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ISBN : 2070366073
Éditeur : Gallimard (1972)


Note moyenne : 3.63/5 (sur 1031 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Le lecteur a compris que je déteste mon enfance et tout ce qui en survit." Loin de l'autobiographie conventionnelle qui avec nostalgie ferait l'éloge des belles années perdues, il s'agit ici pour Sartre d'enterrer son enfance au son d'un requiem acerbe et grinçant. Au-... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par colimasson, le 19 novembre 2013

    colimasson
    Après avoir critiqué le garçon de café dans L'être et le néant, Jean-Paul Sartre se prend au jeu de la mauvaise foi en écrivant Les mots. Pas question pour bibi de se donner un pauvre rôle de serveur de brasserie : Jean-Paul Sartre se prend pour un écrivain prédestiné et Les mots, sous la forme d'une autobiographie à peine enjolivée, tente de nous convaincre de la fatalité de son destin.

    Le livre se divise en deux parties : « Lire » et « Ecrire ». Si besoin était, Jean-Paul Sartre nous rappelle qu'avant d'être intellectuel, il était comme tout le monde, et qu'il n'a pas appris à écrire avant d'apprendre à lire. Il s'amuse donc à revenir sur ses jeunes années en dressant le portrait-type –plein de mauvaise foi- du petit Sartre, enfant unique adoré, proie de la tendre convoitise d'une famille morcelée qui se déchire l'amour du petit dernier comme une famille de corbeaux autour d'un dernier quignon de pain. Petit Sartre qui veut plaire aux adultes, qui joue le rôle qu'on lui impose, et qui finit par perdre son identité en se fondant avec la volonté de ses aïeux. Mais si l'identité est perdue, que nous raconte le petit Sartre devenu grand ? Des histoires. Mais des histoires tenues pour véridiques : un copier-coller rapidement mâché et digéré des théories psychanalytiques qui abusent de termes manipulés à mauvais escient. L'inconscient devient la justification maîtresse des aspirations littéraires –il évite surtout le devoir de cohérence. Ainsi peut-on gentiment farandoler : « Je souscris volontiers au verdict d'un éminent psychanalyste : je n'ai pas de Sur-moi » -parler de soi sans fin, et parler un peu des autres, mais toujours avec ce même profond mépris qui saillait déjà dans des publications antérieures :

    « L'heureux homme ! il devait, pensais-je, s'éveiller chaque matin dans la jubilation, recenser, de quelque Point Sublime, ses pics, ses crêtes et ses vallons, puis s'étirer voluptueusement en disant : « C'est bien moi : je suis M. Simmonnot tout entier. » »

    Malheureusement, Jean-Paul Sartre ne nous donnera jamais l'explication de son mépris de l'humanité –ce qui n'aurait pourtant pas été de mauvaise foi. En se prenant pour l'exception, élu surhomme au-dessus de toute la plèbe, l'auteur se montre détestable et ennuyeux. Tout tourne autour de lui et la perspective des évènements décrits ne dépasse jamais le bout de son nez. Peut-on trouver de l'intérêt à lire un journal qui relève plus de l'onanisme biographique que de la véritable recherche existentielle ? Oui, si l'on apprécie soi-même la contemplation individuelle, et si l'on souhaite trouver un partenaire de jeu qui soit à la hauteur.

    Au milieu de ce marasme d'autosatisfaction contrôlée, Les mots prend parfois un peu de recul, se détachant de l'individu Sartre pour parler plus généralement de l'inscription culturelle. Elle s'impose ici en termes de culture littéraire et familiale. Tout lecteur et écrivain de jeune âge pourra contempler des clichés de jeunesse mélancoliques et lire quelques considérations amusantes –même si l'humour n'est pas le maître mot de ce roman. Malgré tout, le temps semble parfois long. Jean-Paul Sartre hésite entre plusieurs rôles. Quel est celui qu'il préfère ? Enfant prodige, enfant manipulé, enfant abusé ? Ecrivain tyrannique, écrivain délirant, écrivain passionné ? En attendant de choisir, il s'essaie à tous les rôles, n'en choisit aucun, nous lasse de ses hésitations et enchaîne les poses : « J'ai passé beaucoup de temps à fignoler cet épisode et cent autres que j'épargne au lecteur ». Merci.

    Enfin, Jean-Paul Sartre avoue : « Je n'écrirais pas pour le plaisir d'écrire mais pour tailler ce corps de gloire dans Les mots ». Comment accueillir une telle déclaration lorsque tout le livre a lassé ? Un peu de pitié se mêle à la fatigue. Cette explication même ne convient pas. Allez Sartre, crache le morceau, avoue ce qui te tourmente ! « La glace m'avait appris ce que je savais depuis toujours : j'étais horriblement naturel. Je ne m'en suis jamais remis ». On espère que depuis, Sartre a réussi à accepter…


    Lien : http://colimasson.over-blog.com/article-les-mots-1963-de-jean-paul-s..
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    • Livres 5.00/5
    Par olivberne, le 04 juillet 2012

    olivberne
    C'est l'une des meilleures autobiographie que je connaisse. C'est vrai, il faut aimer Sartre, l'aduler même un peu pour ne pas se lasser, mais comprendre le parcours d'un écrivain, depuis son enfance, au milieu des livres, permet de rêver, d'idéaliser les auteurs. Il ne raconte pas seulement sa vie, à travers des épisodes et des anecdotes, il l'analyse aussi, n'étant pas toujours tendre avec lui-même, même si on sent un discours apaisé et calme. Il ne l'a pourtant pas écrit juste avant sa mort mais bien avant, en pleine gloire. le texte est surtout un hommage à ceux qui vous donnent l'envie, à ceux qui vous font découvrir une passion, et enfin, un hymne aux belles lettres.
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    • Livres 5.00/5
    Par maxsantoul, le 26 décembre 2010

    maxsantoul
    Il me semble avoir entendu dire par des grincheux sûrement bien inspirés, que Jean-Paul Sartre était meilleur écrivain que philosophe. Ne comprenant pas grand-chose à la philosophie - du moins à la philosophie des philosophes modernes qui se grattent la tête pour essayer d'évacuer du crâne par un ulcère pathomimique le trop-plein de pensée accumulée dans les méninges - je dirai que Sartre l'écrivain m'a totalement envoûté.
    Son roman, nourri par des souvenirs autobiographiques un peu « snobinards » parfois, sinon guindés (mais les ferrailleurs de torts sont souvent habités des défauts qu'ils pourfendent), recompose l'initiation d'un écrivain qu'il pressent, convoite, puis devient.
    Les Mots, c'est donc l'histoire d'un parcours lucide sur une enfance le conduisant au lettré qu'il est devenu. Et, sur un ton peut-être « faussement » modeste, Sartre écrit ce que d'autres qualifieront de chef d'œuvre. Si j'en avais l'agrément d'autorité, je serais aussi de cet avis.
    « C'est l'histoire d'un orphelin solitaire réfugié dans les livres. C'est aussi celle d'un écrivain précoce qui promène un regard sans concession sur les adultes. L'écriture est ramassée, compacte, polie comme un galet, elle se prête à lecture et relecture, révélant chaque fois de nouvelles facettes.
    Ce qui me passionne, c'est l'ambivalence entre dérision et autodérision, entre mensonge et vérité. Dans cette famille qui est à sa façon un microcosme de la société, chacun joue un rôle (y compris le petit Jean-Paul, à la fois spectateur et souffleur). L'écriture échappe-t-elle à l'équation fondamentale qui fait de l'homme un comédien ? La fiction dans la fiction est peut-être la seule vérité, ce qui accule le romancier à une sorte de religion de l'écriture... » Par Toscan sur Amazon.
    Je n'y changerai pas une virgule, tant cette analyse me replonge dans Ménino le souffle coupé.
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    • Livres 4.00/5
    Par Tomisika, le 30 mai 2014

    Tomisika
    Inculte, j'ai décidé de lire l'autobiographie de Sartre, sa vie de 4 à 11 ans, dont j'entends tellement parler et qui a été l'amant de Simone de Beauvoir dont j'apprécie bien la mentalité. Je ne vais pas vous rédiger une analyse, un texte philosophique ou jouer les grandes intellectuelles, tout simplement car ce n'est pas mon intention. Donc on va causer impression.
    Dans les deux parties du livre, que sont "lire" et "écrire", on va découvrir la naissance du goût de la littérature pour Sartre, mais aussi sa construction mentale de la petite enfance, suivie de ses premières tentatives d'écriture, de ses désillusions quand la coquille de sa petite personne se fendille et qu'il se retrouve confronté aux réalités de la vie.
    Il n'est pas courant que je lise les pensées intimes d'individus, encore moins quand ceux-ci se livrent totalement. Lorsque j'ai lu les premières pages, j'ai été surpris du ton de confidence avec lequel sont racontées les histoires. Sartre a une maîtrise indéniable du langage français, et la lecture de cette oeuvre est se rendre compte de ce qu'est la littérature. C'est bien la première fois que je lis un texte et me frappe la tête en me disant "bon sang, maintenant je sais". le niveau est haut, comparé à ce qu'on peut lire comme textes de nos jours. Mais en même temps, je ne prétends pas non plus avoir des années de connaissances et de savoir, ne vous formalisez pas de cela.
    Découvrir les faiblesses de sa personne ainsi que les principales aventures de sa vie d'enfant sont vraiment indispensables ceux qui veulent comprendre Sartre. On a ici l'histoire d'un enfant materné par son grand-père et sa mère, vivant sans père. Un gosse couvé qui devra se rendre compte qu'il n'est pas le nombril du monde et qu'en plus physiquement il n'est pas dans la norme.
    Je m'interroge toujours sur la volonté qu'à un auteur de vouloir livrer son intimité. Quel était son but? N'est-ce pas aussi quelque part une façon de façonner son image? En étant sûr de livrer un texte ayant connu un grand succès, il marquait aussi dans le marbre un passé que seul lui et ses proches peuvent attester. En réalité, si j'ai bien apprécié le texte, savouré l'écriture, et me suis ravie de connaître sa vie privée, il me manquait la démarche. Pourquoi l'écrire? pourquoi nous la livrer?
    Je pense qu'il aurait été plus intéressant que je le découvre après avoir lu des textes de l'auteur, afin de comprendre mieux le personnage. J'ai mis la charrue avant les boeufs. Mais rien n'est irrattrapable!


    Lien : http://labibliodegaby.blogspot.fr/2014/05/les-mots-de-jean-paul-sart..
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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 08 décembre 2011

    brigittelascombe
    "Etre autre enfin"
    Cet autre, Poulou le cabotin, l'enfant sans père aliéné par son grand-père, "le Patriarche", Jean Paul Sartre l'a cherché à travers Les mots pour naitre de l'écriture et devenir Sartre par delà l'image imposée.
    C'est toute la théorie de L'existentialisme qui nous est présentée dans ce récit autobiographique au style alerte incisif, aux phrases courtes, et à l'ironie mordante.
    Sartre (normalien surdoué agrégé de philosophie) revient sur son enfance "de petit bourgeois" (cinquante ans plus tard dans un contexte historique de guerre froide), alors qu' écrivain engagé mondialement connu, il pense en l'avenir du communisme pour un monde empreint de justice.
    Autocritique et persifflage à la fois, Les mots, nous offrent sans complaisance tout ce qui a fait Sartre et tout ce qui a nourri sa philosophie.
    Suivi dix ans plus tard d'un film Sartre par lui même, cet essai littéraire enrichissant est utile pour accéder aux principales lignes de pensées de ce grand intellectuel né petit bourgeois et devenu anti bourgeois.
    En fusion avec une mère aimante lui permettant de piocher son optimisme à travers de naïves lectures comme Buffalo Bill, il se complaisait dans l'image de "singe savant" imposée par Charles Schweitzer qui le destinait à la "cléricature" puis en a fait un professeur.
    Il faut de la force pour s'extraire du désir d'une trop grande autorité qui vous dédouble en vous empêchant de choisir.
    Il faut la passion des mots pour devenir écrivain à part entière. Il faut s'engager dans la vie pour être soi.
    Les mots: le destin d'un individu hors normes et un classique de la littérature écrit bien après L'être et le néant (qui avait déchainé les passions) et qui démontre que l'homme "devient ce qu'il se fait et" non ce qu'on veut faire de lui en le coulant dans un moule.
    N'a-t-il pas écrit dans L'existentialisme est un humanisme:
    "L'homme n'est rien d'autre que son projet".
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Citations et extraits

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  • Par Margot_R, le 08 mars 2010

    Non. Je ne manque nulle part, je ne laisse pas de vide. Les métros sont bondés, les restaurants comblés, les têtes bourrées à craquer de petits soucis. J'ai glissé hors du monde et il est resté plein. Comme un oeuf. Il faut croire que je n'étais pas indispensable. J'aurais voulu être indispensable. A quelque chose ou à quelqu'un. A propos, je t'aimais. Je te le dis à présent parce que ça n'a plus d'importance.
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  • Par KATE92, le 08 juillet 2012

    Sur les terrasses du Luxembourg, des enfants jouaient, je m'approchais d'eux, ils me frôlaient sans me voir, je les regardais avec des yeux de pauvre: comme ils étaient forts et rapides! comme ils étaient beaux! Devant ces héros de chair et d'os, je perdais mon intelligence prodigieuse, mon savoir universel, ma musculature athlétique, mon adresse spadassine; je m'accotais à un arbre, j'attendais. Sur un mot du chef de la bande, brutalement jeté: « Avance, Pardaillan, c'est toi qui feras le prisonnier », j'aurais abandonné mes privilèges. Même un rôle muet m'eût comblé; j'aurais accepté dans l'enthousiasme de faire un blessé sur une civière, un mort. L'occasion ne m'en fut pas donnée: j'avais rencontré mes vrais juges, mes contemporains, mes pairs, et leur indifférence me condamnait. Je n'en revenais pas de me découvrir par eux: ni merveille ni méduse, un gringalet qui n'intéressait personne. Ma mère cachait mal son indignation: cette grande et belle femme s'arrangeait fort bien de ma courte taille, elle n'y voyait rien que de naturel: les Schweitzer sont grands et les Sartre petits, je tenais de mon père, voilà tout. Elle aimait que je fusse, à huit ans, resté portatif et d'un maniement aisé: mon format réduit passait à ses yeux pour un premier âge prolongé. Mais, voyant que nul ne m'invitait à jouer, elle poussait l'amour jusqu'à deviner que je risquais de me prendre pour un nain — ce que je ne suis pas tout à fait — et d'en souffrir. Pour me sauver du désespoir elle feignait l'impatience: « Qu'est-ce que tu attends, gros benêt? Demande-leur s'ils veulent jouer avec toi. » Je secouais la tête: j'aurais accepté les besognes les plus basses» je mettais mon orgueil à ne pas les solliciter. Elle désignait des dames qui tricotaient sur des fauteuils de fer: « Veux-tu que je parle à leurs mamans? » Je la suppliais de n'en rien faire; elle prenait ma main, nous repartions, nous allions d'arbre en arbre et de groupe en groupe, toujours implorants, toujours exclus. Au crépuscule, je retrouvais mon perchoir, les hauts lieux où soufflait l'esprit, mes songes: je me vengeais de mes déconvenues par six mots d'enfant et le massacre de cent reîtres.
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  • Par Disorder, le 18 novembre 2008

    Naturellement, tout le monde croyait, chez nous : par discrétion. Sept ou huit ans après le ministère Combes, l’incroyance déclarée gardait la violence et le débraillé de la passion ; un athée, c’était un original, un furieux qu’on n’invitait pas à dîner de peur qu’il ne « fît une sortie », un fanatique encombré de tabous qui se refusait le droit de s’agenouiller dans les églises, d’y marier ses filles et d’y pleurer délicieusement, qui s’imposait de prouver la vérité de sa doctrine par la pureté de ses mœurs, qui s’acharnait contre lui-même et contre son bonheur au point de s’ôter le moyen de mourir consolé, un maniaque de Dieu qui voyait partout Son absence et qui ne pouvait ouvrir la bouche sans prononcer Son nom, bref, un Monsieur qui avait des convictions religieuses. Le croyant n’en avait point : depuis deux mille ans les certitudes chrétiennes avaient eu le temps de faire leurs preuves, elles appartenaient à tous, on leur demandait de briller dans le regard d’un prêtre, dans le demi-jour d’une église et d’éclairer les âmes mais nul n’avait besoin de les reprendre à son compte ; c’était le patrimoine commun. La bonne Société croyait en Dieu pour ne pas parler de Lui. Comme la religion semblait tolérante ! Comme elle était commode : le chrétien pouvait déserter la Messe et marier religieusement ses enfants, sourire des « bondieuseries » de Saint-Sulpice et verser des larmes en écoutant la Marche Nuptiale de Lohengrin ; il n’était pas tenu ni de mener une vie exemplaire ni de mourir dans le désespoir, pas même de se faire crémer. Dans notre milieu, dans ma famille, la foi n’était qu’un nom d’apparat pour la douce liberté française ; on m’avait baptisé, comme tant d’autres, pour préserver mon indépendance : en me refusant le baptême, on eût craint de violenter mon âme ; catholique inscrit, j’étais libre, j’étais normal : « Plus tard, disait-on, il fera ce qu’il voudra. » On jugeait alors beaucoup plus difficile de gagner la foi que de la perdre.
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  • Par mademoisellepenelope, le 18 décembre 2010

    C'est mon habitude et puis c'est mon métier. Longtemps j'ai pris ma plume pour une épée : à présent je connais notre impuissance. N'importe : je fais, je ferai des livres ; il en faut ; cela sert tout de même. La culture ne sauve rien ni personne, elle ne justifie pas. Mais c'est un produit de l'homme : il s'y projette, s'y reconnaît ; seul ce miroir critique lui offre son image. Du reste, ce vieux bâtiment ruineux, mon imposture, c'est aussi mon caractère : on se défait d'une névrose, on ne se guérit pas de soi.
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  • Par lireanimes, le 03 juin 2008

    La culture ne sauve rien ni personne, elle ne justifie pas. Mais c’est un produit de l’homme : il s’y projette, s’y reconnaît ; seul, ce miroir critique lui offre son image.

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