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> Arlette Elkaïm-Sartre (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070329135
Éditeur : Gallimard (1996)


Note moyenne : 3.64/5 (sur 361 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"L'existentialisme n'est pas autre chose qu'un effort pour tirer toutes les conséquences d'une position athée cohérente. Elle ne cherche pas du tout à plonger l'homme dans le désespoir. Mais si l'on appelle, comme les chrétiens, désespoir toute attitude d'incroyance, el... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par cinecirque, le 17 mai 2012

    cinecirque
    Je reste mitigée en achevant cette conférence sur L'existentialisme donnée par Sartre en réponse aux critiques qui lui étaient faites. Trop peu connaisseuse de sa philosophie et de la philosophie en général, l'ouvrage ne m'ayant pas marqué, je ne m'aventurerai pas à remettre en cause ce grand esprit.
    Cependant, je trouve bien triste que le hasard tienne dans la pensée existentialiste si peu de place comme élément déterminant de nos vies. Ou bien le hasard serait-il partie prenante de la pensée existentialiste en tant que choix de ne pas s'engager? Mais je m'embarque là dans quelque chose d'un peu... capilotracté... car Sartre a bien précisé que L'existentialisme était une philosophie de l'action, et se soumettre au hasard, bien que cela fasse un bien fou de temps en temps, c'est rester passif face à sa responsabilité d'homme libre. Après tout pourquoi pas? Car si un quelconque dieu ne nous conditionne pas, nous sommes tout de même un brin conditionnés, en société, par l'acte d'autrui et, il faut bien l'avouer, par le hasard et la nature.
    C'est probablement une conséquence de la vulgarisation que Sartre a choisi pour clarifier et établir des distinctions de la pensée existentialiste auprès de l'élite et de la "non-élite" (l'esprit du professeur remonte ici et est d'ailleurs efficace dans l'ensemble...), mais j'ai l'impression qu'il prône un contrôle parfait de nos vies que je trouve un peu dommage. C'est en tout cas la prinicpale objection que j'ai à faire (si tant est qu'elle soit valable au vu de la vulgarisation de cette pensée).
    Néanmoins, on ne peut effectivement nier, après avoir lu cet Existentialisme est un humanisme, que cette pensée est profondément optimiste, puisque l'homme possède toujours la possibilité de choisir et est hors de tout déterminisme. Paradoxalement, si je suis très attirée par la puissance du hasard, je suis aussi séduite par cette idée, qui est en fait bien rassurante.
    En bref, je ne suis pas une grande existentialiste, mais (et je n'en suis pas fière) j'y pioche ce qui m'arrange dans le sens où ça m'arrange étant donné que je n'ai pas tout compris dans les moindres détails. Comme moults petites gens de la vile roture, probablement...
    Les romans basés sur cette pensée sont peut-être des compléments efficaces qui permettent de prendre position à partir de cas concrets. La Nausée, principalement, pourrait donc être un bon moyen de l'appréhender autrement.
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    • Livres 3.00/5
    Par lecassin, le 20 août 2012

    lecassin
    « L'EXISTENTIALISME EST UN HUMANISME »…
    CQFD, est-on tenté de dire à la lecture ce petit essai, retranscription d'une conférence prononcée par Jean-Pail Sartre à Paris en octobre 1945, afin de répondre à ses nombreux détracteurs suite à la parution de « L'être et le néant » en 1943.
    Une conférence que Boris Vian décrira dans « L'Écume des jours » comme un joyeux bazar : bousculades, chaises cassées, dames en pâmoison, Sartre obligé de jouer des coudes pour se frayer un chemin jusqu'à l'estrade.
    Déterminisme où liberté ? Sartre a tranché quand il déclare « l'homme est condamné à être libre », mais n'est-ce pas un peu simpliste de nier de cette façon la part, variable certes d'un individu à l'autre, de déterminisme qui participe à faire de nous ce que nous sommes ?
    Une lecture édifiante, mais tout de même, à la manière de Guika (membre Babélio), je reprendrais bien un peu de Camus, moi…
    A moins que je ne reprenne une bonne part de Koestler qui définit deux courants dans l'être : un courant déterministe qui pousse l'homme à l'intégration au groupe, et un courant lié à son libre arbitre qui pousse l'homme à l'affirmation de soi ; le juste équilibre des deux courants étant garant d'harmonie…
    Las, quoiqu'on en pense, L'existentialisme était né ce jour d'octobre 1945, et Jean-Paul Sartre et le Castor vont rapidement devenir la coqueluche de toute une génération.

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  • Par Aficionado, le 07 avril 2010

    Aficionado
    On connaît bien Sartre pour son immense intelligence. Sartre, l'être de cohérence pure, sans faille, ou si peu. L'existentialisme est un humanisme ne déroge pas à cette règle: quand bien même aurait-il faux par le concept en soi exposé dans son livre – livre tiré d'une conférence –, il y aurait raison par sa cohérence et sa forte plausibilité, – les grosses têtes retombent toujours à l'endroit.
    Le concept primordial abordé est celui d'existentialisme, qui affirme que l'homme existe avant tout, avant quelque essence (dénué de nature humaine, mais simplement compris dans une condition), et, partant de rien, se construira tel qu'il l'aura voulu. L'homme sera toujours responsable de ce qu'il deviendra, par les actes engendrés par ses choix pris en toute liberté. Cette logique purement athée exclut tout déterminisme et tout facteur d'influence extrinsèque par lequel l'homme pourrait céder – ou être subjugué. L'individu, dans son futur, est dévolu à l'individu présent qui doit pertinemment acter afin de s'octroyer le meilleur avenir – sans entrave à sa volonté.
    Vient se greffer à ce concept celui d'humanisme, – le postulat de départ. Ce en quoi, somme toute, L'existentialisme profite à l'homme, à l'humanité. Il ne faut en outre pas oublier que ce livre est une réponse aux critiques qui furent prodiguées à l'encontre de L'existentialisme, celles des gens qui le voyaient comme une doctrine pessimiste – alors qu'elle était optimiste face à eux, les vrais pessimistes au paradigme bien triste ; bref. En déterminant l'homme comme propre garant de son avenir, il ne peut être doctrine plus humaniste. Car, malgré le poids qu'ont le contexte historique et les agissements d'autrui sur la construction d'un soi-même vraiment voulu, l'homme reste toujours libre et volontaire, et est enclos dans un même cadre que les autres qui permet de parler d'universalité toujours mouvante conjoncturellement – car étant la résultante des choix de chacun – mais structurellement assez rigide, et de condition humaine, réduite à ses plus ténus facteurs de détermination – présence dans le monde, travail et mort.
    Mais abordé à l'inverse, le contexte historico-socio-culturel veut être relatif car tous les hommes, en s'engageant absolument à se créer eux-mêmes "chacun de leur côté", le créent. Au fond, rien ne pourrait sembler plus humaniste que cette doctrine en soi-même. Elle effectivement est hyperoptimiste, bien que certains points soient très hypothétiques au regard de la réalité.
    Ce livre comporte à la fin quelques objections de personnes qui ont assisté à la conférence, auxquelles Sartre répond.
    Il est très court et enrichissant, et aborde le concept d'existentialisme avec une certaine exhaustivité topique. Autrement dit, il permet d'aborder le sujet assez facilement, car le déroulement, le registre langagier et la segmentation de l'ouvrage sont clairs.
    La critique se veut ardue car dans la forme comme dans le fond, l'intelligence de Sartre est emprunte.
    À vous donc de voir!
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    • Livres 2.00/5
    Par guika, le 22 mai 2010

    guika
    Pourquoi ne pas essayer encore une fois du Sartre? Il est vrai que « La Nausée » ne m'a pas laissé un souvenir impérissable. Changeons de genre, tentons l'essai. Voilà ce que je me disais en ouvrant « L'existentialisme est un humanisme ».
    Au cœur de ce très court opus (il s'agit de la retranscription d'une conférence), l'éternel débat entre déterminisme et liberté. Il développe la thèse facile que chacun décide de ce qu'il est. Il ne comprend pas, ou feint d'ignorer que la part de déterminisme est très variable en chacun de nous. Il est facile de s'inventer liberté lorsqu'on a bénéficié des meilleurs précepteurs, qu'on est né dans la soie, que le champ des possibles a été richement ensemencé dès la prime enfance.
    Ajoutons à cela une rhétorique parfois très « sophistiquée » pour faire passer le mistigri : « Toute théorie qui prend l'homme en dehors de ce moment où il s'atteint lui-même est d'abord une théorie qui supprime la vérité, car, en dehors de ce cogito cartésien, tous les objets sont seulement probables, et une doctrine de probabilités, qui n'est pas suspendue à une vérité, s'effondre dans le néant ; pour définir le probable il faut posséder le vrai. »
    Enfin, quand on lit ceci : « l'homme n'est rien d'autre que son projet, il n'existe que dans la mesure où il se réalise, il n'est donc rien d'autre que l'ensemble de ses actes, rien d'autres que sa vie. », cela prend une résonance particulière confronté à son admiration du stalinisme, ses attaques d'épicier jaloux contre Camus, ou encore son arrivisme qui lui fit remplacer pendant la guerre un professeur juif chassé par les lois de Vichy.
    Non, décidément, Sartre, ce n'est pas pour moi. Tiens, je reprendrais bien un petit peu de Camus.
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    • Livres 3.00/5
    Par DBC-Anais, le 29 novembre 2013

    DBC-Anais
    Que ça me plaise ou non, la lecture de ce petit essai m'était obligatoire, de par l'épreuve du BAC que je dois passer en fin d'année. de ce fait, j'ai eu le plaisir de retrouver Jean-Paul Sartre dans un autre style littéraire, complètement différent de sa nouvelle Le mur lue il y a de çà quelques années.
    La première chose que l'on remarque à la vue de cet ouvrage, c'est la taille exceptionnellement mince de l'essai. Un essai bref, justifié dans le sens où Jean-Paul Sartre n'a pas écrit, au sens propre, ce livre, mais l'a énoncé lors d'une conférence réalisée en 1945 à Paris. La seconde chose qui nous frappe particulièrement, c'est le titre équivoque, étrange et alambiqué de l'ouvrage, évoquant à la fois une énormité de choses simples et futiles, mais si peu de choses, souvent complexifiées et condensés. Cet essai philosophique, comme toute bonne oeuvre philosophique qui se mérite, nous amène au questionnement, à la découverte de soi, des autres, et du monde, à la compréhension de la vie en général, et de l'Homme.
    Bien qu'assez circonspecte au commencement de ma lecture, le style d'écriture de Jean-Paul Sartre s'avère être léger, tout en simplicité, avec quelques nuances qu'il est préférable d'avoir étudiées auparavant. La compréhension est aisée, les métaphores et les exemples sont nombreux, pour donner un meilleur éclairage à la réflexion.
    J'attends une plus complète exploration de l'oeuvre en compagnie de mon professeur de philosophie, pour finaliser la critique de L'existentialisme est un humanisme. La couche superficielle du livre a été comprise, ne reste que le fond, à creuser, pour dénicher l'intégralité des évocations philosophique de l'auteur.
    En tout cas, la mise en page est originale, et les petites annotations qui quadrillent le texte sont fortement utiles pour une meilleure compréhension globale. J'ai également apprécié le débat final, qui clos intelligemment l'oeuvre.

    Lien : http://addictbooks.skyrock.com/3197433551-posted-on-2013-11-28.html
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Citations et extraits

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  • Par Aficionado, le 07 avril 2010

    Par humanisme on peut entendre une théorie qui prend l'homme comme fin et valeur supérieure. Il y a humanisme dans ce sens chez Cocteau, par exemple, quand dans son récit, Le Tour du monde en 80 heures, un personnage déclare, parce qu'il survole des montagnes en avion: l'homme est épatant. Cela signifie que moi, personnellement, qui n'ai pas construit les avions, je bénéficierais de ces inventions particulières, et que je pourrais personnellement, en tant qu'homme, me considérer comme responsable et honoré par des actes particuliers à quelques hommes.
    Cela supposerait que nous pourrions donner une valeur à l'homme d'après les actes les plus hauts de certains hommes. Cet humanisme est absurde, car seul le chien ou le cheval pourraient porter un jugement d'ensemble sur l'homme et déclarer que l'homme est épatant, ce qu'ils n'ont garde de faire, à ma connaissance tout au moins. Mais on ne peut admettre qu'un homme puisse porter un jugement sur l'homme. L'existentialisme le dispense de tout jugement de ce genre: l'existentialiste ne prendra jamais l'homme comme fin, car il est toujours à faire. Et nous ne devons pas croire qu'il y a une humanité à laquelle nous puissions rendre un culte, à la manière d'Auguste Comte. Le culte de l'humanité aboutit à l'humanisme fermé sur soi de Comte, et, il faut dire, au fascisme. C'est un humanisme dont nous ne voulons pas.
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  • Par lecassin, le 27 avril 2013

    L'homme n'est rien d'autre que son projet, il n'existe que dans la mesure où il se réalise, il n'est donc rien d'autre que l'ensemble de ses actes, rien d'autre que sa vie.

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  • Par Aficionado, le 07 avril 2010

    Le choix est possible dans un sens, mais ce qui n'est pas possible, c'est de ne pas choisir. Je peux toujours choisir, mais je dois savoir que si je ne choisis pas, je choisis encore.

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  • Par Aficionado, le 07 avril 2010

    Il n'y a pas de tempérament lâche ; il y a des tempéraments qui sont nerveux, il y a du sang pauvre, ou des tempéraments riches ; mais l'homme qui a un sang pauvre n'est pas lâche pour autant, car ce qui fait la lâcheté, c'est l'acte de renoncer ou de céder, un tempérament ce n'est pas un acte ; le lâche est défini à partir de l'acte qu'il a fait. Ce que les gens sentent obscurément, et qui leur fait horreur, c'est que le lâche que nous présentons est coupable d'être lâche. Ce que les gens veulent, c'est qu'on naisse lâche ou héros. [...] Ce que dit l'existentialisme, c'est que le lâche se fait lâche, que le héros se fait héros: il y a toujours une possibilité pour le lâche de ne plus être lâche, et pour le héros de cesser d'être un héros.
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  • Par adelineb88, le 23 février 2011

    Il faut souffrir pour comprendre le véritable sens de la vie est de l'homme. Mais l'enfer n'est pas les autres. l'Enfer serait de se retrouver seul sans personne et là le jeu commencerait vraiment. Sans personne pour l'éternité je crois que là nous trouverions peut être la véritable sagesse : la vie est précieuse ainsi que l'homme.

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