ISBN : 2844141595
Éditeur : L'Association (2004)


Note moyenne : 4.01/5 (sur 83 notes) Ajouter à mes livres
Avec cette nouvelle Ciboulette, Marjane Satrapi comblera les lecteurs de Persepolis tout en en surprenant plus d'un.

En effet, si l'Iran et la famille de l'auteur sont de nouveau les principaux sujets de Poulet aux prunes, l'auteur explore ici de nouvelle... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Chtimie, le 20 octobre 2011

    Chtimie
    J'avais envie de connaître davantage l'univers de cet auteur, j'ai donc choisi de découvrir Poulet aux prunes. C'est une histoire assez touchante. On y parle de la vie, de l'amour mais aussi de la mort et des peines. Au début, on pense que cet homme ne veut plus vivre car il ne peut plus jouer, mais on se rend vite compte que c'est pour une toute autre raison... C'est difficile de ne pas en dire trop, j'ai peur de vous gâcher la lecture.
    J'ai retrouvé de nombreux éléments qui m'avaient plu dans persepolis. J'aime beaucoup le graphisme, tout en noir et blanc, très simple. La manière dont l'auteur parle de la tristesse et du désespoir de son oncle montre qu'il a des remords, qu'il en veut à tous ses proches et on comprendrait presque pourquoi il veut mourir. Ça rend cette histoire très (trop ?) sombre. Il a un regard très dur sur sa vie. On retrouve aussi une certaine ironie, voire de l'humour. Et en toile de fond à cette histoire, le contexte politique de l'Iran est bien présent. C'est toujours agréable d'en apprendre un peu plus sur l'Histoire de ce pays.
    L'adaptation cinématographique ne va pas tarder à sortir sur nos écrans : le 26 octobre 2011...
    Je conseille ce conte poétique mais je préfère vous prévenir, il n'est pas à lire quand la bonne humeur et la joie de vivre prennent leurs vacances !

    Lien : http://lavisdechtimie.over-blog.com/article-poulet-aux-prunes-868852..
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
  • Par sylvie, le 18 décembre 2007

    sylvie
    C'est encore une très bonne BD, toute en noir et blanc ou blanc sur noir, avec une mise en page qui se permet de belles surprises, et des images qui remplissent certaines pages avec bonheur.
    C'est l'histoire d'une dépression et d'un étrange suicide que Marjane Satrapi nous conte ici.
    Une introduction campe bien le contexte : un musicien cherche à trouver un tar pour remplacer celui avec lequel il a fait toute sa carrière et son apprentissage, et que sa femme vient de casser, dans un accès de colère. Il n'en trouvera pas qui convienne, le plaisir de jouer a disparu avec l'instrument.
    Alors, la dépression s'installe et le musicien qui n'a plus le goût de jouer, n'a plus le goût de vivre non plus...Il va se laisser mourir en huit jours. Ces huit jours sont huit chapitres de la bande dessinée dans lesquels l'auteure déroule le fil du récit jusqu'aux racines de ce mal qui l'anéanti.
    Chaque journée sera l'occasion pour cet homme de revisiter les souffrances de son enfance, de son adolescence et de l'âge adulte. Mais la blessure la plus profonde dans toute cette histoire, n'est finalement pas celle que l'on croît. Il ne parle que de son tar cassé par sa femme qu'il maudit, mais meurt sans doute parce que la femme de sa vie ne l'a pas reconnu quand il l'a rencontrée dans la rue.
    Cette histoire se passe en Iran dans les années 50. En fond, on entend parler de la nationalisation du pétrole iranien puis du coup d'état soutenu par les Etats Unis et la Grande Bretagne .
    Marjane Satrapi se fait conteuse subtile pour dérouler l'histoire de son grand oncle, le musicien Nasser Ali Khan.
    Elle parle avec beaucoup de tact et de finesse du lien privilégié qu'il avait avec sa plus jeune fille. Marjane l'a vu se laisser mourir, des années plus tard, sur d'autres prétextes...
    http://sylvie-lectures.blogspot.com/2007/06/poulet-aux-prunes-marjane-satrapi.html
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par LN, le 09 février 2011

    LN
    Marjane Satrapi analyse très finement les rapports humains, et l'histoire qu'elle nous offre ici reste universelle : un amour contrarié, un mariage convenu sans sentiments, un désespoir sans fond qui fait son lit de l'insatisfaction des uns et des autres…
    - le point de vue adopté est celui de Nasser Ali mais à travers ses souvenirs et ses points de vue, un portrait en creux s'ébauche : celui d'un homme qui fait payer ses erreurs à ses proches et ne comprend pas que ceux-ci lui en veulent, un homme incapable de pardonner, un homme égoïste désespérément replié sur lui-même…
    - Une belle interrogation sur l'art transparaît en filigrane : faut-il être désespéré pour être doué ?
    « Pour le commun des mortels, être musicien ou être clown, c'est du pareil au même. Ne t'en fais pas mon petit. Dis-toi que tu vis une véritable histoire d'amour. Mais bien sûr. As-tu déjà vu quelqu'un écrire un poème sur la femme qu'il a épousée et qui l'engueule quatre fois par jour ? Crois-tu que si Roméo et Juliette avaient fait six gosses ensemble, on aurait écrit un livre sur eux ? Tu souffres ! C'est pour ça que tu joues si bien maintenant ! «
    Ce que j'ai moins aimé :
    - le désespoir de cet homme que rien ne sauve imbibe la bande dessinée d'une teinte très sombre.


    Lien : http://lecturissime.over-blog.com/article-poulet-aux-prunes-de-marja..
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    • Livres 4.00/5
    Par yvantilleuil, le 06 novembre 2011

    yvantilleuil
    À l'instar de l'excellent persepolis, Marjane Satrapi livre un nouveau récit au parfum autobiographique et puise son inspiration dans son histoire familiale. L'auteure délaisse donc quelque peu l'Historique de l'Iran pour se concentrer sur celle de son oncle Nasser Ali Khan.
    Situant son récit dans l'Iran des années 50, elle narre les derniers jours de ce grand musicien qui a perdu toute envie de vivre et décide de se laisser mourir. Au fil des pages de ce récit dont l'issue est connue d'avance, le lecteur découvre que la destruction de l'instrument de musique préféré de Nasser, n'est finalement que la goutte qui a fait déborder le vase.
    Servi sous la forme d'un long flashback, le récit revient sur le passé de ce père de famille de trois enfants, livrant au lecteur les clés qui permettent de comprendre le désespoir qui pousse ce musicien à se laisser dépérir. Ce compte-à-rebours des 8 derniers jours de la vie permet donc de comprendre l'acte irraisonnable de feu l'oncle Nasser, le tout sur fond d'histoire iranienne.
    La narration typique de Marjane Satrapi fait à nouveau mouche, distillant ce drame familial sous forme de conte et n'oubliant jamais cette petite touche d'humour qui permet de dédramatiser une histoire qui n'a pourtant rien de réjouissant à la base. Cette légèreté emplie de poésie se retrouve également au niveau du graphisme. Un style simple et naïf que l'on prend à chaque fois plaisir à retrouver en s'étonnant de son efficacité.
    Retrouvez cet album récompensé du Prix du meilleur album au Festival d'Angoulême de 2005 dans mon Best Of du Festival d'Angoulême sur mon blog.

    Lien : http://brusselsboy.wordpress.com/2011/10/16/marjane-satrapi-poulet-a..
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    • Livres 4.00/5
    Par Theoma, le 18 mai 2011

    Theoma
    L'histoire d'un homme qui, un jour, perd non seulement sa raison de vivre mais réalise que celle-ci n'était qu'un leurre.
    Onirique et poétique, Poulet aux prunes nous parle d'un homme qui a perdu ses repères. Égaré, il ne sait plus à quoi ou à qui se raccrocher. Sa femme qu'il n'a jamais aimé, ses enfants trop gâtés, sa musique qu'il chérissait comme le souvenir diffus d'un amour de jeunesse, son pays devenu fou. Décidant de se laisser mourir, son plat préféré, le Poulet aux prunes que préparait sa mère, est-il capable de lui redonner goût à la vie ?
    Un conte oriental sur l'essence de ce qui nous porte, ce qui nous donne envie de nous lever chaque jour. Après Persepolis, Marjane Satrapi confirme tout le bien que ses lecteurs pensent d'elle. Une de ses nombreuses qualités est d'arriver à en dire beaucoup avec très peu. Une auteure dont je ne manquerai aucun rendez-vous.

    Lien : http://www.audouchoc.com/article-poulet-aux-prunes-marjane-satrapi-6..
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Citations et extraits

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  • Par lunch, le 20 octobre 2011

    Pour le commun des mortels, être musicien ou être clown, c'est du pareil au même.
    Ne t'en fais pas mon petit. Dis-toi que tu vis une véritable histoire d'amour.
    Mais bien sûr. As-tu déjà vu quelqu'un écrire un poème sur la femme qu'il a épousée et qui l'engueule quatre fois par jour ?
    Crois-tu que si Roméo et Juliette avaient fait six gosses ensemble, on aurait écrit un livre sur eux ?
    Tu souffres ! C'est pour ça que tu joues si bien maintenant !
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  • Par mandarine43, le 03 décembre 2011

    - Alors, comment ça va ?
    - Comme tu vois. Toujours vivant.
    - Comme dirait l'autre : "Pour vivre, il ne suffit pas d'être vivant."
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  • Par Marsup, le 13 mai 2010

    « Si tout le monde était comme moi et alors ? Les choses seraient pires ?? »
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  • Par Mahrilyne, le 20 février 2011

    Je vais mourir et mon fils me pète au nez... Quel gâchis !
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  • Par lunch, le 20 octobre 2011

    _ Il est un peu tard pour moi pour faire marche arrière ?
    _ Il n'est pas "un peu tard" mon cher ami, il est "trop tard" ! Ne vous inquiétez pas. Ce ne sera pas long.
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