> Pierre de Boisdeffre (Éditeur scientifique)

ISBN : 2253007099
Éditeur : Le Livre de Poche (1973)


Note moyenne : 3.53/5 (sur 225 notes) Ajouter à mes livres
On l'appelait « la mare au Diable », car ses brumes, le soir, égaraient les voyageurs. Perdus à leur tour, Germain, Marie et le Petit Pierre sont forcés d'y passer la nuit. Le laboureur et la jeune fille ont le coeur triste. Germain va chercher une épouse pour s'occuper... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par olivberne, le 07 mars 2012

    olivberne
    On se moque parfois des histoires de Georges Sand, de ces personnages naïfs et simples, paysans du Berry à qui il n'arrive pas grand chose. Mais il faut reconnaître qu'elle racontre bigrement bien les histoires et que ses descriptions de la campagne, de sa campagne, l'ambiance de la mare et tout ce qui tourne autour, c'est beau!
    Critique de qualité ? (26 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Christw, le 23 décembre 2011

    Christw
    Un a priori pourrait faire envisager cette lecture comme une récréation. On peut aussi en sortir l'esprit nourri des coutumes rustiques d'un autre siècle et des images d'un vieux terroir agricole, le Berry, dont on ne sait rien...

    Ce n'est pas le récit principal qui justifiera cette satisfaction: son scénario est un peu mince et au moment où il suscite la passion, il achoppe brutalement contre une fin heureuse qu'on n'attend pas si vite. L'appendice en quatre chapitres livrés quelques semaines après l'écriture du roman (écrit en quatre jours) suggère que G. Sand s'est vue reprocher la minceur de son récit. On n'en déduira pas qu'elle fut motivée par l'argent (même si on sait qu'elle a connu des difficultés pécuniaires): il y a maintes raisons plus nobles, exposées dans son chapitre au lecteur, qui la motivent.

    Au départ, une gravure de Hans Holbein (16è siècle), la danse macabre du laboureur, suscite la tristesse de Sand.
    La vanité des distinctions sociales face à la mort. le dépassement de cette idée engendre un souci de progrès social : " Il faut enfin que la mort ne soit plus ni le châtiment de la prospérité, ni la consolation de la détresse".
    Ensuite il vaut mieux peindre les paysans sous un jour poétique et doux éloigné de la menace et de l'épouvante soulignées par une tradition artistique issue du moyen âge et de la Renaissance: "...la mission de l'art est une mission de sentiment et d'amour".
    Puis la volonté de donner des pages fidèles à l'esthétique romantique: l'histoire finit par le tableau d'un laboureur en prière dans un sillon, des larmes sur les joues. L'image n'est plus dans les normes aujourd'hui, mais cela place une distance intéressante entre le roman et nous, une distance qui engendre un charme désuet indéniable.

    Quelle langue donner aux paysans ? G. Sand fait ici le choix d'un français élaboré parsemé de quelques mots d'argot. de la belle langue, c'est de la littérature que diable ! Néanmoins cette belle élocution donne peu de présence aux personnages: on est dans un rêve.

    Avec l'appendice intégré a posteriori comme un bouquet final pour décrire la noce, on quitte la fiction pour entrer dans une description très authentique de moeurs festives et par cela, le roman devenu composite s'enrichit. Ces rites rappellent combien nos sociétés ont effacé la rudesse et la folie des coutumes de jadis, longues de plusieurs jours, vivantes de joutes, processions et chansons. Nos carnavals restent sans doute le meilleur ersatz de tout cela.

    Ce Folio classique, présenté et annoté par Léon cellier, étoffe La Mare au Diable pour autant qu'on prenne le temps d'approfondir ces compléments documentaires. On y découvre une George Sand informée, motivée et documentée, proche de la vie culturelle et politique de son temps.

    On lit dans les notes que des chercheurs ont trouvé l'identité des personnes du cru qui ont servi de modèles aux protagonistes du roman. Cela peut paraître un sujet d'étude futile, mais un tel travail doit être passionnant, un vrai voyage dans le temps à la découverte du matériau d'un écrivain, une archéologie littéraire.

    L'endroit de La Mare au Diable est indiqué sur une route proche du bois de Chanteloube entre Nohant et Ardentes. Chargé du trouble venu d'un épisode angoissant vécu dans la région par G. Sand enfant (narré dans Histoire de ma vie), le lieu donne au roman la marque d'un envoûtement. Ce qui a certainement contribué à la renommée de ce conte rural.

    Lien : http://marque-pages.over-blog.net/article-la-mare-au-diable-georges-..
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par dominique.perrotin, le 12 janvier 2012

    dominique.perrotin
    Je viens de relire ce petit roman, vite fait, et je me rend compte que le temps passe et on oublie les choses. Je ne me rappelais plus de cette histoire. Je crois qu'en fin de compte, je ne l'avais pas lu. J'ai probablement fait une dictée au collège en croyant le lire.
    Sinon, c'est un texte remarquable qui se passe dans le loir et cher, et qui décrit les pensées des gens de la campagne au milieu du XIXème siècle.
    C'est plaisant de savoir que déjà à cette époque, Georges Sand constatait que la vie évoluait rapidement en quelques années. Sauf qu'à cette époque là, le changement n'était pas trop négatif.
    La fin de l'histoire, quand Germain lance sa tirade à la petite Marie, m'a fait penser à du PAGNOL.....
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Metaphore, le 11 décembre 2011

    Metaphore
    Mon premier George Sand, je n'en ai jamais lu. A l'école, j'y ai échappé : c'est ce que j'aurais dit à l'époque. Quel dommage ! Mais voilà chose faite, je l'ai lu (dévoré), et cela ne sera pas le dernier.
    George Sand ne m'est pas inconnue, j'ai eu la chance d'aller plusieurs fois dans sa demeure à Nohant. J'ai ses livres depuis terriblement longtemps en attente dans ma bibliothèque, il manquait juste l'envie, le temps… enfin plus d'excuse !
    C'est un livre très plaisant, un genre de petite fable, tellement simple dans le style qu'il se lit d'une traite. J'ai pris plaisir à rencontrer ces personnages, tous dans leur style ont une noblesse de cœur, une existence simple et vraie. Cet endroit magique, qu'est La Mare au Diable, va permettre à Germain et Marie de se rencontrer, de se dévoiler, de se découvrir. Des personnages ayant un grand sens moral, bien loin de l'image primitive et simpliste que nous pourrions avoir des campagnards. Un voyage initiatique dans le sentiment amoureux, un retour aux sources. Un vrai régal !

    Lien : http://thebookaddictes.canalblog.com/archives/2011/12/11/22930861.html
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    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 21 août 2011

    cicou45
    Lu il y a très longtemps de cela, ce fut le premier livre de George Sans que je découvris et j'en garde un très bon souvenir. le titre du livre tire son nom d'une petite mare enchanteresse qui est propice aux amours et à la sérénité. En effet, c'est là que Germain, veuf depuis peu et dorénavant seul avec ses trois enfants, réalisera, alors qu'il était sur le chemin pour faire la cour à une autre veuve d'un village voisin, accompagné de l'un de ses fils et de Marie, une jeune femme de son village, que l'amour se trouve parfois plus près qu'on ne le pense.
    En effet, ayant pris conscience de son amour pour Marie, il la demandera en mariage dès son retour.
    Une magnifique histoire d'amour. Un livre à l'écriture simple et fluide qui se laisse lire en un rien de temps et que, pour l'avoir lu il y a bien longtemps, j'ai bien envie de relire. A découvrir !
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Citations et extraits

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  • Par Nadael, le 04 février 2010

    J'ai toujours eu de l'amitié pour toi, et à présent je me sens si amoureux que si tu me demandais de faire toute ma vie tes mille volontés, je te jurerais sur l'heure. Vois, je t'en prie, comme je t'aime, et tâche d'oublier mon âge. Pense que c'est une fausse idée qu'on se fait quand on croit qu'un homme de trente ans est vieux (...)mais j'ai entendu dire que dans d'autres pays on ne regardait point à cela ; qu'au contraire on aimait mieux donner pour soutien, à une jeunesse, un homme raisonnable et d'un courage bien éprouvé qu'un jeune gars qui peut se déranger, et, de bon sujet qu'on le croyait, devenir un mauvais garnement. (...) Quand un homme est usé par trop de travail et de misère ou par la mauvaise conduite, il est vieux avant vingt-cinq ans. Au lieu que moi...Mais tu ne m'écoutes pas, Marie.
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  • Par Nadael, le 04 février 2010

    Germain parlait comme dans un rêve sans entendre ce qu'il disait. La petite Marie tremblait toujours ; mais comme il tremblait encore davantage, il ne s'en aperçevait plus. Tout à coup elle se retourna ; elle était toute en larmes et le regardait d'un air de reproche. Le pauvre laboureur crut que c'était le dernier coup, et, sans attendre son arrêt, il se leva pour partir, mais la jeune fille l'arrêta en l'entourant de ses deux bras, et, cachant sa tête dans son sein:- Ah Germain, lui dit-elle en sanglotant, vous n'avez donc pas deviné que je vous aime?
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  • Par Saphira, le 29 décembre 2009

    Germain fut content qu'elle n'eût pas fait attention à ses dernières paroles; il reconnut qu'elles n 'étaient point sages, et il lui tourna le dos pour se distraire et changer de pensée. Mais il eut beau faire, il ne put s'endormir, ni songer à autre chose qu'à ce qu'il venait de dire .
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  • Par Metaphore, le 11 décembre 2011

    - Oui mon garçon, dit-elle, c’est ici la Mare au diable. C’est un mauvais endroit et il ne faut pas en approcher sans jeter trois pierres dedans de la main gauche, en faisant le signe de la croix de la main droite : ça éloigne les esprits. Autrement il arrive des malheurs à ceux qui en font le tour.
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  • Par sultanne, le 22 janvier 2012

    ... et de quoi ne triompherait pas, en effet, l'incomparable beauté de l'enfance ?
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