> Isabelle Di Natale (Traducteur)

ISBN : 2752904452
Éditeur : Phébus


Note moyenne : 2.43/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
Que faire quand on a 75 ans et que votre mari parle soudain de « différences incompatibles » et demande le divorce après cinquante ans de mariage ? Désespérée, Betty Weissmann se réfugie à Westport, dans le Connecticut, dans un cottage au bord de la mer.
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Critiques et avis(5)

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  • Par keisha, le 14 août 2011

    keisha
    Quand j'ai lu le descriptif de ce roman, écrit par un auteur américain étonnamment inconnu de mes services, j'ai su qu'il avait tout pour me plaire. Toujours mes chouchous de littérature outre atlantique, dira-t'on...

    Après la demande de divorce de son mari Joseph, à près de cinquante ans de mariage, Betty Weismann doit quitter son appartement new yorkais et s'en va à Wesport, dans le Connecticut, occuper un petit cottage mis à sa disposition par un cousin riche et généreux. Ses deux filles l'accompagnent, Annie, divorcée et mère de deux grands fils, travaille dans une bibliothèque, l'agence littéraire de Miranda frôle la faillite... Différents hommes gravitent autour d'elles, les événements s'enchaînent tranquillement, les espoirs, les déceptions. Doux moments décrits subtilement avec émotion alternent avec situations délicatement ironiques. Cathleen Schine sait créer des atmosphères sans appuyer et décrire finement l'amour liant les soeurs entre elles, ainsi qu'avec Betty et Joseph.
    Un vraiment joli roman.

    Les deux soeurs:
    "Annie avait l'habitude d'être seule. Certains avaient l'impression de ne pas exister s'ils étaient seuls, ils éprouvaient sans cesse le besoin de parler et d'écouter. Mais Annie se sentait vivante lorqu'elle restait seule, silencieuse, encerclée par le silence.(...) Sa soeur, bien entendu, se situait aux antipodes. Elle adorait la conversation au téléphone ou de vive voix: la sienne ou celle du couple à côté au restaurant. Plus elle voyait de gens autour d'elle, plus elle était heureuse."

    Le petit plus pour les fans de Jane Austen (mais attention risque de spoilers dans ce cas!): Les premières pages, où Felicity, la nouvelle compagne de Joseph, le convainc de ne pas laisser son appartement à Betty, tout en étant généreux, m'a irrésistiblement fait penser à la façon dont Mrs John Dashwood, dans Raisons et sentiments, s'arrange pour que son époux mette dehors sa belle-mère et ses filles.
    Aveugle que j'étais! Il a ensuite fallu arriver aux deux tiers du roman pour réaliser toutes les similitudes entre les deux romans! Et là mon plaisir a été accru, à découvrir cette intelligente adaptation... Evidemment Cathleen Schine, en romancière américaine, l'a totalement fait exprès, à mon avis.

    Annie/Elinor et Miranda/Marianne sont des femmes modernes, autour de la cinquantaine, vivant des amours bien ancrées dans notre époque, et, même si on n'a pas lu Raisons et sentiments, c'est un bonheur de connaître la version contemporaine d'Edward Ferrars et Willoughby et de l'affreuse Lucy Steele! Même le discret (et terne?) colonel Brandon se réincarne en Roberts.

    Mais chut! Cathlen Schine réserve quelques surprises aux janéites...

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-betty-et-ses-fil..
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    • Livres 2.00/5
    Par ChezLo, le 04 août 2011

    ChezLo
    Alors qu'elle est âgée de soixante-quinze ans, Betty voit son mari Joseph demander le divorce pour refaire sa vie avec une jeune femme dénommée Félicity. Difficile à digérer, d'autant qu'elle se retrouve sans ressources. Alors, avec ses deux grandes filles, Annie et Miranda, elle se réfugie dans un modeste cottage du Connecticut, pour vivre une période délicate, tantôt morose, tantôt tendre... Alors qu'elle se considère plutôt veuve que divorcée, elle observe ses filles, elles aussi subissant les drames de l'amour non réciproque...
    Betty et Ses Filles m'est apparu comme un roman léger, futile par ses mondanités, par les soirées familiales bavardes, par l'importance portée aux états d'âme de ces trois femmes délaissées. Ton un peu futile et lecture un peu longuette au départ. Et ensuite, une fois la moitié du roman atteinte, un sincère attachement aux personnages se fait. Annie et Miranda, déçues en amour, Annie loin de ses fils, Miranda faisant face à un échec de sa carrière d'agent littéraire, arrivent à émouvoir. Entre elles, il y a bien sûr de la fraternité, de la tendresse, mais aussi des maladresses, des incompréhensions, des rivalités rampantes, de l'inquiétude.
    L'auteure se plaît ainsi à gratter le vernis de cette famille juive bourgeoise américaine, en la confrontant à cette implosion soudaine : un divorce qui sonne comme la volée en éclat d'une vie digne, aisée et confortable. Cathleen Shine a voulu une fin de roman qui bouscule encore plus la bienséance bourgeoise, mais elle ne convaincra pas tous les lecteurs. Et puis, ce petit piment n'arrive-t-il pas un peu trop tard pour être vraiment crédible ?
    Une lecture en mi-teinte, avec un peu trop de personnages à mon goût pour que je puisse m'attacher à cette famille chamboulée.

    Lien : http://chezlorraine.blogspot.com/2011/08/betty-et-ses-filles.html
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  • Par Kalliope, le 23 février 2011

    Kalliope
    Joli roman que l'histoire de cette dame, un peu âgée, qui se trouve - classiquement - plaquée pour une jeunette, et qui se réfugie avec ses deux filles, dans la cinquantaine, dans un cottage du Connecticut. Chacune de ces femmes a un caractère bien... spécifique! Et l'on rencontre, au fil de l'histoire, d'autres personnages, amoureux, farfelus, snobs, etc. Une belle tranche de vie, comme on dit.
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    • Livres 2.00/5
    Par letitbe, le 15 août 2011

    letitbe
    J'avais été séduite par le sujet. Mais en terminant l'histoire, j'ai été déçue. J'ai trouvé l'histoire brouillonne et certaines situations incongrues voire caricaturales.
    Je remercie Keisha d'avoir souligné certaines similitudes avec certains romans de Jane Austen, ça ne m'avait pas sauté aux yeux à première vue.
    Ceci-dit, ce roman ne me laissera pas un souvenir impérissable et n'arrive pas à la cheville d'un ouvrage de Jane Austen;
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  • Par Aifelle, le 26 juillet 2011

    Aifelle
    A la grande stupéfaction de Betty Weissmann, Joseph, son mari depuis cinquante ans, parle soudain de divorcer pour cause de "différences incompatibles". Evidemment, la principale "différence incompatible" se révèle être une blonde nommée Félicity, nettement plus jeune que lui, mais il ne s'en vante pas tout de suite.
    Betty se réfugie à Westport, (Connecticut) dans un cottage au bord de la mer, généreusement prêté par son cousin Lou, puisque Joseph souhaite garder l'appartement. Ne voulant pas la laisser seule, ses deux filles l'accompagnent. Annie et Miranda sont toutes deux à un âge où les illusions sont derrière elles, leur vie est un peu de guingois et les trois femmes vont tenter tant bien que mal de s'organiser en attendant le dénouement du divorce.


    Lien : http://legoutdeslivres.canalblog.com/archives/2011/07/25/21672621.html
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Critiques presse (1)


  • Bibliobs , le 14 juillet 2011
    Cathleen Schine recourt aux fondamentaux du roman psychologique anglais: amours contrariées et verte campagne, critique implicite de la condition féminine et exploration du mystère des coeurs...
    Lire la critique sur le site : Bibliobs

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Citations et extraits

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  • Par ChezLo, le 02 août 2011

    Miranda Weissmann était terrifiante. Ce jugement datait de plusieurs années, à l'époque où, après un bref engouement pour les séances de gymnastique oculaire chez l'orthoptiste, elle se refusa à porter des lunettes ou des lentilles, ce qui eut pour conséquence qu'elle passait alors dans les rues sans reconnaître les gens qu'elle croisait. Avec ses manières apparemment distantes, auxquelles s'ajoutait une tendance à demander à son assistante divers papiers qui se trouvaient sous ses yeux et l'habitude d'inviter des éditeurs sans remarquer qu'on lui tendait l'addition et de s'eclipser en les plantant là, sa réputation était faite. La myopie fit de Miranda quelqu'un d'irrationnel, de despotique, d'hypocrite et d'autoritaire. La myopie fit sa réputation.
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  • Par ChezLo, le 02 août 2011

    Annie aurait préféré ne pas assister à cette scène. Cela signifiait des angoisses en perspective. Elle s'était toujours inquiétée pour Miranda. Même quand Miranda se trouvait au sommet, Annie avait gardé un oeil sur sa soeur cadette. Un reste d'enfance - la responsabilité de sa soeur, qui exigeait tant et semblait monopoliser l'essentiel de l'affection de leurs parents. C'était également une forme de pouvoir pour Annie, moitié protection, moitié supériorité, qui se traduisait par une attitude protectrice un peu guindée. Si Annie ne veillait pas sur Miranda, quel autre rôle pouvait-elle jouer ?
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  • Par Aifelle, le 26 juillet 2011

    "Elle est folle expliqua Annie quand Lou téléphona pour demander ce qu'il se passait. Il l'a rendue folle. On ne peut rien lui dire, elle n'écoute pas. Tout ce qu'elle fait, c'est passer ses nuits à regarder des films en noir et blanc, et ensuite elle en parle toute la journée. Elle reste paralysée, anéantie, elle campe près du téléphone en attendant qu'il l'appelle. Je le sais. Elle décroche dès la première sonnerie. Tu as remarqué ? Et il se peut qu'elle ait bu. Ma propre mère ! Ivre ! Mon Dieu, j'espère bien que non ! Mais je l'ignore."

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  • Par ChezLo, le 02 août 2011

    Seul convenait le ressentiment. Or le ressentiment était un sentiment inconfortable. Annie aimait Miranda, jugeait impossible de ne pas l'aimer, et elle avait découvert très tôt une manière de l'aimer en toute dignité : l'inquiétude.
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Teaser du livre Betty et ses filles de Cathleen Schine actuellement en librairie aux éditions Phébus








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