ISBN : 2070369382
Éditeur : Gallimard (2000)


Note moyenne : 3.7/5 (sur 27 notes) Ajouter à mes livres
Conseil de famille chez les von Gerlach : le père a convoqué sa fille Leni, son fils cadet Werner et johanna, sa bru, pour leur dicter ses dernières volontés. Il n'a plus que six mois à vivre, les médecins l'ont condamné. Après lui, Werner dirigera l'empire industriel d... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par Leps, le 14 décembre 2010

    Leps
    Pièce de Théâtre phare que Jean Paul Sartre a écrit en 1959, Les Séquestrés d'Altona aborde le thème de la possibilité de commettre ce que Sartre et nombre d'intellectuels considèrent le mal absolu en temps de guerre, la torture. Il n'est en effet pas anodin que Sartre ait écrit cette pièce au lendemain de la bataille d'Alger de 1957, tristement célèbre par les moyens employés par l'armée française pour venir à bout du FLN à Alger.
    Sartre situe l'action en Allemagne de l'Ouest, treize ans après la fin de la Seconde Guerre Mondiale. le père de famille, qui est mourant, convie son fils cadet, Werner et lui demande de prendre en héritage son industrie. En contrepartie, Werner et sa femme Johanna doivent jurer qu'ils resteront jusqu'à la fin de leur vie dans le manoir familial afin de s'occuper de Frantz, frère aîné de Werner qui vit cloîtré dans sa chambre depuis qu'il est rentré du front soviétique, et qui a été déclaré mort.
    Le centre de gravité de cette pièce est Frantz, de ce mystérieux personnage, qui entretient des liens malsains avec la seule personne qu'il daigne voir, sa sœur. Ce Frantz, dont on ne sait jamais s'il est complètement fou ou s'il simule sa folie pour s'exonérer d'un crime horrible commis alors qu'il était officier dans la Wehrmacht…
    Frantz, que son père adore autant qu'il méprise Werner, s'est engagé en 1941 afin de protester contre la soumission volontaire de son père aux Nazis. Mais c'est au cours de cette guerre que Frantz va commettre l'irréparable et perdre la raison, lui s'insurgeait contre le sort réservé aux Juifs en Allemagne.
    On ne révèlera pas le dénouement de la pièce, dont on sent bien qu'il ne peut être que tragique. On peut néanmoins saluer le travail de Sartre qui au travers de cette œuvre, souligne les nombreux paradoxes de la société allemande de l'après guerre : parmi les pires collaborateurs figuraient des gens en apparence respectable, des industriels n'ayant aucun lien avec les nazis, pour qui la guerre n'était qu'une période comme une autre pour faire de bonnes les affaires.
    Pièce dérangeante mais passionnante, très bien écrite, dont on ne peut que recommander la lecture.

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    • Livres 1.00/5
    Par chartel, le 09 octobre 2007

    chartel
    Encore une pièce de Théâtre assez insupportable à lire. Et comme toujours, je me pose la question: une pièce de Théâtre difficile à lire n'est-elle pas justement intéressante à jouer? Les acteurs peuvent ainsi donner libre cours à leur imagination et dévoiler la palette de leur jeu, puisqu'ils ne sont pas bridés par la beauté du texte.
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    • Livres 3.00/5
    Par biduldoodle, le 06 juillet 2010

    biduldoodle
    Dans cette pièce de Théâtre, Sartre aborde la question de la résistance : ne pas être passif, mais à quel prix ? Cette question est traitée sous l'angle de la folie.
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Citations et extraits

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  • Par gill, le 18 avril 2012

    J'ai cru forger le nom de Gerlach. Je me trompais : c'était une réminiscence. Je regrette mon erreur d'autant plus que ce nom est celui d'un des plus courageux et des plus notoires adversaires du National-Socialisme.
    Hellmuth von Gerlach a consacré sa vie à lutter pour le rapprochement de la France et de l'Allemagne et pour la paix. En 1933, il figure en tête des proscrits allemands ; on saisit ses biens et ceux de sa famille. Il devait mourir en exil, deux ans plus tard, après avoir consacré ses dernières forces à secourir ses compatriotes réfugiés.
    Il est trop tard pour changer le nom de mes personnages, mais je prie ses amis et ses proches de trouver ici mes excuses et mes regrets.
    (Note préliminaire insérée en début de l'édition parue chez "Folio" en 1972)
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  • Par chartel, le 09 octobre 2007

    FRANTZ: Vous m'avez fait Prince, mon père. Et savez-vous ce qui m'a fait Roi?

    LE PERE: Hitler.

    FRANTZ: Oui. Par la honte. Après cet... incident, le pouvoir est devenu ma vocation. Savez-vous aussi que je l'ai admiré?

    LE PERE: Hitler?

    FRANTZ: Vous ne le saviez pas? Oh! Je l'ai haï. Avant, après. Mais ce jour-là, il m'a possédé. Deux chefs, il faut que cela s'entretue ou que l'un devienne la femme de l'autre. J'ai été la femme de Hitler.
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  • Par Aravis, le 02 janvier 2011

    Je déteste les victimes quand elles respectent leur bourreau.
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Vertiges du désir - Ollivier Pourriol .
Par l?auteur de Cinéphilo, les noces du cinéma et de la philosophie sur un thème ô combien désirable : le désir.Fidèle à sa méthode consistant à faire dialoguer philosophie et cinéma, Ollivier Pourriol dévoile les grandes théories du désir à l??uvre dans des films aussi variés que le Mépris, Kingdom of Heaven, Heat, Beau Travail, Casino, Eyes wide shut, Eros, THX 1138, Blow Up ou Toy Story.Fruit des conférences Studiophilo - où la philosophie est expliquée par le cinéma, et le cinéma par la philosophie - ce livre nous fait comprendre ce qu?est le désir, tout en nous ouvrant les yeux sur certaines scènes célèbres du cinéma : Sartre nous éclaire sur les fesses de Brigitte Bardot dans le Mépris, Hegel sur la lutte à mort entre al Pacino et Robert de Niro dans Heat, Girard sur le désir mimétique dont sont victimes les jouets de Toy Story, Deleuze sur l?électricité sexuelle de Sharon Stone dans Casino, Platon sur les vertiges de l?amour dans Les ailes du désir.Un livre précis, ludique et accessible qui unit cinéma et philosophie dans leur désir commun : désirer toujours plus, et toujours mieux.











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