> Mélanie Fazi (Traducteur)

ISBN : 2360510134
Éditeur : Orbit (2011)


Note moyenne : 4.48/5 (sur 21 notes) Ajouter à mes livres

Pour mettre fin à la tyrannie, Vin a tué le Seigneur Maître. Mais en essayant de fermer le Puits de l’Ascension, elle a laissé s’échapper une des formes maléfiques de l’Insondable. Depuis, ses Inquisiteurs et... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 3.00/5
    Par Munin, le 07 septembre 2011

    Munin
    A l'heure où des auteurs comme Vandermeer, Duncan ou Miéville tentent de saborder le genre, il est rassurant de voir qu'il existe encore des écrivains qui prennent le lecteur pour ce qu'il est : un placide ruminant qui attend de la Fantasy le même genre de distraction qu'un train qui passe. Et pour satisfaire ce lecteur, le maître mot est l'économie d'efforts. Trop de Fantasy tue la fantaisie : les effets de manche superflus, les créatures bizarres, les théologies surréalistes, les nomenclatures exotiques et imprononçables compliquent votre travail et alourdissent le récit.
    Pourquoi se fatiguer, en effet ? Si en SF le suspension of disbelief demande un gros travail de cohérence, si la littérature générale exige une étude approfondie de la psychologie des personnages, la Fantasy a la chance de pouvoir se passer de l'un et l'autre : le lecteur, avant même d'ouvrir le livre, est déjà convaincu des pré-requis que sont la stagnation éternelle au Moyen-Age ou l'existence de la magie. Et s'il a gobé cela, il est prêt à avaler n'importe quelle couleuvre, du moment que les clichés du genre soient présents.
    Ces clichés du genre, vous ne pouvez pas vous en passer. La Fantasy, c'est comme les figures imposées du patinage artistique : on n'invente rien d'une performance à une autre, on change juste l'ordre et la qualité d'exécution des figures. Certains auteurs vont essayer d'enchaîner à toute vitesse les figures les plus difficiles, ce qui peut provoquer un roman dense et quelque peu indigeste. D'autres faire tranquillement des tours de patinoire avec de temps en temps un petit entrechat.
    Brandon Sanderson, avec le 3e et dernier tome de la série Mistborn, est plus dans le second cas, mais il prend en plus le temps de faire de longs échauffements, histoire d'éviter que le lecteur se claque un muscle dans le cerveau à essayer de se rappeler qui est qui et qui a fait quoi. En fait, Sanderson, soucieux d'être aussi bien lu dans les cours de récréation que dans les maisons de retraite, pensent à ses lecteurs atteints d'Alzheimer et n'hésite pas à faire soliloquer ses personnages pour qu'ils rappellent complaisamment des éléments antérieurs du récit, et leur stade actuel de développement émotionnel (à peu près celui d'un "early teen", pour la plupart des protagonistes, ce qui montre bien quel est le public de prédilection de Sanderson). Les mauvaises langues diront que vu la légèreté de l'intrigue, de tels rappels sont peut-être inutiles, mais au moins ça rend le roman facile à lire, et ça permet à l'auteur de délayer habilement pour étoffer un livre qui, sinon, ferait 175 pages. Au passage, on comprend mieux maintenant pourquoi, alors qu'il devait finir le cycle de Jordan en un tome, Sanderson a finalement prévu d'écrire 3 tomes.
    A mois que le fait d'écrire 3 romans soit le résultat du soin qu'il prend à conclure toutes les intrigues en cours, et apporter une réponse à toutes les questions posées. C'est tout à son honneur, ça, le respect du client : de ce côté-là, l'auteur ne s'autorise aucune facilité, aucun effet de manche, et on comprend en lisant le livre que toute la cosmologie de l'univers, les principes de sa magie, et les antécédents des personnages, ont été décidés en amont de l'intrigue du roman. On est pas en face d'un Zelazny qui écrit au fil de la plume, la plupart du temps défoncé à l'acide ! Si Sanderson abuse de quelque chose, c'est plus certainement de tisane verveine-tilleul, vu la vélocité de son récit et l'énergie des scènes d'action qui semblent un peu répétitive après l'accumulation de celles des précédents tomes (mais bon, difficile de faire mieux que la découverte du Wire Fu du premier tome). Loin d'être aussi réussi que le 1er tome, Hero of Ages est bien meilleur que le 2e, où les ficelles pour tirer à la ligne en repoussant la conclusion du cycle étaient bien trop visibles. On peut prendre le lecteur pour un con - et c'est bien ce qu'annonce l'illustration de couverture - mais à condition de lui donner un minimum d'action, de personnages cools et de dialogues truffés de vannes à deux sous.
    Bref, Sanderson est un écrivain appliqué et soigneux, méthodique à l'extrême, mais dans la prose duquel on pourrait tailler de moitié pour arriver à quelque chose d'un peu nerveux et enlevé. Ce qui est en fait une super bonne nouvelle : après les décès d'Eddings et de Jordan, on craignait de commencer à manquer d'auteurs de fantasy besogneux capables d'empiler manuscrit sur manuscrit de verbiage édulcoré dans des décors de carton-pâte.
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    • Livres 5.00/5
    Par MarcF, le 24 février 2012

    MarcF
    Le dernier volume de la Trilogie des Fils des Brumes
    Dès le début on voit que la situation s'est aggravée : pluies de cendres plus nombreuses, attaques des brumes… et on découvre vite l'entité derrière tout cela, Ravage.
    Vin et Ellend partent à la recherche des caches du Seigneur Maitre pour espérer trouver un moyen de vaincre cette menace. Sayed et Brise jouent les ambassadeurs pour convaincre les nobles de rejoindre le nouvel empereur. Spectre de son côté part pour Utreau d'abord comme espion puis avec un rôle de plus en plus actif.
    TonSeen repart vers les siens pour essayer de les convaincre. Tous ces héros secondaires sont bien décrits et très vivants et rajoutent bien au récit.
    Brandon Sanderson sait manier ses fils avec brio alternant de l'un à l'autre. Il nous introduit une troisième forme de magie, l'hémalurgie qui vient compléter l'allomancie et la ferrochimie.
    L'allomancie donne des combats très spectaculaires comme ceux de Vin et Ellend à la fin. On peut certes reprocher quelques répétitions comme de nous re-répéter l'effet du potin à chaque utilisation. A la fin du troisième tome, on s'en souvient !!
    Quelques petites longueurs aussi durant le siège de Fadrex qui traduise l'hésitation de nos héros : doivent-ils attaquer la ville ou pas ?
    J'ai beaucoup aimé aussi les petits paragraphes avant chaque début de chapitre dont on se demande qui les a écrits même si on sent bien qu'ils sont postérieurs. Brandon Sanderson sait y mettre juste ce qu'il faut pour éclairer une autre facette de l'histoire sans trop en dévoiler.
    Au final, une excellente trilogie avec une magie originale, un univers très fouillée, des personnages sympathiques et bien décrits et une très bonne histoire. Je recommande.
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    • Livres 5.00/5
    Par Lefso, le 30 juillet 2011

    Lefso
    Toujours sur la même lancée, l'auteur nous en met plein la vue. Que ce soit avec son écriture fluide, que ce soit au niveau de l'histoire qui vient combler toutes les attendes du lecteur des premier et deuxième tomes, que ce soit au niveau des personnages qui s'étoffent encore un petit peu plus, si c'est possible.
    L'auteur arrive encore à nous surprendre après deux tomes de 700 pages chacun de part son style. Celui-ci est plus qu'agréable, fluide et toujours aussi précis. Les batailles allomantiques sont de part ce fait, toujours aussi palpitantes. Les entrées de chapitres sont mystérieux ... qui donc les écrit ? Je trouve que ces petits textes rajoute beaucoup à l'histoire et au suspens. L'auteur sait nous faire vibrer que ce soit par l'action ou l'émotion.
    Dans ce tome, nous avons plusieurs groupes de personnages qui doivent régler la problème que pose la fin du monde. On découvre donc un peu plus les Dominats extérieurs à Luthadel. Nos héros vont devoir jongler avec la diplomatie et la force s'ils veulent sauver le monde. L'histoire est très bien menée. le lecteur peut difficilement poser son livre. Il veut savoir comment finit cette histoire ! Et il sera comblé, car au fur et à mesure de sa lecture, il va découvrir tout ce que l'auteur a réussi à lui cacher durant ces quelques 2000 pages.
    Les personnages sont encore une fois le clou du spectacle, car ils sont profonds et attachants. Chacun trouve sa place dans l'histoire que l'on nous raconte et le lecteur n'a aucun mal à s'imaginer faire partie de la bande. Les personnages « secondaires » mis en valeur dans ce dernier tome sont Spectre, TenSoon et Sazed ! Vin et Elend sont quant à eux toujours au cœur de l'action.
    Cette trilogie est un trésor de la fantasy : On y retrouve des personnages fantastiques, que ce soit de par leurs forces mais aussi de part leurs faiblesses, on y retrouve une histoire écrite à la perfection, complète qui tient le lecteur en haleine tout du long et où à la fin tout s'imbrique parfaitement.

    Lien : http://lefso.blogspot.com/2011/07/fils-des-brumes-tome-3-le-heros-de..
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    • Livres 3.00/5
    Par MarieC, le 24 mars 2012

    MarieC
    Ce troisième volume m'a un peu déçue. L'auteur y dévide jusqu'au bout tous les fils qu'il a tiré dans les deux précédents tomes, mais n'y parvient qu'au prix de quelques longueurs. Il garde en effet le souci - fort louable et que j'avais énormément apprécié dans les précédents romans de la trilogie - de rester très cohérent et très explicatif dans la description des différents types de magie en œuvre dans son roman, et il ne manque jamais de rappeler les évènements précédents dans l'intrigue. Lorsqu'on a lu à peu d'intervalle toute la trilogie, cela finit par avoir un petit goût de redite... Comme dans les romans précédents, les chapitres sont précédés d'un petit texte, qu'on devine écrit ultérieurement par un des protagonistes pour éclairer les évènements. Mais dans ce volume, ces textes sont bien trop explicites à mon avis : ils permettent de comprendre très rapidement ce qu'est l'hématurgie, et tuent ainsi tout effet de surprise. J'ai eu du mal à m'identifier aux personnages, qui se débattent stérilement dans des problématiques philosophiques traitées de manière très banale. Et le dénouement m'a paru à la fois froid et convenu... Cette trilogie n'en demeure pas moins un bon ouvrage de fantasy, qui tient parfaitement ses promesses de grande saga fantasiquement correcte.
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    • Livres 5.00/5
    Par BlackWolf, le 25 avril 2011

    BlackWolf
    En Résumé : Voilà une trilogie que je vous recommande de découvrir. Dans ce dernier opus de la trilogie l'auteur a su jouer parfaitement avec le lecteur et dévoile finalement l'ampleur de son intrigue et de la manipulation des protagonistes. Les héros sont toujours aussi profond et efficaces remplis de doutes qui vont les faire évoluer jusqu'à cette conclusion efficace et surprenante. le style de l'auteur simple, efficace et sachant jouer avec ses propres règles rend cette trilogie vraiment passionnante à lire.
    Retrouvez la chronique complète sur mon blog.

    Lien : http://blog-o-livre.over-blog.com/article-fils-des-brumes-tome-3-le-..
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Citations et extraits

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  • Par Lefso, le 30 juillet 2011

    Fatren secoua la tête. Personne ne tira tandis que l'étranger approchait de la ville sans se presser. Il arrêta sa monture devant les portes. Fatren était fier de ces portes-là. De véritables portes de bois intégrées au remblai de terre. Il s'était procuré le bois et la pierre dans le manoir du lord au centre de la ville.
    On ne voyait pas grand-chose de l'étranger sous l'épaisse cape noire qui le protégeait des cendres. Fatren l'étudia par dessus le sommet du rempart, puis se tourna vers son frère en haussant les épaules. La cendre tombait en silence.
    L'étranger bondit au bas de son cheval.
    Il s'élança tout droit dans les airs, comme propulsé d'en bas, et sa cape se dégagea cependant qu'il s'élevait. Il portait en dessous un uniforme d'un blanc éclatant.
    Avec un juron, Fatren bondit en arrière tandis que l'étranger atteignait le sommet du rempart et atterrissait au-dessus de la porte de bois. Cet homme était un allomancien. Un noble. Fatren avait espéré qu'ils continueraient tous à se chamailler au nord et qu'ils laisseraient ses gens en paix.
    Ou du moins, qu'ils les laisseraient mourir en paix.
    Le nouveau venu se retourna. Il portait une courte barbe et ses cheveux sombres étaient taillés ras.
    - Très bien, messieurs, déclara-t-il en marchant au sommet de la porte avec un équilibre contre nature, nous n'avons pas beaucoup de temps. Mettons-nous au travail.
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  • Par BlackWolf, le 25 avril 2011

    Vin pâlit soudain. Elende la regarda, avec l'intuition que quelque chose n'allait pas. Non pas ce qu'il venait de dire, mais autre chose. De quoi s'agit-il? Des assassins? Des esprits des brumes? Des koloss?
    - Je viens de penser à quelque chose, déclara Vin en braquant sur lui son regard intense. Je ne peux pas assister à un bal - je n'ai pas emporté de robe!
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  • Par Chatton, le 26 avril 2012

    Mieux vaut faire confiance et se faire trahir, semblait murmurer la voix de Kelsier. C'était l'une des devises du Survivant. Mieux vaut aimer et se faire blesser.
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  • Par Chatton, le 26 avril 2012

    Nous créons les choses pour les regarder grandir, Ravage, reprit-elle. Pour prendre plaisir à voir ce que nous aimons devenir davantage que ce qu'il était.
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  • Par Chatton, le 26 avril 2012

    La nature du monde est telle que lorsque nous créons quelque chose, nous détruisons souvent autre chose
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