ISBN : 2012358616
Éditeur : Hachette Littératures (2005)


Note moyenne : 3.86/5 (sur 29 notes) Ajouter à mes livres
A 27 ans, Riad Sattouf, traumatisé par ses années de collège, décide de retourner en 3e.
Mais pas n'importe où : chez les riches. Le jour de son arrivée, le principal le prévient " Dans mon établissement, vous n'entendrez pas beaucoup de "nique ta mère". " Raté. ... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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  • Par Yaneck, le 30 septembre 2011

    Yaneck
    Voilà qui me réconcilie avec Riad Sattouf, dont je n'aime pas les Pascal Brutal. Là, il réalise un travail utile et intéressant, un reportage sur la jeunesse dorée de notre pays. Point de vue inhabituel, c'est certain. Et ce n'est pas tant sur les adultes, que la critique est acerbe, après tout, ils ressemblent à presque tous les profs de France, mais sur les enfants. L'auteur n'y va pas de main morte, et il croque tous leurs travers. Pour montrer, surtout, que ces établissements de qualité ne sont pas exempts de tous les ennuis que connaissent les collèges moins bien dotés. Racket, souffre-douleurs, phénomènes de mode, histoires d'amour, rien de neuf. Par contre, Sattouf pointe aussi des spécificités assez dérangeantes, et je pense notamment à une sexualité exacerbée pour des enfants de cet âge. Des 3e, j'en ai connus, des bisounours, des difficiles, et pourtant je n'ai jamais vu un tel ancrage sur le cul. Chez les mecs, principalement, mais aussi chez les filles, puisque Sattouf les montre avec le string bien souvent haut au dessus du pantalon. Des choses qu'on voit à peine dans les ZEP, avec attouchements, et surtout, banalisation. Rien ni personne ne vient sanctionner les garçons qui abusent des filles. Ca m'interpelle et m'intrigue. Faut-il y voir une caution de la société patriarcale, où l'Homme est maître des choses, et où donc ces actes deviendraient peu importants? L'auteur interroge, c'est indéniable. Bon, sinon, le rapport à l'argent est bien sûr infâme, surtout quand les gamins racontent qu'ils ne sont pas si riches, puisque les riches, eux, vont dans le privé. Quand on est de gauche, on est pris d'envies révolutionnaires, à cette lecture.
    Retour au collège se base sur un trait assez instinctif de la part de Sattouf, on sent des croquis pris sur le vif, des idées jetées pendant la quinzaine passée avec eux, et ensuite remises en ordre. On ne l'attend donc pas sur sa maîtrise graphique, sur cet album, mais plutôt sur la spontanéité.
    J'ai vraiment apprécié ma lecture. Comme je l'ai dit, c'est un point de vue inhabituel, qui permet aussi de relativiser ce que certains veulent mettre en avant comme des symboles. Il n'y a pas plus d'humanité dans ces établissements haut-de-gamme, que dans les ZEP. Et l'inhumanité, elle, toujours présente, ne fait que se manifester différemment. C'est marrant, un homme politique que j'apprécie vient récemment de dire que l'Ecole de la République était bonne pour les gosses de cité, comme pour les fils de riches. Cet album en est l'illustration. Enfin, l'illustration qu'il faut redonner la priorité à l'éducation, dans notre pays.

    Lien : http://www.chroniquesdelinvisible.com/article-retour-au-college-sema..
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    • Livres 4.00/5
    Par Gregor, le 31 octobre 2011

    Gregor
    Riad Sattouf aime cerner de très près les adolescents avec toute la verve qui le caractérise. Il est retourné dans un collège huppé sans imaginer ce qu'il allait trouver. Il n'a pas été déçu du "séjour". Dans son drôle de récit (quasi un reportage), il fait le portrait de jeunes très différents (tempéraments, comportements, origines, mentalités, looks...) avec justesse et lucidité. Son regard reconstitue un quotidien assailli d'angoisses, de sentences, de de turpitudes, de bêtises... Il y a un réel plaisir à s'engouffrer dans ces pages acerbes, au sein de classes désobéissantes. Entre la fougue de la jeunesse et le mal-être propre à l'adolescence, on s'aperçoit que ces années-là sont tour à tour extravagantes, inconscientes, particulièrement sauvages. Cette étude bédéique récapitule tout ça avec humour et complicité. Saine ironie et parfait "péril jeune".
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    • Livres 5.00/5
    Par ChezLo, le 20 décembre 2010

    ChezLo
    Riad a le projet d'écrire un album sur ce lieu qui l'obsède, qui marqua tant son adolescence : le collège. Oui mais voilà, il ne va pas retourner à Rennes où il a fait ses classes, mais à Paris dans un des collèges publics les plus côtés, dans l'arrondissement le plus riche de la capitale : le collège-lycée Charles-Henri, en classe de 3e. le proviseur l'avertit que ces progénitures de la jeunesse dorée sont éduquées de manière irréprochable, loin des "nique ta mère" et autres travers comportementaux, mais ce qu'il découvre l'étonne rapidement !...

    Lien : http://chezlorraine.blogspot.com/2010/04/le-retour-au-college.html
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  • Par Katiouchka, le 22 octobre 2010

    Katiouchka
    Vous avez oublié vos années collèges?
    Alors lisez cette BD, vous m'en direz des nouvelles!
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  • Par Remoche, le 28 avril 2011

    Remoche
    Excellent !
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Citations et extraits

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  • Par Gregor, le 03 octobre 2011

    - Attention aux simplifications ! La seconde guerre mondiale, c'est complexe, il y a de nombreux paramètres... par exemple Lucie... Les résistants n'avaient pas de "cartes du résistant" comme d'autres ont des cartes orange ! Vous rendez-vous compte ? Les résistants se cachaient ! C'était secret tout cela ! Et les contrôleurs de RATP ne sont pas les héritiers du nazisme ; ça veut dire quoi ?
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  • Par Gregor, le 21 décembre 2011

    ... je ne sais pas pour votre prof... je suis dessinateur, je voudrais faire un livre sur vous quoi euh... voilà...
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  • Par Gregor, le 03 octobre 2011

    - J'avais oublié le plus important : au collège, on commence à être amoureux des filles.
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  • Par Gregor, le 03 octobre 2011

    - Dans mon établissement, vous n'entendrez pas beaucoup de "nique ta mère".
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Vidéo de Riad Sattouf

Pénélope Bagieu présente la bd "Retour au collège" de Riad Sattouf.








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