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Citations sur Lélia (35)

Carosand
Carosand26 février 2011
Combien de fois, à l'entrée de la nuit, au lever de la lune, aux premières clartés du jour, combien de fois, dans le silence de minuit et dans cet autre silence de midi si accablant, si inquiet, si dévorant, n'ai-je pas senti mon coeur se précipiter vers un but inconnu, vers un bonheur sans forme et sans nom, qui est au ciel, qui est dans l'air, qui est partout comme un aimant invisible, comme l'amour ? Et pourtant, Sténio, ce n'est pas l'amour ; vous le croyez, vous qui ne savez rien et qui espérez tout ; moi qui sais tout, je sais qu'il y a au-delà de l'amour des désirs, des besoins, des espérances qui ne s'éteignent point ; sans cela que serait l'homme ?
Il lui a été accordé si peu de jours pour aimer sur la terre !
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Omabellemaitresse3
Omabellemaitresse327 septembre 2014
Si je doutais de la bonté divine au point d'espérer autre chose que le néant, pour lequel je suis fait, je lui demanderais d'être l'herbe des champs, que le pied foule et qui ne rougit pas, le marbre, que le ciseau façonne et qui ne saigne pas, l'arbre, que le vent fatigue et qui ne le sent pas.
Sténio
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Lea25
Lea2505 octobre 2013
Laissez l'enfant croître et vivre, n'étouffez pas la fleur dans son germe. Ne jetez pas votre haleine glacée sur ses belles journées de soleil et de printemps. N’espérez pas donner la vie, Lélia: la vie n'est plus en vous, il ne vous en reste que le regret; bientôt, comme à moi, il ne vous en restera plus que le souvenir.
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farudja
farudja26 août 2012
J'oubliais d'être jeune,la nature oublia de m'éveiller.mes rêves avaient été trop sublimes;je ne pouvais plus redescendre aux appétits grossiers de la matière.Un divorce complet s'était opéré à mon insu entre le corps et l'esprit.J'avais vécu en sens inverse de la destinée naturelle.Au lieu de commencer par la jouissance et de finir par la réflexion,javais ouvert le livre de la vie au chapitre de la science,je m'étais enivrée de méditations et de spiritualisme,et j'avais prononcé l'anathème des vieillards sur tout ce que je n'avais pas encore éprouvé.Quand vint l'âge de vivre,il fut trop tard:j'avais vécu mais si la jeunesse des sens,mais si la vie du corps n'a qu'un jour,qu'il faut saisir et qui ne revient plus,la jeunesse de l'âme est longue et la vie de l'esprit est immortelle.Mon coeur survivrait à mes sens et je me dévouerai en pâlissant et en fermant les yeux.
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Carosand
Carosand26 février 2011
Il y a un refuge contre les hommes, c'est le suicide ; il y a un refuge contre Dieu, c'est le néant.
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Omabellemaitresse3
Omabellemaitresse325 octobre 2014
Mais hélas! déjà vous me pétrifiez avec ce sourire amer et froid qui condamne ou raille toutes mes paroles, qui réprime toutes mes sensations, qui repousse tous mes désirs. Pourquoi tout à l'heure étiez-vous penchée sur moi avec un regard brûlant, avec des lèvres entrouverts, avec une indolence excitante et cruelle? Est-ce donc que vous me méprisez au point de jouer avec moi comme avec un enfant? Vous permettez vous cet abandon parce que vous oubliez que je suis un homme? Etes-vous si peu femme que vous ne compreniez pas le désordre et la souffrance que vous pouvez causer?
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Carosand
Carosand26 février 2011
L'amour, Sténio, n'est pas ce que vous croyez ; ce n'est pas cette violente aspiration de toutes les facultés vers un être créé ; c'est l'aspiration sainte de la partie la plus éthérée de notre âme vers l'inconnu. Etres bornés, nous cherchons sans cesse à donner le change à ces cuisants et insatiables désirs qui nous consument ; nous leur cherchons un but autour de nous, et, pauvres prodigues que nous sommes, nous parons nos méprisables idoles de toutes les beautés immatérielles aperçues dans nos rêves. Les émotions des sens ne nous suffisent pas. La nature n'a rien d'assez recherché, dans le trésor de ses joies naïves, pour apaiser la soif de bonheur qui est en nous ; il nous faut le ciel, et nous ne l'avons pas !
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Bloodyrose
Bloodyrose30 novembre 2008
J'ai peur de vous. Plus je vous vois, et moins je vous devine. Vous me ballottez sur une mer d'inquiétudes et de doutes. Vous semblez vous faire un jeu de mes angoisses. Vous m'élevez au ciel et vous me foulez aux pieds. Vous m'emportez avec vous dans les nuées radieuses, et puis vous me précipitez dans le noir chaos ! Ma faible raison succombe à de telles épreuves. Epargnez-moi !
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Bloodyrose
Bloodyrose30 novembre 2008
Pardonne à ces instants de haine que tu m'inspires, c'est que je t'aime avec passion, avec délire, avec désespoir.
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joiedelire
joiedelire05 août 2015
Si nous aspirons si haut, n’est-ce pas, c’est que notre âme se souvient de son origine c’est qu’elle souffre dans son enveloppe terrestre; c’est qu’elle sent que, pour reprendre son essor et sa puissance, elle a besoin de dépouiller les langes où elle est garrottée.
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