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Critiques sur Caïn (11)


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    • Livres 3.00/5
    Par fleurdusoleil le 26/03/2012


    Voulant découvrir José Saramago, je me suis laissée tenter par ce roman qui fut son dernier, l'auteur nous ayant quitté en 2010.
    Caïn, écrit sous la forme d'un récit à main levée, transporte le lecteur dans une réflexion toute personnelle sur la religion catholique. José Saramago, dans un style simple et franc reprend les événements clefs de la Bible et nous offre une vision sarcastique d'un Dieu loin d'être bon et miséricordieux. Ce Dieu qu'il dépeint est au contraire cruel et méchant. Il ne tolère pas l'injure et les reproches. Il juge et tranche sans compassion.
    C'est Caïn, le premier assassin de l'histoire qui va, au cours de son errance infligée en punition par Dieu, voyager dans le temps pour vivre les frasques violentes de son Juge. Il se retrouvera face à la décision capitale et sans appel de la destruction totale de Sodome, rencontrera Abraham quelques instants avant le coup fatal qu'il s'apprête à porter à son fils Isaac ( au nom de Dieu ! ) et finira son voyage dans l'arche de Noé.
    Il est original de suivre un Caïn voyageur temporel dans ses confrontations et ses réflexions. Il en vient à se poser des questions essentielles : doit-on croire en un Dieu impitoyable et cruel ? Et pourquoi Dieu a-t-il créé l'homme ? par Amour ou par Jeu ? Qui est vraiment Dieu ?
    Bien entendu tout ceci n'est qu'une hypothèse, une réflexion et non une affirmation irrévérencieuse.
    Drôle, caustique et intelligent à la fois, ce récit de José Saramago apportera quelques heures de lecture forte intéressante au lecteur à la curiosité débordante.


    Lien : http://lacaveauxlivres.blogspot.fr/2012/03/cain-jose-saramago.html

    critique de qualité ? (14 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par cprevost le 01/06/2011


    « Son dernier livre», ces quelques mots ont toujours suffi, il fallait à chaque fois se précipiter en librairie. « Caïn » est le dernier dernier ouvrage du Prix Nobel de littérature. Quelle tristesse ! Nous devrons désormais, sans le frisson de la découverte, nous contenter de relire ses merveilleuses histoires. Quelle chance ont ceux qui ne connaissent pas encore ses romans !

    José Saramago, il y a vingt ans déjà, avait fait scandale avec « L'évangile selon Jésus-Christ ». Il récidive aujourd'hui et nous fait, de la plus belle et courageuse façon, sa révérence. Quelle hardiesse, au soir de sa vie, il traite – comme son personnage principal – le créateur sur un pied d'égalité. Il défie dans son roman, avec une invraisemblable jeunesse, un dieu cruel et envieux. Il lui retire littéralement sa majuscule. La peur, qui fait plier les jeunes vieillards , celle de la mort qui fait mettre tant de genoux à terre, n'aura pas infléchit José Saramago. La colère et la révolte contre les injustices, qui épargnent les imbéciles, n'auront pas cessé de l'animer sa vie durant. Il a du hurler de rire quand, lui donnant ainsi cent fois raison, les censeurs vaticanesques l'ont excommunié.

    Lecteur érudit, José Saramago avec une fausse naïveté revisite l'Ancien Testament. L'écrivain prend partie pour Caïn contre Abel, il s'insurge contre les massacres et les vengeances de toutes sortes. Dans un espace temps en désordre, Caïn, qui aime la vie, connaîtra la lascivité à la cour de la reine Lilith, la compassion pour Abraham au bras tendu sur la tête de son fils Isaac, la colère de Moïse passant au fil de l'épée les adorateurs du veau d'or, les massacres et les pillages perpétrés par les tribus d'Israël contre les Madianites mais aussi la fourberie des anges, les subterfuges et les calculs des habitants de Babel, le sort sans pitié qui frappe la ville de Sodome et les souffrances inutiles infligées à Job.

    Ultime roman contre les dévots et certainement pas réponse aux interrogations des Hommes, « Caïn » de José Saramago aurait pu avoir en exergue ces deux vers de Charles Baudelaire :
    « Race de Caïn, au ciel monte,
    Et sur la terre jette Dieu. »

    critique de qualité ? (10 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par folivier le 25/04/2012


    "L'histoire est terminée, il n'y aura rien d'autre à raconter".... C'est ainsi que se termine le dernier roman de José Saramago. Dernière phrase intrigante et très émouvante lorsque l'on sait que quelques mois plus tard Saramago partait pour toujours. Prémonition d'un vieil homme pressentant sa fin proche ? Lucidité de l'écrivain sur son dernier roman ? Alors pourquoi Saramago a t-il choisit comme sujet de ce dernier texte la Bible, Dieu et sa relation aux hommes, ou plutôt l'inverse ? José Saramago était un athée convaincu et militant et tous ses textes sont des métaphores de nos sociétés occidentales, des critiques grinçantes de notre monde. Il faut donc replacer ce dernier roman dans ce contexte.
    José Saramago, revisite la bible et ses étapes les plus marquantes et les plus sanglantes pour décrire un monde remplit de peur, d'angoisse, de colère. Tous ces évènements peuvent être lu comme les métaphores des malheurs qui depuis la nuit des temps terrorisent l'homme : la nature qui détruit (le feu de Sodome, le déluge), les maladies et la déchéance (Job), les pulsions destructrices de l'homme (les guerres et les massacres, Jericho, les meurtres, Caïn, Abraham). Pour survivre a cet univers violent et incompréhensible, pour lui donner sens, tous ces évènements sont attribués à la volonté d'un Dieu, cruel, égoïste, vengeur et sans compassion, jouant avec cynisme de sa création, l'homme.
    Caïn, condamné par Dieu à errer sans fin sur la terre pour avoir tué son frère Abel, va parcourir un continuum de présent passant de la reine Lilith, à Abraham, se retrouvant au Mont Sinaï avec Moïse, durant la construction de la tour de Babel, puis lors de la destruction de Sodome, ou lors des massacres de Jericho et de toutes les villes de Palestine pour finir avec Noé et son arche. Caïn va être emporté dans un cauchemar qui lui fait découvrir la vrai nature de Dieu. Ou plutôt la vrai nature de l'homme qui a inventé ce Dieu, qui a créé ce seigneur tout puissant pour donner sens au monde, et tel un docteur Frankestein perdant la maîtrise de sa créature, l'homme devient le jouet de ce Dieu et subit le joug de sa loi.
    "d'où provient l'idée extravagante que dieu du seul fait qu'il est dieu doive régenter la vie intime de ses fidèles en établissant des règles, des prohibitions, des interdits et autres fariboles du même tonneau" (pg 166 Ed Point Seuil)
    Puisque pour tuer Dieu il faut détruire son créateur, puisque ce Dieu n'est qu'invention, alors Saramago par sa liberté de créateur (par la littérature et la métaphore) va permettre à Caïn d'être présent lorsque Dieu déclenche le déluge pour détruire sa création puisque qu'il considère l'homme comme mauvais, corrompu et uniquement attiré par le mal. Seul Noé et sa famille seront sauvés pour créer la nouvelle humanité. Caïn va embarqué et tuer la famille de Noé pour se retrouver dans un tête à tête éternel avec Dieu.
    "C'est simple, j'ai tué abel parce que je ne pouvais pas te tuer toi, mais dans mon intention tu es mort" (pg 38 Ed Point Seuil)
    "Moi je n'ai fait que tuer un frère et le seigneur m'a châtié, j'aimerai bien voir maintenant qui châtiera le seigneur pour tous ces morts" (pg 106 Ed Point Seuil)
    Saramago pose à toute les pages du roman cette éternelle question sur la relation de l'homme à Dieu qui est finalement la relation de l'homme à lui-même confronté à sa capacité à répandre le mal, la souffrance, la terreur et l'horreur et face à sa volonté de vivre et d'aimer. La fin du roman est peut-être la réponse : il n'y en a pas, comme Caïn condamné à une éternelle errance, nous somme condamné à un éternel questionnement solitaire face à nous même et notre liberté d'agir
    Comme a son habitude, Saramago avec son style si particulier, manie l'humour, la dérision, les anachronismes avec énormément de talent. Ce roman, assez court, est bourré de gags assez désopilant : c'est en fait Caïn, arrivé par hasard sur les lieux, qui retient le bras d'Abraham prêt à sacrifier son fils Isaac l'archange arrivant en retard après avoir eu des problèmes de coordination dans ses battements d'ailes ! Avant le déluge Dieu vérifie le système hydraulique de la planète !
    Un roman très dense (chaque page pourrait être citée), très noir. Un texte qui prend de la densité au fil des pages et au fur et à mesure que l'on comprend où Saramago veut nous amener. Un roman dont la petite musique assez sombre continu à me poursuivre. le dernier roman de José Saramago qui l'air de rien nous oblige à s'arrêter sur l'histoire de l'humanité, ce que nous sommes devenu et ce que nous avons fait de notre monde.
    "Que je sache nous ne nous sommes jamais demandé ici s'il nous méritions ou non la vie, dit Caïn, Si vous aviez pensé à vous le demander vous ne seriez peut-être pas sur le point de disparaître de la face de la terre." (pg 165 Ed Point Seuil)

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par AngeldesCapricesdAngel le 30/03/2012


    Ce livre, Saramago le délivre comme une accusation, contre ce Dieu tout-puissant et mal aimable envers ses créations, les hommes. On dirait qu'il tente de les pousser jusqu'à leurs derniers retranchements, afin d'avilir un peu plus leur condition.
    Et même si ici le topic de base de Saramago que j'affectionne, l'humanité sombrant dans le chaos, n'est pas aussi clair que d'habitude, on retrouve tout à coup la misère que ressentent les hommes face à ce Dieu qui leur ordonne de commettre des atrocités. le jugement envers les peuples aux religions extrémistes nous parvient de plein fouet, même si le Dieu en question dans ce livre n'est sombolisé par aucune religion en particulier.
    Saramago reprend bien entendu le déroulement de la Bible, de l'ancien testament, mais comme je ne l'ai pas lu, je ne peux dire ce qui est vrai ou non, réalité de l'ouvrage ou fiction.
    Caïn, dénigré par Dieu, part pour un voyage éprouvant, mentalement et physiquement. Il traverse les époques et leurs évènements, y prend part quelques fois mais se retrouve vite dégoûté par ce Dieu, son Dieu, qui néglige et se joue de la populace. Et même dans cette situation, Caïn ne renie pas Dieu, car Dieu lui rend la vie contraignante, et il devient bel et bien une entité à combattre.
    Caïn se retrouve fortuitement aux mauvais endroits, aux mauvais moments, toujours afin de voir les agissements de ce Dieu si cruel, et il décide de lui nuir concrétement une fois à l'intérieur de l'arche de Noé.
    J'ai aimé les dialogues habilement détournés, les jeux de mots (Job devient "job" en anglais), les flagrants et hilarants anachronismes (Caïn sans Guide Michelin), les insultes atrocement déplacées pour un croyant (je cite: "[...] outre le fait qu'abraham était un aussi fieffé fils de pute que le seigneur [...]". Autrement dit , j'ai beaucoup rit à sa lecture!
    On peut aussi noter l'absence de majuscules pour Tous les noms propres, satan ou dieu, ainsi que pour les pronoms. On devine vite que ces personnages n'ont pas plus d'importance que les autres. Saramago veut peut-être démontrer le caractère non sacré qu'il accorde à tout ceci.


    Lien : http://angel-caprices.over-blog.com/article-cain-jose-saramago-88449..

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par jcnb68 le 17/10/2011



    Il faut que je l'avoue honteusement ; je ne connaissais pas Saramago.
    Erreur impardonnable séant comblée grâce… à qui ?
    Très bien, vous avez deviné.

    Cain, est un sujet (au sens propre) qui m'a toujours intéressé. Il m'aura donc amené à commencer Saramago par la fin. C'est-à-dire par son dernier ouvrage à tout jamais.

    Pas évident de rentrer dans le récit dès les premières pages. L'auteur n'utilise pratiquement aucune ponctuation en dehors des virgules qui lui servent de points, de tirets de commencement de phrases et autres points d'exclamation. Cependant, l'on finit très vite par s'habituer à ce style qui rend plus d'homogénéité au texte.

    Autrement, quoi d'autre ?
    Ah oui, Cain !

    S'attaquer au texte fondateur de la culture judéo-chrétienne en le ridiculisant à la façon dont s'y prends Saramago, ne peut constituer qu'une démonstration évidente de santé mentale de la part de l'auteur. Or, en ce qui me concerne, cela n'a pas suffi à faire de ce texte un incontournable.
    Pour moi, il tient tout autant de la pitrerie que de la décadence. Paix à l'âme de l'auteur, où qu'elle se trouve car ce qui ressort de son Cain, est une très grosse fatigue. Partagée par le lecteur par voie de conséquence. A force de légèreté, l'on tombe dans la lourdeur.

    Pour un auteur de Prix Nobel, l'on reste franchement sur sa faim.

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par brigittelascombe le 02/10/2011


    José Saramago, monté au ciel en 2010, a-t-il pu gagner son paradis avec un tel livre sous le bras?
    Oui, affirmeraient les Chrétiens:Dieu pardonne tout.
    Non,contesteraient certains, si Dieu avec un petit d(é) (dieu ainsi que le nomme l'auteur) en guise de cervelle est un revanchard, il lui a, à coup sûr, fermé les portes, vu le côté subversif de son récit et corrosif de ses propos.
    Pour un Portugais,un non croyant au pays de Fatima, il a fait fort!
    Caïn, Caïn,en fait puisque toutes les majuscules sautent allègrement,revisite la bible dans Caïn,avec humour noir et parler familier.
    Adam dont la pomme, difficile à avaler, remonte et descend dans le gosier s'enfuit de l'éden avec une Eve, "aux gros nichons", tentatrice en chef dont le futur fils Abel est sans doute le fils du chérubin Azaël.
    Ils sont une "expérience" et vont en faire les frais car à trop manger d'herbe...on attrappe la diarrhée!!!
    Tout le roman est du même acabit (Caïn spécialiste es érections et éjaculations,perdu entre passé et futur,Lilith qui se pavane dans la luxure).
    Est-ce du au fait,que les conversations avec les anges se passant près de "l'aire de malaxage de l'argile", lorsque les ailes sont trop courtes "ça vole bas"?
    Quelques bonnes trouvailles, toutefois portent à sourire (l'arche de Noé qui file à "une vitesse bien supérieure à celle du zeppelin hindenburg" ou les problèmes mécaniques des ailes d'anges en mauvaise synchronisation...) mais c'est la plupart du temps du grand guignol choquant.
    Mais fallait-il attendre d'autre d'un auteur qui a déjà fait scandale avec L'Evangile selon Jésus Christ dans lequel Jésus perdait son pucelage avec Marie Madeleine?
    Après,je pense,le droit de libre expression existe et si José Saramago, par ailleurs prix Nobel de littérature,écrivain majeur au Portugal, a voulu s'insurger contre un Dieu fou et mauvais ("qui ordonne à un père de tuer et de brûler son propre fils sur un bûcher", qui provoque les guerres et envoie ses fidèles à la tuerie); défendre un Caïn vindicatif,insolent qui discutaille sans cesse avec le Seigneur, et lui jette à la face "les enfants de Sodome"et dénoncer un "esprit humain qui crée et recrée ce en quoi il croit obscurément" c'est son choix, un choix suivi par Seuil puisqu'il a été publié par une grosse maison d'édition.
    A lire pour en tirer le bon grain et en rejeter l'ivraie!

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Lostinmypal le 26/01/2012


    Côté étoiles, je suis un peu sévère. On est proche du 5 étoiles mais comme c'est un poil en-dessous de "L'évangile selon Jésus-Christ", je devais bien marquer la nuance.Bref, c'est presque excellent et tout à fait dans la veine de Saramago aussi bien sur le fond que sur la forme et dans les intentions.

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par urobepi le 12/12/2011


    Dernier roman à être publié avant la mort de l'auteur survenue le 18 juin 2010, Caïn apparaît à rebours comme le testament littéraire et moral d'un écrivain humaniste qui n'a pas attendu l'arrivée récente du mouvement des indignés pour prendre le parti des plus faibles.

    Critique face aux dérives du néo-libéralisme et signataire du manifeste de Porto Allegre, Saramago s'est toujours très clairement associé au mouvement altermondialiste. Son engament politique l'a d'ailleurs conduit à se présenter aux élections européennes en 2009.

    Figure emblématique de l'artiste engagé sur un plan social et politique, José Saramago est, de plus, ouvertement athée et particulièrement critique face à la tradition judéo-chrétienne dont il est issu. C'est d'ailleurs en quelque sorte à une visite guidée de l'Ancien testament que nous convie l'auteur dans cet ouvrage dont le propos est essentiellement de démontrer l'inacceptabilité morale des valeurs véhiculées par le texte fondateur de notre civilisation.

    (lire la suite...)


    Lien : http://coupsdecoeur.wordpress.com/2011/12/11/cain-jose-saramago/

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Bulle_Tine le 29/04/2011


    L'auteur règle ses comptes avec la religion, c'est toute la Bible qu'il revisite à travers le personnage de Caïn. le premier meurtrier de l'histoire est ici condamné à errer à travers les époques, assistant au massacre d'innocents à Sodome, aux souffrances injustes infligées à Job, évitant de justesse à Abraham de tuer son fils sur la demande de ce Dieu capricieux et cruel. Embarqué lors du déluge sur l'arche de Noé, il finira par se venger de cette injustice divine de façon inattendue. Un brin provocateur, Saramago livre à nouveau un roman surprenant tant par le sujet que par son style bien reconnaissable.

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par alain0209 le 14/03/2012


    Le dernier roman de saramago je crois, que j'ai beaucoup moins apprécié que L'évangile selon Jésus-Christ, du même auteur. Caïn me donne l'impression d'être une resucée de L'évangile... , sans en avoir l'humour et le brio.

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