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Critiques sur L'Existentialisme est un humanisme (9)


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    • Livres 3.00/5
    Par cinecirque le 17/05/2012


    Je reste mitigée en achevant cette conférence sur L'existentialisme donnée par Sartre en réponse aux critiques qui lui étaient faites. Trop peu connaisseuse de sa philosophie et de la philosophie en général, l'ouvrage ne m'ayant pas marqué, je ne m'aventurerai pas à remettre en cause ce grand esprit.
    Cependant, je trouve bien triste que le hasard tienne dans la pensée existentialiste si peu de place comme élément déterminant de nos vies. Ou bien le hasard serait-il partie prenante de la pensée existentialiste en tant que choix de ne pas s'engager? Mais je m'embarque là dans quelque chose d'un peu... capilotracté... car Sartre a bien précisé que L'existentialisme était une philosophie de l'action, et se soumettre au hasard, bien que cela fasse un bien fou de temps en temps, c'est rester passif face à sa responsabilité d'homme libre. Après tout pourquoi pas? Car si un quelconque dieu ne nous conditionne pas, nous sommes tout de même un brin conditionnés, en société, par l'acte d'autrui et, il faut bien l'avouer, par le hasard et la nature.
    C'est probablement une conséquence de la vulgarisation que Sartre a choisi pour clarifier et établir des distinctions de la pensée existentialiste auprès de l'élite et de la "non-élite" (l'esprit du professeur remonte ici et est d'ailleurs efficace dans l'ensemble...), mais j'ai l'impression qu'il prône un contrôle parfait de nos vies que je trouve un peu dommage. C'est en tout cas la prinicpale objection que j'ai à faire (si tant est qu'elle soit valable au vu de la vulgarisation de cette pensée).
    Néanmoins, on ne peut effectivement nier, après avoir lu cet Existentialisme est un humanisme, que cette pensée est profondément optimiste, puisque l'homme possède toujours la possibilité de choisir et est hors de tout déterminisme. Paradoxalement, si je suis très attirée par la puissance du hasard, je suis aussi séduite par cette idée, qui est en fait bien rassurante.
    En bref, je ne suis pas une grande existentialiste, mais (et je n'en suis pas fière) j'y pioche ce qui m'arrange dans le sens où ça m'arrange étant donné que je n'ai pas tout compris dans les moindres détails. Comme moults petites gens de la vile roture, probablement...
    Les romans basés sur cette pensée sont peut-être des compléments efficaces qui permettent de prendre position à partir de cas concrets. La Nausée, principalement, pourrait donc être un bon moyen de l'appréhender autrement.

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par quiliravivra le 08/06/2011


    Un livre qui a beaucoup compté dans ma pensée d'adolescente
    Je vais le relire avec le regard de la maturité

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par guika le 22/05/2010


    Pourquoi ne pas essayer encore une fois du Sartre? Il est vrai que « La Nausée » ne m'a pas laissé un souvenir impérissable. Changeons de genre, tentons l'essai. Voilà ce que je me disais en ouvrant « L'existentialisme est un humanisme ».

    Au cœur de ce très court opus (il s'agit de la retranscription d'une conférence), l'éternel débat entre déterminisme et liberté. Il développe la thèse facile que chacun décide de ce qu'il est. Il ne comprend pas, ou feint d'ignorer que la part de déterminisme est très variable en chacun de nous. Il est facile de s'inventer liberté lorsqu'on a bénéficié des meilleurs précepteurs, qu'on est né dans la soie, que le champ des possibles a été richement ensemencé dès la prime enfance.
    Ajoutons à cela une rhétorique parfois très « sophistiquée » pour faire passer le mistigri : « Toute théorie qui prend l'homme en dehors de ce moment où il s'atteint lui-même est d'abord une théorie qui supprime la vérité, car, en dehors de ce cogito cartésien, tous les objets sont seulement probables, et une doctrine de probabilités, qui n'est pas suspendue à une vérité, s'effondre dans le néant ; pour définir le probable il faut posséder le vrai. »
    Enfin, quand on lit ceci : « l'homme n'est rien d'autre que son projet, il n'existe que dans la mesure où il se réalise, il n'est donc rien d'autre que l'ensemble de ses actes, rien d'autres que sa vie. », cela prend une résonance particulière confronté à son admiration du stalinisme, ses attaques d'épicier jaloux contre Camus, ou encore son arrivisme qui lui fit remplacer pendant la guerre un professeur juif chassé par les lois de Vichy.

    Non, décidément, Sartre, ce n'est pas pour moi. Tiens, je reprendrais bien un petit peu de Camus.

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



  • Par Aficionado le 07/04/2010


    On connaît bien Sartre pour son immense intelligence. Sartre, l'être de cohérence pure, sans faille, ou si peu. L'existentialisme est un humanisme ne déroge pas à cette règle: quand bien même aurait-il faux par le concept en soi exposé dans son livre – livre tiré d'une conférence –, il y aurait raison par sa cohérence et sa forte plausibilité, – les grosses têtes retombent toujours à l'endroit.

    Le concept primordial abordé est celui d'existentialisme, qui affirme que l'homme existe avant tout, avant quelque essence (dénué de nature humaine, mais simplement compris dans une condition), et, partant de rien, se construira tel qu'il l'aura voulu. L'homme sera toujours responsable de ce qu'il deviendra, par les actes engendrés par ses choix pris en toute liberté. Cette logique purement athée exclut tout déterminisme et tout facteur d'influence extrinsèque par lequel l'homme pourrait céder – ou être subjugué. L'individu, dans son futur, est dévolu à l'individu présent qui doit pertinemment acter afin de s'octroyer le meilleur avenir – sans entrave à sa volonté.

    Vient se greffer à ce concept celui d'humanisme, – le postulat de départ. Ce en quoi, somme toute, L'existentialisme profite à l'homme, à l'humanité. Il ne faut en outre pas oublier que ce livre est une réponse aux critiques qui furent prodiguées à l'encontre de L'existentialisme, celles des gens qui le voyaient comme une doctrine pessimiste – alors qu'elle était optimiste face à eux, les vrais pessimistes au paradigme bien triste ; bref. En déterminant l'homme comme propre garant de son avenir, il ne peut être doctrine plus humaniste. Car, malgré le poids qu'ont le contexte historique et les agissements d'autrui sur la construction d'un soi-même vraiment voulu, l'homme reste toujours libre et volontaire, et est enclos dans un même cadre que les autres qui permet de parler d'universalité toujours mouvante conjoncturellement – car étant la résultante des choix de chacun – mais structurellement assez rigide, et de condition humaine, réduite à ses plus ténus facteurs de détermination – présence dans le monde, travail et mort.
    Mais abordé à l'inverse, le contexte historico-socio-culturel veut être relatif car tous les hommes, en s'engageant absolument à se créer eux-mêmes "chacun de leur côté", le créent. Au fond, rien ne pourrait sembler plus humaniste que cette doctrine en soi-même. Elle effectivement est hyperoptimiste, bien que certains points soient très hypothétiques au regard de la réalité.

    Ce livre comporte à la fin quelques objections de personnes qui ont assisté à la conférence, auxquelles Sartre répond.

    Il est très court et enrichissant, et aborde le concept d'existentialisme avec une certaine exhaustivité topique. Autrement dit, il permet d'aborder le sujet assez facilement, car le déroulement, le registre langagier et la segmentation de l'ouvrage sont clairs.

    La critique se veut ardue car dans la forme comme dans le fond, l'intelligence de Sartre est emprunte.

    À vous donc de voir!

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par cicou45 le 15/06/2011


    Bien que Sartre soit plus tard revenu sur le fait qu'il considérait ce texte comme un texte philosophique, il n'en est pas moins vrai qu'il a été considéré de la sorte par les générations futures.
    L'auteur répond ici aux accusations catholiques, marxistes et communistes en disant que, bien qu'il se présente comme un existentialiste athée, il n'en est pas moins un humaniste. Il s'explique en disant sue, bien qu'il ne croie en aucune religion et ne défende aucune cause ou parti politique en particulier, cela ne fait ps de lui pour autant un être dénué de morale dont l'un des buts principaux n'est pas de venir en aide aux opprimés.
    Court ouvrage relativement facile d'accès et agréable à lire !

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par juli le 10/06/2011


    Souvenir de philo, de terminale, une révélation pour qui souhaite prendre sa vie en main. Un texte bref et percutant et qui permet de mesurer toute l'ampleur de notre liberté sans mauvaise foi ou mauvaises excuses. Il redonne ses lettres de noblesse au mot LIBERTE.

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 1.00/5
    Par missmolko1 le 11/11/2010


    Pour les amateurs de philosophie...

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par vincentf le 04/07/2010


    Entrée par la petite porte dans une philosophie qui inverse radicalement la conception du monde classique, celle de ceux pour qui les valeurs sont préexistantes à l'individu humain qui a pour rôle de les intégrer, de les comprendre, de les faire siennes, et non, comme il me semble que le pense Sartre, mais peut-être vais-je trop loin, de les inventer, de les créer.

    Résumons rapidement ce que j'ai compris à ce petit bouquin. L'existence précède l'essence, il n'y a pas de nature humaine prédéterminée. Nous n'avons donc pas à rechercher qui nous sommes et quelles sont les valeurs sur lesquels repose le bien de manière générale mais à choisir quel homme nous serons et à créer les valeurs qui fonderont nos actions. le concept clé est celui de liberté mais il ne signifie pas que tout est permis puisque tout acte que je choisis a une valeur universelle dans la mesure où je considère que ce choix, s'il est responsable, est celui que doit faire n'importe quel homme : "Je construis l'universel en me choisissant".

    Cette philosophie, résumée sans doute de manière trop schématique par Sartre dans une conférence adressée à un large public et par moi-même qui la découvre, a le mérite de mettre l'homme face à lui-même et uniquement face à lui-même, en refusant de rejeter la responsabilité de ce qu'il est sur Dieu, comme dans la pensée chrétienne, ou sur les causalités historico-économiques des marxistes. Je suis ce que je choisis d'être. Voilà une pensée forte qu'il s'agit de creuser car que choisir d'être ? Cette question, Sartre n'y répond pas, du moins pas dans ce texte, parce qu'il veut que chacun se la pose et y réponde par soi-même, librement, c'est-à-dire en assumant de manière totale la responsabilité de ses actes. Cette liberté responsable est une utopie mais elle est la seule possible si l'on refuse, comme j'en suis devenu forcé, l'existence d'un Dieu doué d'une volonté qui me dépasse et qui détermine donc qui je suis.

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par laurentgui le 29/04/2012


    Un essai issu d'un colloque mené par Sartre très controversé à l'époque sur L'existentialisme. Très intéressant et riche en enseignements.

    critique de qualité ? (0 votes positifs)






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