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Par Carosand le 26/02/2011
Combien de fois, à l'entrée de la nuit, au lever de la lune, aux premières clartés du jour, combien de fois, dans le silence de minuit et dans cet autre silence de midi si accablant, si inquiet, si dévorant, n'ai-je pas senti mon coeur se précipiter vers un but inconnu, vers un bonheur sans forme et sans nom, qui est au ciel, qui est dans l'air, qui est partout comme un aimant invisible, comme l'amour ? Et pourtant, Sténio, ce n'est pas l'amour ; vous le croyez, vous qui ne savez rien et qui espérez tout ; moi qui sais tout, je sais qu'il y a au-delà de l'amour des désirs, des besoins, des espérances qui ne s'éteignent point ; sans cela que serait l'homme ?
Il lui a été accordé si peu de jours pour aimer sur la terre !
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Par Carosand le 26/02/2011
Il y a un refuge contre les hommes, c'est le suicide ; il y a un refuge contre Dieu, c'est le néant.
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Par farudja le 26/08/2012
J'oubliais d'être jeune,la nature oublia de m'éveiller.mes rêves avaient été trop sublimes;je ne pouvais plus redescendre aux appétits grossiers de la matière.Un divorce complet s'était opéré à mon insu entre le corps et l'esprit.J'avais vécu en sens inverse de la destinée naturelle.Au lieu de commencer par la jouissance et de finir par la réflexion,javais ouvert le livre de la vie au chapitre de la science,je m'étais enivrée de méditations et de spiritualisme,et j'avais prononcé l'anathème des vieillards sur tout ce que je n'avais pas encore éprouvé.Quand vint l'âge de vivre,il fut trop tard:j'avais vécu mais si la jeunesse des sens,mais si la vie du corps n'a qu'un jour,qu'il faut saisir et qui ne revient plus,la jeunesse de l'âme est longue et la vie de l'esprit est immortelle.Mon coeur survivrait à mes sens et je me dévouerai en pâlissant et en fermant les yeux.
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Par Carosand le 26/02/2011
L'amour, Sténio, n'est pas ce que vous croyez ; ce n'est pas cette violente aspiration de toutes les facultés vers un être créé ; c'est l'aspiration sainte de la partie la plus éthérée de notre âme vers l'inconnu. Etres bornés, nous cherchons sans cesse à donner le change à ces cuisants et insatiables désirs qui nous consument ; nous leur cherchons un but autour de nous, et, pauvres prodigues que nous sommes, nous parons nos méprisables idoles de toutes les beautés immatérielles aperçues dans nos rêves. Les émotions des sens ne nous suffisent pas. La nature n'a rien d'assez recherché, dans le trésor de ses joies naïves, pour apaiser la soif de bonheur qui est en nous ; il nous faut le ciel, et nous ne l'avons pas !
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J'ai peur de vous. Plus je vous vois, et moins je vous devine. Vous me ballottez sur une mer d'inquiétudes et de doutes. Vous semblez vous faire un jeu de mes angoisses. Vous m'élevez au ciel et vous me foulez aux pieds. Vous m'emportez avec vous dans les nuées radieuses, et puis vous me précipitez dans le noir chaos ! Ma faible raison succombe à de telles épreuves. Epargnez-moi !
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Pardonne à ces instants de haine que tu m'inspires, c'est que je t'aime avec passion, avec délire, avec désespoir.
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J'avais rêvé le ciel dans un de vos baisers et vous m'avez fait connaître l'enfer.
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Par Carosand le 26/02/2011
Combien de fois, à l'entrée de la nuité, au lever de la lune, aux premières cl
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Par arnaud_m le 31/08/2012
Oh ! croire en soi ! sublime et imbécile fatuité de la jeunesse ! arranger soi-même son avenir et rêver la destinée qu’on veut, jeter un regard de mépris superbe sur les voyageurs fatigués et paresseux qui encombrent la route et croire qu’on va s’élancer vers le but, fort et rapide comme la pensée, sans jamais perdre haleine, sans jamais tomber en chemin ! savoir si peu qu’on prenne le désir pour la volonté ! O bonheur et bêtise insolente ! O fanfaronnade et naïveté ! Nous avons été ainsi, Trenmor, n’étions-nous pas bien heureux ?
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Par arnaud_m le 31/08/2012
Cette femme pâle et belle comme le vice, cette grande prostituée des nations, couverte des richesses de l’Orient et chevauchant une hydre qui vomit des fleuves de poison sur toutes les voies humaines, c’est la civilisation, c’est l’humanité dépravée par le luxe et la science, c’est le torrent de venin qui engloutira toute parole de vertu, tout espoir de régénération.