> Vincent Raynaud (Traducteur)

ISBN : 2221113195
Éditeur : Robert Laffont (2009)


Note moyenne : 4/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
Avec Le Contraire de la mort, l'auteur de Gomorra nous entraîne une nouvelle fois dans son pays natal, où la violence et le crime organisé sévissent plus que jamais.


Ce livre réunit deux récits, situés dans le sud de l Italie (Naples et ses alent... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par ballad, le 21 janvier 2012

    ballad
    Ce petit recueil de deux nouvelles sous titré « scènes de la vie napolitaines » est vraiment fabuleux. Je n'avais jamais rien lu de Roberto Saviano, et je découvre un auteur d'une profondeur, d'une poésie, d'une intensité, extraordinaires. Ces scènes de la vie napolitaines concernent de très jeunes personnes dans le Naples d'aujourd'hui. La première nouvelle intitulée « Le Contraire de la Mort », évoque le destin des jeunes soldats de la dernière guerre. Pour ces jeunes, la dernière guerre, ce n'est pas la deuxième guerre mondiale, mais c'est la guerre en Irak, en Afghanistan , au Khosovo… Donc, il s'agit de ces jeunes qui choisissent de partir en mission dans ces pays en conflit. Des jeunes ayant peu vu de la vie et qui risquent tout pour gagner de quoi vivre confortablement. de ceux qui perdent la vie. de ceux qui au retour, vivent avec des séquelles. Dans cette nouvelle, Maria vit dans le souvenir de son fiancé Gaetano parti en Afghanistan et décédé là-bas. J'adore la manière dont Saviano parle des plaques d'identification militaires. Il joue avec l'idée de cette plaque que chaque soldat porte. Elle peut être un bijou, un objet de souvenir ou la seule trace qu'un homme laisse derrière lui… La deuxième nouvelle « La bague » raconte le destin de trois jeunes assassinés pour avoir résisté à la Camorra.
    Un beau livre plein de finesse et une découverte plaisante pour moi.
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    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 23 janvier 2012

    carre
    Roberto Saviano revient après le phénoménal succès de "Gomorra" (à quel prix !) avec ce livre de deux nouvelles qui se déroule à Naples et ses environs.
    «Le Contraire de la Mort», raconte l'amour de Maria pour son fiancé Gaetano mort en Afghanistan. «La Bague», nous dresse le portrait de Giuseppe et Vincenzo, assassinés sauvagement pour avoir refusé de travailler pour la Gomorra. Un homme va se révéler incapable de raconter ce drame à une femme venue enquêter. Saviano nous parle d' amour, de mort, de violence, de mémoire. Il le fait de façon très réaliste, la peur est là présente dans chacun des protagonistes, comme si le mal triomphe toujours du bien, comme si la mafia est une fatalité. Menacé de mort par la Gomorra , on ne peut que saluer ce courage d'écrire sur un sujet aussi sensible en Italie. Cela m'a donné envie de
    lire Gomorra.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par cecileo, le 05 juin 2010

    cecileo
    Avec pour sous-titre : « Scènes de la vie napolitaine. »
    C'est la première de deux nouvelles qui donne le titre à ce recueil, le sous-titre indiquant bien que l'auteur écrit sur sa région natale, le Sud de l'Italie.
    Le Contraire de la Mort, ce n'est pas la vie, mais l'amour. Dans le premier de ces récits, il s'agit de l'amour que porte Maria, jeune fiancée veuve avant même d'avoir rejoint l'autel au bras de Gaetano. Gaetano, comme beaucoup d'autres jeunes gens de sa région, s'est enrôlé dans l'armée, non pas par patriotisme, mais tout simplement parce que c'est la seule chose à faire pour échapper au chômage. Il est parti pour l'Afghanistan, mais n'en reviendra pas.
    La deuxième nouvelle, « La bague » nous retrace aussi une guerre : celle qui hante Naples , celle de la Camorra. Dans ce climat de violence qui semble incompréhensible pour qui n'est pas de cette terre, Roberto Saviano nous relate la mort de Giuseppe et Vincenzo, jeunes ouvriers à la peine pour un salaire de misère, assassinés dans un conflit qui n'était pas le leur.
    Extrait de la nouvelle « Le Contraire de la Mort » :
    Autour de Maria, personne ne se demande comment cela est arrivé ni pourquoi. Tout arrive parce que çà doit arriver. On subit et on tire ce qu'on peut de ce qu'on a subi. On tire ce qu'on peut de ce qui nous est échu, mais on ne pourra jamais choisir quelle obole quémander à la malchance, et ce qui s'abat sur nous, ni comprendre pourquoi. Et la colère, la douleur, semblent avoir leur source précisément là, quand on découvre qu'on n'en retirera aucun bénéfice.
    Une écriture minimaliste, deux nouvelles façon « coup de poing ».
    Deux récits poignants, d'autant plus crédibles que l'on sait l'auteur condamné à mort par la Camorra suite à la parution de son précédent livre « Gomorra »
    Je suis souvent perplexe face aux recueils de nouvelles dans lesquels je cherche frénétiquement le lien qui unissent ces récits dans l'esprit de leur auteur au point de vouloir en faire un seul ouvrage. Nul doute de ma part ici : résistance et amour face à la guerre, quelle qu'elle soit.
    Et moi qui ne porte souvent aucune attention aux citations en tête de livres, je me suis véritablement arrêtée sur celles qu'a choisies l'auteur, car elles portent l'intensité de ce recueil :
    Tu pleures seulement si personne ne te voit
    Et tu cries si personne ne t'entend,
    Car le sang qui coule dans tes veines
    N'est pas de l'eau,
    Carmela, Carmè,
    Et l'amour est Le Contraire de la Mort.
    Sergio Bruni
    S'il faut donner son sang,
    Allez donner le vôtre,
    Vous êtes bon apôtre…
    Boris Vian.
    Et cette dédicace :
    A Vincenzo et Pietro,
    Que la terre vous soit légère.

    Ce recueil était au pied de mon sapin à Noël . Mais pourquoi l'ai-je laissé dormir sous ma PAL pendant plus de cinq mois ? ! ! !
    Pas de billets trouvés sur le Net …
    Je me propose d'en faire un livre voyageur, car il est à découvrir.
    Editions Robert Laffont - 88 pages intenses !

    Lien : http://lectureamoi.blogspot.com/2010/06/le-contraire-de-la-mort-de-r..
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Citations et extraits

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  • Par ballad, le 21 janvier 2012

    Des regards qui n’entendent pas séduire ni même susciter la curiosité : regarder constitue une forme de défoulement, on se contente de passer l’autre au crible, car on sait qu’on peut le faire impunément.
    Citation de qualité ? (9 votes positifs)
  • Par ballad, le 21 janvier 2012

    Maria fait un geste, un beau geste, de ceux qu’on n’oublie pas lorsqu’on les a vus de près et qu’on a senti le sang battre à nos tempes. Un geste que ma mère faisait aussi, quand elle avait chaud. Un geste qu’on voit à la campagne. On plonge les doigts dans l’eau qui reste au fond du verre et on les passe sur sa poitrine, entre les seins, là où la sueur stagne, comme pour se rincer. Un geste qui doit être instinctif, car il a la même insolence que mettre son doigt dans le nez ou retirer un morceau de viande d’entre ses dents.
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Roberto Saviano sur Rue89 3/3 .
A l'occasion de la parution en France de "Le combat continue" (éd. Robert Laffont), Roberto "Gommora" Saviano a reçu Rue89. A lire sur http://www.rue89.com








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