> Jean-Pierre Sicre (Préfacier, etc.)
> Charles Du Bos (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
> Jean Mouton (Auteur de la postface, du colophon, etc.)

ISBN : 2859409629
Éditeur : Phébus (2004)


Note moyenne : 3.94/5 (sur 33 notes) Ajouter à mes livres
Une jeune femme qui se bat contre la maladie, de retour au sanatorium dont elle ne reviendra peut-être pas, ouvre une lettre que vient de lui remettre son amant. Lettre de rupture, ou plutôt de congé. A quoi elle répond ici au nom de cette Vie qu'elle risque de n'avoir ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Malaura, le 14 mars 2012

    Malaura
    « La certitude que quelqu'un continue à aimer et à attendre, pour qui le reste n'est qu'un dérivatif momentané et sans pouvoir, est un grand bonheur pour un malade. Il a la sensation que la vie qu'il a laissée s'est aperçue de son absence. »
    C'est avec cette aspiration chevillée au cœur et au corps, cette fragile et douce espérance que son amant attendra son retour, que Marcelle Sauvageot rejoint le sanatorium où elle doit être soignée contre le mal qui la ronge depuis plusieurs années, la tuberculose.
    Mais quelques jours plus tard, l'espoir d'un futur permettant de « continuer en mieux ce qui était autrefois » s'effondre brusquement, avec la réception d'une lettre de l'homme aimé contenant ces quelques mots lapidaires « Je me marie….Notre amitié demeure… ».
    Une lettre de rupture qui la laisse au bord du vide et l'esprit en souffrance mais avec malgré tout le désir farouche de répondre à l'offense et à la trahison par une longue missive adressée à l'amant perdu.
    Une lettre qui ne sera jamais envoyée mais dans laquelle l'auteur pourra exprimer sa détresse, analyser les variations de son cœur et explorer ses sentiments vis-à-vis de l'amour, de la relation amoureuse entretenue avec l'être aimé ou encore des termes employés pour tenter d'adoucir l'annonce de la rupture par celui qu'elle surnommait « Bébé ».
    Ce texte intitulé « Commentaire » lors de sa première parution en 1933 sera le seul écrit que laissera Marcelle Sauvageot (1920 – 1934), décédée peu après des suites de sa maladie à 34 ans à peine.
    D'abord parue dans l'intimité, cette œuvre vibrante d'émotion et de justesse et encensée par des écrivains tels que Clara Malraux, Charles du Bos (qui en signe l'avant-propos) ou Jacques Chardonne, n'a pas cessé d'être rééditée depuis 80 ans, ralliant un public de plus en plus large bouleversé par la puissance, l'authenticité et l'universalité de son sujet.
    Car « Laissez-moi » fait partie de ces écrits intimes où l'on est dans le vrai, dans le juste, dans ce que l'esprit s'octroie délibérément de franchise et de légitimité quand il sait que la maladie le tient en sursis. Pour Marcelle Sauvageot, il n'est plus temps de mentir ou de paraître autre que ce que l'on est.
    Ce qu'elle ne peut plus trouver auprès d'un amant qui aurait été à la fois son complice, son double et son confident, elle entend le trouver au fond d'elle-même, puisant dans la lucidité et l'acuité de son regard la force de s'affranchir de la souffrance et de surmonter l'épreuve.
    Le regard qu'elle jette alors sur la relation homme / femme et notamment sur son ancien amant, est des plus affûté et des plus clairvoyant.
    C'est d'abord la volonté de démythifier un tant soit peu l'être aimé, de le remettre à sa juste place en soulignant l'indélicatesse toute masculine du comportement de rupture. La demande d'amitié formulée pour compenser l'impossibilité de l'amour, si elle est souvent de mise dans ce genre de situation, est loin d'être une option envisageable pour Marcelle Sauvageot qui s'en explique en décrivant avec une ironie fine les liens qui unissent communément les « amis » et ne sauraient s'appliquer à son ancien amour.
    C'est aussi le travail d'introspection, les interrogations et l'expression de la souffrance, les erreurs et les hésitations, les difficultés à dévoiler ses sentiments. « En niant que mon cœur aime, je m'attache plus que celui qui me dit : je t'aime. Je voudrais qu'on me devine : mais on ne voit que les pirouettes et l'ironie. Lui aussi n'a dû voir qu'elles ; je ne lui ai rien montré d'autre. Est-ce que je n'ai pas trop demandé à son attente ? »
    Marcelle Sauvageot fait montre d'un esprit d'indépendance rare pour l'époque. Son intelligence vive et réfléchie, son insolence, sa modernité, la force et la dignité qu'elle projette dans ces belles lignes écrites sans complaisance, avec une grand souci de rigueur, de clarté et d'honnêteté vis-à-vis de soi- même et des autres, embrasent le texte d'une émotion purifiée de tout pathos ou de toute autre exagération sentimentale.
    La sincérité du ton ajoutée à la pertinence de l'analyse, à la précision des arguments, lui donnent une dimension universelle ainsi qu'un parfum de doux féminisme. le passage par exemple, dans lequel l'auteur parle des femmes mariées n'ayant que le mot « mon mari » à la bouche est encore bien d'actualité lorsqu'on écoute certaine femme autrefois si « libérée » nous donnant du « Mon Mari » à toutes les sauces depuis leur union avec un certain chef d'état ….
    « Laissez-moi » est de ces œuvres qui résonnent longtemps au fond de soi parce qu'elles disent l'indicible avec des mots qui reflètent chacun d'entre nous.
    A la perte des illusions, au renoncement d'un tendre amour, au combat de la maladie, Marcelle Sauvageot oppose encore et toujours la petite flamme de la vie et l'éclat fulgurant d'une existence brève mais intense.
    « J'aimerais conserver en moi comme un talisman le souvenir d'hier soir. Fermons les yeux pour que l'illusion revienne. C'est la même chose qu'en rêve : il ne faut pas bouger.»
    A noter dans la nouvelle édition Libretto, la très belle préface d'Elsa Zylberstein qui a interprété « Laissez-moi » en 2007 au théâtre des Bouffes du Nord sous la direction de Laetitia Masson.
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    • Livres 5.00/5
    Par Zazette97, le 06 avril 2011

    Zazette97
    "Laissez-moi" est un récit épistolaire - publié en 1934 - et l'unique oeuvre de la française Marcelle Sauvageot, décédée à 34 ans des suites d'une tuberculose.
    Le 7 novembre 1930, Marcelle Sauvageot qui lutte depuis deux ans contre une tuberculose récalcitrante, se voit contrainte de séjourner dans un sanatorium.
    Victime de douleurs et d'insomnie, elle se raccroche comme elle peut à l'espoir de guérir comme à cet amour dont elle sent pourtant bien qu'il lui échappe.
    Son amant ne peut mesurer ce qu'elle traverse et, ne supportant plus de la savoir malade, lui fait parvenir une lettre dans laquelle il l'informe de son mariage avec une autre et lui propose son amitié.
    "Laissez-moi" apparaît comme la réponse et l'adieu d'une femme éconduite et laissée à son triste sort par un homme qui a préféré se retrancher du côté de la vie...
    Repéré il y a près de deux ans chez Leiloona, ce livre était introuvable jusqu'à...avant-hier quand ô miracle je suis tombée dessus par hasard chez un bouquiniste.
    Autant dire que j'ai laissé tomber toutes affaires cessantes ma lecture du moment pour me plonger dans ce récit qui n'est ni plus ni moins qu'un coup de coeur !
    " Laissez-moi" ne saurait être rattaché à un seul genre. Si l'oeuvre se présente sous la forme d'un corpus épistolaire rédigé à l'adresse de l'amant, elle apparaît surtout comme une correspondance de l'auteure avec elle-même, ce qui la rapproche du journal ou du récit.
    Digne, lucide sans être aigrie, Marcelle Sauvageot se met à nu pour aborder les souffrances intimes que lui inspire la rupture et le désamour progressif d'un homme qui se plaisait à pointer chacun de ses défauts pour se donner de nouveaux motifs de séparation.
    Les illusions sont retombées et à la lueur de sa nouvelle condition de femme quittée, elle ré-évalue un passé commun et les douloureux sentiments qu'il éveille désormais en elle.
    A travers ses propos se glisse une vision moderne du couple et du rôle généralement assigné aux femmes (efface-toi et encense ton mari à toute occasion), point de vue associé à son souci d'indépendance comme à son refus de l'amour fusionnel.
    Parce qu'elle aime toujours cet homme, elle choisit de cesser tout rapport avec lui car elle sent bien que l'amitié qu'il lui propose sonne faux ( le fameux "Je préfère qu'on reste amis" pour se donner bonne conscience) et ne ferait que réveiller en elle des sentiments qui ne seraient pas partagés.
    "Laissez-moi" est son cri d'adieu et la preuve que l'on peut puiser de ses faiblesses une force insoupçonnée.
    On a déjà tellement écrit sur la rupture et le malheur amoureux et pourtant... Sous le couvert d'une écriture sèche et dépourvue d'envolées lyriques, Marcelle Sauvageot s'emploie à dresser un point de vue singulier, d'une précision rare mais si criant de vérités qu'une intense émotion surgit à chaque ligne. Il m'a d'ailleurs fallu essuyer toute la pluie qui s'était abattue sur mon visage afin d'y voir clair pour rédiger ce billet...
    Un sublime cri du coeur qui se lit d'un seul souffle et qui me marquera encore longtemps !

    Lien : http://contesdefaits.blogspot.com/2011/04/laissez-moi-commentaire-ma..
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    • Livres 5.00/5
    Par TINUSIA, le 15 juillet 2010

    TINUSIA
    C'est en flânant sur les blogs que j'ai trouvé ce titre ; le thème m'a immédiatement interpellée : il s'agit d'une réflexion sur les rapports maladie - amour - amitié. Réflexion qui me touche personnellement en ce moment.
    Le roman biographique a été écrit, en 1930, par une femme, gravement atteinte par la tuberculose (dont on mourrait presque toujours, à cette époque) qui vient de recevoir une lettre de rupture de son amant. C'est cette lettre qui va susciter une méditation profonde et sensible. Bien qu'écrit il y a quatre-vingts ans, le texte est d'une actualité et d'une pertinence profondes.
    Marcelle Sauvageot sait que ses jours sont comptés, mais elle a, pour se raccrocher à la précarité de sa vie, une relation amoureuse qui lui donne force, combativité, espoir et bonheur. "Si tu m'aimes, je guérirai", affirme-t-elle.
    Ce matin-là une lettre de son amant lui parvient au sanatorium. Elle lit ces deux phrases, laconiques : "Je me marie... Notre amitié demeure..." La brutalité de ces mots transforme brusquement "la valeur de toute chose". La narratrice (l'auteure elle-même) voit tout s'effondrer et se glacer autour et en elle. Pour tenter de refaire surface, Marcelle Sauvageot s'engage dans une introspection qui la conduit à s'interroger sur le sens de l'amour en vis à vis de l'amitié. Elle compose ainsi une sorte de longue missive qui s'adresse à l'homme qui vient de l'abandonner.
    Le thème pourrait évoquer une interminable lamentation, un déferlement d'aigreur, un rêve de vengeance, un trop-plein de chagrin. Point de sentiments de la sorte dans ce texte pudique et poignant ! En aucun moment la narratrice ne sombre dans le misérabilisme et dans la plainte. Il y a de la vie dans ses mots qu'elle choisit avec soin pour qu'ils soient le reflet exact de ses ressentis, pour qu'eux, à leur tour, ne la trahissent pas, pour qu'ils témoignent le plus justement possible de ce qu'elle explore avec minutie certes, mais avec tant de poésie !
    Je parlais de cette œuvre, ce matin, avec une amie (elle se reconnaîtra), à laquelle je veux prêter le livre : elle craignait de pleurer au détour de chaque page. Non, ce n'est pas un ouvrage qui apitoye ... c'est un texte fort, plein de vigueur, de chaleur, de profondeur. C'est un texte qui donne envie de vivre !

    Lien : http://livresouverts.canalblog.com/
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    • Livres 4.00/5
    Par saphoo, le 04 juillet 2010

    saphoo
    Cette dernière phrase - “Une flamme très pure défiant la vie” -se suffit à résumé ce petit livre qui est ni un roman, ni une nouvelle, je dirai une longue lettre unique comme un dévidoir d'une blessure qui se doit de saigner, s'épurer, s'éclaircir et trouver au fin fond de cette douleur, le baume qui rendra cette plaie moins suintante, cicatrisant lentement au fil des mots écrits, pour ne pas dire jetés sur ce papier, tant on ressent sa déception, sa colère, son incompréhension et sa résignation.
    Ce livre est l'unique de cette dame emportée par la tuberculose. A la lecture de ce récit, on ressent son empressement à livrer tout ce bouillonnement en elle, tant cette rupture sans autre explication que cette phrase : « Je me marie… Notre amitié demeure… » '(c'est un peu léger), blessant et complètement ahurissant. Elle dépeint donc ce récit autour de cette phrase, elle tente d'analyser le pourquoi du comment, elle expose le sens du mot “Amour mué en Amitié” (ce qu'il lui laisse) elle tente de comprendre comment elle conçoit cette relation avant et après cette phrase. Cette longue lettre n'est autre qu'un abcès qu'elle perce à vif en plus de sa maladie elle doit donc combattre cette souffrance supplémentaire.
    Sa force qu'elle puise à écrire est sans doute le remède à cette blessure, dire ce qui n'a pas été dit sincèrement, mettre noir sur blanc les mots amers et chargés de rancœur, comment en être autrement alors qu'elle attendait du soutien, un amour de toujours, elle n'a qu'un lâche qui lui envoie cette lettre dérisoire avec cette simple phrase sans autres explications ni excuses.
    Mais elle ne tombe pas dans l'apitoiement, le plus à plaindre serait même cet ignoble personnage qu'elle nommait “Bébé” , il ne mérite aucune éloge, ni nom, pas de pitié pour ce genre d'être humain égoïste sans une once de courage, et monsieur la prie de garder leur amitié, non mais puis quoi encore… elle l'envoie au diable et c'est ce qu'il mérite…
    En résumé, un petit livre qui traversera le temps sans problème tant ce sujet est ô combien éternel, mais ce qui le rend intéressant c'est la manière qu'elle aborde cette rupture, comment elle l'analyse, elle la rend moins aigre et puise en elle, la noirceur du personnage afin de le rendre plus laid et plus rebutant que jamais à l'oublier au plus vite.


    Lien : http://lesmotsdepascale.canalblog.com/
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  • Par VanessaV, le 01 avril 2009

    VanessaV
    Un minuscule livre et des lignes d'une pertinence, d'une intelligence et véracité folle, celle d'une rupture amoureuse, celle d'un retour à soi aussi… d'un retour à soi, pour soi et pour recouvrer la santé. le monologue d'une trentenaire, grande malade, qui découvre sa rupture amoureuse par lettre interposée. Melle SAUVAGEOT parle d'elle, de sa manière d'aimer et des termes même de sa rupture.
    Les « commentaires » reprennent les sentiments derrière l'amour. (...) Mais c'est surtout un livre sur la rupture, la séparation de corps mais surtout d'esprit, (...) sur l'amour et l'amitié, sur notre capacité à être avec l'autre. (...) Entre les lignes, aussi, ce dévoile un certain féminisme, ne pas être un objet dans le couple, ne pas être aimée par tout ce qui fait l'intelligence, l'originalité, la force d'une femme et rejetée parce que trop indépendante. (...) Entre les lignes aussi, cette démarcation entre le monde des en pleine santé et des grands malades.
    l'avis complet ici

    Lien : http://iam-like-iam.blogspot.com/2009/03/commentaires-dapres-amour.h..
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Citations et extraits

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  • Par Malaura, le 12 mars 2012

    Notre amitié sera une très jolie chose à l'avenir; nous nous enverrons des cartes postales pendant nos voyages et des bonbons en chocolat au Nouvel An. Nous nous ferons des visites; nous prétendrons être ce que nous croyons être et non pas ce que nous sommes; nous nous dirons beaucoup de "merci", "excusez-moi", des mots aimables que l'on dit sans penser. Nous serons des amis. Croyez-vous que ce soit nécessaire?
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  • Par Malaura, le 13 mars 2012

    J’essayais de garder un petit appui en dehors de vous, afin de pouvoir m’y accrocher le jour où vous de m’aimeriez plus. Ce petit appui, ce n’était pas un autre, ce n’était pas un rêve, ni une image. C’était ce que vous appeliez mon égoïsme et mon orgueil ; c’était moi que, dans la souffrance, je voulais pouvoir retrouver.
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  • Par oops, le 02 juillet 2010

    Rien n’est plus attachant que les faiblesses et les défauts : c’est par eux que l’on pénètre l’âme de l’être aimé, âme constamment cachée par le désir de paraître semblable à tout le monde.
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  • Par saphoo, le 04 juillet 2010

    On attend une lettre ; on espère dans une visite retrouver une illusion d'autrefois ; le cœur bat quand la porte s'ouvre ; la poignée de main produit l'émotion du baiser ancien ; on conserve soigneusement une rose apportée ; un compliment banal paraît un regret. Puis l'enchantement s'en va, et l'on sait très bien que tout cela est faux. Ce sont des lianes souples qui s'agrippent, retiennent dans un passé évanoui et laissent sans force pour agir et vivre.
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  • Par TINUSIA, le 14 juillet 2010

    Ne croyez pas que m'offrir l'amitié pour remplacer l'amour puisse m'être un baume ; c'en sera peut-être un quand je n'aurai plus mal. Mais j'ai mal ; et, quand j'ai mal, je m'éloigne sans retourner la tête. Ne me demandez pas de vous regarder par-dessus l'épaule et ne m'accompagnez pas de loin. Laissez-moi.
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