ISBN : 207036805X
Éditeur : Gallimard (1972)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 269 notes) Ajouter à mes livres
Quatrième de couverture : Donc j'étais tout à l'heure au Jardin public. La racine du marronnier s'enfonçait dans la terre, juste au-dessous de mon banc. Je ne me rappelais plus que c'était une racine. Les mots s'étaient évanouis et, avec eux, la signification des choses... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Pingouin, le 13 mai 2012

    Pingouin
    Ce livre pose selon moi les bases de la philosophie sartrienne. C'est un premier roman et, plus généralement, un premier livre, il en possède donc les avantages et les inconvénients.
    Je ne vais pas m'étendre sur l'histoire, l'ouvrage étant considéré comme un classique, celle-ci a du être résumée de toutes les manières et dans toutes les langues ; ce qui, je pense, est pertinent, c'est plus de vous donner mon impression.

    Je connaissais Sartre et sa pensée d'assez loin, m'intéressant à la philosophie depuis quelques années maintenant, il est difficile -étant français qui plus est- de ne pas entendre son nom ou lire celui-ci au détour d'une vidéo ou d'un livre. J'en connaissais donc les grandes lignes, la liberté totale, "l'existence précède l'essence", la nécessité de s'engager ; mais je n'avais jamais plongé réellement dans l'œuvre, si ce n'est par une lecture rapide et distraite des Mots, que je n'avais d'ailleurs que peu apprécié. Il est compliqué d'aborder cette pensée lorsque l'on est convaincu que sa base, la liberté totale et absolue, n'existe pas -Essai sur le libre arbitre ; les fondations manquant, il est difficile pour le bâtiment de se tenir debout, mais cela n'empêche pas d'explorer le schéma de son intérieur.
    Le style est intéressant sans être brillant, quelques belles envolées lyriques, sans pour autant être irréprochable, certains passages sont lourds. Mais cette lourdeur est peut-être volontaire, la description et la sensation de la routine étant quelque chose de primordiale dans ce livre.
    Le moment où l'auteur commence à ressentir son existence et celle de ce qui l'entoure est également très bien mené, ce sentiment dépasse largement les pages que nous tournons pour s'infuser dans notre esprit. L'on se met également à ressentir tout ce qui nous entoure, à palper ce livre, à se ressentir pleinement ; cette partie est vraiment une réussite.
    L'engagement est d'une importance primordiale chez Sartre, cela étant, le roman est bien pratique, car il permet de l'éviter, de plaider la fiction. Notamment lorsqu'il traite Nietzsche d'imbécile, je ne connais pas encore suffisamment l'homme, sa vie et son œuvre, pour savoir s'il a ensuite répondu de cette insulte, mais elle m'a marqué et mérite que je m'y intéresse davantage !

    En conclusion, c'est un bon livre dont j'ai apprécié la lecture, mais qui n'est qu'une mise-en-bouche. le format du roman n'est selon moi pas adapté pour exprimer clairement une pensée, il permet de préparer cette assimilation, mais ne se suffit pas à lui-même, ce n'est qu'un tâtonnement.
    J'ai donc maintenant la ferme intention de m'intéresser davantage à Sartre et à son œuvre, dont, même si je n'épouserai sans doute jamais totalement les idées, il est difficile de faire l'impasse, car il a régné sur le monde intellectuel européen et donc -à l'époque- mondial comme très peu voire aucun autre.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par vincentf, le 26 juin 2010

    vincentf
    S'agit-il d'un roman philosophique ? Un être-au-monde dévoilé, celui de l'existant, de l'homme qui sent juste qu'il est de trop, qu'il est matière sans justification, que sa vie n'est pas, qu'il n'a pas de passé, tout ça, c'est sans doute la philosophie de Sartre, le fameux existentialisme, mais ce qui rend cette philosophie intéressante, c'est le fait qu'elle s'incarne d'abord dans le roman, dans la description d'un rapport concret de l'individu au monde qui l'entoure, qu'il ne parvient pas à comprendre mais qui est là, pire, qui existe, et, comme lui, est de trop, au point de foutre La nausée. Faire naître une philosophie de La Nausée, du corps, voilà la richesse de Sartre.
    Ce roman n'est pas une chef-d'oeuvre littéraire. Il est parfois barbant, écrit souvent de manière banale, mais il y a des passages, ceux où l'être-au-monde nouveau est brusquement découvert, qui parlent au lecteur, qui se voit sommé de sentir, lui aussi, qu'il existe, et ce que ça implique. le lecteur de La Nausée ne doit pas, pour comprendre ce qu'il lit, se contenter de déchiffrer la théorie philosophique de L'existentialisme, il doit ressentir dans sa chair ce qu'est l'existence, ce qui se passe quand Roquentin est dégoûté par un galet parce que ce galet n'est, comme tout le reste, que de l'existence sans raison, absurde, comme l'homme. Les choses, dans le monde de Sartre, sont le véhicule de la révélation de ce qui est notre identité, la simple existence toute nue, à chaque instant niée parce que le temps passe, que le passé n'existe pas, qu'il n'y a pas de rédemption par la grâce de l'habitude bachelardienne, qu'à tout instant notre langue peut devenir "un énorme mille-pattes tout vif", que nous pouvons à tout instant devenir un cafard ou un cadavre.
    Que faire, alors ? Sartre esquisse une solution, l'écriture, mais sans trop y croire. Que faut-il écrire ? Des romans ? Mais n'est-ce pas créer de l'existant en plus, charger encore plus la barque déjà pleine ? Faut-il alors nier l'évidence perceptive et reconstruire malgré tout une cohérence du monde ? Peut-on vivre sans nous mentir à nous-même, sans faire semblant de croire que le monde, les choses et nous, avons une justification, un sens, un rôle à jouer ? Peut-on vivre sans inventer un Dieu qui ferait de nous des êtres et non pas uniquement des existants ? La Nausée est bien un roman philosophique, puisqu'il pose à chaque individu des questions qui remettent en cause jusqu'à sa propre identité, mais il est un roman, qui fait s'incarner cette remise en cause dans un personnage, ce qui a pour effet de donner un impact sur le lecteur beaucoup plus grand que n'importe quel traité de philosophie. Après la lecture de La Nausée, je suis cependant obligé de reconnaître un double scepticisme, d'abord parce que cette expérience décrite par Roquentin n'est qu'une expérience de papier vécue par un individu qui, paradoxalement, n'existe pas, et que je n'ai pas moi-même eu cette révélation charnelle de l'existence qui a pour effet de rejeter l'individu dans la solitude, ensuite parce que je ne saisis pas vraiment le fondement philosophique de ce roman, n'ayant pas (encore) lu l'oeuvre proprement philosophique de Sartre, qui m'effraye un peu, comme toute réflexion purement abstraite. La lecture de La Nausée va peut-être me permettre de me lancer à l'eau, à faire le pas de lire enfin, comme je le désire depuis longtemps, de vrais textes philosophiques. A suivre.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 19 janvier 2012

    brigittelascombe
    Ce premier roman de Jean Paul Sartre (écrivain engagé, philosophe,essayiste, professeur agrégé de philosophie qui a refusé en 1964 le prix Nobel de littérature pour Les mots) intitulé au départ "Mélancholia" (c'est tout dire!) et publié en 1938 sous le titre: La Nausée annonce son oeuvre philosophique la plus connue:L'être et le néant.
    "J'existe-le monde existe-c'est tout" affirme Antoine Roquentin,un célibataire trentenaire, rentier, érudit et solitaire qui travaille à la biographie d'un noble du XVIII° siècle et s'enlise peu à peu vers une indifférence désespérée.
    Cessant ses recherches sur "M. de Rollebon", il quitte Bouville (Boue- ville? semblable au Havre où Sartre exerçait alors) pour Paris, pensant vivre une autre vie.Mais lorsqu'on se rend compte de la gratuité des êtres, des choses et de lui même: "ça vous tourne le coeur et tout se met à flotter"...jusqu'à La Nausée, d'où le mal-être sans fin que le départ ne pourra atténuer.
    Ecrit au "je" sous forme de journal intime, avec des mots secs, sans fioriture, cette vision pessimiste où tout soudain semble répugnant à Roquentin, ce dégoût de l'existence sans espoir, ce refus des valeurs bourgeoises, ce rejet des "cons" et des "salauds", fut, malgré La Nausée qu'il fila à beaucoup, le début de la gloire pour Sartre et celui du mouvement philosophique : L'existentialisme.
    Un classique incontournable à rapprocher de L'étranger de Camus, suite aux ressemblances entre Roquentin et Meursault et leur dégoût du monde, mais Camus est plus moraliste qu'existentialisme, ce que Sartre ne sera que bien plus tard.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par chartel, le 18 décembre 2007

    chartel
    Première œuvre majeure de Jean-Paul Sartre écrite sous la forme du journal intime et dont le narrateur, Antoine Roquentin, est une sorte de double de l'auteur. Un homme qui pense, pense, pense et n'arrête pas de penser. L'œuvre expose ce qui hantait dès le départ la pensée sartrienne : L'existentialisme. Ce jeune historien observe méticuleusement le monde qui l'entoure (une ville fictionnelle de province, que l'on pourrait comparer au Havre où a enseigné Sartre pendant quelques années). Cette distanciation crée en lui une sorte de vertige, comme ce fut le cas en leur temps de Montaigne et Pascal. Cette nausée dévoile l'absurdité de la vie et son insignifiance. Sartre montre un univers fade, répétitif, quotidien, prévisible et sans réelle surprise, où les hommes se forcent à croire en leur liberté, notamment ceux de la classe bourgeoise (autre thème cher à Sartre) à travers le ridicule de ses codes et de ses principes. Si le passage du retour de Roquentin à Paris, où il retrouve une ancienne petite amie, est lourd à digérer, car il tranche avec le reste du récit, l'ensemble est remarquable, notamment les descriptions de la vie de province.
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    • Livres 2.00/5
    Par cicou45, le 12 avril 2011

    cicou45
    Roman assez difficile d'accès puisqu'il ne s'y passe rien. Il s'agit d'un homme, Roquentin, qui réfléchit à sa condition et plus largement, à la condition humaine. Roman écrit à le première personne, le narrateur se retrouve par exemple, durant une bonne trentaine de pages, assis dans un bar en contemplant un verre de bière tout en réfléchissant à l'absurdité de la vie. Il déambule dans une ville qu'il ne connait pas et est soudain saisi d'une horrible «nausée» devant le monde qui l'entoure.
    Roman néanmoins intéressant pour toutes les réflexions philosophiques qu'il apporte puisque Roquentin va accéder au chemin de la vérité en découvrant le véritable sens du mot «exister» mais qui serait plutôt à rapprocher d'une étude philosophique et non d'un roman. Pour cela, voir l'ouvrage du même auteur L'existentialisme est un humaniste.
    La Nausée, en tant que roman, est assez ennuyeux mais, qui en y cherchant bien, nous apporte une réflexion sur la vie et sur la place que nous tenons dans le mone.
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Citations et extraits

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  • Par pilpilip, le 28 mars 2011

    Je sais que je ne rencontrerais plus jamais rien ni personne qui m'inspire de la passion. Tu sais, pour se mettre à aimer quelqu'un, c'est une entreprise. Il faut avoir une énergie, une générosité, un aveuglement... Il y a même un moment, tout au début, où il faut sauter par-dessus un précipice ; si on réfléchit, on ne le fait pas. Je sais que je ne sauterai plus jamais.
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  • Par lapucelaurence, le 04 mai 2011

    La chose, qui attendait, s'est alertée, elle a fondu sur moi, elle se coule en moi, j'en suis plein. - Ce n'est rien: la Chose, c'est moi. L'existence, libérée, dégagée, reflue sur moi. J'existe.
    J'existe. C'est doux, si doux, si lent. Et léger: on dirait que ça tient en l'air tout seul. Ça remue. Ce sont des effleurements partout qui fondent et s'évanouissent. Tout doux, tout doux. Il y a de l'eau mousseuse dans ma bouche. Je l'avale, elle glisse dans ma gorge, elle me caresse - et la voila qui renaît dans ma bouche, j'ai dans la bouche à perpétuité une petite mare d'eau blanchâtre - discrète - qui frôle ma langue. Et cette mare, c'est encore moi. Et la langue. Et la gorge, c'est moi.
    Je vois ma main, qui s'épanouit sur la table. Elle vit - c'est moi. Elle s'ouvre, les doigts se déploient et pointent. Elle est sur le dos. Elle me montre son ventre gras. Elle a l'air d'une bête à la renverse. Les doigts, ce sont les pattes. Je m'amuse à les faire remuer, très vite, comme les pattes d'un crabe qui est tombé sur le dos. Le crabe est mort: les pattes se recroquevillent, se ramènent sur le ventre de ma main. Je vois les ongles - la seule chose de moi qui ne vit pas. Et encore. Ma main se retourne, s'étale à plat ventre, elle m'offre à présent son dos. Un dos argenté, un peu brillant - on dirait un poisson, s'il n'y avait pas les poils roux à la naissance des phalanges. Je sens ma main. C'est moi, ces deux bêtes qui s'agitent au bout de mes bras. Ma main gratte une de ses pattes, avec l'ongle d'une autre patte; je sens son poids sur la table qui n'est pas moi. C'est long, long, cette impression de poids, ça ne passe pas. Il n'y a pas de raison pour que ça passe. A la longue, c'est intolérable... Je retire ma main, je la mets dans ma poche. Mais je sens tout de suite, à travers l'étoffe, la chaleur de ma cuisse. Aussitôt, je fais sauter ma main de ma poche; je la laisse pendre contre le dossier de la chaise. Maintenant, je sens son poids au bout de mon bras. Elle tire un peu, à peine, mollement, moelleusement, elle existe. Je n'insiste pas: ou que je la mette, elle continuera d'exister et je continuerai de sentir qu'elle existe; je ne peux pas la supprimer, ni supprimer le reste de mon corps, la chaleur humide qui salit ma chemise, ni toute cette graisse chaude qui tourne paresseusement comme si on la remuait à la cuiller, ni toutes les sensations qui se promènent là-dedans, qui vont et viennent, remontent de mon flanc à mon aisselle ou bien qui végètent doucement, du matin jusqu'au soir, dans leur coin habituel.
    Je me lève en sursaut: si seulement je pouvais m'arrêter de penser, ça irait déjà mieux. Les pensées, c'est ce qu'il y a de plus fade. Plus fade encore que de la chair. Ça s'étire à n'en plus finir et ça laisse un drôle de goût. Et puis il y a les mots, au-dedans des pensées, les mots inachevés, les ébauches de phrases qui reviennent tout le temps: "Il faut que je fini... J'ex... Mort... M. de Roll est mort... Je ne suis pas... J'ex..." Ça va, ça va... et ça ne finit jamais. C'est pis que le reste parce que je me sens responsable et complice. Par exemple, cette espèce de rumination douloureuse:
    j'existe, c'est moi qui l'entretiens. Moi. Le corps, ça vit tout seul, une fois que ça a commencé. Mais la pensée, c'est moi qui la continue, qui la déroule. J'existe. Je pense que j'existe. Oh! le long serpentin, ce sentiment d'exister - et je le déroule, tout doucement... Si je pouvais m'empêcher de penser! J'essaie, je réussis : il me semble que ma tête s'emplit de fumée... et voila que ça recommence:
    "Fumée... ne pas penser... Je ne veux pas penser... Je pense que je ne veux pas penser. Il ne faut pas que je pense que je ne veux pas penser. Parce que c'est encore une pensée."
    On n'en finira donc jamais?
    Ma pensée, c'est moi: voilà pourquoi je ne peux pas m'arrêter. J'existe par ce que je pense... et je ne peux pas m'empêcher de penser. En ce moment même - c'est affreux - si j'existe, c'est parce que j'ai horreur d'exister. C'est moi, c'est moi qui me tire du néant auquel j'aspire: la haine, le dégoût d'exister, ce sont autant de manières de me faire exister, de m'enfoncer dans l'existence. Les pensées naissent par derrière moi comme un vertige, je les sens naître derrière ma tête... si je cède, elles vont venir la devant, entre mes yeux - et je cède toujours, la pensée grossit, grossit, et la voilà, l'immense, qui me remplit tout entier et renouvelle mon existence. (...)
    Je suis, j'existe, je pense donc je suis; je suis parce que je pense, pourquoi est-ce que je pense? je ne veux plus penser, je suis parce que je pense que je ne veux pas être, je pense que je... parce que... pouah!
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    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par chartel, le 18 décembre 2007

    Si je pouvais m’empêcher de penser ! J’essaie, je réussis : il me semble que ma tête s’emplit de fumée… et voilà que ça recommence : « Fumée… ne pas penser… Je ne veux pas penser… Je pense que je ne veux pas penser. Il ne faut pas que je pense que je ne veux pas penser. Parce que c’est encore une pensée. » On n’en finira donc jamais ?
    Citation de qualité ? (22 votes positifs)
  • Par cequejelis, le 18 mars 2012

    Le mieux serait d'écrire les événements au jour le jour. Tenir un journal pour y voir clair. Ne pas laisser échapper les nuances, les petits faits, même s'ils n'ont l'air de rien, et surtout les classer. Il faut dire comment je vois cette table, la rue, les gens, mon paquet de tabac, puisque c'est cela qui a changé. il faut déterminer exactement l'étendue et la nature de ce changement.
    Par exemple, voici un étui de carton qui contient ma bouteille d'encre. Il faudrait essayer de dire comment je le voyais avant et comment à présent je le...
    Eh bien, c'est un parallélipipède rectangle, il se détache sur - c'est idiot, il n'y a rien à en dire. Voilà ce qu'il faut éviter, il ne faut pas mettre de l'étrange où il n'y a rien. Je pense que c'est le danger si l'on tient un journal : on s'exagère tout, on est aux aguets, on force continuellement la vérité.

    p. 11
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  • Par zazimuth, le 25 septembre 2010

    Pour que l'événement le plus banal devienne une aventure, il faut et il suffit qu'on se mette à le raconter. C'est ce qui dupe les gens ; un homme, c'est toujours un conteur d'histoires, il vit entouré de ses histoires et des histoires d'autrui, il voit tout ce qui lui arraive à travers elles ; et il cherche à vivre sa vie comme s'il la racontait. (p.61)
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Vertiges du désir - Ollivier Pourriol .
Par l?auteur de Cinéphilo, les noces du cinéma et de la philosophie sur un thème ô combien désirable : le désir.Fidèle à sa méthode consistant à faire dialoguer philosophie et cinéma, Ollivier Pourriol dévoile les grandes théories du désir à l??uvre dans des films aussi variés que le Mépris, Kingdom of Heaven, Heat, Beau Travail, Casino, Eyes wide shut, Eros, THX 1138, Blow Up ou Toy Story.Fruit des conférences Studiophilo - où la philosophie est expliquée par le cinéma, et le cinéma par la philosophie - ce livre nous fait comprendre ce qu?est le désir, tout en nous ouvrant les yeux sur certaines scènes célèbres du cinéma : Sartre nous éclaire sur les fesses de Brigitte Bardot dans le Mépris, Hegel sur la lutte à mort entre al Pacino et Robert de Niro dans Heat, Girard sur le désir mimétique dont sont victimes les jouets de Toy Story, Deleuze sur l?électricité sexuelle de Sharon Stone dans Casino, Platon sur les vertiges de l?amour dans Les ailes du désir.Un livre précis, ludique et accessible qui unit cinéma et philosophie dans leur désir commun : désirer toujours plus, et toujours mieux.








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