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ISBN : 2888904381
Éditeur : Paquet (2011)


Note moyenne : 3.94/5 (sur 32 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Personne ne sait qui est Doomboy, c'est juste un truc live qu'on entend à la radio. Il n'y a pas de disque ou de démo, c'est un groupe fantôme... Une légende urbaine.

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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par marina53, le 07 janvier 2013

    marina53
    D. est un jeune garçon, un peu solitaire, qui joue de la guitare. Son monde s'écroule le jour où il apprend la mort de sa petite amie, Anny. Anéanti, il passe des auditions pour pouvoir entrer dans un groupe de rock mais cela se passe mal et finit en baston générale. Avec son seul ami, Step, il décide d'aller jouer sur la plage, face à l'océan. Il joue surtout pour atteindre le coeur de son amie, en espérant qu'elle entende la musique de là-haut. Step, ayant enregistré et diffusé la musique, c'est toute la ville qui l'écoute et tombe sous le charme de D., rebaptisé Doomboy...
    Il ne manquait que les sons de guitare et le plaisir était total. Même si la musique est le thème principal de cet album, Sandoval fait également référence à l'adolescence, l'amitié, la mort et surtout l'amour. le thème du deuil est traité ici avec brio et poésie, tout en finesse.
    Le graphisme est absolument remarquable. Des traits fins et nerveux, des couleurs sombres lorsque la violence ou la tristesse sont présentes, des couleurs plus douces et chaleureuses lorsque l'amour est abordé, des cadres subtilement imparfaits... c'est dire la beauté infinie de cet album!
    C'est un véritable conte mélancolique et onirique.
    Doomboy, aucune fausse note...
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    • Livres 4.00/5
    Par Little_Daisy, le 26 septembre 2014

    Little_Daisy
    T. Sandoval est un incontournable de ma bibliothèque. Directeur de la collection calamar de chez Paquet, cet auteur d'origine mexicaine me fascine énormément. C'est pourquoi après Le Cadavre et le Sofa (qui vient de reparaître chez Paquet ce mois-ci) ainsi que Le serpent d'eau, j'ai choisi de vous présenter aujourd'hui un troisième chef d'oeuvre de cet auteur : Doomboy. Sortie en septembre 2011, je vous conseille cette BD.
    Flirtant encore avec la mort, l'adolescence, le rêve et l'étrange, Sandoval nous emporte de nouveau dans son univers si sombre et en même temps chargé d'espoir. Une saveur que lui seul sait transmettre !
    Voilà ce que dit la quatrième de couverture :
    Doomboy est un adolescent solitaire qui joue pour lui seul des morceaux de guitare électrique. Pour lui seul ? Pas tout à fait car à l'aide d'un vieil émetteur radio, il envoie ses morceaux vers sa bien aimée, vers l'au-delà. Ce qu'il ignore, c'est que toute la ville capte sa musique. Il devient très vite un héros anonyme, seul son meilleur ami sachant qu'il est l'auteur de ces compositions. Jusqu'au jour où un enregistrement de sa musique circule…
    A mon tour de dire ce que je pense !
    La mer, une météo étrange, des musiques déchaînées et un ado paumé qui vient de perdre sa copine et un meilleur ami fan. Voilà dans quel monde on s'engouffre. Les riffs de guitares vont prendre le dessus sur tout ! La puissance de la BD résulte de cette alchimie entre le vrai et l'onirique. Des aplats de couleurs sublimes, des personnages touchants et un paysage qui donne envie.
    Doomboy au départ inconnu et malmené par les gens de son âge va devenir une légende locale grâce à la diffusion de ses morceaux de guitare à la radio. Voilà comment ses compositions spécialement conçues pour son amour défunt vont devenir des rendez-vous quotidiens très attendus. Sandoval va traiter de l'amour de façon subtile, délicate et vraie. Si notre protagoniste a perdu la personne qu'il aimait, certains autres personnages vont apprendre à tomber amoureux. Malheureusement tout le monde ne sait pas accepter l'amour ou n'assume pas son orientation et Sandoval va alors illustrer un rejet de l'homosexualité qui se fait avec violence.
    Même si on s'attend un peu à ce qui se passe à force de lire cet auteur, il sait nous surprendre et nous fait fantasmer de nouveau.
    Un coup de cœur pour la marchande d'étoile … A vous de lire pour la découvrir !
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    • Livres 4.00/5
    Par trust_me, le 19 octobre 2011

    trust_me
    D est un ado aux faux airs de Kurt Cobain. Il ne vit pas à Seattle mais dans une région ensoleillée qui pourrait très bien être le Mexique natal de l'auteur. Passionné par la musique métal, d'se fait chambrer par ses potes qui trouvent qu'il joue de la guitare électrique comme un pied. Sa meilleure copine Anny vient de mourir et l'ambiance à la maison avec sa mère n'est pas des plus joyeuses. le garçon traîne son spleen baudelairien dans les dunes près de chez lui. C'est là que chaque vendredi, avec sa guitare, un ampli et une antenne de fortune branchés sur une batterie, il endosse le costume de Doomboy et vient rendre un dernier hommage à Anny. Ses prestations improvisées sur la plage son diffusées sur une fréquence de radio n'émettant plus depuis des années. Pour ceux qui l'entendent, Doomboy devient une icone, une star insaisissable dont le son semblant sorti de nulle part est proprement envoutant. Légende urbaine ou réalité, Doomboy fascine et inspire. Sa disparition soudaine des ondes entretiendra le mythe de cet incroyable musicien fantôme…
    Mettre en scène un adolescent tourmenté en le confrontant au décès d'un proche est apparemment une constante chez Sandoval. L'auteur a expliqué son point vue dans une interview donnée au magazine DBD : « La mort est un élément irréversible qui change tellement de choses dans ta vie, qui te force à t'interroger, à te remettre en question. Quand tu es jeune en plus, tu connais tes premières expériences et tu les ressens de manière plus émotionnelle. Et cette fougue de l'adolescence m'intéresse pour mes histoires. En vieillissant, les choses paraissent moins magiques ». Il faut dire qu'au Mexique, la mort est aussi redoutée que fêtée. de plus, dans les villages, on continue à croire aux fantômes et aux sorciers. Tous ces éléments « culturels » se retrouvent dans Doomboy. Sans oublier la violence, une constante malheureusement typique dans un pays où les questions de sécurité sont au cœur du quotidien.
    Le dessin aux lignes courbes apparaît au premier abord assez simpliste. Les personnages ont d'énormes têtes posées sur des corps tout maigrichons. C'est quand les éléments oniriques et fantastiques entrent en scène que le trait devient plus léché. le travail sur les couleurs et la lumière est superbe et restitue à merveille les rapides variations de la météo en bord de mer. A ce titre, la couverture est on ne peut plus parlante. Entre ombre et lumière, Doomboy cherche l'apaisement et veut croire en sa bonne étoile.
    Un album vraiment étrange à l'ambiance très particulière. Je me suis laissé envouter par la petite musique de l'auteur et j'ai passé un bon moment avec Doomboy, mais je ne suis pas certain que tout le monde soit séduit par cet univers assez sombre et mélancolique.




    Lien : http://litterature-a-blog.blogspot.com/2011/10/doomboy.html
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    • Livres 5.00/5
    Par Topinambulle, le 27 juillet 2013

    Topinambulle
    Doomboy gratouille un peu la guitare, mais il n'a pas de véritable talent. Un jour, sa mère lui apprend la mort de sa petite amie Anny. Il lui pousse alors un gros trou à la place du coeur. Cheveux au vent, Doomboy se rendra au bord de la mer, tel un chevalier errant, pour transmettre sa plainte électrique. Capté sur les ondes radio, sa musique deviendra un véritable phénomène clandestin.
    Je tenais à partager avec vous mon immense coup de coeur pour le travail du bédéiste mexicain Tony Sandoval. Je suis tombée sur cet album par hasard, lors de ma dernière visite à la bibliothèque. Il a attiré mon attention grâce à son format à l'italienne, plus large que haut, l'amenant à dépasser du rayon. Ce format, plus couramment utilisé en album jeunesse qu'en bande dessinée pour adulte, laissait présager l'originalité de son contenu.
    Tony Sandoval possède un style très personnel, fusionnant des éléments fantastiques, surgis d'un onirisme macabre, à un décor réaliste et à une certaine douceur enfantine. D'une authenticité brute, l'artiste dessine des personnages avec des bouilles très mignonnes, transposés dans une réalité adolescente. L'auteur aborde des thèmes marginaux, comme la musique rock, l'homosexualité et le deuil chez les jeunes, suivant une émotion qui colle à la peau.
    Ces panoramas de bord de mer sont mis en valeur par le format paysage, qui permet également de mettre en scène la progression d'une action. Il utilise l'aquarelle, combinée à un trait de crayon très fin, pour façonner la lumière, et nous faire ressentir la solitude, le vent, les tempêtes. La musique heavy metal est représentée graphiquement par des calmars, des combats épiques, s'élevant dans le ciel.
    Cet album atypique ne plaira certainement pas à tous, mais il m'a profondément touchée par sa sincérité, ses dessins magnifiques et sa poésie mélancolique. Il a été une véritable révélation pour moi et j'espère découvrir d'autres albums de Sandoval très bientôt.

    Lien : http://leslecturesdetopinambulle.blogspot.ca/2013/07/doomboy_27.html
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  • Par alouett, le 16 avril 2012

    alouett
    Si j'ai apprécié l'album durant la lecture, j'avoue qu'aujourd'hui, il ne m'en reste rien, tout au plus un souvenir diffus. le fait de n'être jamais réellement parvenue à cerner le personnage principal doit jouer dans ce constat.
    L'aura de mystère qui plane autour du héros est préservée tout au long du récit. Si les 128 pages de l'album suffisent à comprendre son état d'esprit et sa douleur, elles ne suffisent pas à le connaître. On ne sait pratiquement rien de sa situation familiale excepté qu'il vit seul avec sa mère. Un solitaire qui nous permet difficilement de distinguer ce qui est du réel et de l'irréel. On en saurait presque plus des personnages secondaires du moins, leurs personnalités sont plus caractéristiques : le timide, le grande-gueule, la chef de groupe…
    Qu'y a-t-il à comprendre de cette histoire ? Quel message doit-on retenir ? Les souvenirs de lecture s'effilochent à une vitesse folle au point que je ne garde en tête qu'une atmosphère composée de jaunes délavés, de bruns et de gris. La lenteur du récit se laisse envahir par une incroyable langueur.

    Lien : http://chezmo.wordpress.com/2012/04/16/doomboy-sandoval/
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Critiques presse (5)


  • BoDoi , le 05 décembre 2011
    Oscillant entre les registres du prosaïque, du poétique et du fantastique, la lecture de ce Doomboy ne saurait être que vivement conseillée. Que ce soit à celles et ceux dont l’âge se rapprocherait de celui des personnages dépeints, qu’aux autres, plus âgés, qui parcourront sans doute ce joli ouvrage avec un brin de soulagement… ou de nostalgie.
    Lire la critique sur le site : BoDoi
  • BulledEncre , le 25 novembre 2011
    L’auteur mexicain sait plus que quiconque transmettre des émotions à ses lecteurs à travers un récit touchant tout en ajoutant un brin de fantastique à l’ensemble.[...] La frontière entre la vie et la mort est toujours mince dans ses récits sans toutefois tomber dans un contexte malsain. Tout a un sens, à chacun de s’imprégner de cet univers onirique.
    Lire la critique sur le site : BulledEncre
  • BDGest , le 14 novembre 2011
    Après les peu convaincantes "Bêtises de Xinophixerox", l'auteur mexicain renoue donc avec ses thèmes de prédilection, pour offrir au lecteur une jolie histoire légèrement teintée de fantastique, mêlant affres sentimentales et créatives. De quoi plaire à coup sûr aux aficionados de cet auteur singulier.
    Lire la critique sur le site : BDGest
  • ActuaBD , le 03 novembre 2011
    La mort transparaît sur les visages et les expressions des principaux personnages, notamment par le recours à de somptueux gris colorés, accentuant la dimension poétique et tragique d’un récit puissant et dérangeant.
    Lire la critique sur le site : ActuaBD
  • Sceneario , le 24 octobre 2011
    On apprécie cette ambiance rock qui plane sur cette fable poétique moderne qu’est Doomboy, une BD fascinante et plus facile d’accès qu’il n’y paraît.
    Lire la critique sur le site : Sceneario

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Citations et extraits

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  • Par alouett, le 16 avril 2012

    Anny… comment c’est possible que je puisse toujours marcher et respirer sans chialer face à ton absence ?

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  • Par NicolasFJ, le 17 juin 2012

    - La musique et les paroles donnent à la fois un sentiment de désespoir, d'horreur et de malédiction imminente.
    - OK ça a l'air cool.

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  • Par lunch, le 26 octobre 2011

    Tu te rappelles d'Anny ?
    Ben c'était ma meuf.
    Ben elle est morte.
    C'est arrivé il y a genre quatre mois, alors je souffre un peu moins maintenant.
    C'est juste que de temps en temps j'ai pas envie de causer.

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  • Par zevince, le 08 février 2012

    Ses performances pirates sont un vrai mystère. Un peu comme une légende !

    Mais comment c'est possible ?

    Mais parce qu'on écoute toutes ses émissions sur la radio locale.

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  • Par Topinambulle, le 27 juillet 2013

    J'ai remarqué sa beauté pour la première fois. [...] J'ai senti son souffle sur mon visage, ses cheveux dans mes mains, mais je me demande s'ils existent vraiment. Ils sont si transparents, comme si on les voyait à travers les vagues, comme s'ils appartenaient à un rêve éveillé.

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Vidéo de Tony Sandoval

Focus sur le dessinateur mexicain Tony Sandoval lors de son passage au Festival international de la bande dessinée d'Angoulême en 2012.








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