> Stéphanie Lux (Traducteur)

ISBN : 2742792171
Éditeur : Actes Sud (2010)


Note moyenne : 2.4/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres

Un homme espionne la femme qui habite en face de chez lui, s'introduit dans son appartement et l'enlève pour l'enfermer dans un bunker... où son père enfermait déjà sa mère quand il était petit. Après "La Ferme du crime... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(4)

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par Malaura, le 10 mai 2012

    Malaura
    Alors qu'elle s'apprête à terminer sa journée de travail, Monica est agressée par un mystérieux individu.
    Sous ses coups, elle perd connaissance et se réveille dans une chambre, séquestrée dans un vieux moulin à l'abandon au fond d'une forêt.
    La thèse du cambriolage à laquelle elle croyait ne tient plus, surtout lorsqu'elle découvre au fond d'un tiroir une photo de son jeune frère mort.
    Ce petit frère qu'elle-même a tué dans l'adolescence en le rouant de coups...
    Mais alors que veut son ravisseur? Qui est-il ? Et pourquoi la retient-il prisonnière?...
    C'est un tout petit thriller, à peine 110 pages, que l'écrivaine allemande A.M. Schenkel, déjà remarquée avec « La Ferme du crime » et « le tueur de Munich », propose ici avec « Bunker ». Un tout petit roman noir dans lequel elle réussit néanmoins à emporter facilement le lecteur, grâce à l'élaboration d'un suspense retors, assez habile, ainsi que d'une atmosphère lourde et oppressante que ne vient nullement éclaircir le climat sombre des lieux : des bois marécageux et étouffants où le vieux moulin à l'abandon dans lequel est séquestrée l'héroïne, se révèle encore plus menaçant, se dressant ainsi seul et isolé au milieu d'une forêt profonde et inhospitalière. Brrr…
    De plus, l'impression persistante que le temps semble s'être arrêté, par un événement dont on ne connaît pas la teneur mais dont on a le sentiment qu'il a à jamais figé les choses et les décors dans un passé lointain et révolu, accentue davantage l'ambiance rance et viciée que l'on sent peser sur ce paysage inquiétant.
    Puis, rapidement, un face-à-face pesant, au déroulement ambigu, se met en place, qui ne laisse pas de surprendre le lecteur et de l'interroger.
    Au fil d'une construction originale où alternent les points de vue des protagonistes, dans un huis-clos troublant et menaçant, on assiste alors à un jeu du chat et de la souris de plus en plus équivoque en même temps que devient mince la notion de victime et de bourreau.
    L'ingéniosité de l'auteur est de nous faire partager les pensées de ses deux personnages, la « séquestrée » d'une part et son « gardien » de l'autre, si bien que peu à peu, au fil des révélations, des comportements et des avis de chacun, le lecteur se pert en conjectures et en questionnements et en vient à douter de la victime autant que de son bourreau.
    Un syndrome de Stockholm qui s'inverse et se renverse, qui se transpose, permute et se modifie en même temps que la lecture avance.
    Mais c'est dommage, on arrive déjà à la fin de l'ouvrage ! Et on ne peut s'empêcher d'éprouver un goût de trop peu et le sentiment d'une conclusion façonnée de manière un peu trop expéditive.
    C'est le bémol que l'on mettra à ce roman noir, au demeurant bien entretenu et soutenu par un rythme intensif.
    Toutefois, l'univers nébuleux de la romancière allemande donne envie d'aller plus loin dans la découverte de ses œuvres, souvent primées dans son pays d'origine.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (23 votes positifs)
  • Par de, le 10 décembre 2011

    de
    Deux personnages dont une femme Monika, un enlèvement, la contrainte et les coups.
    Lui et ses souvenirs de violences familiales, du père battant sa mère. Elle, sa culpabilité envers son jeune frère ou les haines villageoises. Deux versions.
    Un cadre, un tracé à peine esquissé, dans l'ombre d'une forêt et sous la trappe d'un moulin.
    La force d'une atmosphère, d'une écriture des solitudes, de violence, de mort, ponctuée de l'intervention des secours, mais pour qui ?
    A lire d'un trait en oubliant une quatrième de couverture bavarde et inutile.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par fleurdusoleil, le 04 mai 2011

    fleurdusoleil
    Je suis vraiment déçue. Cette histoire est d'une banalité effrayante, et vraiment sans grand intérêt. Pourtant il y aurait eu matière au vue du sujet traité ici Je n'ai pas trouvé le schéma Bourreau/Victime qui donne lieu à ce qu'on appelle le syndrome de Stockholm.
    Bref une lecture décevante et je pense qui sera vite oubliée.
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par sumoloo, le 22 juin 2011

    sumoloo
    J'ai aimé ce petit livre qui se lit très très vite. Par une alternance de points de vue, on suit les évènement des deux côtés. On est, en alternance, dans la peau du criminel puis dans l'esprit de Monika "l'héroïne" de plus en plus sujette aux rêves ou à des quasi crises de folie, au fur et à mesure que sa captivité perdure.
    Le seul regret que j'ai est celui de ne pas en savoir plus sur la vie de Monika et du psychopathe avant les faits.
    L'écriture est vive et incisive, sans fioriture. La tension monte au fil des pages.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (1)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par de, le 02 mai 2012

    C'est alors que j'entends un craquement derrière moi. A moitié penchée sur le volant, je n'ose pas faire la moindre mouvement. Je sens la sueur sur ma nuque, qui coule le long de ma colonne vertébrale
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Bunker par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (11)

> voir plus

Quiz