ISBN : 2070787559
Éditeur : Joëlle Losfeld (2008)


Note moyenne : 2.8/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
Grand'Ma raconte la Genèse à son petit-fils avec patience et malice. Un jeune collégien, suite à la séparation de ses parents, est envoyé par sa mère dans une triste colonie de vacances. En bon fils de militaire il revit, pour apprivoiser l'angoisse, une très ancienne b... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 2.00/5
    Par sassenach, le 13 décembre 2010

    sassenach
    Recueil de trois nouvelles, on y découvre une grand-mère qui raconte à sa façon la Genèse du monde selon la Bible, un jeune garçon, envoyé en colonie de vacances, qui écrit à ses parents et à son amie mais dont les lettres sont très différentes en fonction du destinataire, et un trio d'amis, deux hommes et une femme, unis par un fort amour, qui parlent de leurs relations …
    Alors là, voilà que je vais être bien embêtée pour vous parler de ce livre lu pendant le RAT vers le 2h du matin ! Oh, ce n'est pas que je m'endormais mais je n'en ai gardé qu'un souvenir très flou vu que je n'ai pas compris grand chose à l'ensemble et carrément rien à la dernière nouvelle ! Les deux premières histoires m'ont paru assez compréhensibles, même si on bascule souvent dans la narration (par exemple Genèse/vie quotidienne ou bien lettre aux parents/lettre à l'amie), ce qui ne facilite vraiment pas la lecture. Et ces basculements sont nombreux lors de la troisième nouvelle car chacun des trois personnages parle en alternance. Ce n'est pas une chose qui me gêne habituellement dans un roman mais pour le format d'une nouvelle, je trouve ça usant, sans compter que je n'ai pas trop aimé le style pourtant recherché (mais bon, j'aime le simple et le fluide) ! Et franchement, s'il n'y avait que ça, ce ne serait rien mais j'ai aussi eu beaucoup de mal à trouver un quelconque intérêt pour ces courtes histoires qui vont nulle part. C'est comme des tranches de vie sorties du néant et qui y retournent bien vite. Alors autant dire que dans mon esprit, cela va être pareil !
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    • Livres 4.00/5
    Par antigoneCH, le 13 avril 2009

    antigoneCH
    Gammes est un petit livre vert où se logent trois nouvelles qui se découvrent au fil des pages étonnament poétiques. Il a répondu avec brio à mes envies actuelles d'été et de sensations d'enfance.
    Annie Saumont y révèle, pour la lectrice novice de son écriture que je suis, un phrasé surprenant, très imagé, qui s'avance par petites touches impressionistes savantes. Ses éclats de mots vont jusqu'à nous brosser des portraits sans concessions de personnages brunis par le soleil, les cheveux en bataille, l'enfance au bout des doigts, maculés d'été, une enfance au goût parfois plutôt amer.


    Lien : http://antigonehc.canalblog.com/archives/2009/03/25/13085781.html
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Citations et extraits

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  • Par mandarine43, le 25 octobre 2011

    Au commencement la terre était vague et vide, juste ce que dit le Livre. Et puis Dieu a mis la lumière. Allons, ferme les yeux, pince-toi le nez, avale. C'est pour ton bien. Un haut-le-coeur. Ça passera pas. Ça passe. Et alors, après, Grand'Ma ? Parce que la lumière toute nue sur le vide vague et vibrant c'est pas assez faut pas charrier. Te voilà déjà qui t'énerves. La suite viendra au déjeuner. Pour le moment va jouer. Profite.
    Dehors la rosée, une goutte sur chaque brin d'herbe, tremblote. Un pigeon gris fait les cent pas sur le toit de la remise. Dans l'auge les têtards de la veille devraient - Loué soit le Seigneur - arborer aujourd'hui deux petites pattes neuves.
    On descend entre les fougères le chemin vers le ruisseau. Mais elle a dit, Prends garde à ne pas te mouiller les pieds. Ajoutant, Ta mère me gronderait. Elle avait d'abord déclaré, Dieu a ordonné que la terre verdisse de verdure. Et puis, Il y eut un soir et il y eut un matin.
    Maintenant il y a. Un matin du chaud de l'été et le fermier des Aulnettes se pose - tête à casquette, buste de coton bleu rayé - dans l'échancrure de la haie. On entend, Tiens t'es revenu, hé c'est déjà les vacances t'as grandi mon garçon. On dit, Oui merci vous aussi.

    On atteint le bord de l'eau presque immobile froissée de quelques rides à peine. Dans l'eau la toile d'araignée tendue entre deux touffes de joncs est comme un filet lancé au travers du ciel reflété. On ne peut croire qu'en juillet dernier il y avait autant d'ombelles penchées sur les rochers du gué. On bondit de pierre en pierre en évitant les plus moussues, glissantes, on ne relèvera la tête qu'une fois sur l'autre berge et par le trou de la haie, à l'endroit où tout à l'heure brillait le cercle de métal bouclant le ceinturon du fermier des Aulnettes, on voit des cheveux dorés tombant jusqu'aux sourcils au-dessus des yeux noirs au-dessus de la moue fronçant les lèvres au-dessus du menton à fossette.
    On chantonne, Bonjour Fanny. Elle a dit, 'Jour. Puis a tourné le dos.

    Où en étais-je.
    Mâche. Donc le monde est fait. Le firmament est fait. Au milieu des eaux et qui sépare les eaux d'avec les eaux (les supérieures et les inférieures), encore un peu, c'est plein de vitamines. Si tu ne manges pas ta mère dira - Ensuite Dieu a garni les eaux d'un grouillement d'êtres vivants. Le ciel s'est assombri d'un vol de milliers d'ailes. Bois un coup ça descendra.
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La grande librairie 19/01/2012 sur France 5 de François Busnel, Annie Saumont parle de son nouveau livre "Le Tapis du salon"








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