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ISBN : 207036092X
Éditeur : Gallimard (1972)


Note moyenne : 3.46/5 (sur 57 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
« Voici les Guimier. Un couple charmant. Gisèle est assise auprès d'Alain. Son petit nez rose est ravissant. Ses jolis yeux couleur de pervenche brillent. Alain a un bras passé autour de ses épaules. Ses traits fins expriment la droiture, la bonté. Tante Berthe est assi... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (4)

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    • Livres 5.00/5
    Par LydiaB, le 09 février 2013

    LydiaB
    Paru en 1959, Le planétarium est un des textes fondateurs du Nouveau Roman. Quelque peu réfractaire à ce courant, je trouve quand même que le style de cet auteur reste facile d'accès. Certes, il est déroutant car Sarraute joue énormément avec la ponctuation. Elle utilise les points de suspension afin d'éluder les pensées de ses personnages ou leurs interruptions. Elle crée, par là-même, une sorte de langage parallèle.

    Dans ce livre, ses personnages sont caricaturaux. On trouve ainsi un jeune couple, Gisèle et Alain, ainsi que leur vieille tante, Berthe, qu'ils aimeraient voir partir afin de récupérer son appartement. Sarraute va nous faire part de leurs conversations, les disséquant consciencieusement. le lecteur se retrouve également face à de longs monologues. Pourquoi faire de choses quotidiennes tout un roman ? L'auteur manie Ici l'ironie dans toute sa splendeur et le lecteur ne peut qu'adhérer, se retrouvant parfois dans la peau d'un des protagonistes.

    Lien : http://www.lydiabonnaventure.com/litt%C3%A9rature-des-xxe-et-xxie-si..
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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 18 août 2011

    brigittelascombe
    L'image que l'on donne à voir se rapproche-t-elle de la réalité ou non?
    Observons un jeune et gentil couple par un trou de souris.
    Alain n'en finit pas de préparer sa thèse. Faible, un brin éteignoir,sous la coupe d'un père autoritaire,anxieux, il a toujours manqué de confiance en lui.Il adore faire le pître pour amuser la galerie.
    Gisèle sa femme,toujours impeccable,souple et trop gentille a toujours été facile à manipuler par sa mère qui mène son monde au doigt et à l'oeil.
    Gentils,gentils c'est vite dit. "Tout le monde a ses petits recoins!" Et ce sucre qu'ils cassent sur le dos des gens!
    Seraient-ils faux jetons? Capricieux?Hypocrites?Ambitieux? Snobs?Haineux? Prêts à tout pour atteindre leur but? Manichéens?
    Il suffira de simples bergères à choisir à la place de fauteuils clubs en cuir proposés par sa mère à elle, intrusive,tyrannique, il suffira de l'appartement convoité de sa tante Berthe à lui,tatillon,perfectionniste,maniaque,revêche, pour que les balles changent de camps et que les masques tombent.
    Une belle caricature d'un milieu intellectuel,futile et bourgeois dont le vernis s'écaille.
    Un style à part,de très longues phrases où les paroles s'entremêlent de pensées, dont on perd parfois le fil et où l'on ne sait plus très bien qui fait quoi,qui dit quoi, qui pense quoi, ce qui rend parfaitement plausibles ces relations familiales engluées et les manipulations croisées des uns et des autres.
    Une approche psychologique très fine.
    Nathalie Sarraute,dont j'ai apprécié enfances,connue dans le monde comme l'un des plus grands écrivains du XX° siècle est l'auteur de romans,pièces et essais et a reçu le Prix international de la littérature pour Les Fruits d'or.
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    • Livres 4.00/5
    Par SeelanddeTahiti, le 08 février 2014

    SeelanddeTahiti
    Nathalie Sarraute poursuit son exploration des Tropismes, l'attitude et le langage sous-jacent situés derrière les mots prononcés conventionnellement dans la vie quotidienne. A partir d'une famille dont elle décrypte les tensions et les menues trahisons, elle met à nu les consciences avec jubilation sous une plume tour à tour empathique et ironique.
    Les « cobayes » de Sarraute dans ce livre sont la famille Guimier et leur entourage. Il y a la tante, maniaque, avare, le couple du neveu et de sa femme, qui espèrent mettre la main sur l'appartement de la tante, et l'oncle, frère de celle-ci. Tout ce petit monde en apparence si harmonieux se voue de petites haines, rancœurs et frustrations. Sarraute déconstruit la banalité du langage pour révéler les intentions et pensées sous-entendues de ses personnages. Il y a certes un petit coté » cobaye » chez eux, puisque le travail de Sarraute est unique, mais en même temps, l'auteur révèle une très grande empathie à cerner ainsi les pensées les plus secrètes de ses protagonistes.
    Le style de Sarraute est plein de surprises, de comparaisons et de mises en scène du langage souvent surprenantes et très drôles teintées d'une ironie jamais gratuite, mais visant toujours juste. Evidemment, il ne faut pas recherche d'intrigue à proprement parler Ici : c'est le langage et ses silences qui sont l'enjeu principal des livres de l'auteur. Je me suis livré une fois de plus à sa lecture avec une jubilation non dissimulée : personnellement, la lecture de ses livres est aussi haletante que celle d'un polar. Un vrai bonheur de lecture !
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    • Livres 1.00/5
    Par Pirouette0001, le 24 janvier 2013

    Pirouette0001
    Pire que Butor dans mon ressenti. C'Est Tout dire. Et pourtant j'ai adoré Duras.

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Citations et extraits

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  • Par LydiaB, le 09 février 2013

    Un jour il a eu le malheur, dans un moment de laisser-aller, un moment où il se tenait détendu, content, de lui lancer cela négligemment, cette confidence, cette révélation, et telle une graine tombée sur une terre fertile cela a germé et cela pousse maintenant : quelque chose d’énorme, une énorme plante grasse au feuillage luisant : Vous aimez les carottes râpées, Alain.
    Alain m’a dit qu’il aimait les carottes râpées. Elle est à l’affût. Toujours prête à bondir. Elle a sauté là-dessus, elle tient cela entre ses dents serrées. Elle l’a accroché. Elle le tire… Le ravier en main, elle le fixe d’un œil luisant. Mais d’un geste il s’est dégagé — un bref geste souple de sa main levée, un mouvement de la tête… « Non, merci… » Il est parti, il n’y a plus personne, c’est une enveloppe vide, le vieux vêtement qu’il a abandonné dont elle serre un morceau entre ses dents.

    Mais il ne fera pas cela, il ne comprend pas ce qu’il fait… Tout occupé à parler, il n’a pas compris ce qui s’est passé, il a de ces moments, quand il parle, quand il est préoccupé, où il ne remarque rien. Il jette sur son assiette un regard distrait, il trace dans l’air avec sa main un geste désinvolte, insouciant : « Non, merci… » Elle a envie de le rappeler à l’ordre, de le supplier, comment a-t-il osé… « Oh, écoute, Alain… » Il a bafoué sa mère, il l’a humiliée, cela lui fait honte à elle, cela lui fait mal de voir ce petit sourire préfabriqué que sa mère — comme elle sait se dominer — pose sur son visage et retire aussitôt, tandis que marquant que le désastre est consommé, qu’il faut savoir courber la tête devant son destin, elle remet à sa place le ravier.

    « Mais qu’est-ce qui te prend, Alain, voyons… tu adores ça… Maman les a fait faire exprès pour toi… Tiens… » Elle est prête à tout braver pour voler au secours de sa mère, tous les interdits. Il a horreur de cela, mais tant pis : « Tiens, Alain, je te sers… » Voilà. Ce n’était qu’un caprice.
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  • Par brigittelascombe, le 18 août 2011

    Il n'y a de fusion complète avec personne,ce sont des histoires qu'on raconte dans les romans-chacun sait que l'intimité la plus grande est traversée à tout instant par ces éclairs silencieux de froide lucidité,d'isolement.. ce que sa mère a vu,elle l'avait vu,elle aussi pendant ce bref instant où elle était revenue à elle,où elle avait repris ses sens,les deux images coïncident,il n'y a pas d'erreur possible...
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  • Par brigittelascombe, le 18 août 2011

    C'est exactement ce que nous pensions,c'est ce que nous disons toujours...il faut danser au son de la flute...dés qu'on s'écarte d'un pas de la route qu'elle a tracée,elle se pose en victime bafouée...Elle est autoritaire...possessive...Elle donne pour dominer..pour nous garder éternellement en tutelle..Et cette petite pique à la fin...Tu as vu?...J'ai vu...

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  • Par Bernardbre, le 07 octobre 2012

    On n’a pas encore découvert ce langage qui pourrait exprimer d’un seul coup ce qu’on perçoit en un clin d’œil.

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  • Par brigittelascombe, le 18 août 2011

    Les gens âgés,il ne faut pas les bouger.C'est fragile,vous savez les vieilles gens.C'est dangereux de les transplanter.

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