
CloettaCloetta26 avril 2016
La mer est un tableau qui change de couleur et de sentiment à chaque minute du jour et de la nuit.
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MaxchMaxch25 avril 2016
Il faut bien dire aussi que la plus mauvaise circonstance possible pour établir un lien sérieux, c'est de vouloir trop vite posséder une âme qui vient d'être brisée.
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JoohJooh03 juillet 2014
- Cette pauvre belle comtesse en robe noir et or, qui est là accrochée depuis deux cents ans, si ses doux yeux ne l’ont pas damnée, elle doit se damner dans le ciel de voir son image enfermée dans ce maussade pays.
- Et pourtant, répondit Thérèse, elle y a toujours le privilège de la beauté, le succès qui survit à la mort, et que la main d’un maître éternise. Toute desséchée qu’elle est au fond de sa tombe, elle a encore des amants ; tous les jours je vois des jeunes gens, insensibles d’ailleurs au mérite de la peinture, rester en extase devant cette beauté qui semble respirer et sourire avec un calme triomphant.
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MetaphoreMetaphore10 janvier 2013
Je veux ce que tu veux, parce que nous en sommes venus à ce point où la faute à commettre est l’inévitable réparation d’une série de fautes commises. J’ai été coupable envers toi, en n’ayant pas la prudence égoïste de te fuir ; il vaut mieux que je sois coupable envers moi-même, en restant ta compagne et ta consolation, au prix de mon repos et de ma fierté... Écoute, ajouta-t-elle en tenant sa main dans les siennes avec toute la force dont elle était capable, ne me retire jamais cette main-là et, quelque chose qui arrive, garde assez d’honneur et de courage pour ne pas oublier qu’avant d’être ta maîtresse, j’ai été ton ami. Je me le suis dit dès le premier jour de ta passion : nous nous aimions trop bien ainsi pour ne pas nous aimer plus mal autrement ; mais ce bonheur-là ne pouvait pas durer pour moi, puisque tu ne le partages plus, et que, dans cette liaison, mêlée pour toi de peines et de joies, la souffrance a pris le dessus. Je te demande seulement, si tu viens à te lasser de mon amour comme te voilà lassé de mon amitié, de te rappeler que ce n’est pas un instant de délire qui m’a jetée dans tes bras, mais un élan de mon coeur et un sentiment plus tendre et plus durable que l’ivresse de la volupté. Je ne suis pas supérieure aux autres femmes, et je ne m’arroge pas le droit de me croire invulnérable ; mais je t’aime si ardemment et si saintement, que je n’aurais jamais failli avec toi, si tu avais dû être sauvé par ma force. Après avoir cru que cette force t’était bonne, qu’elle t’apprenait à découvrir la tienne et à te purifier d’un mauvais passé, te voilà persuadé du contraire, à tel point qu’aujourd’hui c’est le contraire, en effet qui arrive : tu deviens amer, et il semble, si je résiste, que tu sois prêt à me haïr et à retourner à la débauche, en blasphémant même notre pauvre amitié. Eh bien ! j’offre à Dieu pour toi le sacrifice de ma vie. Si je dois souffrir de ton caractère ou de ton passé, soit. Je serai assez payée si je te préserve du suicide que tu étais en train d’accomplir quand je t’ai connu. Si je n’y parviens pas, du moins je l’aurai tenté, et Dieu me pardonnera un dévouement inutile, lui qui sait combien il est sincère !
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JoohJooh12 juillet 2014
Je savais me contenter du moins, donc le plus devait m’accabler, puisque le mieux est l’ennemi du bien. Et puis d’ailleurs y a-t-il une vraie beauté pour les sens ? La véritable est celle qui plaît. Celle dont on est rassasié est comme si elle n’avait jamais été. Et puis encore il y a le plaisir du changement, et c’est peut-être là tout le secret de la vie. Changer, c’est se renouveler ; pouvoir changer, c’est être libre. L’artiste est-il né pour l’esclavage, et n’est-ce pas l’esclavage que la fidélité gardée, ou seulement la foi promise ?
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