> Bernard Lortholary (Traducteur)

ISBN : 207035539X
Éditeur : Editions Gallimard (2008)


Note moyenne : 3.33/5 (sur 15 notes) Ajouter à mes livres
Les grands-parents du jeune Peter Debauer travaillent comme relecteurs pour une collection de littérature populaire. Souvent, Peter dessine ou fait ses devoirs au dos de jeux d'épreuves corrigées. Un jour, il se met à lire un de ces feuilletons malgré l'interdiction gra... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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  • Par mustango, le 19 décembre 2008

    mustango
    "Le retour' s'ouvre sur les souvenirs de vacances du narrateur, Peter Debauer. Elevé dans l'Allemagne de l'après-guerre par sa mère, on lui a dit que son père est mort. Peter passe tous ses étés chez ses grands-parents suisses. Ces derniers travaillent comme correcteurs d'épreuves pour une collection de romans populaires. Un jour, Peter commence à lire un bloc d'épreuves et découvre, fasciné, l'histoire d'un prisonnier de guerre allemand en Russie qui parvient à s'évader et à rentrer chez lui, mais seulement pour découvrir que sa femme ne l'a pas attendu. Certains détails du récit donnent à Peter l'impression qu'il s'agit non pas d'un roman mais d'une histoire vraie, et cette idée ne le quittera plus. Beaucoup plus tard, devenu juriste, il mène l'enquête et, petit à petit, découvre que l'homme en question est peut-être son père. Mais à chaque fois qu'il croit comprendre son histoire, un élément inattendu brouille les pistes. Sa quête de vérité le conduit jusqu'aux Etats Unis, où il est persuadé d'avoir identifié ce père insaisissable sous les traits d'un célèbre professeur de droit. "
    Certaines parties sont vraiment prenantes comme la troisième partie où l'histoire vire à la violence gratuite comme dans "Funny Games".
    c'est l'histoire des retours: celui du père, Le retour du soldat allemand rentré de captivité et que sa femme n'a pas attendu, Le retour aussi de Peter parti aux E.U pour rentrer en contact avec son père et son retour en Allemagne une fois sa quête terminée.
    Quand même moins réussi que Le Liseur.
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    • Livres 3.00/5
    Par kathel, le 13 septembre 2010

    kathel
    Cela fait plusieurs jours que je tourne autour de ce billet, sans savoir quoi écrire… Parce que je n'ai ni adoré, ni été déçue, j'ai un peu du mal à en parler. Contrairement au Week-end, qui reposait sur une unité de temps très restreinte, Le retour s'étale sur plusieurs décennies, avec des recherches dans le passé. Cela n'en fait pas pour autant une lecture ardue, l'écriture bien lisible de l'auteur et la mise en place progressive des évènements rendent le livre très clair.
    La partie sur l'enfance du narrateur, au début, peut sembler un peu longue, mais elle se révèle indispensable à la suite du roman. Cet enfant, qui n'a jamais connu son père mort pendant la guerre, est attaché à ses grands-parents paternels vivant en Suisse. Ceux-ci s'occupent d'une petite maison d'édition, et le jeune Peter est intrigué par l'histoire d'un soldat rentrant chez lui à la fin de la guerre. Lui à qui sa mère parle le moins possible de son père, est très friand de ce genre d'histoires et même à l'âge adulte, le thème du retour l'intrigue assez pour qu'il fasse une sorte d'enquête sur les origines de ce petit roman populaire méconnu, qui le mène du mythe d'Ulysse à la réunification des deux Allemagnes. Ce que j'ai peut-être moins apprécié sont les atermoiements amoureux de Peter, mais ils ont aussi leur place dans le récit.
    Sur les thèmes de la paternité, de l'abandon, de la culpabilité et de la justice, l'auteur tisse un réseau de références et de thèses, dont celle, très ambiguë, soutenue par un professeur américain d'université. Il faut admettre que ces réflexions philosophiques en font un livre plus bavard que Le Liseur ou Le week-end, mais il est toutefois très intéressant aussi et mérite d'être découvert !

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-35498301.html
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    • Livres 1.00/5
    Par muchahorta, le 19 avril 2010

    muchahorta
    J'ai rarement lu un livre aussi ennuyeux !! C'est plat, malgré l'intrigue intéressante... Ce livre fait partie des flops pour moi...
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    • Livres 1.00/5
    Par quiliravivra, le 30 mars 2011

    quiliravivra
    Après avoir lu "Le Liseur " du même écrivain , roman qui m'avait subjugué j'ai voulu continuer avec ce livre qui n'a pour moi rien à voir et est très ennuyant !
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    • Livres 4.00/5
    Par moustafette, le 31 décembre 2010

    moustafette
    Quête des origines, confusions identitaires, fresque historique, ce roman nous promène du temps mythologique à la chute du Mur. Dans quels contextes l'individu se révèle-t-il à lui-même et aux autres ? Quelle part du Mal qui nous compose fuyons-nous, refusons-nous de voir ? La vérité, le mensonge, la responsabilité, la justice, ces concepts sont-ils aussi tranchés qu'ils en ont l'air ? Les propos d'un auteur n'engagent-ils que lui ? Quel rôle est dévolu au lecteur ? Toutes ces questions jalonnent le roman, mais les réponses et les réalités sont multiples .
    Les 50 premières pages passées, on se laisse embarquer dans les aternoiements des différents personnages et l'Histoire défile parallèlement à l'intrigue. Un vrai régal !


    Lien : http://moustafette.canalblog.com/archives/2007/04/07/index.html
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Citations et extraits

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  • Par kathel, le 13 septembre 2010

    Je m'étais pris d'affection pour lui. Parce qu'il aimait l'Odyssée et qu'il jouait avec son texte. Parce que la lecture de son roman avait été ma première rencontre, et non la pire, avec la littérature populaire. Parce que sa fin ouverte, qui à vrai dire n'en était pas une, avait fait faire des cabrioles à mon imagination. Parce qu'on ne saurait s'occuper aussi longtemps de quelqu'un sans se prendre d'affection pour lui.
    Ou le haïr. Même si je n'en étais pas là, sa façon de jouer, qui m'avait plu dans son roman, ne me plaisait plus dans ses lettres et dans ses articles. Avec la même légèreté que pour transformer les enfers en un rêve, la mer en un désert et Calypso aux belles boucles en plantureuse Kalinka, il faisait de la brutalité un principe éthique, de la famine imposée à Leningrad un acte chevaleresque, et de Beate séduite un tribut à la justice.
    Allais-je continuer à m'occuper de lui ? Je continuais à vouloir savoir la fin du roman. Si nombreuses que fussent les histoires de soldats rentrant de la guerre que j'avais lues, si nombreuses aussi les suites que je pouvais imaginer aux rencontres du 38 Kleinmeyerstrasse, je n'en voulais pas moins savoir comment l'auteur avait raconté jusqu'au bout la rencontre. Peut-être était-ce un retour qui n'avait encore jamais été raconté, jamais été écrit, jamais encore été pensé. Peut-être était-ce le retour par excellence.
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  • Par Morriszapp, le 11 août 2009

    Nul besoin d’un psychothérapeute pour savoir qu’on ne doit pas refouler la douleur. Qu’on ne se noie pas dans le travail, qu’on ne couche pas avec des journalistes qu’on n’aime pas, qu’on ne prend pas comme amie la première femme venue. Que le deuil demande un travail. Affaire banale de psychologie. (p. 149).
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  • Par Morriszapp, le 11 août 2009

    … et je me vis : la quarantaine passée, employé d’édition, succès moyen et salaire moyen, voiture banale, appartement correct, pas de famille, pas de compagne attitrée, aucun changement en vue, ni en pire, ni en mieux. (p. 190)
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