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ISBN : 2226195912
Éditeur : Albin Michel (2010)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.72/5 (sur 462 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Quel rapport entre une femme qui empoisonne ses maris successifs et un président de la République amoureux ? Quel lien entre un simple marin honnête et un escroc international vendant des bondieuseries usinées en Chine ? Par quel miracle, une image de sainte Rita, patro... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par Lune, le 21 décembre 2011

    Lune
    L'empoisonneuse
    Ingrédients -un petit village
    -une empoisonneuse
    -un non-lieu
    -des rumeurs
    -des villageois intéressés
    -Dieu et un prêtre
    Mélangez le tout, vous obtiendrez des relents d'arsenic à la Besnard, des épices sensuelles fleurant l'encens, le lys et le goupillon, des effluves divines et sataniques.
    Dans ce shaker, il y a de belles phrases qui font mouche, un rythme qui entraîne le lecteur en un seul souffle du début jusqu'à la fin, quelques trémolos qui ornent la morale et un don certain pour accrocher le lecteur avide de savoir.
    En somme, la dégustation n'est ni agréable, ni désagréable, elle laisse simplement un goût un peu... fade.
    Le retour
    Un camaïeu de sentiments et de réflexions conduit le héros de cette courte nouvelle à se découvrir et à se construire.
    De machine exécutante, il devient un homme qui pense.
    D'association maritale, il trouve enfin un sens à ce que peut être un couple.
    De géniteur indifférent, il comprend ce qu'est être père.
    Court mais fougueux, ce récit frappe par ce que tout être peut porter en lui d'inconnu, de laideur, d'anéantissement et que seule l'ouverture à une pensée critique peut faire éclore même sans... Sainte Rita !
    Concerto à la mémoire d'un ange
    Un ruisseau entraîne dans son cours les scories qui se trouvent sur son passage.
    Je souhaite qu'une prise de conscience puisse se révéler à la lecture de ces pages simples où les clichés se disputent la vedette.
    Quant à moi, je n'aime pas cette morale dégoulinante de bons sentiments que l'on devine avant de les avoir lus.
    Le début de cette nouvelle me plaisait dans certaines descriptions de l'élan créateur mais après... les descriptions et les échanges des différents protagonistes me sont apparus grotesques.
    La visite de l'usine d'objets de piété est un superbe moment d'humour...
    J'ai presqu'envie de m'excuser de ne pas avoir aimer ce sentimentalisme de bon aloi.
    Sainte Rita ! Je suis une cause désespérée !
    Non, j'écouterai Alban Berg.
    Un amour à l'Élysée
    Comme pour les autres nouvelles, Éric-Emmanuel Schmitt captive le lecteur.
    Ne dit-il pas en page 210 du Livre de Poche : « La brièveté rend la lecture captive ».
    J'ai donc spontanément utilisé le même terme que lui.
    Je le concède, la forme l'emporte.
    Les idées sont belles. Ce ballottement des êtres entre tous ces instants, ces influences et ces choix qui le construiront est un questionnement continuel.
    Chacune peut se retrouver dans certaines pensées de Mme Morel, chacun peut ressentir la course effrénée de Mr Morel.
    Je n'aime pas la fin où il me semble entendre « la » voix qui me dit le comment et le pourquoi.
    Je préfère me contenter du fait, y réfléchir et ensuite échanger.
    Journal d'écriture
    Seuls les inconditionnels se rassasieront des pensées de l'auteur, de ses explications, de ses élans, de ses émois et trouveront des réponses qui ne seront pas les leurs.
    « Forcer le lecteur à réfléchir ».
    Certes mais trop d'explications l'empêcheront de le faire par lui-même. Ce journal, en ce sens, me semble superflu.
    Les dernières phrases (page 216 – Livre de Poche) sont « éblouissantes ».
    « Je souscris à son idée (Voltaire) mais, au fond de moi, j'ai toujours envie d'ajouter ; pourvu que le lecteur ait du talent... »
    A mon tour de souhaiter un talent critique, corrosif, brûlant, dépassant les « simples » histoires qu'on lit, affamés de bons sentiments dans un siècle qui en a peu.
    Aller plus loin que la simplicité trop simple, ne pas s'en contenter.
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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 10 juillet 2011

    brigittelascombe
    Eric Emmanuel Schmitt, excellent dans l'art de la nouvelle, a obtenu pour "Concerto à la mémoire d'un ange", édité en 2010, le Goncourt de la nouvelle. Toujours le thème de la mort, de l'amour comme dans "La rêveuse d'Ostende", mais ici en particulier, c'est celui de la rédemption et de la transformation qui relie ces quatres textes.Une écriture concise, une émotion à fleur de mots, un auteur toujours agréable à lire.
    L'empoisonneuse.
    "Attention voici l'empoisonneuse!" "C'est la tueuse!"
    Marie Maurestier a été blanchie, mais des rumeurs courent sur son compte: suite aux meurtres de ses maris successifs, elle a dilapidé son héritage pour un "amerloque", un Johnny ou un Rudy, on sait plus, trucidé lui aussi!
    Marie, vieillissante, se prend d'amitié pour Gabriel, un jeune prêtre beau comme un Dieu, "plus attirant que le Christ en croix". Elle se confesse.A t elle pêché? Jalouse d'Yvette et de "sa paire de cuisses" qui tourniboulent l'abbé, elle avoue.Un confident est il un complice? Machiavélique la Marie?
    Le retour
    Greg, marin au long cours a quatre filles, dont l'une apprend il par télex vient de mourir.Laquelle? Il l'ignore.Nous suivons tour à tour les affres et les interrogations dans lesquelles est plongé ce père de famille, qui se culpabilise de ses préférences.Et s'il devenait enfin un bon père?
    Concerto à la mémoire d'un ange
    Axel joue du violon, sa musique est "une voix qui s'alanguit, hésite,se reprend,se tend", "il vit le morceau" et le porte aux nues.Chris, séduit et admiratif, envie ce rival dont il n'atteindra jamais le niveau.
    Un rallye à vélo, une plongée près de la barrière de corail. de quoi est on capable pour affronter la victoire, de quoi est capable l'autre pour se venger? Les remords sont ils de mise?
    Un amour à l'Elysée
    Les couples élyséens, font parfois contre mauvaise fortune bon gré et sourient aux flahs pour augmenter l'audimat.Que reste t il de cet amour dans les coulisses du pouvoir?Lui, a des maitresses.Elle les jalouse.Il essaye de lui nuire.Elle est machiavélique.Et un jour, la maladie l'emporte, elle. Et lorsque son journal intime voit le jour la transformation se fait. Sous le signe du pardon, le remords émerge.
    Eric Emmanuel Schmitt joint un carnet de bord pour étayer et expliquer le livre en cours. Un auteur, à lire, qui nous entraine sur les pistes inextricables de la psychologie des êtres qui sont parfois là où on ne les attend pas!
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    • Livres 3.00/5
    Par cricri2025, le 31 mars 2013

    cricri2025
    Je me suis lancé dans ce recueil de nouvelles....... sans même savoir que cela en était un...
    Ma surprise fut grande, n'étant pas grand amateur de nouvelles mais bon, je décidai d'aller au bout....
    Le livre m'a agréablement surpris. Les idées sont diverses mais on a un fil d'Ariane (sainte Rita) tout au long du recueil, et de ses causes désespérées.
    "Je n'avais jamais noté combien l'âge nous rend libres. A vingt ans, nous sommes le produit de notre éducation, mais à quarante ans, enfin, le résultat de nos choix – si nous en avons fait. le jeune homme devient l'adulte qu'a voulu son enfance. Tandis que l'homme mûr est l'enfant du jeune homme.."
    "L'homme ne change pas:il se corrige.Il utilise son tempérament d'une autre manière,il l'infléchit,le mettant au service d'autres valeurs;.........il reste le même quoiqu'il s'éclaire différemment:à l'ampoule individualiste,il a substitué l'ampoule altruiste. (...) Marguerite Yourcenar disait : on ne change pas, on s'approfondit. Semblablement, André Gide conseillait de suivre sa pente, pourvu que ce soit en montant."
    Je trouve l'ensemble plutôt d'égale valeur, même si certaines nouvelles sont plus profondes à mon sens, et m'ont donc plus touchées (notamment celles du matelot et ses sentiments paternels).
    Parfois il faut savoir où l'auteur veut en venir... il a raison d'ajouter, afin que le lecteur trouve des réponses, "pourvu que le lecteur ait du talent... " (comme l'a dit voltaire bien avant).
    Son carnet de bord, placé en fin de recueil est, à cette fin, bien utile...
    "Il en est des destins comme des livres sacrés : c'est la lecture qui leur donne un sens. le livre clos reste muet ; il ne parlera que lorsqu'il sera ouvert ; et la langue qu'il emploiera sera celle de celui qui s'y penche, teintée par ses attentes, ses désirs, ses aspirations, ses obsessions, ses violences, ses troubles. Les faits sont comme les phrases du livre, ils n'ont pas de sens par eux-mêmes, seulement le sens qu'on leur prête."
    "Avec la subtilité latine, ils ne confondent pas simplicité et simplisme. Simplisme : l'ignorance des complexités.
    Simplicité : les difficultés résolues."
    Ce n'est pas de la grande littérature mais cela divertit...
    "- Elle a été blanchie ...
    - Tu n'es blanchi que lorsque tu es sale, mon cher !"
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    • Livres 3.00/5
    Par aaahhh, le 23 décembre 2012

    aaahhh
    Un joli petit recueil de nouvelles sur le thème du changement, de la rédemption, de la possibilité pour les hommes de se transformer et de devenir autres... Quelques bonnes idées, développées par moments avec délicatesse et parfois même avec une pointe de suspense. Un bon moment de lecture donc, dans l'ensemble, même si le tout reste un peu insipide et surtout beaucoup trop moralisateur... Il y a le bien et il y a le mal, il y a le drôle et le triste, la folie et la raison, le noir et le blanc... et M. Schmitt ne semble pas très intéressé par les nuances et les entre-deux... Dommage...
    Pas assez profond ni intense à mon gout, pour être qualifié de grande littérature, mais un agréable moment de lecture quand-même, ce qui n'est pas à négliger!
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    • Livres 5.00/5
    Par ADAMSY, le 18 septembre 2014

    ADAMSY
    Nouvelle = roman réduit à l'essentiel, c'est la définition sommaire de Schmitt dans son journal (ajouté à ce recueil). Mais quand on écrit comme lui, alors cela devient un vrai bonheur de lire. Il réussit à mettre dans l'essentiel de très jolies phrases, des idées et des sentiments qui peuvent nous faire sourire ou pleurer selon les récits.
    Plusieurs nouvelles se suivent dans ce recueil, avec pour point commun Ste Rita, patronne des causes désespérées.
    Une empoisonneuse (de maris) souhaite que le nouveau prêtre de sa paroisse s'intéresse à elle. Elle lui confesse tous ses péchés. mais réussira-t-il à la faire avouer devant la justice des hommes ?
    Un homme, mécanicien sur un cargo, alors qu'il est en mer, apprend que l'une de ses quatre filles est décédée mais ignore laquelle d'entre elle. Il se rend compte alors qu'il ne les a pas aimées toutes de la même manière et qu'il les connait peu. Mais comment se rattraper ?
    Deux jeunes talentueux musiciens entreprennent une course aux trésors. Alors qu'ils s'approchent du but final, l'un d'entre eux (le plus sage) reste accroché sous l'eau. Le deuxième, avant de le secourir, préfère accéder au trésor. Quand il revient, il voit que son adversaire est mort. Il n'avouera rien et entamera une autre vie, dédiée aux autres. Cela suffira-t-il pour le rendre heureux ?
    Une femme de président se sent seule et fait comprendre à son mari qu'elle lui en veut de la délaisser ainsi. Le président, la soupçonnant de vouloir mettre fin à sa brillante carrière, se met à douter d'elle et à la haïr comme elle semble le haïr elle-même. On apprend que celle-ci est atteinte d'une tumeur au cerveau. Auront-ils le temps de se dire ce qu'ils ont sur le cœur ?
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Citations et extraits

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  • Par fanfanouche24, le 26 novembre 2013

    -Le Retour- [L'histoire d'un père absent qui a raté sa relation à ses filles...mais qui, en faisant un retour sur sa vie, rattrapera à sa manière, le gâchis]

    En observant son reflet, il s'analysait. depuis toujours il vivait en mer pour échapper à la terre. En mer pour échapper à sa première famille, celle de son père ivrogne et de sa mère effacée. En mer pour échapper à sa seconde famille, celle qu'il avait fondée- "fondée", le mot lui semblait précieux car Greg s'était contenté de posséder sa femme légale, le mariage ça sert bien à ça, non ? Greg avait sillonné le monde sur les flots: autant dire qu'il n'en avait rien vu. Si son cargo avait accosté en de nombreuses villes, Greg n'avait pas été plus avant que le navire, il n'avait jamais quitté les quais, prenant racine au port, par méfiance, par crainte de l'inconnu, par peur de rater le départ. Au fond, les cité, les nations, les campagnes étrangères, malgré les millions de kilomètres parcourus, il les avait rêvées depuis le bateau ou la taverne des docks, elles étaient demeurées des destinations lointaines. (...)
    pourquoi n'avait-t-il pas dégotté le temps de fréquenter ses filles ? Il menait une vie fruste, il n'était qu'une sorte de bête de somme, un bœuf qui labourait la mer. (p.74-75)
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  • Par LecottagedeMyrtille, le 30 décembre 2011

    Axel n'exécutait pas le morceau, il le vivait ; la mélodie, il l'inventait ; les changements d'humeur, les accélérations, les ralentis venaient de lui, entraînant l'orchestre, créant de seconde en seconde un chant pétri par ses doigts pour exprimer sa pensée. Son violon devenait une voix, une voix qui s'alanguit, hésite, se reprend, se tend.

     A présent, regarde, c'est toi Caïn et moi Abel. Stupide, non ? En vingt ans, nous avons échangé nos rôles. Tu n'es plus qu'un tombe se souffrance, d'exaspération et de haine. De toi qui étais une merveille, j'ai fait un monstre. Comment n'aurais-je pas honte ? 

    «  Quel sentiment ne porte pas sur sa peau son contraire, tel le tissu sa doublure ? Quel amour est libre de haine ? La main qui caresse saisira tout à l'heure le poignard. Quelle passion exclusive ignore la fureur ? N'est-on pas capable de tuer avec l'impulsion qui unit, celle par laquelle on transmet la vie ? Nos sentiments ne sont pas changeants mais ambigus, noirs ou blancs selon l'impact, tendus entre leurs contradictions, ondulants, serpentins, capables du pire comme du meilleur.
    L'amour s'était égaré dans les couloirs du temps... or la mort avait aboli la réalité et ses déficiences. »
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  • Par PLUMAGILE, le 01 août 2010

    Je n’avais jamais noté combien l’âge nous rend libres. A vingt ans, nous sommes le produit de notre éducation, mais à quarante ans, enfin, le résultat de nos choix –si nous en avons fait.

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  • Par kimberlite, le 09 juin 2013

    A Saint Sorlin, la majorité des villageois considéraient Marie Morestier comme innocente sauf les enfants qui préféraient croiser une meurtrière, afin de rendre leur vie dangereuse et merveilleuse. Or, la raison pour laquelle les adultes estimaient Marie Maurestier non coupable n'était guère plus rationnelle : les villageois refusaient l'idée de côtoyer un assassin en liberté, de lui donner le bonjour, de partager leurs rues, leurs commerces, leur église avec une tueuse ; pour leur tranquillité, ils avaient besoin qu'elle fut honnête, comme eux.
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  • Par ADAMSY, le 18 septembre 2014

    Yvette, c'était une paire de cuisses. S'il y a des femmes dont on remarque d'abord les yeux, la bouche, ou le visage, Yvette offrait, elle, une paire de cuisses. On avait beau se forcer à se concentrer sur ses traits lorsqu'elle bavardait, dès qu'on n'y était plus contraint, on fixait ses cuisses. Deux colonnes de chair, chaudes, laiteuses, au grain de peau si fin qu'on avait envie de les toucher, de vérifier de la main leur douceur. Quelle que fût sa tenue, ses cuisses l'emportaient ; sur elle, une robe courte donnait l'impression d'avoir été coupée pour laisser voir les cuisses, les jupes se réduisaient à des écrins à cuisses, et même les pantalons devenaient des moules à cuisses. Marie était tellement persuadée qu'Yvette se résumait à une paire de cuisses que quand celle-ci lui adressait la parole elle ne répondait pas à la femme greffée au-dessus.
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"Je me suis endetté pour acheter le Théâtre Rive-Gauche" - Extrait - 25/05 .
Le 25 mai à 12h00, Eric-Emmanuel Schmitt est l'invité de l'émission "À Nous Deux" sur France Ô. Il évoque notamment son combat pour la pièce "Le Journal d'Anne Franck".








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