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ISBN : 207036092X
Éditeur : Gallimard (1972)


Note moyenne : 3.46/5 (sur 63 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Voici les Guimier. Un couple charmant. Gisèle est assise auprès d'Alain. Son petit nez rose est ravissant. Ses jolis yeux couleur de pervenche brillent. Alain a un bras passé autour de ses épaules. Ses traits fins expriment la droiture, la bonté. Tante Berthe est assis... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par LydiaB, le 09 février 2013

    LydiaB
    Paru en 1959, Le planétarium est un des textes fondateurs du Nouveau Roman. Quelque peu réfractaire à ce courant, je trouve quand même que le style de cet auteur reste facile d'accès. Certes, il est déroutant car Sarraute joue énormément avec la ponctuation. Elle utilise les points de suspension afin d'éluder les pensées de ses personnages ou leurs interruptions. Elle crée, par là-même, une sorte de langage parallèle.

    Dans ce livre, ses personnages sont caricaturaux. On trouve ainsi un jeune couple, Gisèle et Alain, ainsi que leur vieille tante, Berthe, qu'ils aimeraient voir partir afin de récupérer son appartement. Sarraute va nous faire part de leurs conversations, les disséquant consciencieusement. le lecteur se retrouve également face à de longs monologues. Pourquoi faire de choses quotidiennes tout un roman ? L'auteur manie Ici l'ironie dans toute sa splendeur et le lecteur ne peut qu'adhérer, se retrouvant parfois dans la peau d'un des protagonistes.

    Lien : http://www.lydiabonnaventure.com/litt%C3%A9rature-des-xxe-et-xxie-si..
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    • Livres 4.00/5
    Par veroherion, le 12 septembre 2014

    veroherion
    Pour les amateurs de "Nouveau Roman". Ce n'est pas un roman facile à lire, ni un roman qui prend aux tripes. C'est un pur exercice de style, selon moi. Il se lit principalement avec l'esprit. On ne s'attache pas du tout aux personnages. Mais l'exercice qu'entreprend là, Nathalie Sarraute, est vraiment étonnant et selon moi, s'il faut lire un roman de cette auteure, c'est celui-ci. C'est très difficile d'en parler mais en gros, l'attrait principal de son écriture, est la manière dont elle parvient à écrire le non-dit, comme elle parvient à faire sentir en quelques fines descriptions les rapports complexes entre les gens, comment une petite réflexion acerbe d'un personnage mine la personne qu'il a en face de lui. Elle met tout cela en scène, comme une naturaliste qui décrirait le comportement des animaux ou des plantes. Guère d'émotions, donc, mais du pain béni pour la curiosité intellectuelle.
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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 18 août 2011

    brigittelascombe
    L'image que l'on donne à voir se rapproche-t-elle de la réalité ou non?
    Observons un jeune et gentil couple par un trou de souris.
    Alain n'en finit pas de préparer sa thèse. Faible, un brin éteignoir,sous la coupe d'un père autoritaire,anxieux, il a toujours manqué de confiance en lui.Il adore faire le pître pour amuser la galerie.
    Gisèle sa femme,toujours impeccable,souple et trop gentille a toujours été facile à manipuler par sa mère qui mène son monde au doigt et à l'oeil.
    Gentils,gentils c'est vite dit. "Tout le monde a ses petits recoins!" Et ce sucre qu'ils cassent sur le dos des gens!
    Seraient-ils faux jetons? Capricieux?Hypocrites?Ambitieux? Snobs?Haineux? Prêts à tout pour atteindre leur but? Manichéens?
    Il suffira de simples bergères à choisir à la place de fauteuils clubs en cuir proposés par sa mère à elle, intrusive,tyrannique, il suffira de l'appartement convoité de sa tante Berthe à lui,tatillon,perfectionniste,maniaque,revêche, pour que les balles changent de camps et que les masques tombent.
    Une belle caricature d'un milieu intellectuel,futile et bourgeois dont le vernis s'écaille.
    Un style à part,de très longues phrases où les paroles s'entremêlent de pensées, dont on perd parfois le fil et où l'on ne sait plus très bien qui fait quoi,qui dit quoi, qui pense quoi, ce qui rend parfaitement plausibles ces relations familiales engluées et les manipulations croisées des uns et des autres.
    Une approche psychologique très fine.
    Nathalie Sarraute,dont j'ai apprécié enfances,connue dans le monde comme l'un des plus grands écrivains du XX° siècle est l'auteur de romans,pièces et essais et a reçu le Prix international de la littérature pour Les Fruits d'or.
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  • Par Iansougourmer, le 12 juillet 2014

    Iansougourmer
    C'est une chose qui m'arrive rarement, mais j'ai abandonné au bout de trois chapitres ce livre, vaincu par l'écriture de l'auteur. Ai je eu tort ? Aurais-je dû continuer plus avant ? Je ne sais pas, mais cette écriture sans syntaxe bourrée de point de suspension m'a prodigieusement agacé, au point de me faire renoncer à poursuivre une lecture si difficilement compréhensible.
    De plus, je suis réfractaire à cette position du Nouveau Roman qui veut la disparition des personnages et trames narratives classiques. Désolé pour eux, mais le lecteur réac que je suis en a désespérément besoin...
    Une rencontre manquée, mais je suis sûr que ce livre saura trouver son public.
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    • Livres 4.00/5
    Par Feliceto, le 04 septembre 2014

    Feliceto

    L'incipit en 4ème de couverture n'en est pas un mais un extrait du livre, le titre m'est resté longtemps énigmatique.
    La forme: une avalanche de 3 petits points pour remplacer ...une ellipse, un halètement, donner l'impression de réflexions saccadées ... rien de tout cela ou tout à la fois??
    Le fond: entre autre une histoire de points de vue entre les personnages à l'intérieur d'une famille et dans le milieu des Lettres, quand les personnages échangent leur point de vue il y a des "bouleversements" "Tout autour de lui se rétrécit, rapetisse, devient inconsistant léger etc..."
    J'ai aimé cet ouvrage, il m'a fallu plusieurs fois revenir en arrière dans ma lecture, et quelquefois avancer en acceptant de ne pas comprendre tout de suite de qui il s'agissait.
    Donc style surprenant mais grand moment de lecture.
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Citations et extraits

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  • Par LydiaB, le 09 février 2013

    Un jour il a eu le malheur, dans un moment de laisser-aller, un moment où il se tenait détendu, content, de lui lancer cela négligemment, cette confidence, cette révélation, et telle une graine tombée sur une terre fertile cela a germé et cela pousse maintenant : quelque chose d’énorme, une énorme plante grasse au feuillage luisant : Vous aimez les carottes râpées, Alain.
    Alain m’a dit qu’il aimait les carottes râpées. Elle est à l’affût. Toujours prête à bondir. Elle a sauté là-dessus, elle tient cela entre ses dents serrées. Elle l’a accroché. Elle le tire… Le ravier en main, elle le fixe d’un œil luisant. Mais d’un geste il s’est dégagé — un bref geste souple de sa main levée, un mouvement de la tête… « Non, merci… » Il est parti, il n’y a plus personne, c’est une enveloppe vide, le vieux vêtement qu’il a abandonné dont elle serre un morceau entre ses dents.

    Mais il ne fera pas cela, il ne comprend pas ce qu’il fait… Tout occupé à parler, il n’a pas compris ce qui s’est passé, il a de ces moments, quand il parle, quand il est préoccupé, où il ne remarque rien. Il jette sur son assiette un regard distrait, il trace dans l’air avec sa main un geste désinvolte, insouciant : « Non, merci… » Elle a envie de le rappeler à l’ordre, de le supplier, comment a-t-il osé… « Oh, écoute, Alain… » Il a bafoué sa mère, il l’a humiliée, cela lui fait honte à elle, cela lui fait mal de voir ce petit sourire préfabriqué que sa mère — comme elle sait se dominer — pose sur son visage et retire aussitôt, tandis que marquant que le désastre est consommé, qu’il faut savoir courber la tête devant son destin, elle remet à sa place le ravier.

    « Mais qu’est-ce qui te prend, Alain, voyons… tu adores ça… Maman les a fait faire exprès pour toi… Tiens… » Elle est prête à tout braver pour voler au secours de sa mère, tous les interdits. Il a horreur de cela, mais tant pis : « Tiens, Alain, je te sers… » Voilà. Ce n’était qu’un caprice.
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  • Par brigittelascombe, le 18 août 2011

    Il n'y a de fusion complète avec personne,ce sont des histoires qu'on raconte dans les romans-chacun sait que l'intimité la plus grande est traversée à tout instant par ces éclairs silencieux de froide lucidité,d'isolement.. ce que sa mère a vu,elle l'avait vu,elle aussi pendant ce bref instant où elle était revenue à elle,où elle avait repris ses sens,les deux images coïncident,il n'y a pas d'erreur possible...
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  • Par brigittelascombe, le 18 août 2011

    C'est exactement ce que nous pensions,c'est ce que nous disons toujours...il faut danser au son de la flute...dés qu'on s'écarte d'un pas de la route qu'elle a tracée,elle se pose en victime bafouée...Elle est autoritaire...possessive...Elle donne pour dominer..pour nous garder éternellement en tutelle..Et cette petite pique à la fin...Tu as vu?...J'ai vu...

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  • Par Bernardbre, le 07 octobre 2012

    On n’a pas encore découvert ce langage qui pourrait exprimer d’un seul coup ce qu’on perçoit en un clin d’œil.

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  • Par brigittelascombe, le 18 août 2011

    Les gens âgés,il ne faut pas les bouger.C'est fragile,vous savez les vieilles gens.C'est dangereux de les transplanter.

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