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> Béatrice Didier (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070376044
Éditeur : Gallimard (1984)


Note moyenne : 3.53/5 (sur 68 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
À Paris, Mme Dudevant est morte. Mais G. Sand est connu pour un vigoureux gaillard, écrit à propos d'Indiana, son premier roman, celle qui deviendra la bonne dame de Nohant mais n'est pour lors qu'une jeune femme vivant courageusement sa solitude après un mariage raté e... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par vilvirt, le 24 novembre 2011

    vilvirt
    Indiana, c'est un peu le souvenir de tous ces livres issus du romantisme qui m'ont passionnée quand j'étais ado. le romantisme poussé à l'extrême, les sentiments puissants qui balayent tout, les émotions indescriptibles qui poussent les personnages à accomplir des choses étonnantes, la poésie des décors et une sensibilité ma foi assez émouvante...
    Déchaînement de passion, drames, c'est tout cela que l'on retrouve dans ce roman de George Sand, et je dois dire que j'ai été très satisfaite de cette découverte. de George Sand, c'est Lélia qui m'a le plus marqué lorsque je l'ai lu (il y a très longtemps !), et j'ai retrouvé beaucoup des émotions ressenties à l'époque à la lecture d'Indiana.
    Mais Indiana, qui est-elle ? Une femme en apparence fragile, issue des terres ensoleillées situées de l'autre côté de l'océan et qui traîne une mélancolie mortelle depuis son retour en France, depuis, surtout, son mariage avec un riche industriel qui la rend malheureuse. Elle endure sa vie morne en silence entre un époux égoïste et stupide, et un ami de longue date qui a suivi le couple sur ses terres. Ça c'est ce que l'on découvre dès les premières lignes du roman. Mais Indiana est bien plus que cela. C'est avant tout une femme à la volonté sans pareille, étonnamment forte et souveraine dans la douleur qu'elle subit sans une plainte malgré un grand état de faiblesse lié à sa langueur, qui cherche désespérément le bonheur auprès de son entourage sans jamais réussir à éveiller la compassion de ses proches, et que tout le monde regarde dépérir sans réagir. C'est une âme incomprise, pure et chaste qui ne connaît rien de la vie mais qui livre naïvement son coeur au premier séducteur venu. Et lorsque les évènements s'enchaînent, elle devient une de ces figures courageuses et résolues, capables par amour de jeter leur réputation aux orties en accordant au passage un regard arrogant sur une société hypocrite prompte à juger les erreurs des autres. C'est une véritable amoureuse digne des vraies héroïnes de romans, devant laquelle les hommes pâlissent de honte en réalisant leur propre lâcheté. Indiana est tout cela et bien plus encore. Elle est fière, elle est droite et elle aime sans concession.
    Face à elle, on retrouve des figures masculines souvent pathétiques, que la plume de l'auteur révèle tour à tour méprisables, manipulatrices, violentes et même despotiques parfois. L'époux, le père ou l'amant, tous subissent l'exaspération de George Sand lorsqu'elle souligne les duretés d'une époque terriblement intransigeante pour son sexe et si laxiste pour les poseurs, les donneurs de leçon et les mielleux. Usant tour à tour de menace, de violence, de subterfuges ou de propos habilement menés, chacun d'entre eux fournit des entraves auxquelles il est bien difficile de se soustraire. Qu'on soit emprisonnée dans un mariage forcé, condamnée à subir le joug du mari, ou victime des machinations d'un amant prêt à toutes les bassesses pour mettre la main sur votre vertu, George Sand cristallise dans ce récit féministe avant l'heure toutes les épreuves et les humiliations qui ne sont pas épargnées aux femmes, et démontre par la même occasion les limites de leur rôle.
    Elle dénonce la dure réalité de la condition féminine de son époque, et à travers celle de son héroïne, les destinées tragiques et les existences inconnues de toutes ces femmes auxquelles on ne laissait pas d'autre choix que d'obéir et de se plier aux règles, et dont les libertés apparentes se résumaient à peu de chose. L'habileté de l'auteur pour détailler la psychologie de chacun de ses personnages est admirable. Que ce soit Raymon, M. Delmare, Ralph Brown ou encore Indiana elle-même, l'évolution de leurs sentiments et chacune des étapes de leurs pensées, de leurs doutes et de leurs émotions nous sont rapportées avec beaucoup de justesse et de profondeur.
    George Sand excuse l'époux - certes violent et querelleur - en décrivant son passé de soldat et en évoquant sa pudeur devant la délicatesse de sa femme à laquelle il est incapable d'exprimer sa tendresse. Elle pardonne à Raymon, l'amant - peut-être la figure la plus intéressante de ce roman - en évoquant les sources de son égoïsme : son éducation et ses ambitions politiques peuvent expliquer son éternel besoin de reconnaissance. Un besoin qu'il cherche à assouvir auprès des femmes et dans la société de ses contemporains avec lesquels il rivalise de charisme et de subtilité dans des discours politiques pour lesquels il est passé maître. Son érudition et son ascendant sur tous en font un homme incroyablement séduisant. Et malgré un manque de sincérité flagrant, c'est un homme tendre et passionné mais incapable d'assumer les conséquences de ses actes parce qu'on ne lui a jamais appris à le faire.
    Les femmes de ce roman subissent elles-même les conséquences dramatiques de leur naïveté et du déchaînement de leurs émotions, mais ce sont les hommes les premiers que l'on nous désigne comme véritables coupables des tragédies qu'ils entraînent. Ce qui empêche cette histoire de devenir un véritable coup de coeur pour moi, c'est l'aspect religieux brandit une fois de plus comme unique obstacle à la perfidie des hommes et à leurs instincts les plus pervers. Indiana est chaste et le reste, et sa formidable force de caractère intimide même ses plus rudes adversaires...
    A travers le récit des tourments d'Indiana, l'auteur en profite donc pour souligner toutes les imperfections de la société de l'époque et offre ainsi un récit dense, passionnant, lyrique qui s'apparente à un hymne à la liberté mais porte aussi tout le désespoir d'un combat dur à remporter...
    Un long billet pour une très grande oeuvre littéraire !

    Lien : http://tranchesdelivres.blogspot.com/2011/11/indiana-george-sand.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Missbouquin, le 30 mars 2012

    Missbouquin
    Le livre
    Dans ce roman, George Sand relate la rencontre entre Indiana, une jeune femme élevée à la Réunion qui suit à Paris son mari, vieux colonel colérique et jaloux; et Raymon, l'homme du monde par excellence. L'histoire d'un amour raté, de malentendus et de trahisons.
    Ce que j'en ai pensé
    Il s'agit de la première œuvre rédigée seule par George Sand, et publiée sous ce pseudonyme. Dans la préface, elle affirme : “Ceux qui m'ont lu sans prévention comprennent que j'ai écrit Indiana avec le sentiment non raisonné, il est vrai, mais profond et légitime, de l‘injustice et de la barbarie des lois qui régissent encore l'existence de la femme dans le mariage, dans la famille et la société. Je n'avais point à faire un traité de jurisprudence, mais à guerroyer contre l'opinion ; car c'est elle qui retarde ou prépare les améliorations sociales.”
    Ce premier roman est donc une véritable profession de foi, de défense de la liberté féminine dans une société où il existe des hommes qui peuvent dire sans rougir, comme le colonel Delmarre : “Qui donc est le maître ici, de vous ou de moi ? qui donc porte une jupe et doit filer une quenouille ?”
    A quoi Indiana répond : “La loi de ce pays vous a fait mon maître. Mais sur ma volonté, monsieur, vous ne pouvez rien.”
    Ces deux répliques montrent la révolution d'Indiana au cours du roman, de jeune fille naïve et presque faible mais entière, victime des romans qu'elle a lu (“Il faut m'aimer sans partage, sans retour, sans réserve; il faut être prêt à me sacrifier tout, fortune, réputation, devoir, affaires, principes, famille; tout, monsieur, car je mettrai le même dévouement dans la balance et que je la veux égale”), qui cède sous les fables de Raymon; à celle d'une femme qui revendique non pas une liberté physique mais bien une liberté de penser et d'aimer. Car “Les femmes ont rarement le courage physique qui consiste à lutter d'inertie contre la douleur ou le danger; mais elles ont souvent le courage moral qui s'exalte avec le péril ou la souffrance.”
    Or Indiana souffre tout au long du roman, dans sa vie morne et ennuyeuse, entre trois hommes qui ne la comprennent pas, qui ne semblent pas être capables d'affection : Delmarre est jaloux mais ridicule; Raymon, au départ aimant, devient vite indifférent (“De ce moment-là, il ne l'aima plus“). Enfin, il faut s'arrêter quelques minutes sur la troisième figure masculine : Sir Ralph, qui a élevé Indiana comme sa fille et l'aime plus que tout, même si son flegme britannique est très exaspérant ! On s'aperçoit tardivement qu'il est en réalité le personnage le plus important de ce roman, le plus passionné et le plus aimant. Une découverte qui me pousserait presque à relire le roman avec un regard différent, éclairé par la fin …
    C'est donc au final un magnifique roman sur l'amour, le désespoir auquel il peut conduire, mais aussi sur la vie, la renaissance, la nature et enfin, la sérénité. Un roman bouleversant.


    Lien : http://missbouquinaix.wordpress.com/2012/03/30/indiana-1832-george-s..
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    • Livres 5.00/5
    Par Syl, le 13 avril 2013

    Syl
    L'île Bourbon – la Brie – Paris – L'île Bourbon – vers 1830…
    « Par une soirée d'automne pluvieuse et fraîche, trois personnes rêveuses étaient gravement occupées, au fond d'un petit castel de la Brie, à regarder brûler les tisons du foyer et cheminer lentement l'aiguille de la pendule ».
    Ainsi sont les premiers mots de l'histoire ; tableau charmant, rural, d'une veillée.
    En fait, cela pourrait être la première scène du levé de rideau, acte 1, d'une pièce de Monsieur Molière ou de Monsieur Corneille pour la tragédie. On s'attendrait à lire « le petit chat est mort ».
    Acte 1 – Les personnages se présentent. Nous avons le mari Monsieur Delmare. Ancien soldat, titré, un colonel, l'homme est vieux, violent et jaloux. Il a épousé une jeunette. Il a beaucoup d'ambition pour sa maison. Près de la cheminée, sa femme, au doux nom qui fleure l'exotisme, Indiana. Elle a dix-neuf ans, est belle, douce, porte un regard de mélancolie presque éteint. C'est une figurante qui voit la vie s'échapper. A quoi songe-t-elle ? A l'île Bourbon ? Terre qui l'a vu naître. Près d'elle, se tient le baron Rodolph Brown que l'on nomme Ralph. Il est le cousin d'Indiana. Ce jeune homme de dix ans son aîné, a la prestance rigide. Ses traits sont pourtant beaux, mais son sérieux et son flegme le rendent comme inexistant.
    Tristesse, désillusion, attente, temps mort, on se languit…
    Vient alors comme un diablotin sortant de sa boîte, Raymond de Ramière. Il a la pétulance d'une jeunesse dorée. Son éloquence due à un esprit fin et lettré fait de lui un jeune « héros des salons éclectiques ». Secrètement, il est le doux ami de Noun, servante et soeur de lait d'Indiana. Elle lui abandonne son coeur et sa vertu.
    Secouez le pochon, les acteurs vont se livrer à un chassez-croisez amoureux.
    Noun aime Raymond, Raymond aime l'amour. Il a envers elle une reconnaissance, un besoin qui le flatte. Sans être libertin, il se ment à lui même et va mener cette innocente vers l'abîme. Monsieur Delmare aurait aimé être aimer. C'est un homme simple, qui malgré son autoritarisme, aurait pu se laisser attendrir. Ralph, figure de l'égoïsme pour la plupart, veille. Présent pour Indiana, il est à la fois son père, son frère, son ami, son médecin. Il est le ténébreux, le grave, le mystérieux. Quant à Indiana, vertueuse et candide, elle se fane, elle se meurt de ne pas avoir aimé.
    Acte 2 – Paris et ses salons, ses bals, la vie est pétillante. C'est aussi un lieu de chasse. Indiana rencontre Raymond ; le chasseur va traquer la biche. Les armes sont des regards, des paroles, une onctuosité dans les gestes, un amour courtois. La vie est à portée d'un baiser. Retraite de la proie, persévérance et hypocrisie du traqueur, le jeu se mène.
    Acte3 – Il existe plusieurs amours. Avec sincérité, on peut aimer avec ses sens, son âme, et les deux. Chacun se dévoile, même le portrait de Ralph, recouvert d'une fine baptiste, dans la chambre d'Indiana, raconte au lecteur l'hypothèse d'un sentiment refoulé. Les coeurs sont bridés, corsetés et amidonnés, enclos de préjugés et de carcans de l'époque.
    Indiana se réveille.
    Acte 4 et final – … Je vais me taire et vous laisser les découvrir.
    Chers amis lecteurs, vous avez dans ce livre un concentré de romantisme. Des amours perdus, des larmes de désespérance, des fuites tragiques, des âmes non comprises. On n'aime pas simplement ce roman, on le vit, on compatit, on s'en amourache.
    Si j'ai mis « de Virginie à Indiana » en titre, c'est que Ralph aimait lire le livre « Paul et Virginie » à Indiana.
    George Sand a écrit ce premier livre, alors qu'elle venait de s'affranchir d'un mari et d'un amant. Femme libre, elle devient celle que l'on connaît.
    Préface de George Sand lors de la première parution du roman en 1842 :
    …« Ceux qui m'ont lu sans prévention comprennent que j'ai écrit Indiana avec le sentiment non raisonné, il est vrai, mais profond et légitime, de l'injustice et de la barbarie des lois qui régissent encore l'existence de la femme dans le mariage, dans la famille et la société… La guerre sera longue et rude ; mais je ne suis pas le premier, ni le seul, ni le dernier champion d'une si belle cause, et je la défendrai tant qu'il me restera un souffle de vie. »
    Beau plaidoyer.
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    • Livres 3.00/5
    Par Mimimelie, le 27 mai 2013

    Mimimelie
    "Enfin je commençai Indiana, sans projet et sans espoir, sans aucun plan, mettant résolument à la porte de mon souvenir tout ce qui m'avait été posé en précepte ou en exemple, et ne fouillant ni dans la manière des autres ni dans ma propre individualité pour le sujet et les types. On n'a pas manqué de dire qu'Indiana était ma personne et mon histoire. Il n'en rien. J'ai présenté beaucoup de types de femmes, et je crois que quand on aura lui cet exposé des impressions et des réflexions de ma vie, on verra bien que je ne me suis jamais mise en scène sous des traits féminins. Je suis trop romanesque pour avoir vu une héroïne de roman dans mon miroir. Je ne me suis jamais trouvée ni assez elle, ni assez aimable, ni assez logique dans l'ensemble de mon caractère et de mes actions pour prêter à la poésie ou à l'intérêt, et j'aurais eu beau chercher à embellir ma personne et à dramatiser ma vie, je n'en serais pas venue à bout. Mon moi, me revenant face à face, m'eût toujours refroidie".
    [Histoire de ma vie. Ed.Stock]
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    • Livres 3.00/5
    Par nathalie_MarketMarcel, le 17 avril 2014

    nathalie_MarketMarcel
    Un des grands romans de Sand que je ne suis pas certaine d'apprécier totalement.
    C'est le roman de ses amours et de ses douleurs, comment une jeune femme a soif d'aimer et d'être aimée, comment elle se trompe, comment elle est abusée, comment un jeune homme croit à ses propres mouvements passionnels à une époque où la femme appartient à l'époux et ne peut avoir qu'une résistance intérieure.
    La peinture de la société n'est guère glorieuse. Paris est le lieu des masques et des stratèges. Les petites villes de province sont le lieu des rumeurs malsaines et du poids des conventions sociales étouffantes et accusatrices. le bonheur ne se trouve qu'en l'île Bourbon, loin des êtres humains, dans la nature généreuse capable de se régénérer face à toutes les adversités.
    'ai été plus intéressée par ce portait de la société humaine et par l'hymne à la retraite dans la nature. Sand a fait le choix d'héroïnes créoles et de placer une partie de l'action dans l'île Bourbon, lieu où une femme peut se promener seule pour aller contempler l'horizon. Les passions douloureuses s'y endorment et peuvent espérer cicatriser.

    Lien : http://chezmarketmarcel.blogspot.fr/2014/04/elle-esperait-mourir-mai..
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Citations et extraits

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  • Par nathalie_MarketMarcel, le 17 avril 2014

    Allez, la solitude est bonne, et les hommes ne valent pas un regret.

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  • Par nathalie_MarketMarcel, le 17 avril 2014

    Chez elle, tout se rapportait à une certaine faculté d’illusions, à une ardente inspiration vers un point qui n’était ni le souvenir, ni l’attente, ni l’espoir, ni le regret, mais le désir dans toute son intensité dévorante. Elle vécut ainsi des semaines et des mois sous le ciel des tropiques, n’aimant, ne connaissant, ne caressant qu’une ombre, ne creusant qu’une chimère.

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  • Par nathalie_MarketMarcel, le 17 avril 2014

    Pourvu qu’il respecte religieusement la vie et la bourse de ses concitoyens, on ne lui demande pas compte d’autre chose. Il peut battre sa femme, maltraiter ses gens, ruiner ses enfants, cela ne regarde personne. La société ne condamne que les actes qui lui sont nuisibles ; la vie privée n’est pas de son ressort.

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  • Par nathalie_MarketMarcel, le 17 avril 2014

    Raymon fut tenté d’avoir peur de ce sang-froid et de prendre au mot ces folles menaces ; et puis il se retrancha dans l’opinion où il était qu’Indiana ne l’aimait point, et qu’elle appliquait maintenant à sa situation l’exagération des sentiments qu’elle avait puisée dans les livres.

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  • Par nathalie_MarketMarcel, le 17 avril 2014

    Trop affaibli par l’âge et les fatigues pour aspirer à devenir père de famille, il était resté vieux garçon dans son ménage, et avait pris une femme comme il eût pris une gouvernante.

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