ISBN : 2213656037
Éditeur : Fayard (2011)


Note moyenne : 3.93/5 (sur 15 notes) Ajouter à mes livres

     Vous souvenez-vous des Shadoks, ces étranges oiseaux qui passaient leur vie à pomper, pomper, pomper et à inventer des machines toujours plus absurdes ? Les Shadoks, aujourd’hui, c’est nous, ou plutôt... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par trizonak, le 04 février 2012

    trizonak
    "Le livre noir de l'agriculture" d'Isabelle Saporta constitue une excellente enquête sur les défauts et les irrégularités de notre système agricole productiviste actuel.
    Il remplit parfaitement son rôle d'exposer ses principaux méfaits et aborde de nombreux thèmes, qui corroborent tous le bilan désastreux de nos pratiques intensives. En effet, chaque chapitre s'attaque à une composante de la machinerie "shadokienne", métaphore reprise tout au long de l'oeuvre pour désigner notre agriculture. On passe ainsi des élevages porcins, très largement développés par l'auteur qui les considère comme symptomatiques du système actuel, aux champs de maïs, de blé, aux vergers,etc. Ces thèmes sont eux-mêmes détaillés sur des problématiques diverses et incontournables dans l'univers agricole : bien-être animal, gestion des effluents d'élevage (lisier...), pollution, irrigation, alimentation des animaux, rôles de l'industrialisation et de la grande distribution, OGM, pesticides et autres produits phytos...
    Cet ouvrage ne s'arrête pas au simple constat alarmiste puisque l'auteur y développe de nombreuses pistes alternatives. Par exemple, on nous apprend que chaque année la grande distribution jette 420 000 tonnes de nourriture pour des raisons souvent dérisoires (erreur d'étiquetage, pot éclaté qui en éclabousse d'autres, problème de marque, etc.). Autant de produits qui pourraient servir à l'alimentation d'élevage plutôt que de finir à la poubelle. Elle propose également d'encourager la production de lin pour l'incorporer à l'alimentation des bêtes, et ainsi, rééquilibrer le ratio oméga3/oméga6 des viandes, ou encore de réfrigérer les silos de blé (à - de 10°C) pour éviter d'utiliser des pesticides de stockage. de nombreuses autres solutions sont proposées, elles prônent généralement un retour à une agriculture plus raisonnable et raisonnée tout en évitant de tomber dans du romantisme facile et irréaliste.
    Cependant, simplement vouloir le changement ne suffit pas et l'auteur est bien consciente des difficultés auxquelles peuvent se heurter ses propositions. En effet, les "grands bénéficiaires" du système actuel,dénoncés par le livre, que sont les coopératives et la grande distribution ont tout intérêt à le conserver et à exercer leur influence sur les agriculteurs notamment. Ainsi, changer de mode de production n'est pas chose aisée pour l'agriculteur et ce livre rapporte très bien les problèmes que rencontrent certains d'entre eux : problèmes de voisinage, manque d'aides et de connaissance dans les systèmes alternatifs...
    Concernant le style de l'auteur maintenant, une sorte de mélange de ton journalistique et de familier (pour coller au milieu agricole et/ou pour faire "grande gueule" comme tout militant qui se respecte?), il est assez particulier. On peut ne pas aimer les commentaires personnels de l'auteur ("Shadok un jour, Shadok toujours !" ...) mais il faut bien reconnaître que son style et son humour noir ont l'avantage de dédramatiser le contenu parfois très dur de l'enquête, tout en renforçant le sentiment de révolte du lecteur, qui dès lors, rit jaune. A ce sujet, les différentes citations référencées sur Babelio en donnent déjà un bon aperçu.
    Enfin, ce livre s'avère très facile d'accès et est donc parfaitement adapté au grand public, un minimum intéressé par le sujet. Pour plus d'informations concernant le livre mais aussi en complément de celui-ci, les vidéos disponibles sur Babelio sont très intéressantes.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par alicejo, le 10 mars 2011

    alicejo
    Une enquête passionnante et très instructive dans les coulisses de l'agriculture intensive.
    Pourquoi continuer à soutenir une agriculture chère et sanitairement néfaste?
    - chère pour les agriculteurs (investissements toujours plus couteux) et le contribuables (aides agricoles en tout genre, dépollution de l'eau, sans parler du coût sanitaire pour la sécurité sociale ... tout cela payé par nos impôts...)
    - néfaste pour la santé de l'agriculteur (maladies professionnelles, suicides...) et du consommateur (antibiorésistance, cancers infantiles, obésité...)
    Ce livre n'est pas un brulot contre les agriculteurs, bien au contraire. Il affirme que cette profession est le bouc-émissaire d'un système absurde où seuls les coopératives agricoles, les semenciers, les fournisseurs de produits phytosanitaires, les industriels et la grande distribution tirent leur épingle du jeu.
    Un livre qui donnerait presque envie de rire si le constat n'était pas aussi tragique.
    Des solutions toutes simples existent, seule une véritable volonté politique manque.
    A nous consommateurs de prendre le pouvoir et de refuser de nous plier aux diktats de la grande consommation. le changement passera aussi par une modification de nos habitudes de consommation!
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par marial73, le 05 octobre 2011

    marial73
    Nos paysans vont mal, la "malbouffe" règne en maître... Les médias nous abreuvent continuellement de cris d'alarme sur ces sujets. Redondant donc cet ouvrage? Et bien non.
    L'auteur décrit, non sans humour, l'agriculture intensive française. Et ça fait peur! On se demande s'il est encore possible de manger correctement et si les paysans survivront à un système de production qui paraît complètement dénué de bon sens (voir notamment les pages sur l'élevage des cochons...). Mais la lecture de l'ouvrage ouvre quelques pistes de réflexions pour changer de mode de production et d'alimentation.
    Un essai très documenté et clair, qui se lit avec avidité. En tout état de cause, un livre utile, aux propos difficilement contestables. Salvateur?!
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par hichame, le 11 septembre 2011

    hichame
    je ne dirais qu'une chose
    sa calme
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Citations et extraits

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  • Par alicejo, le 10 mars 2011

    une tonne de tomates cultivées à ciel ouvert représente 94,6 kilos équivalent pétrole. La même tonne du même fruit élevé sous serre, c'est 946 kilos équivalent pétrole. Soit 520 300 tonnes équivalent pétrole pour toutes les tomates sous serre de France. Cela équivaut à ce que dépensent 473 000 français pour chauffer et climatiser leur logement. A l'heure du développement durable et du green friendly, c'est une aberration.
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  • Par alicejo, le 10 mars 2011

    Pour l'industrie des pesticides, la réponse est donc claire. Leurs produits ne sont pas des poisons, ce sont les agriculteurs qui sont des abrutis, incapables de lire une étiquette correctement. et qu'importe si ce sont eux les première victimes des ces cochonneries qui les intoxiquent au quotidien. Ils n'avaient qu'à lire les étiquettes.
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  • Par alicejo, le 10 mars 2011

    En résumé, l'agriculture pollue l'eau à grands coups de nitrates, de phosphates et de pesticides, et les consommateurs paient non seulement leur nourriture, les aides aux agriculteurs, mais aussi la facture de dépollution.
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  • Par alicejo, le 09 mars 2011

    Bien entendu, qui dit modernisme dit gigantisme. La taille moyenne des exploitations à été multipliée par 70 en quarante ans. Dans les fermes d'antan, on se félicitait de compter 12 ou 13 porcs. Aujourd'hui à moins de 900 cochons, c'est une exploitation miniature. Trois mille élevages concentrent plus de la moitié du cheptel de France. En haut du podium, la Bretagne, qui détient le sinistre record d'élever plus de la moitié des porcs de l'Hexagone. En Armorique, il y a trois fois plus de porcs que de Bretons.
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  • Par alicejo, le 10 mars 2011

    Pourtant il y a d'autres solutions. Comme celle préconisée depuis trois ans maintenant par l'entreprise Valma. Roger Balleix et son associé Frédéric Pétillot, ingénieur agronome, ont calculé pour le compte de l'Ademe qu'il y avait en France, chaque année, environ 420 000 tonnes de produits emballés non conformes pouvant parfaitement être recyclés en alimentation animale. Autant de produits que l'on préfère pour le moment jeter...
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