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Critiques sur Firmin (49)


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  • Par perfchris le 27/11/2011


    J'avais, il y a quelques années été attiré par le sous-titre de Firmin mais j'avais hésité car différentes critiques littéraires indiquaient que sa lecture avait peu d'intérêt. J'ai donc attendu fort longtemps avant de me plonger dans ce roman... J'ai du reste bien fait. Même si parfois la lecture est un peu difficile du fait d'un style complexe, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire "Firmin" et à la suivre dans ses aventures.
    Un très bon livre qui fait part des réflexions globales sur la société, son évolution, parfois au détriment de certains.

    critique de qualité ? (10 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Mouna le 27/04/2009


    Firmin est un rat si horrible qu'il feint les miroirs, un être improbable qui cherche à rejoindre le monde des hommes. Bibliophile, inconditionnel des "Grands" et des "Mignonnes", il évolue, observateur muet dans le sous sol d'une librairie dans un quartier en démolition, Boston des années 60.

    Firmin est un narrateur particulier, pour un livre intime, puisque seuls nous lecteurs pouvons comprendre dans quelle situation de solitude, de tâtonnement et d'exaspération se trouve notre rat "civilisé". Il est non seulement doté de raison, mais également d'un cynisme qui se gagne à longueur d'expérience et de maturité. Ce n'est plus l'adorable rongeur éprouvé par tant d'histoires pour enfants, mais un boiteux difforme, survivant d'une famille dont la mère, obèse et alcoolique n'était que le cliché le plus sauvage d'une espèce que l'homme répugne.

    C'est cette introspection, ce regard mordant face à l'ironie de son sort qui font à mes yeux de ce livre une porte sur l'humanité.


    Lien : http://ranatoad.blogspot.com/

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par argali le 23/03/2011


    Malchanceux petit dernier d'une portée de treize ratons, Firmin est né dans le sous-sol d'une librairie. Malingre, bousculé par ses frères et sœurs, il va très vite s'écarter de la fratrie pour partir à la découverte de l'immeuble. Dévorant d'abord les livres au sens propre, il va les apprivoiser, apprendre à lire avec eux et les dévorera au sens figuré. La librairie et ses multiples recoins deviendront alors son domaine. Il en oubliera presque qu'il n'est qu'un rat. Hélas, située dans un quartier dévasté proche de la démolition, sa chère librairie sera en péril.
    Mon avis :

    Ce conte où un rat est doué de raison mêle allègrement fiction et réalité. Doté d'un sens aigu de l'observation, Firmin est aussi très bavard. Trop parfois. Si bien qu'après 50 pages, j'ai bien failli fermer le livre tant ses digressions me lassaient. Mais j'ai résisté et je ne le regrette pas du tout.
    Cinéphile, mélomane et bibliophile, Firmin est vraiment sympathique et drôle. Plongé dans les aventures extraordinaires qu'il dévore, Firmin oublie fréquemment sa condition première et se rêve l'ami des hommes. Notamment celui de Shine, le libraire adulé en secret. Ses excursions nocturnes dans le Boston dévasté des années 60 auront tôt fait de le remettre en face de la réalité.
    Mêlant la vie de Firmin et ses lectures, le récit de ses expéditions hors de la librairie et ses commentaires littéraires, Sam Savage nous propose un roman réjouissant, original et intelligent. Il nous offre par le biais d'un rongeur érudit une belle réflexion sur l'influence de la lecture sur la vie et un hommage à la littérature.

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 0.00/5
    Par Ellcrys le 18/05/2010


    Il y a des auteurs qui ont le don de vous faire vous identifier à n'importe qui, n'importe quoi. Sam Savage est un de ceux-là. le héro de son premier roman n'est autre qu'un rat, mais attention, il ne s'agit pas de n'importe quel rat. Firmin (c'est son prénom) est un rat fantastique qui aime lire et qui dévore (au propre comme au figuré) les milliers de livres de Pembroke Books, la librairie de Norman Shine, où ce jeune rat à fait son nid. Firmin est aussi un rat avec plein d'imagination, ainsi, il se rêve en poète qui voyage de part le monde, en Fred Astair entouré de "Mignonnes".Mais voilà, Firmin est aussi un rat chétif, fragile qui s'est vu privé du lait maternelle au goût d'alcool (eh oui, Flo sa mère était une rate alcoolique) par ses douze frères et soeurs, qui le maltraitaient à l'occasion. Firmin est donc un rat solitaire dans un monde fou.


    Contre toutes attentes, ce roman m'a charmé et ému. Et oui ! le talent de Sam Savage, outre sa très belle plume, est là ; je me suis complètement identifiée à Firmin. J'étais Firmin. Dès lors, les pages se sont enchaînées, j'ai ris, j'ai souris, j'ai pleuré. La fin du roman m'a littéralement laissé en larmes. Ce roman mêle tous ce qu'il faut : vieux quartier en perdition, humour, tristesse, passion, personnages hors du commun, livres... Quelques belles illustrations en noir et blanc, de Fernando Krahn, viennent offrir au lecteur un plaisir de plus.Firmin m'a fait du bien et je trouve que c'est une belle lecture, une belle histoire par ce mois d'octobre (prémisse d'un merveilleux automne).Tous cela pour vous dire de ne surtout pas hésiter à lire ce roman magnifique et sympathique.

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par cicou45 le 09/02/2011


    Livre très distrayant et où je me retrouve beaucoup.J'ai souvent eu tendance à me réfugier dans la littérature et dans la lecture dans son ensemble afin de fuir la réalité et les problèmes de la vie courante. Livre rempi d'humour et qui se laisse lire en un rien de temps.

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par annie le 11/08/2009


    terminé hier soir... lecture agréable, mais qui ne me laissera pas de souvenirs impérissables.

    un genre de fable philosophique désabusée sur la condition de lecteur...
    un conte au style léger, et quelques considérations sur la solitude du lecteur.

    une des premières phrases est : «Voici l'histoire la plus triste qu'il m'ai été donné d'entendre».


    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par oops le 05/10/2011


    Firmin est le petit dernier d'une portée de treize rats, il a élu domicile dans le sous-sol d'une librairie de Scollay Square à Boston dans les années 60. Si dans un premier temps, n'ayant rien d'autre à se mettre sous la dent, il grignote les livres. Il apprend vite que leur contenu peut assouvir bien d'autres faims. Persuadé d'avoir une « Destinée », il essaiera de communiquer à sa façon avec les humains. Finalement c'est Jerry, un écrivain marginal qui le sauvera d'une mort prématurée, avec lequel sa vie lui semblera comblée. Ce petit rat de bibliothèque est certes érudit mais ô combien laid, vaniteux, cynique, limite pervers, il m'a inspirée à la fois respect et répugnance. le quartier de Scollay Square étant amené à être totalement rénové, petit à petit tout disparaît autour de Firmin, qui voit sa vie se terrer dans une certaine béatitude d'avoir tant appris. Un roman riche de références littéraires, profondément humain, même si parfois le côté RAT m'a quelque peu hérissée le poil !


    Lien : http://ma-bouquinerie.blogspot.com

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



  • Par LiliGalipette le 07/02/2010


    Roman de Sam Savage.

    Citation du bandeau promotionnel: "Firmin, le rat que Walt Disney aurait inventé s'il avait été Borges. Si lire est ton plaisir et ton destin, ce livre a été écrit pour toi." Alessandro Baricco.

    Firmin a vu le jour dans le carphanaüm du sous-sol de la librairie Pembroke Books de Boston, sur les pages de Finnegans Wake, "le chef-d'oeuvre le moins lu du monde." (p. 19) Flo, sa mère, est une souris obèse et ivrogne qui ne rentre au nid que pour distribuer son lait alcolisé à ses douze frères et soeurs. Douze tétins, treize souriceaux, le compte est faux. Firmin est un avorton qui gagne rarement sa place au jeu des mamelles musicales. Pour survivre, il grignote ce qu'il a sous les dents: des livres. Et encore des livres. Sans le savoir, il apprend à lire. Sa biblio-boulimie le rend aventureux. De rayons en étagères, il explore la librairie et accroît sa culture littéraire. Sa rencontre avec le libraire Norman Shine marque le tournant de son existence. Mais c'est auprès de l'écrivain raté Jerry Magoon, auteur de science-fiction minable, qu'il va vivre ses plus belles heures. Autour de lui, le quartier de Scollay Square est voué à la démolition. Chaque jour est le témoin d'un ballet de pelleteuses de plus en plus étendu. Les immeubles tombent les uns après les autres. Tout l'univers de Firmin s'effondre à mesure qu'il se retrouve seul.

    La biblio-boulimie, quelle maladie géniale! Se goinfrer de Dickens, de Fitzgerald, de Gogol et de Steinbeck, picorer un peu de Spinoza, de Lewis Carroll et de Stendhal, et finir avec une part de Flaubert et de Faulkner, c'est le repas idéal! Il a ses préférés: il cite allégrement la Lolita de Nabokov ou Anna karénine de Tolstoï, et il s'identifie sans vergogne à L'ingénieux hidalgo Don Quichotte de la Manche de Cervantès. "J'ai découvert un lien remarquable, une sorte d'harmonie préétablie, entre goût et qualité littéraire. Pour savoir si un livre valait la peine d'être lu, je n'avais qu'à grignoter une portion de l'espace imprimé. [...] "Bon à manger, bon à lire est devenu ma devise." (p. 52)

    Alors, Firmin est-il un autre Rémi (voir le film d'animation Ratatouille), un autre rongeur qui s'élève au-dessus de sa condition, qui veut offrir aux siens la découverte d'un monde nouveau fait de saveurs nouvelles? Non. Firmin ne se fait aucune illusion sur la bêtise mêlée d'atavisme de sa fratrie et de ses congénères. Et il l'énonce férocement: "La seule littérature que je hais de toute mon âme est la littérature consacrée aux rats, souris comprises. Je méprise ce bon vieux Ratty dans du vent dans les saules. Je pisse à la raie de Mickey Mouse et de Stuart Little. Si affables, si mignons avec leurs petites pattes, ils me restent en travers de la gorge comme de grosses arêtes de poisson." (p. 56 & 57) Voilà une bestiole bien antipathique! Je ne suis pas une fan inconditionnelle de Mickey, et Stuart Little ne m'a jamais fait fondre, mais Ratty a fait les belles heures de mes premières lectures!

    Firmin méprise son espèce, le monde entier et les humains en particulier, leur physique glabre, leurs habitudes dégoutantes. "Le mot 'infester' m'intéresse assez. Les gens normaux n'infestent pas, ils n'y arriveraient pas s'ils le voulaient. Seuls les puces, les rats et les juifs infestent." (p. 85) Mais il y a des humains qui trouvent grâce à ses yeux: les acteurs. Quand il ne dévore pas des livres, il passe des heures au cinéma, à voir et revoir les films de Fred Astaire et de Ginger Rogers, pour mieux s'imaginer dans leur peau, et vivre ses aventures au rythme de leurs sauts et entrechats. Il adule aussi les filles, ses "mignonnes", des films qui passent après minuit, en rêvant de posséder ces corps tout en courbes.

    Firmin est un avorton rétroprognathe. Il est mythomane, pervers, sexuellement déviant et obsédé par les corps de femmes. Il est cynique et méprise la race humaine. Féru de phrénologie, il catalogue les humains selon leur caractère, sans pitié. Mais comme dit l'autre, "on n'empêche pas un petit coeur d'aimer". Sa courte existence est traversée de passions. La première pour Norman Shine, dont une touffe de cheveux a masqué la bosse de la traîtrise, tourne court. Jerry Magoon est le second humain qu'il aime, tout en toisant avec un mépris mêlé de condescendance ses habitudes d'alcolique.

    Le malheur de Firmin, c'est de posséder l'intelligence d'un humain, coincée dans le corps malingre d'un rongeur honni. C'est aussi d'avoir conscience de sa grande supériorité intellectuelle sans pouvoir la partager, ni s'exprimer. Il se voudrait aristocrate, il n'est que bourgeois. Fin gourmet littéraire, il est aussi mélomane et pianiste, et il exécute avec talent les oeuvres de Gershwin ou de Cole Porter. Mais ses talents artistiques ne sont que facéties aux yeux de Jerry qui pleure de rire quand il le voit penché sur un ouvrage quatre fois plus gros que lui ou assis devant un piano d'enfant. L'art ne rapproche pas les espèces, et Firmin n'est que le facétieux animal de compagnie d'un ivrogne utopiste.

    Scollay Square, véritable quartier du vieux Boston, subit la loi de la modernisation. Les immeubles qui tombent sont autant de chef-d'oeuvres de la littérature qui disparaissent dans les abîmes de l'oubli, au grand désespoir de Firmin. le petit rongeur au corps débile me rappelle le vieil aveugle sénile, Jorge de Burgos, du Nom de la rose. Ils sont tous les deux habités par leurs innombrables lectures, ils sont des bibliothèques vivantes vouées à disparaître.

    Le texte est richement agrémenté par les illustrations de Fernando Krahn, qui a vraiment su tirer des mots une figure hideuse de petit rat tordu. La première de couverture du livre original est, à mon avis, bien plus réussie que celle choisie par Actes Sud, mais je ne vais pas chipoter sur les questions éditoriales.

    Le livre se lit vite, un sourire narquois au coin des lèvres. A ce petit rat prétentieux et méprisant, j'ai souvent eu envie de dire: "Puisque tu n'aimes pas les humains, va vivre ailleurs!" J'aurais bien placé des tapettes au coin des pages... Je conseille ce texte aux amateurs d'humour noir et grinçant et de folie douce.


    Lien : http://lililectrice.canalblog.com/archives/2010/01/30/16596119.html

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par les-bibliotheques-valentinoises le 16/09/2009


    Le récit se passe à Boston et c'est l'histoire de Firmin qui vit avec toute sa famille dans les caves d'une librairie et se nourrit de livres. Cette nourriture terrestre deviendra nourriture spirituelle et il ne pourra plus se passer de livres tout au long de sa vie.
    « Firmin » le rat intellectuel, est plein d'humour, de fantaisie et se rapproche bien souvent de l'espèce humaine.
    C'est aussi le premier roman de son auteur.

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par mila0707 le 02/03/2011


    Mon avis : On m'avait chaudement recommandé ce roman... Je l'ai donc lu jusqu'à la fin... au cas où!!! Je n'ai pas aimé, j'ai trouvé cette histoire sans aucun intérêt, je m'y suis ennuyée. Suis-je trop sévère?
    Public : roman pour adultes.

    critique de qualité ? (3 votes positifs)






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