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ISBN : 207036058X
Éditeur : Gallimard (1972)


Note moyenne : 3.72/5 (sur 54 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Des Allemands s'étaient montrés, prudemment, à l'entrée de la grand-rue.
Chasseriau, Pinette et Clapot firent feu. Les têtes disparurent. " Ce coup-ci, on est repérés. " De nouveau le silence. Un long silence. Mathieu pensa : " Qu'est-ce qu'ils préparent ? " Dans... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (1)

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    • Livres 4.00/5
    Par olivberne, le 03 juillet 2012

    olivberne
    C'est le troisième et dernier volet des Chemins de la liberté, au moment de la guerre, au moment où il va falloir user de sa liberté et faire des choix pour exister. Il y a plus d'action, même si Sartre se limite à l'invasion de la France en mai 1940 et s'il ne donne pas la fin, il laisse le lecteur deviner comment se termine l'histoire. Cela clôt un bon feuilleton, c'est à lire pour le plaisir.
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Citations et extraits

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  • Par la_fleur_des_mots, le 17 janvier 2013

    L'excitation de Mathieu tomba ; il se mit à rire. Chasseriau guettait, Mathieu regardait son mort et riait. Pendant des année, il avait tenté d'agir en vain : on lui volait ses actes à mesure ; il comptait pour du beurre. Mais ce coup-ci, on ne lui avait rien volé du tout. Il avait appuyé sur la gâchette et, pour une fois, quelque chose était arrivé. "Quelque chose de définitif", pensa-t-il en riant de plus belle. Son oreille était criblée de détonations et de cris, mais il les entendait à peine ; il regardait son mort avec satisfaction ; il pensait : "il l'a senti passer, nom de Dieu ! Il a compris, celui-là, il a compris !" Son mort, son oeuvre, la trace de son passage sur terre. Le désir lui vint d'en tuer d'autres : c'était amusant et facile ; il voulait plonger l'Allemagne dans le deuil.
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  • Par TheAustenGirl33364, le 28 juillet 2013

    Mathieu était seul.

    -Nom de Dieu, dit-il à voix haute, il ne sera pas dit que nous n'aurons pas tenu quinze minutes.
    Il s'approcha du parapet et se mit à tirer debout. C'était une énorme revanche ; chaque coup de feu le vengeait d'un ancien scrupule. Un coup sur Lola que je n'ai pas osé voler, un coup sur Marcelle que j'aurais dû plaquer, un coup sur Odette que je n'ai pas voulu baiser. Celui-ci pour les livres que je n'ai pas osé écrire, celui-là pour les voyages que je me suis refusés, cet autre sur tous les types, en bloc, que j'avais envie de détester et que j'ai essayé de comprendre. Il tirait, les lois volaient en l'air, tu aimeras ton prochain comme toi-même, pan dans cette gueule de con, tu ne tueras point, pan sur le jeton d'en face. Il tirait sur l'homme, sur la Vertu, sur le Monde : la Liberté, c'est la Terreur ; le feu brûlait dans la mairie, brûlait dans sa tête : les balles sifflaient, libre comme l'air, le monde sautera, moi avec, il tira, il regarda sa montre : quatorze minutes trente secondes ; il n'avait plus rien à demander sauf un délai d'une demi-minute, juste le temps de tirer sur le bel officier si fier qui courait vers l'église ; il tira sur le bel officier, sur toute la Beauté de la Terre, sur la rue, sur les fleurs, sur les jardins, sur tout ce qu'il avait aimé. La Beauté fit un plongeon obscène et Mathieu tira encore. Il tira : il était pur, il était tout-puissant, il était libre.
    Quinze minutes.
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  • Par TheAustenGirl33364, le 28 juillet 2013

    A l'instant, il y eut quelqu'un derrière son dos, il se retourna, ne vit personne et l'angoisse le fendit en deux. « Encore une fois ! Encore une fois ! » Tout recommençait, il savait tout, il pouvait tout prévoir, il pouvait raconter minute par minute les années de malheur qui allaient suivre, les longues, longues années quotidiennes, ennuyeuses et sans espoir et puis la fin immonde et douloureuse : tout était là. Il regarda la porte close, il souffrait, il pensait : « Cette fois-ci, j'en crèverai » et il avait dans la bouche le fiel des souffrances futures.
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  • Par genou, le 18 juin 2013

    Vous êtes tous mes frères, mes très chers frères, mes frères d'armes et mes frères en Dieu, je m'adresse à vous tous, catholiques, protestants, athées, car la parole de Dieu est pour tous.

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  • Par genou, le 24 mai 2013

    L'ouvrier français est né malin, c'est un frondeur, une forte tête.


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