> Pierre Furlan (Traducteur)

ISBN : 2264039922
Éditeur : 10-18 (2005)


Note moyenne : 2.92/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
Elevé dans une grande famille d'éleveurs de l'Ouest américain, Thomas Burton est écrivain. Un beau matin, quelques mots très simples vont bouleverser sa vie. Le contenu d'une lettre écrite par une inconnue qui prétend être sa sœur. Thomas s'efforce alors de retracer l'e... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 04 janvier 2009

    Woland
    The Sheep Queen
    Traduction : Pierre Furlan
    De Thomas Savage, "Le pouvoir du chien", découvert assez tardivement dans notre pays, ne cessait d'attirer mon attention sur les présentoirs des librairies. Mais les commentaires dithyrambiques qui accompagnent sa quatrième de couverture me maintenaient à distance : je me méfiais. Néanmoins, cet auteur m'intéressait, une sorte de feeling passait de lui à moi sans que je susse très bien pourquoi et comment cela se faisait puisque je n'avais jamais rien lu de lui.
    Finalement, je coupai la poire en deux et choisis un roman moins connu dont le sujet me plaisait : "La Reine de l'Idaho." Et tout de suite, au-delà la traduction, j'ai été envoûtée : l'un de ces styles si simples en apparence qu'on oublie volontiers la charge de travail qu'il a fallu pour en arriver là, un récit fluide et attentif aux émotions de chaque personnage, un rythme faussement paresseux, des héros atypiques et pourtant authentiques, une quête affective pleine de pudeur et de tendresse.
    Pionnier du mouvement dit "des écrivains du Montana", Thomas Savage raconte les vastes paysages de l'Ouest américain que l'industrialisation du pays est en train de transformer, lentement mais sûrement. Pour les Burton, la famille d'éleveurs à laquelle appartient le narrateur (Thomas, Tom, comme le narrateur ), la vie s'écoule d'abord paisiblement car il faut tout créer dans ce monde encore inviolé. Puis, avec la seconde génération et l'entrée dans la famille d'Emma, la future "Reine des Moutons", tout s'accélère. Un tout petit peu d'abord, puis un peu plus, et enfin de plus en plus.
    Toute famille a ses squelettes et ses drames : celui du clan Burton, c'est la mort de Tom-Dick, le fils d'Emma. Un décès qui va influer de façon catastrophique sur le destin de sa fille, Beth, faisant celle-ci se noyer peu à peu dans l'alcool jusqu'à ce que son propre fils, Tom, découvre un jour la raison de cette dépression.
    On notera que ce roman a été également publié sous le titre : "I heard my sister speak my mind", titre beaucoup plus explicite que "The Sheep Queen" (et bien plus que "La Reine de l'Idaho") puisqu'il se réfère à la quête d'Amy, la soeur inconnue de Tom, qui ouvre la première partie du roman.
    Prochain objectif : "Le pouvoir du chien." ;o)
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    • Livres 3.00/5
    Par Folfaerie, le 24 juillet 2010

    Folfaerie
    Roman échoué par hasard dans ma bibliothèque, et qui se révéla une excellente surprise.
    Histoire à tiroirs, portrait de famille (modèle ?) et récit intimiste, ce bon roman est un peu tout cela à la fois. Il débute par une révélation. Un homme, Thomas Burton, reçoit une lettre lui apprenant qu'il a une soeur. A travers le récit de cette femme qui lui a écrit, il remonte dans le passé de sa famille.

    Le lecteur découvre ainsi l'histoire de cette famille sur plusieurs générations. Les femmes ont la part belle : Emma Sweringen, surnommée la Reine du mouton, dirige le clan familial et assure la prospérité du domaine, la belle Elizabeth sa fille, et enfin Amy, fil conducteur de ce récit, celle par qui cette saga nous est dévoilée.

    On ne peut être que fasciné par Emma qui, par la seule force de sa volonté, se bâtit une vie à sa mesure et veille sur sa famille. Même émaillée de quelques drames, l'existence de cette femme forte au physique très ordinaire est riche et heureuse. Paradoxalement, Elizabeth, dont la beauté aurait dû lui assurer un bonheur sans mélange, va connaître l'amertume et la résignation, puis le remords.
    Amy, dans sa quête douloureuse et obstinée, se montre peut-être plus proche de l'extraordinaire Madame Sweringen.
    Ici, les hommes ne sont que de pâles compagnons, instruments de ces femmes hors du commun. Une fois n'est pas coutume !

    Pour ma part, j'ai été happée dès les premières lignes par l'écriture de Thomas Savage. le roman m'a rappelé à la fois l'univers de Dalva de Jim Harrison et celui de Montana 1948 de Larry Watson, même s'il n'égale pas ces derniers. Thomas (qui n'est autre que l'écrvain, qui déguise à peine l'histoire de sa propre famille) va en effet découvrir un lourd secret qui risque bien de changer sa propre vie.

    Je découvre donc avec retard, cet écrivain de l'Ouest, né au Montana (c'est une référence sérieuse à mes yeux ) et je compte bien me précipiter sur deux autres livres : Rue du Pacifique et Le pouvoir du chien.


    Lien : http://lectures-au-coin-du-feu.over-blog.com/article-la-reine-de-l-i..
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  • Par charnallet, le 03 février 2012

    charnallet
    Toujours cette ambiance fascinante de l'Ouest américain de fin du XIX et début XXème; des chevaux et des trains, des chercheurs d'or et des Thomas Edison, le souvenir brûlant des guerres indiennes et les prémisses de la Grande Guerre.
    Les personnages sont à la mesure de cet environnement: authentiques et humains
    A lire absolument
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    • Livres 3.00/5
    Par vilvirt, le 14 mars 2011

    vilvirt
    C'est une belle épopée familiale à laquelle nous convie Thomas Savage dans La Reine de l'Idaho. L'histoire d'une famille, les Sweringen, dont la fortune s'est faite grâce à Georges Sweringen après sa découverte d'un gisement d'or dans l'Ouest. Une fortune qui est devenue florissante après l'arrivée d'Emma dans la famille, la fameuse Reine du Mouton, dont le caractère fort est aussi rude et intraitable que ces grands espaces du Montana et de l'Idaho qui sont évoqués tout au long du livre.
    Le récit débute avec Amy, une jeune femme adoptée dès son plus jeune âge par un couple de Seattle. Après leur décès, Amy commence à se poser beaucoup de questions sur ses origines et elle obtient d'un avocat les noms de ses parents biologiques. Débute alors une correspondance timide avec le descendant des Sweringen, Thomas Burton, qui est écrivain et qui serait le frère d'Amy. Ce personnage n'est pas très éloigné de notre auteur puisqu'à travers ce récit, c'est au final l'enfance et la véritable histoire familiale de Thomas Savage qui nous est révélée.
    La suite ici :

    Lien : http://tranchesdelivres.blogspot.com/2011/03/la-reine-de-lidaho.html
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Citations et extraits

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  • Par Woland, le 04 janvier 2009

    ... Ce jour-là, l'océan était d'un calme inhabituel ; de petites ondulations couraient sur sa surface et reflétaient le soleil. C'est ce genre de soleil, sur des eaux semblables, qui a poussé Eschyle à écrire "le sourire d'océan aux mille miroitements." Il savait de quoi il parlait. Cette journée aurait pu être joyeuse.

    Et puis, soudain, un goéland est passé en volant près de nous - si près que j'ai senti l'air qu'il déplaçait et que j'ai vu le regard de ses petits yeux perçants.

    Deux sortes de goélands patrouillent sur notre plage et dans le ciel au-dessus. Le plus commun est le goéland argenté : il est protégé par la loi parce qu'il est charognard, et on l'aime pour son vol plein de grâce qui évoque la liberté. On peint son image sur du bois flotté et on la sculpte dans du bois de pin, puis on la vend tout au long de la Route Un en souvenir d'un nouvel été passé dans le Maine avec ses rochers et ses marées éternelles.

    Les goélands marins sont moins communs. Ils sont plus gros et ne frayent pas avec les goélands argentés. Ils aiment s'isoler sur des corniches ou des îlots ; ils évitent les humains. Et ils ont bien raison, parce qu'on les déteste. Ils cherchent les oeufs ou les petits des autres oiseaux, et ils les dévorent.

    Le goéland dont j'ai senti le passage et dont j'ai vu le regard était un goéland marin.
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