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ISBN : 2070453243
Éditeur : Gallimard (2013)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 28 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Bernhard Schlink nous propose dans ce recueil de nouvelles
sept variations sur le thème du mensonge. Tout en illustrant
des sujets de société très contemporains comme l’euthanasie
ou les réseaux de prostitution, des thèmes plus classiques
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Annette55, le 10 juillet 2014

    Annette55
    On prend beaucoup de plaisir à déguster ces 7 nouvelles où l'auteur du bel ouvrage :"Le liseur" explore avec finesse et sensibilité les ressorts de l'âme humaine, les rapports tissés entre les êtres....
    Ici, les personnages mentent ou on leur ment :par commodité, par lâcheté,par habitude,par peur, par lassitude, pour échapper au jugement de L'autre, pour se mettre en valeur,pour fuir la réalité......
    Un jeune homme amoureux d'une femme riche qui ne désire pas avouer qu'il est pauvre,le mari d'une romancière célèbre qui entreprend de la couper du monde à l'aide d'un scénario digne d'un film.....un grand- père confronté à la détresse de la maladie qui veut l'assumer seul....en trompant sa famille,les conflits de génération, les non dits, une grand- mère qui déforme ses souvenirs de jeunesse....une fuite en avant,des cachotteries qui peuvent conduire à des situations dramatiques inextricables.....
    Quel bonheur de lecture, on ne s'ennuie jamais....
    L'auteur cisèle ces interrogations d'ordre éthique parfois, ces dilemmes, ces douleurs, ces dissimulations : mystère de la création, les illusions, l'approche de la mort, les souvenirs, la solitude, le destin, le rêve, l'amour, la musique très présente aussi avec une grande maitrise.....
    C'est un beau livre facile à lire mais réussi.
    Un condensé de talent en sept étapes!
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    • Livres 5.00/5
    Par jostein, le 03 juillet 2012

    jostein
    Personne ne peut se targuer d'avoir toujours dit la vérité dans sa vie. Soit parce que l'on ne veut pas blesser un proche, soit parce que l'on veut profiter du moment présent, soit par lâcheté, ou tout simplement parce que nous mêmes ne voulons pas reconnaître un état d'âme, il est plus facile de choisir une attitude mensongère plutôt que la vérité.
    Bernhard Schlink évoque autour de sept nouvelles des relations faussées par le mensonge. Ce sont des relations de couple ou des relations de famille, des personnes plus âgées qui craignent la mort, le vieillissement et qui veulent faire le point sur leurs précédents choix.
    Toutes les nouvelles sont très travaillées, avec des rencontres, des destins, des choix de vie, des différences entre les générations. Chaque petite histoire est passionnante, certaines sont émouvantes, notamment avec les personnes plus âgées. Les personnages sont construits, l'auteur nous dévoile leurs vies, leurs origines, leurs pensées si bien que dans chaque histoire j'ai eu l'impression de bien comprendre ces destins. Les sentiments sont intenses et perceptibles. Toutes les nouvelles ont des fins ouvertes pour bien montrer qu'il n'y a pas de bonne ou mauvaise décision. Il y a des choix qui nous portent sur une certaine vie ni meilleure, ni pire, mais simplement différente.
    "j'ai écrit un jour là-dessus : sur le fait que les grandes décisions qu'on prend dans la vie ne sont pas justes ou mauvaises, et qu'on vit seulement des vies différentes."
    Ma nouvelle préférée est le dernier été. le récit d'un homme, d'un père et grand-père atteint d'un cancer des os et qui souhaite passer un dernier été en famille avant de se lancer dans sa décision finale pour éviter trop de souffrances. Elle est touchante de vérité, de sincérité et pose un réel problème de société et de couple.
    La plus folle est celle de cet homme recherché pour le meurtre de sa petite amie, enlevée par un émir du Koweit. L'auteur fait preuve ici d'imagination, d'exotisme et de fantaisie.
    C'est un vrai bonheur de lecture grâce à la richesse de chaque nouvelle et aux problèmes humains si justement évoqués.

    Lien : http://surlaroutedejostein.over-blog.com/article-mensonges-d-ete-ber..
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    • Livres 4.00/5
    Par kathel, le 08 septembre 2012

    kathel
    C'est sans doute parce qu'il s'agit d'un recueil de nouvelles que ce livre paru avant l'été n'a pas tellement fait parler de lui, du moins sur les blogs. Pourtant, on y retrouve les ingrédients de la fascination que peuvent exercer des romans comme Le week-end et Le retour, déjà recommandés ici. Je mets à part Le liseur, même si certains thèmes s'y retrouvent, à commencer par celui de la dissimulation et du mensonge. Bernhard Schlink est vraiment l'écrivain des relations un peu ambivalentes, un peu déséquilibrées, où l'un attend davantage que L'autre. le mensonge dans ce type de relation devient un ingrédient presque incontournable.
    Les nouvelles présentées ici, assez longues, permettent de bien mettre en place les protagonistes et leurs relations. le travail d'écriture sur la psychologie des personnages est une œuvre de virtuose ! J'ai été particulièrement épatée par La maison dans la forêt, nouvelle à laquelle il n'aurait pas fallu grand chose pour faire un très bon roman... (si je peux me permettre, certains romans présentent des intrigues beaucoup plus faibles sur un nombre de pages cinq fois supérieur à cette nouvelle !) Je vous la raconte ? Il s'agit d'un écrivain dont l'épouse... et puis, non, découvrez-la par vous-même, ce sera très bien comme ça !
    A noter que les nouvelles peuvent se dérouler aux Etats-Unis ou en Europe, concerner des personnes jeunes ou très âgées, bref, des atmosphères totalement différentes les unes des autres. J'aime beaucoup l'univers où Bernhard Schlink emmène ses lecteurs et ne manquerai pas de le retrouver quand l'occasion s'en présentera.

    Lien : http://lettresexpres.wordpress.com/
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    • Livres 5.00/5
    Par CorinneCo, le 14 décembre 2013

    CorinneCo
    Plus que sept nouvelles sur le thème du mensonge quel qu'il soit, c'est toujours et encore une grande réflexion sur la nature humaine que nous propose Bernhard Schlink. Avec précision et finesse mais aussi avec une légère distanciation qui lui permet d'aborder des sujets graves et douloureux sans pathos il nous conte les ambivalences non seulement du mensonge mais de la vie tout simplement. Ma préférée est "La maison dans la forêt", elle aurait pu devenir un roman à elle seule comme quelqu'un l'a écrit dans une critique, oui bien sûr. Moi je la voyais bien en film aussi avec une teinte un peu angoissante. Cet homme qui ment par amour (mais est-ce à ce stade uniquement l'amour de L'autre ?) et qui bascule lentement vers la folie... "L'inconnu dans la nuit" est intéressante, en mode un peu polar, ce qui tranche avec le reste des histoires (mais il ne faut pas oublier que Monsieur Schlink est d'abord auteur de romans policiers.. ). Tous est toujours brillamment tourné, les situations et les caractères puissamment décrits et analysés. Que le personnage principal soit féminin ou masculin, la justesse de ton est toujours présente. Ces nouvelles parlent de la mort, de la création, de l'amour, de la famille, de la perception de L'autre, de la solitude, du destin, du choix, des rêves et des illusions et aussi quelque part de sa propre intégrité morale ou plutôt psychologique vis à vis de soi et des autres.
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    • Livres 4.00/5
    Par krol-franca, le 22 septembre 2012

    krol-franca
    Sept nouvelles dont le thème est le mensonge.
    Mensonges en tous genres : du jeune homme amoureux d'une femme riche qui ne veut pas lui avouer qu'il est pauvre, au vieil homme malade qui a décidé d'en finir avec la vie sans le dire à sa femme et à ses enfants, à l'homme qui n'a pas trompé sa femme mais qui ment sur une nuit passée avec une autre (sans coucher avec !), autant de mensonges, petits ou grands, par omission, de manière inconsciente, ou sciemment…
    L'auteur décortique l'âme humaine dans ce qu'elle a de plus complexe : son rapport aux autres.
    Je fais partie des rares personnes à n'avoir pas apprécié totalement Le liseur. J'en avais aimé l'histoire mais pas l'écriture. J'avais trouvé le style froid et distant. Il m'avait rebuté.
    Si j'ai lu ces nouvelles, c'est parce que Céleste en a parlé avec ferveur. Comme je lui fais une confiance aveugle, j'ai acheté le livre.
    Je ne le regrette pas. Les textes sont d'égal intérêt, ils sont très différents, ils vont tous plonger aux tréfonds de l'esprit humain.
    J'ai retrouvé la "patte Schlink" dans certains, c'est-à-dire un style académique (mais sans le talent des grands auteurs classiques) avec quelques maladresses dans l'expression.
    En revanche, j'ai été profondément touchée par certaines nouvelles, dans lesquelles l'auteur a mis des sentiments, de la profondeur, a laissé sa plume voguer au gré des dilemmes de ses personnages pour faire surgir une émotion.
    Trois nouvelles ont davantage retenu mon attention. La première, "Arrière-saison", pour son atmosphère. La cinquième, "Le dernier été", pour le thème abordé (un vieil homme veut mettre fin à ses jours quand la souffrance sera trop grande), pour la chute (magnifique !), pour les réflexions qu'elle suscite chez le lecteur.
    Et, incontestablement ma préférée, la dernière, "Le voyage vers le sud", une nouvelle très bien construite, qui montre à quel point l'être humain peut se mentir à soi-même en déformant ses souvenirs…
    Un beau recueil !

    Lien : http://krol-franca.over-blog.com/article-mensonges-d-ete-de-bernhard..
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Critiques presse (3)


  • LesEchos , le 01 août 2012
    Comme dans « Le Liseur », roman qui l'a rendu célèbre, Bernhard Schlink explore comment la dissimulation et les non-dits tissent les rapports humains dans ce qu'ils ont de plus intime.
    Lire la critique sur le site : LesEchos
  • LaLibreBelgique , le 10 juillet 2012
    Alors que chaque détail semble pesé, ciselé avec soin, Bernhard Schlink n’en fait jamais étalage : sa précision est aussi simplicité, loin de toute anecdote, dans des récits d’une étonnante pureté.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
  • Bibliobs , le 25 juin 2012
    On connaît l'envoûtante alchimie qui fait toute la beauté des ouvrages de l'auteur allemand, et leur tension interne: des situations inextricables auxquelles sont confrontés ses personnages, et qu'en bon juriste il aimerait certainement résoudre, mais en écrivain, non.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs

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Citations et extraits

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  • Par Annette55, le 10 juillet 2014

    L'amour était la graisse qui enduisait les rouages de cette machine familiale!

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  • Par kathel, le 08 septembre 2012

    Il retira le courrier de la boîte postale sans même le regarder. Il le fourra dans la doublure déchirée du pare-soleil. Il repassa par le point de vue, s'y gara et but. Le whisky lui brûla la bouche et la gorge, il avala de travers et rota. Il regarda la bouteille et le sac en papier brun et il pensa aux clochards de New York, assis par terre avec des sacs en papier brun sur les bancs de Central Park et buvant. Parce qu'ils n'avaient pas su empêcher leur monde de s'effondrer.
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  • Par CorinneCo, le 14 décembre 2013

    Il leva les yeux vers le ciel. Ah, s'il pouvait neiger maintenant ! D'abord doucement, de sorte que les gens aient encore le temps de rentrer chez eux, puis si fort qu'aucune voiture ne puisse plus rouler pendant des jours. Si une branche cassait sous le poids de la neige et arrachait la ligne téléphonique toute neuve. Si personne ne pouvait annoncer à Kate qu'elle avait le prix ni l'inviter à sa remise, si personne ne pouvait venir la chercher pour l'emmener en ville et lui imposer interviews, tables rondes et réceptions. A la fonte des neiges, le prix pourrait de nouveau parvenir jusqu'à elle, et elle ne s'en réjouirait pas moins que maintenant. Mais le tohu-bohu serait passé, et leur monde serait intact.
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  • Par Alexandrine, le 19 juin 2012

    Quand tu rencontres la vérité et trouves qu'elle te torture, ce n'est pas elle qui te torture, mais ce dont elle est la vérité.

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  • Par GB, le 10 mai 2013

    Pourquoi est-il si difficile d'être autonome, alors qu'on a besoin pour cela uniquement de soi-même et de personne d,autre?

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