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Critiques sur Huis clos, suivi de 'Les Mouches' (22)


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    • Livres 5.00/5
    Par vincentf le 27/06/2010


    "L'enfer, c'est les Autres." Souvent, on ne retient que cette phrase, on l'isole, on dit que c'est de Sartre. Et on passe. Réfléchissons. Que veut dire "l'enfer, c'est les Autres" ? Trois personnes qui ne se connaissent pas, un homme, deux femmes, enfermés ensemble pour l'éternité, le dispositif est simple. Il est infini. Tout est possible, d'autant plus que l'une des femmes aime les femmes, l'autre les hommes. Trio infernal, donc, système de personnages classique au Théâtre, réinvinté. Qu'est-ce qui change ? C'est peut-être l'impossibilité de mentir. A soi-même, on peut mentir, à l'autre qui te regarde tout le temps, on ne ment pas, on est "nu comme un vers", on est jugé sans concession, parce que l'on existe que par le jugement de l'autre (il n'y a pas de miroir en enfer, comme il n'y a pas de pal), que dans son regard, seul endroit où l'on peut percevoir son reflet. Garcin n'oubliera jamais sa lâcheté, ne la transformera jamais en héroïsme, parce qu'Inès et Estelle savent, parce qu'elles voient. Huis clos est-elle une allégorie ? un discours sur la vie relle, sur l'existence, si chère à Sartre ? Est-ce que sur terre aussi, l'enfer, c'est les Autres ? Nuançons, l'enfer, c'est la conscience que l'autre a de ma faute qui déteint sur moi. Pour ne pas vivre en enfer, il faudrait donc pousser la responsabilité de chacun de ses actes jusqu'à cette question : "Comment les autres (tous les autres et les autres qui m'entourent) jugeront-ils cette action ?" le malheur, ce ne serait donc pas la solitude, mais son impossibilité radicale.

    Qu'est-ce qu'un acte libre ? Pour répondre à la question, Sartre reprend la vieille histoire des Atrides. Oreste venge la mort de son père en tuant son assassin, Egisthe et sa complice, Clytemnestre, qui n'est autre que sa propre mère. Ce qui est frappant, dans la version sartrienne du mythe, c'est qu'il ne se situe pas sur le plan moral. Sartre ne pose pas la question : "Est-ce qu'il a bien fait ?". Il montre un homme qui pose librement un acte et qui l'assume. Ce qui différencie Oreste de tous les autres personnages, c'est qu'il n'est pas rongé par les mouches du remords, que son crime lui appartient, qu'il ne le fuit pas, qu'il en assume seul l'entière responsabilité. Peu importe donc si cet acte, en tant que tel, est bon ou non. Il suffit qu'il soit entièrement libre et assumé jusque dans ses pires conséquences pour qu'il soit juste. Il n'empêche qu'arrivé au terme de la lecture, une question se pose : "Est-ce qu'il a bien fait ?".

    critique de qualité ? (12 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par iarsenea le 29/12/2011


    Lorsque je me suis inscrite au Baby-challenge classiques 2011, il y a certains livres que je souhaitais pouvoir relire avant la fin de l'année. Parmi ceux-ci se trouvait Huis-Clos de Jean-Paul Sartre que j'avais lu en français 3 au cégep et que je n'avais probablement pas apprécié à sa juste valeur parce que c'était une lecture obligatoire. Je me souvenais de l'originalité et du côté percutant de la pièce, mais sans plus.
    J'ai été enchantée par ma relecture de cette pièce unique en son genre. Quel génie d'avoir imaginé l'Enfer de cette façon ! Je pense qu'en effet, être enfermé indéfiniment dans une pièce laide avec des gens que l'on ne peut pas supporter, c'est pas mal le pire châtiment qui soit !
    Je suis bien contente d'avoir pris le temps de relire cette pièce de Théâtre.

    J'ai aussi profité de l'occasion pour lire la pièce suivante, Les mouches. C'est la première pièce de Théâtre de Jean-Paul Sartre ayant été jouée devant un public. Cette pièce n'est pas sans rappeler certains récits de la mythologie grecque ou même, à mon avis, certaines pièces de Shakespeare. La vengeance et la liberté sont les thèmes principaux de cette pièce de Théâtre à l'atmosphère tout à fait unique. Autant j'ai été fascinée par ma lecture, autant j'ai été dégoûtée.

    Je crois toutefois que Gallimard aurait mieux fait de mettre la pièce Les mouches avant Huis clos, car en ayant lu Huis clos juste avant, il est inévitable que nous soyons un peu déçu par Les mouches. C'est un style complètement différent et Huis clos est si génial que, d'une certaine façon, il est normal que la seconde pièce nous ennuie un peu. En plus, en interchangeant l'ordre des pièces, ils auraient aussi respecté leur ordre de parution ! Mais bon, c'est mon opinion.
    Et la pièce est quand même très divertissante !


    Lien : http://lecturesdisabelle.blogspot.com/2011/12/huis-clos.html

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par nastasiabuergo le 08/03/2012


    J'ai eu deux ressentis très différents à propos de ces deux pièces. La première, Huis-clos, ne m'a pas du tout séduite. La situation, parfaitement artificielle ou théorique, de trois damnés qui peuvent encore voir la vie de leurs proches se dérouler après leur mort tout en se crêpant le chignon entre eux enfermés dans une sorte de clapier à humain où l'on ne peut guère s'identifier à qui que ce soit ne m'a guère procuré plaisir à la lecture. Je ne dis pas que cette pièce ne suscite pas une réflexion intéressante par la suite, je dis qu'elle n'est pas captivante à lire. La célèbre maxime, "l'enfer, c'est les autres" est pleine d'intérêt(s) philosophique(s) qui peuvent donner cours à de passionnantes discussions entre amis. En somme, grand intérêt philosophique, faible intérêt littéraire à mon goût, je ne donnerais pas plus de 2 étoiles. Il en va autrement de la pièce suivante qui vous transporte davantage. L'intérêt philosophique est non moindre, voire supérieur car les notions de sentiment de culpabilité, de pardon, de rachat (rédemption), de vengeance, de passage à l'acte, de désaveu y sont abordés. On y voit aussi une allégorie de la période post collaboration à l'issue de la seconde guerre mondiale. Peut-on laisser impunis des collabos? Est-on plus heureux après les avoir châtiés? Bref, une pièce que j'ai trouvé beaucoup plus subtile et captivante que l'autre, qui ne donne pas de réponse blanche ou noire. Pour celle-ci j'attribuerais volontiers 4 à 5 étoiles. J'ai donc fait une sorte de moyenne des deux. Mais, c'est bien sûr à vous de juger, car mon avis n'est pas grand chose dans l'absolu.

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



  • Par J-line le 04/01/2012


    Trois personnes en enfer, dans un salon 'Second Empire'.
    Qui s'étaient préparées au soufre, aux flammes et autres tenailles ou garots.... : pure fantaisie que tout cela, "l'enfer, c'est les autres".... ...aussi longtemps qu'ils 'nous' sont Autres!
    Trois personnes donc, qui s'affrontent en quête du seul salut posssible: exister (ex-i-ster), se trouver légitimées, par suite légitimes, pour et par autrui.

    A lire pour quiconque entend pénétrer la philosophie sartrienne par la voie théâtrale. Car la pièce, conmme toutes celles de l'auteur, met en scène des libertés en situation -confrontées en cela à l'aliénation (le regard de l'autre, le passé, la contingence...) ou à leurs propres pathologies.
    Elle le fait ici en présentant des consciences préoccupées d'elles-mêmes -d'elles seulement- et peu ou prou retournées contre elles: menant une stratégie défensive à l'égard d'autrui (de l'Autre), elles s'en livrent conséquemment et totalement (sans défense) à un regard d'altérité (qui les fige sur l'instant, sur l'image).
    Avec, en toile de fond (de fonds) cette conviction de Sartre: c'est "l'autre-sujet" qui peut légitimer "mon" existence dans un mouvement spontané de reconnaissance -et non "l'autre-objet" (manipulé).....
    L'autre donc, mais libre: libre de cette légitimation, libre de la reprendre...

    L'ensemble illustre très simplement une position sartrienne exposée dans "L'être et le néant" et qui conduira à la tentative inachevé d'une morale (Cahier pour une morale).
    Avec cette fausse question toujours présente: que suis-je sans l'autre? Et cette réponse vraie: rien! Rien sinon une manifestation particulière de la pulsion de vie, pulsion du vivant...

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Marmotta le 19/02/2011


    Huis clos, mon texte favori. Un bref résumé des choses horribles que l'homme fait, des défauts des êtres humains. Poingnant et... Génial. Un classique.

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



  • Par asphodele85 le 08/06/2011


    Huis clos est bien sûr une pièce de Théâtre très connue de Jean-Paul Sartre, notamment pour sa réplique célèbre : « L'enfer c'est les Autres », que l'on galvaude à tout bout de champ alors que le sens exact, Jean-Paul Sartre l'a lui même donné en préambule en 1965 (lors d'un enregistrement phonographique, préambule que l'on peut trouver dans le Folio -Essai pour Gallimard de 1992, textes rassemblés par Michel Contat et Michel Rybalka) et que je vous résume succintement : Sartre avait trois amis qu'il voulait voir jouer sans que jamais aucun d'eux ne quitte la scène « jusqu'au bout comme pour l'éternité », il a donc eu l'idée de les mettre en enfer « et de les faire chacun le bourreau des deux autres ». (…) Mais « l'enfer c'est les Autres » a toujours été mal compris. On a cru que je voulais dire par là que nos rapports avec les autres étaient toujours empoisonnés, que c'étaient toujours des rapports infernaux. Or c'est autre chose que je veux dire. Je veux dire que si les rapports avec autrui sont tordus, viciés, alors l'autre ne peut-être que l'enfer. Pourquoi ? Parce que les autres sont au fond ce qu'il y a de plus important en nous-mêmes pour notre propre connaissance de nous-mêmes. (…) Quoique je dise sur moi, toujours le jugement d'autrui entre dedans.(…) Et il existe une quantité de gens dans le monde qui sont en enfer parce qu'ils dépendent trop du jugement d'autrui. Mais cela ne veut nullement dire qu'on ne puisse avoir d'autres rapports avec les autres. Ca marque simplement l'importance capitale de tous les actes pour chacun de nous « .(…).

    Vous l'aurez compris, cette pièce en un acte décomposé en cinq scènes nous fait entrer d'emblée dans l'enfer « sartrien », celui de vivre sous le regard d'autrui et non d'accuser le cycliste qui vous ralentit ou la postière qui ne passe jamais à l'heure. Et les trois protagonistes vont devoir réviser leur copie et se montrer enfin tels qu'ils sont dans leur Huis clos diabolique. Voici donc Garcin, journaliste qui entre en premier (le lâche de l'histoire convaincu d'être un héros), déserteur, mari volage qui a fait souffrir sa femme, puis arrive Inès, l'ancienne postière lesbienne, méchante, jalouse (responsable de trois cadavres) mais lucide et enfin, Estelle, vénale, nymphomane sur les bords et infanticide. Ces trois là sont introduits dans un salon second Empire (par un mystérieux garçon d'étage qui semble savoir pourquoi ils sont là) où trône une cheminée surmontée d'un bronze, dans une ambiance cossue et « normale ». le garçon d'étage, qui n'apparaît que trois fois nous conforte dans notre sentiment que les acteurs sont bien morts et qu'il est le gardien de ces flammes qui ne vont cesser de croître tout au long des joutes oratoires que se livrent les trois intéressés, qui viennent de milieux sociaux différents mais ont tous menti lors de leur introduction sur la scène. Ou disons, pris de petites libertés avec la vérité…Ce qui aidera à faire siffler le bouchon de la cocotte-minute déjà sous pression quand, de la conversation mondaine, ils vont passer aux répliques acerbes et parfois humoristiques.

    Petit à petit la tension monte, les masques tombent et nous connaissons les vraies raisons de leur arrivée dans cet enfer dont ils ne pourront plus s'échapper puisqu'ils sont déjà morts. Ils « frimaient » tous un peu au début mais le Huis clos, l'enfermement et la coexistence va les révéler dans ce qu'ils portent de plus noir en eux, le vrai pourquoi de leur présence ici. Garcin , qui ne supporte plus sa lâcheté, qui torturait sa femme parce que c'était facile, elle en est morte, va se rapprocher de plus en plus d'Inès qu'il considère sinon son égale mais de « sa trempe » pour sa mise en abyme, quand elle dit « ça veut dire que j'ai besoin de la souffrance des autres pour subsister », rejetant la superficielle Estelle qui ne cherche que la jouissance physique et qui est trop éloignée de lui intellectuellement. Garcin ira chercher auprès d'Inès une confirmation qu'il n'est pas lâche, ce qu'elle lui refusera, jalouse, méchante et vexée de sa relation avec Estelle. Il n'aura pas de deuxième chance non plus et sera condamné à rester en enfer.

    INÈS : Pourquoi pas ? Tu as rêvé trente ans que tu avais du coeur ; et tu te passais mille petites faiblesses parce que tout est permis aux héros. Comme c'était commode ! Et puis, à l'heure du danger, on t'a mis au pied du mur et… tu as pris le train pour Mexico * (*au début d'une guerre, au lieu d'affirmer son pacifisme, il a fui).

    GARCIN : Je n'ai pas rêvé cet héroïsme. Je l'ai choisi. On est ce qu'on veut.

    INÈS : Prouve-le ! Prouve-le que ce n'était pas un rêve. Seuls les actes décident de ce que l'on n'a pas voulu !

    Ils iront fouiller leurs âmes et avoueront leurs turpitudes, le fiel qui est resté collé au coin de leurs lèvres jusqu'à ce que Garcin conclue : » le bronze…(il l caresse) Eh bien voici le moment. le bronze est là, je le contemple et je comprends que je suis en enfer. Ils avaient prévu que je me tiendrais devant cette cheminée, pressant ma main sur ce bronze, avec tous ces regards sur moi. Tous ces regards qui me mangent…(Il se retourne brusquement). Ha ! Vous n'êtes que deux ? Je vous croyais beaucoup plus nombreuses. (Il rit). Alors c'est ça l'enfer je n'aurais jamais cru… Vous vous rappelez : le soufre, le bûcher, le gril… Ah! Quelle plaisanterie. Pas besoin de gril, l'enfer c'est les Autres « . (Scène V).

    Estelle va alors tenter de tuer Inès avec un coupe-papier qui se trouve sur la table. En vain puisqu'ils dont déjà morts tous les trois : » Ni le couteau, ni le poison, ni la corde, c'est déjà fait comprends-tu ? Et nous sommes ensemble pour toujours. » A Inès, Garcin et Estelle répondent en écho : « Pour toujours ! » et Garcin ajoute : » Et bien continuons. »…

    Je ne vous développerais pas les personnages et leurs méandres personnels qui les ont conduits là. Je vous en laisse à découvrir. S'il est une chose à retenir, c'est bien la philosophie. L'enfer n'est pas uniquement sous terre comme le laisse entendre L'Imaginaire collectif mais bien sur terre, dans n'importe quel endroit où l'on évolue. Et que, seulement le vécu, l'existence de trois personnes forcées de cohabiter à Huis clos révèlent beaucoup mieux que toutes les psychotérapies du monde ! Quand toutes les possibilités de fuir ou de se fuir sont inexistantes, il nous faut faire le bilan de nos faiblesses, lâchetés et « crimes contre l'humanité » afin de nous humaniser, de ne pas nous enfermer dans des cercles infernaux, de les briser tant qu'il est encore temps, pour échapper à la routine et aux comportements mortifères… Car nous avons toujours la liberté de le faire, si nous ne le faisons pas, alors, oui, nous serons condamnés à subir cet enfer…et nous seronts morts d'une certaine façon.
    Première représentation de la pièce au Théâtre du Vieux Colombier, au printemps 1944, avec Tania Balachova (qui l'a fait rejouer en tant que metteur en scène souvent, notamment au Théâtre de L'épée de Bois) dans le rôle d'Inès à gauche, Michel Vitold (Garcin) et enfin Michèle Alfa, à droite dans le rôle d'Estelle… A savoir qu'elle a été jouée avant d'être éditée par Gallimard en 1945.

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par wictoria le 27/09/2008


    Huis clos :
    C'est une pièce de Théâtre très émouvante, pas du tout le genre classique, ni dans la forme, ni dans le fond.

    Lire la suite :
    http://monbiblioblog.blogspot.com/2006/12/huis-clos.html

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par wictoria le 27/09/2008


    Ces mouches pullulent dans Argos (ville mythique durant l'Antiquité) depuis qu'Agamemnon, le roi, a été occis par Egisthe l'amant de sa femme Clytemnestre. Des enfants royaux ne reste qu'Electre, assujettie en servante car Orestre, le petit garçon a disparu quand il avait 3 ans, condamné à être exécuté. Mais Orestre n'est pas mort et revient, 15 ans après le drame, dans sa ville morte vivante.

    Lire la suite :
    http://monbiblioblog.blogspot.com/2006/12/les-mouches.html

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par tracey11 le 20/05/2012


    Huis clos : Il fut beaucoup plus digeste de lire cette pièce de Théâtre que Les mots. Plus facile de se faire une idée des personnages, et d'y attacher. "L'enfer, c'est les autres". Cette phrase résume à elle seule la pièce, et le résumé de wikipédia fait le tour de ce qu'on peut en dire. Les personnages, enlisés, sont incapables de trouver une échappatoire. Les mêmes raisons que celles qui les ont conduits en enfer les empêchent d'échapper à leur situation.

    les mouches : On est vraiment libre que lorsqu'on est en paix avec soi-même. C'est ainsi que j'aurais résumé cette pièce. Mais, outre la liberté, la pièce aborde également les thèmes de la politique, et du repentir (intellego.fr). les mouches sont pour moi avant tout le symbole du remords, et sont omniprésentes dans la ville jusqu'au moment où Oreste décide de prendre sur lui les péchés de chacun. Enfin bref. C'est une lecture intéressante, bien que je en sois pas inspirée pour en parler.


    Lien : http://readviewed.skyrock.com/17.html

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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe le 14/04/2012


    Deux pièces de Théâtre dramatiques basées sur L'existentialisme de Jean-Paul Sartre, mouvement littéraire et philosophique du XX° siècle.
    "On est ce que l'on veut". On choisit son destin: voilà l'essentiel de Huis-clos, cet enfer sans feu ni flamme où se trouvent enfermés Garcin, Ines et Estelle qui ont poussé à la mort ou tué l'un de leurs proches. Dans ce face à face diabolique "le bourreau est chacun de nous pour les deux autres".
    Dans les mouches, Jean-Paul Sartre qui revisite la mythologie grecque, nous parle de choix et d'engagement pour assumer ses actes.
    les mouches "déesses du remords" foisonnantes, s'attaquent aux habitants d'Argos qui n'en finissent pas d'expier le crime d'Egisthe. Oreste (fils du roi Agamemnon, jadis tué) assassine Egisthe et refusant de se repentir va attirer "le déchainement" des mouches.
    Le bien,le mal, deux tragédies toujours d'actualité!

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