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Arlette Elkaïm-Sartre (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070329135
Éditeur : Gallimard (1996)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 577 notes)
Résumé :
"L'existentialisme n'est pas autre chose qu'un effort pour tirer toutes les conséquences d'une position athée cohérente. Elle ne cherche pas du tout à plonger l'homme dans le désespoir. Mais si l'on appelle, comme les chrétiens, désespoir toute attitude d'incroyance, elle part du désespoir originel. L'existentialisme n'est pas tellement un athéisme au sens où il s'épuiserait à démontrer que Dieu n'existe pas. Il déclare plutôt: même si Dieu existait, ça ne changerai... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
Bydie
Bydie19 décembre 2014
  • Livres 5.00/5
J'ai toujours aimé la Philosophie, bien avant de découvrir cette discipline en Terminale; c'est d'ailleurs en partie pour cela que je me suis orienté vers la Terminale Littéraire. La réflexion, la recherche de la vérité, les différents points de vue sur des notions abstraites et difficiles, la cultivation de ses opinions...
Si quelques ouvrages m'ont beaucoup plu, comme « L'Antimanuel de Philosophie » de Michel Onfray, ou le « Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les Hommes » de Jean-Jacques Rousseau, « L'Existentialisme est un humanisme » de Jean-Paul(-Charles-Aymard-Léon-Eugène) Sartre m'a littéralement bouleversé. Il s'agit probablement de son ouvrage le plus abordable, en tout cas de « pure philosophie » (j'entends par là que c'est exclusivement un ouvrage philosophique, non romanesque comme « La Nausée », ou théâtral comme « Huis Clos ») et qui propose une excellente approche de sa philosophie existentialiste.
« L'existence précède l'essence », une phrase culte, mythique, dont j'ignorais la provenance, prend tout son sens dans cet ouvrage de l'un des auteurs français les plus influents du 20ème siècle (avec Bergson, il est pour moi le plus influent). L'essence se définie par une vérité prédéfinie, Sartre prend l'exemple, dans « l'Existentialisme est un humanisme », du coupe-papier : avant d'être un coupe-papier, cet objet a d'abord été une idée dans la tête de son créateur, quelque chose qui allait se concrétiser, dans son rôle qui lui aurait été donné. Se dire que « l'essence précède l'existence », ce serait se dire que l'homme a été prédéfini, qu'il a d'abord été une idée dans la tête de quelqu'un ; probablement dans la tête de Dieu, ou d'une quelconque autre force supérieure et créatrice. Cependant, la philosophie Sartrienne étant athée, la phrase doit se prendre dans l'autre sens, c'est là que l'on arrive à la célèbre formule « l'existence précède l'essence » ; cela signifie que l'homme naît complètement neutre dans l'existence, ce qui n'est pas sans rappeler ce que disait Heidegger (un philosophe dont Sartre s'inspira beaucoup), « l'homme est jeté dans le monde », rien ne détermine ce que l'homme doit être. L'homme est libre de choisir ce qu'il sera, c'est également là qu'il se distingue de l'animal : l'animal a une essence avant d'exister. Prenons l'exemple du cheval, à peine né, le poulain se lève déjà et broute, il peut même être en mesure de galoper ; son essence est ici représentative de la « loi naturelle » déterminée par son instinct (ce qui n'est pas sans nous rappeler Rousseau et le « Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes », lorsque le philosophe s'intéresse à la liberté humaine, en faisant la distinction entre l'animal et l'homme). L'homme, lui, se détermine par ses actes, ainsi son essence vient à terme, lorsqu'il meurt. C'est ainsi que Jean-Paul Sartre explique la liberté de l'homme, certes de manière relativement résumé, mais c'est en quelque sorte l'idée principale de l'ouvrage.
Cette conférence est également l'occasion d'approcher un autre concept propre à Sartre : la mauvaise foi. Celle-ci se traduit par le refus de la liberté de l'individu, et donc des responsabilités qu'elle comprend. En effet, l'homme étant libre par ses actes (car l'existence précède l'essence), chacun de ses actes engage sa responsabilité, et engage l'humanité toute entière. Refuser ses responsabilités, c'est refuser sa liberté, et donc faire preuve de mauvaise foi.
Par ailleurs, ces deux idées présentes dans la philosophie Sartrienne font indéniablement penser à l'expérience de Milgram. En résumé, voici en quoi consiste cette expérience : un savant et un élève sont dans deux salles séparées (il s'agit en réalité de comédiens). L'élève est dans une salle, sur une chaise électrique factice reliée à un bouton dans la salle du savant. le savant fait entrer des cobayes (qui ne sont pas au courant de la supercherie) dans sa salle ; il fait réciter une liste de mots à l'élève dans la salle séparée, si ce dernier ne les cite pas dans le bon ordre, le cobaye doit presser le bouton afin d'envoyer de (fausses) décharges électriques à l'élève, d'abord de faible intensité, jusqu'à une intensité mortelle. Arrivée à l'intensité mortelle, la plupart des cobayes refuse d'aller plus loin ; mais le savant leur explique alors qu'il prend l'entière responsabilité de la mort de l'élève. Déresponsabilisé, le cobaye administre la décharge létale.
Si cette expérience vise à évaluer le degrés d'obéissance de l'individu devant une autorité légitime, cela entre bien dans l'idée de la « mauvaise foi » de Sartre. Cela peut également rappeler le cas Eichmann (traité par Hannah Arendt), un officier SS et membre du parti Nazi qui a conduit à la mort de nombreux juifs, déclarant qu'il agit ainsi, car il n'a fait que « respecter les ordres ». Seulement, ce cas Eichmann amène une autre notion : celle du Devoir, et lire Kant peut être plus intéressant et complet pour en percevoir toute la profondeur...
~ Bydie
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colimasson
colimasson17 juillet 2015
  • Livres 2.00/5
Il a le beau rôle Sartre avec son existentialisme. Il tire ce concept de son chapeau à lapins et, tout fier, croyant avoir inventé l'eau chaude, il se donne le privilège de juger ceux qui agissent sans le connaître, ou qui agissent comme s'ils ne le connaissaient pas :

« Les uns qui se cacheront, par l'esprit de sérieux ou par des excuses déterministes leur liberté totale, je les appellerai lâches; les autres qui essaieront de montrer que leur existence était nécessaire, alors qu'elle est contingente même de l'apparition de l'homme sur la terre, je les appellerai des salauds. »

Et lui, Sartre, il s'appelle le philosophe, c'est certain.
Ce n'est pas très propre de se faire néologiseur et d'embrouiller le monde avec des concepts nouveaux, qu'il faut passer les 3/4 du livre à comprendre pour se rendre compte qu'ils sont finalement assez classiques et qu'ils se ramènent à la lucidité d'une responsabilité sans déterminisme (ce qui est en soi assez contestable). Les seules embûches proposées devraient être intellectuelles, pas sémantiques. Heureusement, le livre est court, mais Sartre philosophe est tellement imbuvable que j'ai déjà condamné "L'être et le néant"... pour le moment...
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cinecirque
cinecirque17 mai 2012
  • Livres 3.00/5
Je reste mitigée en achevant cette conférence sur l'existentialisme donnée par Sartre en réponse aux critiques qui lui étaient faites. Trop peu connaisseuse de sa philosophie et de la philosophie en général, l'ouvrage ne m'ayant pas marqué, je ne m'aventurerai pas à remettre en cause ce grand esprit.
Cependant, je trouve bien triste que le hasard tienne dans la pensée existentialiste si peu de place comme élément déterminant de nos vies. Ou bien le hasard serait-il partie prenante de la pensée existentialiste en tant que choix de ne pas s'engager? Mais je m'embarque là dans quelque chose d'un peu... capilotracté... car Sartre a bien précisé que l'existentialisme était une philosophie de l'action, et se soumettre au hasard, bien que cela fasse un bien fou de temps en temps, c'est rester passif face à sa responsabilité d'homme libre. Après tout pourquoi pas? Car si un quelconque dieu ne nous conditionne pas, nous sommes tout de même un brin conditionnés, en société, par l'acte d'autrui et, il faut bien l'avouer, par le hasard et la nature.
C'est probablement une conséquence de la vulgarisation que Sartre a choisi pour clarifier et établir des distinctions de la pensée existentialiste auprès de l'élite et de la "non-élite" (l'esprit du professeur remonte ici et est d'ailleurs efficace dans l'ensemble...), mais j'ai l'impression qu'il prône un contrôle parfait de nos vies que je trouve un peu dommage. C'est en tout cas la prinicpale objection que j'ai à faire (si tant est qu'elle soit valable au vu de la vulgarisation de cette pensée).
Néanmoins, on ne peut effectivement nier, après avoir lu cet Existentialisme est un humanisme, que cette pensée est profondément optimiste, puisque l'homme possède toujours la possibilité de choisir et est hors de tout déterminisme. Paradoxalement, si je suis très attirée par la puissance du hasard, je suis aussi séduite par cette idée, qui est en fait bien rassurante.
En bref, je ne suis pas une grande existentialiste, mais (et je n'en suis pas fière) j'y pioche ce qui m'arrange dans le sens où ça m'arrange étant donné que je n'ai pas tout compris dans les moindres détails. Comme moults petites gens de la vile roture, probablement...
Les romans basés sur cette pensée sont peut-être des compléments efficaces qui permettent de prendre position à partir de cas concrets. La Nausée, principalement, pourrait donc être un bon moyen de l'appréhender autrement.
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lecassin
lecassin20 août 2012
  • Livres 3.00/5
« L'existentialisme est un humanisme »…
CQFD, est-on tenté de dire à la lecture ce petit essai, retranscription d'une conférence prononcée par Jean-Pail Sartre à Paris en octobre 1945, afin de répondre à ses nombreux détracteurs suite à la parution de « L'être et le néant » en 1943.
Une conférence que Boris Vian décrira dans « L'Écume des jours » comme un joyeux bazar : bousculades, chaises cassées, dames en pâmoison, Sartre obligé de jouer des coudes pour se frayer un chemin jusqu'à l'estrade.
Déterminisme où liberté ? Sartre a tranché quand il déclare « l'homme est condamné à être libre », mais n'est-ce pas un peu simpliste de nier de cette façon la part, variable certes d'un individu à l'autre, de déterminisme qui participe à faire de nous ce que nous sommes ?
Une lecture édifiante, mais tout de même, à la manière de Guika (membre Babélio), je reprendrais bien un peu de Camus, moi…
A moins que je ne reprenne une bonne part de Koestler qui définit deux courants dans l'être : un courant déterministe qui pousse l'homme à l'intégration au groupe, et un courant lié à son libre arbitre qui pousse l'homme à l'affirmation de soi ; le juste équilibre des deux courants étant garant d'harmonie…
Las, quoiqu'on en pense, l'existentialisme était né ce jour d'octobre 1945, et Jean-Paul Sartre et le Castor vont rapidement devenir la coqueluche de toute une génération.

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Aficionado
Aficionado07 avril 2010
On connaît bien Sartre pour son immense intelligence. Sartre, l'être de cohérence pure, sans faille, ou si peu. L'existentialisme est un humanisme ne déroge pas à cette règle: quand bien même aurait-il faux par le concept en soi exposé dans son livre – livre tiré d'une conférence –, il y aurait raison par sa cohérence et sa forte plausibilité, – les grosses têtes retombent toujours à l'endroit.
Le concept primordial abordé est celui d'existentialisme, qui affirme que l'homme existe avant tout, avant quelque essence (dénué de nature humaine, mais simplement compris dans une condition), et, partant de rien, se construira tel qu'il l'aura voulu. L'homme sera toujours responsable de ce qu'il deviendra, par les actes engendrés par ses choix pris en toute liberté. Cette logique purement athée exclut tout déterminisme et tout facteur d'influence extrinsèque par lequel l'homme pourrait céder – ou être subjugué. L'individu, dans son futur, est dévolu à l'individu présent qui doit pertinemment acter afin de s'octroyer le meilleur avenir – sans entrave à sa volonté.
Vient se greffer à ce concept celui d'humanisme, – le postulat de départ. Ce en quoi, somme toute, l'existentialisme profite à l'homme, à l'humanité. Il ne faut en outre pas oublier que ce livre est une réponse aux critiques qui furent prodiguées à l'encontre de l'existentialisme, celles des gens qui le voyaient comme une doctrine pessimiste – alors qu'elle était optimiste face à eux, les vrais pessimistes au paradigme bien triste ; bref. En déterminant l'homme comme propre garant de son avenir, il ne peut être doctrine plus humaniste. Car, malgré le poids qu'ont le contexte historique et les agissements d'autrui sur la construction d'un soi-même vraiment voulu, l'homme reste toujours libre et volontaire, et est enclos dans un même cadre que les autres qui permet de parler d'universalité toujours mouvante conjoncturellement – car étant la résultante des choix de chacun – mais structurellement assez rigide, et de condition humaine, réduite à ses plus ténus facteurs de détermination – présence dans le monde, travail et mort.
Mais abordé à l'inverse, le contexte historico-socio-culturel veut être relatif car tous les hommes, en s'engageant absolument à se créer eux-mêmes "chacun de leur côté", le créent. Au fond, rien ne pourrait sembler plus humaniste que cette doctrine en soi-même. Elle effectivement est hyperoptimiste, bien que certains points soient très hypothétiques au regard de la réalité.
Ce livre comporte à la fin quelques objections de personnes qui ont assisté à la conférence, auxquelles Sartre répond.
Il est très court et enrichissant, et aborde le concept d'existentialisme avec une certaine exhaustivité topique. Autrement dit, il permet d'aborder le sujet assez facilement, car le déroulement, le registre langagier et la segmentation de l'ouvrage sont clairs.
La critique se veut ardue car dans la forme comme dans le fond, l'intelligence de Sartre est emprunte.
À vous donc de voir!
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Citations & extraits (56) Voir plus Ajouter une citation
FaeruneFaerune16 février 2015
L'homme n'est rien d'autre que son projet. Il n'existe que dans la mesure où il se réalise, il n'est donc rien d'autres que l'ensemble de ses actes, rien d'autres que sa vie. D'après ceci, nous pouvons comprendre pourquoi notre doctrine fait horreur a un certain nombre de gens. Car souvent ils n'ont qu'une manière de supporter leur misère, c'est de penser " Les circonstances ont été contre moi, je valais beaucoup mieux que ce que j'ai été ; bien sûr, je n'ai pas eu de grand amour, ou de grande amitié, mais c'est parce que je n'ai pas rencontré un homme ou une femme qui en fussent dignes, je n'ai pas écris de bons livres, c'est parce que je n'ai pas eu le loisir de le faire, etc... Or en réalité, pour l'existentialiste, il n'y a pas d'amour autre que celui qui se construit, il n'y a pas possibilité d'amour autre que celle qui se manifeste dans un amour ; il n'y a pas de génie autre que celui qui s'exprime dans des œuvres d'art. Un homme s'engage dans sa vie, dessine sa figure, et en dehors de cette figure, il n'y a rien.
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AficionadoAficionado07 avril 2010
Par humanisme on peut entendre une théorie qui prend l'homme comme fin et valeur supérieure. Il y a humanisme dans ce sens chez Cocteau, par exemple, quand dans son récit, Le Tour du monde en 80 heures, un personnage déclare, parce qu'il survole des montagnes en avion: l'homme est épatant. Cela signifie que moi, personnellement, qui n'ai pas construit les avions, je bénéficierais de ces inventions particulières, et que je pourrais personnellement, en tant qu'homme, me considérer comme responsable et honoré par des actes particuliers à quelques hommes.
Cela supposerait que nous pourrions donner une valeur à l'homme d'après les actes les plus hauts de certains hommes. Cet humanisme est absurde, car seul le chien ou le cheval pourraient porter un jugement d'ensemble sur l'homme et déclarer que l'homme est épatant, ce qu'ils n'ont garde de faire, à ma connaissance tout au moins. Mais on ne peut admettre qu'un homme puisse porter un jugement sur l'homme. L'existentialisme le dispense de tout jugement de ce genre: l'existentialiste ne prendra jamais l'homme comme fin, car il est toujours à faire. Et nous ne devons pas croire qu'il y a une humanité à laquelle nous puissions rendre un culte, à la manière d'Auguste Comte. Le culte de l'humanité aboutit à l'humanisme fermé sur soi de Comte, et, il faut dire, au fascisme. C'est un humanisme dont nous ne voulons pas.
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lecassinlecassin27 avril 2013
L'homme n'est rien d'autre que son projet, il n'existe que dans la mesure où il se réalise, il n'est donc rien d'autre que l'ensemble de ses actes, rien d'autre que sa vie.
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AficionadoAficionado07 avril 2010
Le choix est possible dans un sens, mais ce qui n'est pas possible, c'est de ne pas choisir. Je peux toujours choisir, mais je dois savoir que si je ne choisis pas, je choisis encore.
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DanieljeanDanieljean04 novembre 2015
L'existentialisme est très opposé à un certain type de morale laïque qui voudrait supprimer Dieu avec le moins de frais possible. Lorsque, vers 1880, des professeurs français essayèrent de constituer une morale laïque; ils dirent à peu près ceci: Dieu est une hypothèse inutile et coûteuse, nous la supprimons, mais il est nécessaire cependant, pour qu'il y ait une morale, une société, un monde policé, que certaines valeurs soient prises au sérieux et considéré comme existant a priori; […]
L'existentialisme, au contraire, pense qu'il est très gênant que Dieu n'existe pas, car avec lui disparaît la possibilité de trouver des valeurs dans un ciel intelligible; il ne peut plus y avoir de bien a priori, puisqu'il n'y a pas de conscience infinie et parfaite pour le penser; […] …l'homme est délaissé, parce qu'il ne trouve ni en lui, ni hors de lui une possibilité de s'accrocher. Il ne se trouve d'abord pas d'excuses. Si, en effet, l'existence précède l'essence, on ne pourra jamais expliquer par une référence à une nature humaine donnée et figée; autrement dit, il n'y a pas de déterminisme, l'homme est libre, l'homme est liberté. l'homme est condamné à être libre. Condamné, parce qu'il ne s'est pas créé lui-même, et par ailleurs cependant libre, parce qu'une fois jeté dans le monde, il est responsable de ce qu'il fait.
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