ISBN : 2714443001
Éditeur : Belfond (2006)


Note moyenne : 3.25/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres
Paris, de nos jours. Un scénariste se défenestre du bureau de Cécilia Rhodes, une célèbre productrice. Chargé de l'enquête, le commissaire Milot ne croit pas à la thèse du suicide et établit un parallèle avec la mort de Lucie Drax, une autre jeune scénariste employée pa... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (6)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

  • Par Taylor, le 29 mai 2012

    Taylor
    Une fois encore Laurent Scalese nous a plongés dans une intrigue bien intriguante.
    Le commissaire Milot enquête sur un suicide et se trouve face à Cécilia Rhodes, la grande productrice. Ce n'est pas la première fois qu'elle apparaît dans une de ses enquêtes. 30 ans plus tôt, une autre de ses scénaristes se serait suicidée et cette affaire tient particulièrement au cœur du commissaire. Au fil du roman, on saura pourquoi.
    Le roman est construit comme un scénario avec ces diverses séquences. L'auteur allie ici ses deux passions : l'écriture et le cinéma.
    Le personnage principal est Cécilia Rhodes : retorse, manipulatrice dans le boulot comme dans le privé, elle est prête à tout pour se faire un Nom avec un grand N. La question est : a-t-elle été jusqu'au meurtre ?
    Artus Milot en est persuadé et le suicide d'un employé de Cécilia lui donne le prétexte de l'affronter de prêt et d'en finir.
    Je n'en dirais pas plus mais si vous voulez lire un polar que vous ne lâcherez pas avant de connaître la fin, lisez Laurent Scalese.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par encoredunoir, le 17 février 2012

    encoredunoir
    Un beau matin, un scénariste entre dans le bureau de Cécilia Rhodes, directrice d'une société de production, pour se défenestrer sous son regard impavide. C'est que Rhodes, véritable succube, presse ses collaborateurs comme des citrons, s'accapare leur travail et les pousse à bout. Peut-être même fait-elle plus que ça. C'est en tout cas ce que soupçonne le commissaire Artus Milot, persuadé que Cécilia Rhodes a tué, il y a plus de vingt ans, la talentueuse scénariste Lucie Drax.
    Voilà donc pour le début de l'histoire. Car, bien entendu, ce n'est qu'un début. Bien vite d'autres personnages vont venir se greffer à l'intrigue : Kino, le secrétaire de Cécilia Rhodes, Charlie Kessel, l'écrivain en mal de lecteurs qui se trouve happé par Rhodes qui lui propose d'écrire un scénario, Leslie la coéquipière et maîtresse de Milot, Hudelot le flic fasciste et nécrophile, Willy Tampa le régisseur au cœur brisé…
    Autant de personnages dont on se doute bien qu'ils vont tous être amenés à se croiser ou à se heurter à un moment donné et qui, tous, portent un poids : le poids d'un drame ancien, d'une vie ratée, d'un amour déçu… Seulement, et c'est là un des grands problèmes de ce roman, leurs actions, déterminées par ces poids apparaissent souvent complètement démesurées en regard du préjudice ou du traumatisme qu'ils estiment avoir subi. Il n'y a alors que deux solutions envisageables : soit Laurent Scalese a décidé de ne créer que des personnages de psychopathes, soit il n'a pas réussit à les peindre d'une manière suffisamment convaincante pour expliquer leurs comportements.
    Charlie Kessel est sans doute celui pour lequel ce défaut se fait le plus ressentir. Écrivain raté, il vit aux crochets de sa compagne qui a de plus en plus de mal à le supporter. Contacté par Cécilia Rhodes, il pense que ses problèmes touchent à leur fin, si ce n'est qu'il continue de négliger son amie pour se consacrer entièrement à l'écriture d'un scénario sous la houlette de la tyrannique productrice. Voyant son travail dénigré, il se met à assassiner un homme pour savoir ce que l'on ressent dans ce genre de moment et balance le chat de sa copine dans le sèche-linge. En l'espace de quelques jours, l'écrivain un peu fat est devenu un serial-killer en puissance. Comme ça.
    Et l'on a l'impression que l'auteur lui-même peine à expliquer cette transformation brutale : « Tandis qu'il rabattait le couvercle, le sang-froid avec lequel il avait abattu Bale et tué Linus lui apparut monstrueux. Comment avait-il pu changer à ce point en si peu de temps ? Les événements des dernières semaines avaient-ils réveillé en lui des pulsions meurtrières en sommeil ? Il chassa de son esprit ce maudit sentiment de culpabilité puis quitta le sous-sol » (p.182 de l'édition Pocket).
    C'est un peu vite expédié et, malheureusement, il en sera de même pour la plupart des personnages, y compris pour Cécilia Rhodes qui est sans doute le plus fouillé d'entre eux mais dont on peine à comprendre le comportement jusqu'à la toute fin du livre, après le énième rebondissement final, tant toutes les explications visant à justifier sa manière d'être semblent bien courtes. À moins bien sûr – et l'on est tenté de le voir ainsi – que Cécilia soit une incarnation du mal absolu. le titre du livre est d'ailleurs éloquent puisque La cicatrice du diable, c'est bien entendu la cicatrice que porte Cécilia. le mal absolu donc, mais entouré d'un paquet de seconds couteaux qui ne sont pas piqués des vers eux non plus et qui se révèlent vraiment dans le dernier tiers du livre.
    La suite sur le blog.

    Lien : http://encoredunoir.over-blog.com/article-la-cicatrice-du-diable-de-..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par SophiedesBonheurs, le 07 janvier 2011

    SophiedesBonheurs
    J'ai lu presque tous les livres de Laurent SCALESE: Le baiser de Jason, L'ombre de Janus, Le sang de la mariée... et j'ai à chaque fois passé un excellent moment de lecture. Cet auteur n'a, à mon sens, rien à envier aux auteurs américains.
    La cicatrice du diable est différent des précédents. Ce n'est pas un thriller axé sur le monde de la police et ses enquêteurs mais plutôt un polar noir et psychologique. Pas de tueur en série à l'horizon ni de coupable à démasquer (même si un des personnages mène une enquête ) mais plutôt une galerie de personnages aux personnalités diverses, bien amochés, sur le fil et pas loin de basculer du côté obscur...
    Laurent SCALESE nous dépeint leur souffrance, leurs failles voire leur dérive avec pour toile de fond l'univers de l'audiovisuel qu'il maîtrise pour l'avoir déjà cotoyé de près.
    On évolue dans ce panier de crabes, à la recherche de la vérité, où le profit et la rentabilité sont les maîtres mots au détriment des sentiments.
    J'ai dévoré ce livre, c'est réaliste, cruel et sans concessions.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par SylvieT, le 19 mars 2011

    SylvieT
    L'action se déroule à Paris, et nous plonge dans le milieu du cinéma.
    Un scénariste se défenestre du bureau de la productrice Cécilia Rhodes. le commissaire Milot, dépêché sur les lieux n'adhère pas à la thèse du suicide, et fait le rapprochement avec une ancienne affaire : la mort des années plus tôt de la scénariste Lucie Drax.
    De là s'ensuit une enquête qui entraine les personnages au plus profond de leur passé.
    Meurtre ou suicide ?
    La vérité est enfouie dans l'histoire de chacun, ressortira-t-elle ?
    Un roman noir que l'on lit comme un film.
    L'écriture avec ses chapitres courts et ses titres (appartement Artus Milot /intérieur/jour) est telle un scénario.
    Quand l'action monte en puissance, j'ai eu l'impression d'entendre les musiques des films noirs américains qui vous font monter l'adrénaline !
    Une description implacable du milieu !
    Une productrice prête à tout pour réussir, des scénaristes dont elle s'attribue les textes qu'elle jette comme des kleenex, un assistant qu'elle manipule tant professionnellement que sexuellement , un mari qui lui sert de porte monnaie.
    Au fond d'elle un lourd secret qui pousse parfois le lecteur à lui trouver des excuses, mais très vite l'action reprend le dessus et nous entrainent vers les baffons.
    Un commissaire alcoolique, drogué que son adjointe tente désespérément de sortir de là, qui n'aura de cesse de trouver l'assassin de Lucie Drax. Persuadé de la culpabilité de Cécilia, il la poursuivra sans relâche.
    Mais pourquoi s'accrocher à cette affaire, si ce n'est pour se trouver lui-même ?
    Un scénariste et écrivain raté, Charlie Kessel, nouvel proie de Cécilia va lui aussi s'enfoncer peu à peu dans ce monde glauque.
    Peut-il y avoir une fin qui laisser entrevoir une once de lumière ?
    Sombre et oppressant ce roman ne laisse aucun répit au lecteur. le palpitant est mis à rude épreuve.

    Lien : http://leschroniquesdhistoiredenlire.blogspot.com/
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Livrespourvous, le 09 mars 2010

    Livrespourvous
    Cécilia Rhodes est une célèbre productrice mariée à un richissime époux, Marc Grivier.
    Pourtant, elle tyrannise ses employés, exploite ses scénaristes pour arriver à ses fins : redevir une "star" de la production cinématographique. Un jour, l'un de ses scénaristes, Gregory Morvan se défenestre du bureau de Cécilia.
    Chargé de l'enquête, le commissaire Artus Milot ne croit pas une seconde à la thèse du suicide et approfondit l'enquête. Mais Milot semble bien connaître Cécilia Rhodes et trimballe une enquête non résolue, la mort de Lucie Drax, une autre scénariste, trente ans plus tôt.
    L'auteur, Laurent Scalese est scénariste, ceci expliquant cela. La critique de ce milieu est assez cinglante et souvent drôle (ce qui est vraiment l'intérêt du roman). Chaque chapitre est une scène de film. Hélas, les personnages sont trop marqués et caricaturés.
    L'intrigue est un peu compliquée et part dans tous les sens pour attirer des effets audiovisuels (en vue d'une adaptation ?). Chaque protagoniste a un besoin de vengeance, on s'y perd car cela ne sert pas l'intrigue, cela la divertit.
    Et c'est souvent parfois gratuitement violent (nombre de meurtres, de viols, de scènes sexuelles ne sont pas nécessaires à la narration).
    Mais il y a du rythme, c'est indéniable. Et un auteur français de polars, ça se fête.
    C'est cependant comme un film du dimanche soir, on le regarde, on ne s'ennuie pas mais bon...

    Lien : http://livrespourvous.centerblog.net
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (5)

Videos de Laurent Scalese

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Laurent Scalese

Entretien à propos de la sortie du livre de Laurent Scalese "La Cicatrice du diable", aux éditions Belfond, le 9 avril 2009.(5)








Acheter sur Amazon

Faire découvrir La cicatrice du diable par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Quiz