> Dominique Vittoz (Traducteur)

ISBN : 2267021528
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (2011)


Note moyenne : 3.14/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
È notte, l'orfanotrofio è immerso nel sonno. Tutte le ragazze dormono, tranne una. Si chiama Cecilia, ha sedici anni. Di giorno suona il violino in chiesa, dietro la fitta grata che impedisce ai fedeli di vedere il volto delle giovani musiciste. Di notte si sente perdut... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par ivredelivres, le 07 avril 2011

    ivredelivres
    "Madame Mère, au coeur de la nuit, je quitte mon lit pour venir, ici, vous écrire".
    C'est le début de Stabat mater et immédiatement on est envahi par les amères pensées de Cecilia.
    C'est une jeune fille qui écrit ces mots, des mots qui vont se perdre dans le silence, elle est anxieuse, l'angoisse l'étreint quand elle écrit car de mère il n'y a pas.
    Chaque soir elle fuit vers son refuge, pour être seule, pour écrire, pour plonger dans le coeur de la nuit.
    Cette correspondance avec l'absente est sa raison de vivre, elle dialogue avec la mort, figure de Méduse qui l'effraye mais la comprend. Délires et hallucinations accompagnent ses nuits, elle est au bord de la folie.
    Les lettres sont tourmentées et aussi pleines d'espoir, parmi ses compagnes certaines ont retrouvé la mère aimée grâce à un portrait, un objet ou la moitié d'un médaillon.
    Cecilia a été comme beaucoup d'autres, abandonnée, orpheline elle a été éduquée par les soeurs, une éducation stricte, sévère tout entière tournée vers la musique.
    Les orphelines reçoivent une éducation, elles doivent très tôt déchiffrer la musique, jouer d'un instrument et aussi chanter. Toutes choses qui permettent au couvent d'amasser des dons car cet orchestre et ce choeur de femmes se produit auprès des familles nobles, pour les événements de la Sérénissime. Les jeunes filles jouent masquées, isolées du public et on les promène en barque une fois par mois, mais elles sont appelées à se marier ou plutôt devrait-on dire à être achetées.
    Le couvent est sombre, lugubre et la vie pour ces jeunes filles " Une longue suite de ténèbres", pourtant un jour elle n'est plus seule dans le couvent qui dort. L'arrivée d'un nouveau professeur de musique va changer sa vie. Il est prêtre, il est roux et se nomme Antonio Vivaldi.
    La sensualité de la musique va désormais l'habiter, elle fait des essais " aujourd'hui sur mon violon, j'ai essayé d'imiter les cris des oiseaux" elle revendique une liberté
    " Personne ne peut entendre la musique secrète qui s'élève dans notre âme. Personne ne peut empêcher qu'elle résonne en nous. Personne ne peut nous la voler."
    Elle vit avec une fièvre nouvelle "J'ai été traversé par le temps et par l'espace et par tout ce qu'ils contiennent." Grâce à son instrument et à la musique elle va bientôt revendiquer une liberté nouvelle.
    C'est la Venise du XVIII ème que ce roman ressuscite, la Venise de Canaletto.
    Dans ses notes l'auteur précise " la maîtrise instrumentale exceptionnelle des musiciennes de la Pietà attirait des auditeurs de toute l'Europe, surtout pendant les décennies où le père Antonio Vivaldi prêta son génie incomparable à cette institution. "
    Un petit joyau qui mêle la tension de la folie, l'intensité et la pureté de la musique et la quête de l'identité. Un court roman très réussi, un personnage délicat qui va suivre la voie tracée par sa mère par delà le temps.


    Lien : http://asautsetagambades.hautetfort.com/archive/2011/04/05/stabat-ma..
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  • Par Fantine, le 23 mai 2011

    Fantine
    Roman sous forme de journal intime.
    Cécilia, pensionnaire du célèbre orphelinat situé à l'hospice de la Piéta, est l'auteur de ce journal entièrement adressé à sa mère qu'elle ne connait pas.
    Cette mère inconnue est au cœur de l'imaginaire de Cécilia. Tout en espérant qu'elle vienne la retirer de l'orphelinat, Cécilia se pose des questions sur elle, sur les raisons qui l'ont poussé à abandonner la jeune fille à la naissance.
    Malgré tout, l'amertume, une certaine rancœur se dégage rapidement au fil des pages.
    On se rend compte également que Cécilia admet difficilement son statut d'orpheline, et, bascule petit à petit dans la folie en s'inventant une amie, une mère de substitution en la personne de la mort avec qui elle dialogue, prends conseils.
    Son amour de la musique et surtout l'admiration, la dévotion qu'elle voue à Antonio Vivaldi, alors tout jeune musicien, n'arriveront pas à la sauver de ses démons.
    Cet ouvrage est aussi un vibrant hommage que l'auteur rend à Antonio Vivaldi (sans oublier non plus, les jeunes orphelines qui ont fait la renommée de la Piéta par leurs talents). En effet, Tiziano Scarpa est un fervent admirateur du prêtre roux.
    Autour de Vivaldi et de Cecilia évoluent une foule de personnages avec en toile de fonds, la présence de l'Hospice de la Piéta dont la principale mission était de recueillir les jeunes orphelines puis de les former afin d'en faire des musiciennes accomplies.
    En ce qui me concerne, j'ai beaucoup apprécié la lecture de ce court roman. Celui-ci est poignant, émouvant tout en alternant tristesse et note d'espoir, et, surtout il y a Vivaldi et sa musique que l'on entends en boucle dans sa tête tout au long de la lecture de ce bouquin.

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    • Livres 3.00/5
    Par agathe10000, le 21 juin 2011

    agathe10000
    Dans ce roman, nous entrons dans l'intimité d'une jeune fille de seize ans qui fut abandonnée par sa mère et élevée dans un couvent par des religieuses soucieuses de lui inculquer des valeurs et de la préserver du monde. Elle y apprend la musique, joue du violon et se révèle d'ailleurs être une virtuose avec son instrument.
    Cette intimité psychologique est partagée grâce à la rédaction de son journal intime, dans lequel la jeune fille s'adresse à sa mère. Elle s'y pose des questions métaphysiques sans vraiment pouvoir y trouver de réponse. Elle se demande pourquoi elle a atterri dans cet orphelinat, se demande où sa mère se trouve, si elle est encore en vie, lui raconte ses journées et ses rêves qui sont souvent le reflet de ses interrogations sur la maternité, sur la naissance et l'amour filial. Certains d'entre eux la bouleversent. Cette adolescente qui passe dans le monde adulte le fait à coups d'interrogations profondes, auxquelles les religieuses ne peuvent donner de réponses, n'ayant jamais donné la vie elles-mêmes…
    En plus de ces mots couchés sur le papier et cachés puisqu'interdits par les religieuses, Cécilia noue un dialogue avec un personnage de son imagination. Elle a des cheveux de serpents et représente la mort, sa mort… Là aussi, les dialogues se montrent tendus. Cécilia cherche des réponses à ses questions et la mort lui répond souvent par d'autres questions…
    Cécilia mène donc sa vie ainsi, partagée entre le travail musical, des représentations, tapie dans l'ombre de l'église, et sa recherche d'une vérité qui pourrait panser son âme blessée. La musique est tout de même un réconfort pour elle, le jour où l'abbé qui les fait travailler et qui compose les œuvres pour être jouées à l'église, est remplacé par un jeune homme qui aidera Cécilia à sortir de sa réserve de musicienne. Elle n'apprendra pas seulement à jouer la musique d'un autre mais ressentir, et créer des émotions.
    Ce garçon fera naître aussi en elle les prémices d'un émoi de jeune fille... Et il ne sera autre que Vivaldi lui-même… Il sera alors un personnage clef pour ouvrir les yeux, le cœur et l'esprit de la jeune fille.
    Tiziano Scarpa a voulu construire une histoire où s'entremêlent, dans une Italie catholique du début du XVIIIème siècle, réalité et fiction. Lui-même avoue humblement que pour des raisons de construction romanesque, certaines réalités sont un peu distordues, mais c'est pour rendre le personnage de Cécilia plus attachant, émotionnellement parlant.
    La construction est d'abord troublante, voire un peu rebutante, mais le roman est court et lorsque l'on a compris comment y entrer, la profondeur de ce personnage (à la fois jeune mais pourtant bien consciente de certaines réalités autour d'elle) surprend.
    L'auteur avoue très clairement sa passion pour Antonio Vivaldi et place la musique sur le même plan que les émotions personnelles ressenties par la jeune fille. le titre Stabat mater évoque à la fois la douleur de la maternité et la douleur de ne pas avoir connu sa mère mais aussi une œuvre moins connue de Vivaldi

    Lien : http://leslivresdagathe.over-blog.com/article-stabat-mater-76213326...
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    • Livres 1.00/5
    Par Readingintherain, le 03 septembre 2011

    Readingintherain
    [...]Je ne sais pas trop quoi dire, pas trop quoi penser… C'est souvent geignard… Je n'ai pas vraiment aimé, je ne le relirai pas forcément mais je pense que c'est une lecture à faire. Un beau texte, mais pas indispensable.[...]

    Lien : http://www.readingintherain.com/2011/09/stabat-mater-t-scarpa/
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Critiques presse (2)


  • LeMonde , le 09 juillet 2011
    Scarpa évolue vers une écriture chargée d'émotions, qui, à travers la musique vivaldienne, s'enrichit de nouveaux rythmes, de nouvelles tonalités et de nouvelles architectures. Son roman est un fabuleux rêve de liberté.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • Telerama , le 04 juin 2011
    De la douleur d'être orpheline, Cecilia a fait un lamento, cha­que soir repris dans des lettres désolées à la mère absente. Elle a 16 ans, a été recueillie à l'hospice de la Pietà de Venise qui fait des jeunes abandonnées de belles musiciennes. Toute la cité des Doges vient les écouter à chaque office pieux. Mais voilà que notre violoniste, hantée par la solitude et la mort, est peu à peu métamorphosée par un certain Antonio Vivaldi, qui vient diriger les jeunes musiciennes de la Pietà... Tiziano Scarpa pénètre admirablement l'âme des jeunes filles. Sur fond de société vénitienne du XVIIIe, le cheminement de Cecilia ravit autant qu'il émeut. Etonnant voyage dans le temps, les mœurs et les cœurs féminins que cet élégant récit-là...
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par ivredelivres, le 07 avril 2011

    Personne ne peut entendre la musique secrète qui s’élève dans notre âme. Personne ne peut empêcher qu’elle résonne en nous. Personne ne peut nous la voler
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  • Par lululifat, le 27 octobre 2010

    Che cosa dovrei fare? Che cosa è giusto? Tacere che esiste un'altra possibilità per non rendere più evidente la miseria che ci circonda?
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  • Par ivredelivres, le 07 avril 2011

    aujourd’hui sur mon violon, j’ai essayé d’imiter les cris des oiseaux"
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