> Juliette Hoffenberg (Traducteur)
> André Dommergues (Traducteur)

ISBN : 2264027142
Éditeur : 10-18 (1998)


Note moyenne : 3.69/5 (sur 16 notes) Ajouter à mes livres
" M. Gordien est enquêteur privé. Comme il est digne des grands archétypes du genre, il boit plus que de raison, ne sait pas résister au sexe faible et se fait souvent rosser, car il a une fâcheuse tendance à fouiller là où il ne faut pas... Aussi ira-t-il jusqu'au bout... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par soukee, le 13 janvier 2011

    soukee
    Pour ceux qui ne le connaissent pas, Steven Saylor est un écrivain Texan diplômé en histoire et dont la série Les Mystères de Rome (Roma Sub Rosa aux Etats-Unis) relate les aventures de Gordien, un enquêteur au temps de la Rome antique. Petite anecdote : cette série a inspiré les créateurs des costumes de la série Rome, pour éviter notamment des anachronismes et autres erreurs historiques...
    Dans le premier opus de la série, Du sang sur Rome, paru aux éditions 10/18 en 1997, le lecteur rencontre Gordien, enquêteur bourru, solitaire et un peu porté sur la bouteille, qui enquête pour le compte de particuliers. Lorsqu'il est contacté pour une affaire de parricide par le jeune Cicéron, l'affaire se corse...
    Je ne vous en dirai pas plus sur l'intrigue pour maintenir le suspense. L'intérêt de cette série géniale réside dans la plongée dans la Rome Antique, époque fascinante s'il en est, et le mélange entre la fiction et les événements historiques. Gordien croise de nombreuses figures célèbres (l'histoire débute sous le règne de Sylla, en 80 av. J.C., pour se terminer, dans le dernier volet paru*, après l'assassinat de Pompée par Ptolémée XIII, en 48 av.J.C.), auxquelles Steven Saylor accorde certains actes parfois fictifs. Pour une transparence totale face à l'Histoire, l'éditeur a pris soin, à chaque tome, de rétablir les frontières entre réalité et fiction.
    Les détails sont nombreux sur la vie quotidienne des Romains à cette époque, quelle que soit leur couche sociale : habitudes culinaires, loisirs, jeux du cirque, thermes, littérature de l'époque, etc. le lecteur est embarqué dans cette époque fascinante grâce à la plume de l'auteur, riche en descriptions précises et sensitives. Rome devient un personnage à part entière et les quartiers qui la composent font l'objet de multiples descriptions et analyses.
    Pour moi, le mérite de cette série très documentée est de vulgariser et rendre accessible une époque riche en événements politiques et sociaux en tous genres. le lecteur plonge avec délice dans cette période, et parcourt aux côtés de Gordien une partie conséquente de l'Antiquité Romaine.
    Bref, à lire et à relire sans hésitation !!

    Lien : http://bouquinbourg.canalblog.com/archives/2009/11/24/15913741.html
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    • Livres 3.00/5
    Par purplevelvet, le 26 mars 2012

    purplevelvet
    L'action se passe en -80 à Rome. Un jeune avocat qui doit plaider sa première affaire charge un enquêteur de recueillir des informations pour l'aider à défendre son client, accusé de parricide, l'un des pires crimes dans la Rome antique. Un trame somme toute très classique, puisqu'on va suivre à la fois l'enquêteur, Gordien, dans sa recherche de terrain, et l'avocat, dans la préparation de sa plaidoirie. Au fait, l'avocat en question se nomme Marcus Tullius Cicéron, dès fois que son nom vous parle.
    Et comme souvent dans cette collection, ce n'est en effet pas tellement l'intrigue policière qui compte que le cadre ou elle se déroule et les personnages plus ou moins célèbres qui interviennent. J'ai eu l'occasion de tester trois séries policières romaines de la collection: celle de Saylor, celle de John Maddox Roberts et celle de Danila Comastri Montanari.
    Je dirais que sur les trois, c'est à celle de Saylor que j'accroche le moins. En tout cas, ce volume se laisse lire, mais m'a paru quand même un peu long (la copine m'avait prévenue en me disant que les premiers tomes n'étaient pas les meilleurs, que la série trouve son rythme par la suite, et je confirme). En fait le problème, c'est que si Saylor s'inspire d'événements et de personnages réels (Cicéron et sa plaidoirie "pro Sexto roscio amerino", Sylla et les proscriptions, Chrysogonus, le procureur Erucius, etc...), il part quand même un peu dans tous les sens par moments. Certes c'est original de partir du texte d'une plaidoirie, forcément partiel et partial, puisqu'il s'agit de démontrer l'innocence du client. Mais il brode.. Il brode même beaucoup. Et le résultat donne un policier très américain au final, de ceux auxquels j'ai du mal à accrocher parce qu'ils en font des tonnes : le parricide ne suffisait pas, on ajoute donc des complots à la pelle, de l'inceste, de la débauche, un petit frère empoisonné, une gentille prostituée au coeur pur, un mignon petit enfant abandonné désireux de se venger, des trognes patibulaires et les inévitables retournements de situations énormes dans les derniers chapitres. C'est exactement ce côté "too much" que je reproche en général aux policiers des USA. Il aurait gagné a rester un peu dans le flou, puisque la seule chose que l'on sache c'est que le client a été acquitté, mais rien sur son innocence ou sa culpabilité réelle, et donc pas de certitude la dessus. Je ne suis pas fan du tout de la solution retenue par Saylor, trop tirée par les cheveux et qui fait intervenir trop de hasards , de coups de chance, et de retournements de situation.
    Heureusement, je sais que la série s'améliore par la suite, sinon, je me serai probablement contentée de ce seul volume, sympathique mais peu convaincant. Mais bon, ça se laisse lire sans déplaisir, et c'est une manière agréable de se rafraîchir la mémoire sur Sylla et ses proscriptions, sa rivalité avec Marius, sa carrière politique, personnage politique un peu éclipsé par César et pourtant fort intéressant, ainsi que sur Cicéron ( je l'ai toujours eu en sympathie, lui, après avoir lu " de amicitia" à la fac)

    Lien : http://chezpurple.blogspot.fr/2012/03/du-sang-sur-rome-steven-saylor..
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    • Livres 4.00/5
    Par kedrik, le 08 septembre 2011

    kedrik
    Depuis que j'ai vu la série télévisée Rome, je crois que je fais une petite romanite aiguë. Et au lieu de lire des livres historiques insipides, quoi de mieux qu'un roman policier pour en apprendre plus sur la vie quotidienne romaine ? C'est pourquoi je me suis jeté sur Roman blood, le 1er roman d'une série.
    Gordianus the Finder est un citoyen de Rome assez débrouillard. de nos jours, nous dirions que c'est un détective privé. Disons qu'il n'hésite pas à mettre le nez et les mains dans la fange de Rome... s'il est bien payé. Il vit dans une maison décatie avec Bethesda, son unique esclave égyptienne avec laquelle il vit une union assez maritale. Les ennuis débutent quand un jeune orateur peu connu qui répond au nom grotesque de Cicéron lui demande de mener une enquête. le rhéthoricien souhaite en effet défendre en justice un homme qui est accusé du pire des crimes : le parricide. Cicéron engage donc Gordianus pour trouver des indices qui lui permettront d'étayer sa plaidoirie.
    Steven Saylor a construit son roman autour de vrais documents écrits par Cicéron, ce qui donne à son roman un réalisme intéressant. Son héros, Gordianus, est intéressant pour le lecteur ignare que je suis car c'est un enquêteur qui navigue aussi bien dans les ruelles boueuses remplies de prostituées, de mendiantes et d'assassins que dans les maisons nobles où la violence et la corruption sont bien plus raffinés. du coup, en suivant Gordianus mener son enquête, nous obtenons une sorte de coupe transversale de la société romaine. Sa relation avec les esclaves, ses contacts avec les politiciens de la cité, ses accointances avec la plèbe, son travail qui l'oblige à interroger un large panel d'habitants de Rome... tout cela construit au final un tableau assez large de Rome qui permet d'avoir différents points de vue sur le décor.
    Le livre souffre de quelques longueurs, mais l'enquête est intéressante car elle met en avant la proscription, cette pratique politique qui consiste à rendre légale la mise à mort d'un ennemi de La république et la saisie de tous ses biens. de plus, l'enquête prend place à la toute fin du règne de Sylla, ce qui évite les grands poncifs habituels sur César.

    Lien : http://hu-mu.blogspot.com/2008/02/roman-blood.html
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    • Livres 4.00/5
    Par amarinne, le 14 avril 2010

    amarinne
    Un très bon polar historique. Comme l'avait dit une autre critique, nettement plus consistant que John Maddox Roberts, l'enquête est bien concue et très bin intégrée dans les élements historique, l'équilibre est parfait. Les personnages sont attachants, et donnent envie d'être retrouvés dans la suite...
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    • Livres 3.00/5
    Par zazaone, le 28 mars 2012

    zazaone
    Si l'auteur n'étalait pas autant sa science ou connaissance de la Rome antique et consacrait un peu plus de son talent à l'intrigue policière, ce serait bien... ce n'est pas le cas.
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Citations et extraits

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  • Par Piling, le 20 juillet 2008 Première phrase du livre

    incipit :
    L'esclave qui était venu me trouver, en ce matin de printemps où il faisait particulièrement chaud, était un jeune homme d'à peine vingt ans.
    Habituellement, lorsqu'un client me fait demander, le messager est un esclave de la plus basse extraction - un rustaud, un estropié, un garçon d'écurie stupide qui pue le crottin et qui éternue à cause des brins de paille fichés dans ses cheveux.
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  • Par line70, le 26 mars 2011

    La nature du temps change quand le monde dort. Les instants se figent ou se dissolvent, comme des grumeaux dans le fromage blanc. Le temps devient incertain, inégal, élusif. Pour l'insomniaque, la nuit dure éternellement, ou passe à toute allure.
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