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ISBN : 2253194182
Éditeur : Le Livre de Poche (2014)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.39/5 (sur 479 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Sauvage, révolté, Jun promène ses quinze ans dans les rues de Tokyo, loin d'une famille dont il refuse de parler.
Sa rencontre avec un maître du sumo, qui décèle un « gros » en lui malgré son physique efflanqué, l'entraîne dans la pratique du plus mystérieux des ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par lecassin, le 29 octobre 2012

    lecassin
    Poursuivant la série du « cycle de l'invisible », commencé en 1997 avec « Milarepa », Eric-Emmanuel Schmitt nous livre avec « Le sumo qui ne pouvait pas grossir », un succulent conte philosophique.
    Au Japon, Jun, adolescent, traine dans les rues et subsiste misérablement en vendant des colifichets à la sauvette. Malingre, il est pourtant accosté par Shomintsu, un maître du sumo qui voit en lui, un gros… Il réussira à le convaincre de rejoindre son école de sumo.
    Là, le jeune garçon apprendra beaucoup de choses sur la vie, mais surtout sur lui-même ; lui qui se définissait à son entrée à l'école de Shomintsu comme « intolérant à la terre entière ; y compris à lui-même »
    Il finira par découvrir qu'on ne peu progresser qu'en s'acceptant tel qu'on est, et non pas tel qu'on prétend être ; et que les frustrations enfouies ont un grand intérêt à prendre l'air…
    Tout comme « Milarepa », « Monsieur Ibrahim », « Oscar » et « L'enfant de Noé », ce cinquième élément du « Cycle de l'invisible » ne manque pas de saveur ; tout comme la plume d'Eric-Emmanuel Schmitt, d'ailleurs… Un petit bouquin qui se lit en une heure mais que l'on rumine ensuite… beaucoup plus qu'une heure…
    Car il faut vous préciser qu'à l'époque, je souffrais d'allergie. J'étais devenu intolérant à la terre entière. Y compris à moi.
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    • Livres 5.00/5
    Par infini, le 08 février 2014

    infini
    Ce livre ; une pépite d'espérance , d'optimisme , de spiritualité...
    Eric-Emmanuel SCHIMTT a le don dans sa plume de transmettre à chaque fois une réflexion .
    Petit roman qui se lit rapidement ,facilement....et a travers ses lignes nous emmène à la dernière page a une remise en question sur notre propre vie..
    Dans ce petit livre , il est question d'arts martiaux..de volonté ,et de dépassement de soi meme..de dépasser ses souffrance pour exister
    Monsieur SCHIMTT...y'a rien a dire , j'aime tous vos livre et celui ci m'a emmené du soleil dans cette après midi pluvieux!!Merci!!
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    • Livres 5.00/5
    Par DarkHawk, le 11 février 2014

    DarkHawk
    Jun est un jeune garçon solitaire. Il vit dans la rue où il subsiste en vendant divers objets à des passants. Il est profondément malheureux. Il déteste le monde entier. Il se déteste lui-même.
    Alors quand un vieil homme lui lance "Je vois un gros en toi", il n'y voit qu'une nouvelle provocation. Un acte de malveillance de plus. En effet, mal nourri, il n'a que la peau sur les os. Mais malgré les insultes que Jun lui lance, ce vieux passant revient chaque jour et prononce inlassablement cette phrase inexplicable.
    Par cette phrase répétée sans cesse, la carapace que Jun a battie autour de lui va commencer à se fissurer. le vieil homme va le sortir de la rue et l'emmener dans l'univers étonnant des sumos.
    Ce récit fait partie du Cycle de l'Invisible dans lequel Eric Emmanuel Schmitt aborde la religion et la spiritualité. Après avoir lu l'excellent Monsieur Ibrahim Et Les Fleurs Du Coran, j'ai eu envie de poursuivre ma découverte.
    Le sumo qui ne pouvait pas grossir aborde le bouddhisme zen.
    A l'inverse de Monsieur Ibrahim Et Les Fleurs Du Coran où j'ai été passionné dès les premières pages, Le sumo qui ne pouvait pas grossir commence d'abord par intriguer. On suit Jun dans les rues de Tokyo. On se demande où l'auteur nous emmène. Puis Jun intègre l'école de sumo et cela devient captivant. Peu à peu, on le découvre. On comprend ses douleurs et ses blocages. On souffre avec lui. On l'encourage dans le chemin qui le mènera à s'accepter lui-même.
    L'histoire est belle et le message tout autant. Et quand la dernière phrase arrive, elle nous prend aux tripes. Ce n'est pas que la fin soit surprenante mais l'auteur, dans sa maestria, nous la présente de manière poignante. Cette dernière phrase, qui fait écho à celle qui a sorti Jun de la rue, fait remonter en nous toute l'émotion jusque-là contenue.
    A la différence de L'âme du monde de Frédéric Lenoir où l'histoire n'est qu'un support sommaire chargé de véhiculer un message philosophique, les textes d'Eric-Emmanuel Schmitt racontent avant tout une histoire. Une histoire forte et poignante. Certes le texte est moins dense en enseignements, mais ceux-ci n'en sont que plus percutants.
    Pour conclure, Le sumo qui ne pouvait pas grossir est un livre qui vous prend aux tripes. Je ne peux que vous conseiller de suivre Jun dans sa transformation. Il n'y a pas que les chenilles qui deviennent papillons !
    Note : 8,5/10


    Lien : http://www.les-mondes-imaginaires.com/2014/02/le-sumo-qui-ne-pouvait..
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    • Livres 4.00/5
    Par rkhettaoui, le 03 mai 2012

    rkhettaoui
    Et dire que j'ai failli passer à côté de la plaque , louper l' occasion de prendre part à ce régal concocté avec minutie par l'auteur.Dissipons d'abord tout malentendu , je présume que vous demandez le pourquoi du comment , d'une telle affirmation .De prime abord , je ne sais comment j'ai pu arriver à déprécier l'image de la couverture, s'apparentant, à mon sens, à une des fameuses affabulations de J de la Fontaine .J'ai dû me tarabuster à maintes fois pour dénicher une raison valable pour accéder aux dédales labyrinthiques à la recherche de ce fameux sésame qui puisse me permettre de plonger dans la lecture de cet opuscule
    Apres,m' en être remis de ces tribulations , j'ai pu découvrir les vertus de ce merveilleux opus
    La spiritualité d'où emergeraient l'exercice spirituel et les ferventes méditations proches du bouddhisme pourraient en fin de compte être concluante et surpasser l' organisme , aboutissant à allier l'utile à l'agréalable . Force est de constater que ce maigrichon , cabré par une affliction inconsolable , d'un poids énorme du passé , herité de la disparition tragique de ses parents , s'était retrouvé impuissant de passer au dessus de l'âge d'enfance
    Placé sous la férule du maitre Suomo , le gringalet s'en est progressivement adapté à la nouvelle vie , il n'est certes pas metamorphosé "grossi" mais sorti "grandi" de cet apprentissage
    L'auteur nous gratifie d'une magnifique histoire jubilatoire, inspirée des lutteurs japonais , des méditations sortes de postures du yoga, où seuls le courage et la volonté fruit d' énérgie morale seraient en posture de cabrer tous obstacles pouvant y survenir.
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    • Livres 4.00/5
    Par c.brijs, le 13 août 2012

    c.brijs
    Jun, 15 ans, vit comme un clochard dans les rues de Tokyo. Tournant résolument le dos à son enfance et refusant de penser à l'avenir, il a développé ce qu'il appelle "de l'allergie universelle" et fuit tout contact humain. Aussi, lorsque Shomintsu, un maitre de Sumo, l'interpelle chaque jour en lui disant: "Je vois un gros en toi.", il voit rouge! Pourtant, cette rencontre pourrait changer son destin...
    Après "Oscar et la Dame rose", "Les dix enfants que Madame Ming n'a jamais eus", "Monsieur Ibrahim Et Les Fleurs Du Coran", je poursuis ma découverte du "Cycle de l'invisible" de cet auteur que j'apprécie de plus en plus, au fil de mes lectures.
    Ce qui me plait en premier lieu, c'est ce duo toujours magnifique entre l'enfant et l'adulte qu'il nous propose. Cette relation n'est jamais à sens unique. L'un et l'autre s'enrichissent mutuellement. Maitre Shomintsu même si, comme vous le verrez, force quelque peu le destin, laisse à Jun le temps de cheminer... En bon pédagogue, par une attention bienvaillante de tous les instants, en quelques mots ou gestes bien pesés, il jalonne son parcours afin qu'il puisse se remetttre progressivement sur les rails.
    Ensuite, ce texte est bourré d'optimisme: "A l'envers des nuages, il y a toujours un ciel..." Dans ce récit, pour avancer, le narrateur doit se réconcilier avec lui-même et avec son enfance.
    "A moi, tu peux cacher ton nom, ton origine, tes traumatismes, ça ne m'empêche pas de vivre. Toi, si tu te les caches, ça t'empêche de vivre."
    Ce n'est qu'en exorcisant son passé qu'il pourra vivre son présent et construire son avenir.
    Pour maitriser ses pensées et son corps, il devra encore s'initier au boudhisme zen, la voie que lui propose maitre Shomintsu.
    Enfin, malgré sa brièveté, cette histoire racontée à la première personne, est emplie d'une émotion vraie. de celle qui vous fait monter les larmes aux yeux... J'ai particulièrement été touchée par les lettres que la mère de Jun, analphabète, lui envoie pour lui crier son amour.
    Je ne résiste d'ailleurs pas à l'envie de vous transcrire une partie:
    "En quoi consistaient ses courriers?
    Dans le premier, il y avait une feuille blanche. Je la retournai, l'approchai, l'éloignai, puis, en l'examinant à contre-jour, j'aperçus une tache ronde qui, attendrissant la trame du papier, ombrait sa couleur. Je reconnus une larme: maman avait pleuré à mon départ.
    Dans la deuxième, manquait le papier. Au fond, coincé entre les plis, gisait seulement un morceau de laine jaune pâle, doux, un brin de mohair pelucheux, celui avec lequel elle tricotait les vêtements de mon enfance. Cela signifiait: je te serre contre moi."
    En conclusion, un livre qui fait du bien!

    Lien : http://lacoupeetleslevres.blogspot.be/2012/08/le-sumo-qui-ne-pouvait..
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Citations et extraits

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  • Par adilosa, le 02 septembre 2013

    "À cette époque-là, j’étais fier de mes genoux tant ils étaient laids, disproportionnés par rapport à mon corps. Comme je me haïssais, je ne supportais de moi que ce qui m’apparaissait monstrueux ; presque inconsciemment, j’avais développé une coquetterie à l’envers, une coquetterie attachée à mes défauts, mon rachitisme, mes genoux cagneux et ma pomme d’Adam proéminente."

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  • Par laurencesnz, le 10 mars 2012

    Apres un long moment, Shomintsu saisit une noix de cajou dans un bol et me la désigna . je vais t expliquer Jun pourquoi tu ne te développes pas. Si j enfonce cette noix dans une terre grasse (...) il y a de fortes chances qu elle se développe(... )si je la pose ici... Il coucha la noix sur le sol en ciment. Elle sechera, mourra. Pourquoi ne profites-tu pas ? Parce que (...) tu t es coupé de ton ame (...) sans racine tu ne croitras pas !
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  • Par c.brijs, le 13 août 2012

    - Je n'embrasserai qu'un garçon qui veut fonder une famille avec moi, qui veut avoir plusieurs enfants avec moi. Et vite.
    - Vite?
    - Vite! Si on réfléchit trop au moment idéal pour avoir des enfants, on est foutu. (...)
    - Ca réfléchit à des trucs pareils, les filles?
    - Sur beaucoup de sujets, cher gros tas de muscles à minuscule cervelle, les filles sont tenues de réfléchir pour deux.
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  • Par adilosa, le 03 septembre 2013

    "Tu penses trop car tu interposes de la pensée entre le monde et toi ; tu bavardes plutôt que tu n’observes ; tu projettes des idées préconçues davantage que tu ne saisis les phénomènes. Au lieu de regarder la réalité telle qu’elle se présente, tu la vois à travers les lunettes teintées que tu te poses sur le nez ; évidemment, derrière des verres bleus, l’univers est bleu ; derrière des jaunes, le jaune domine ; derrière des rouges, l’écarlate tue les autres couleurs… C’est toi qui appauvris ta perception parce que tu n’y vois que ce que tu y mets : tes préjugés."
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  • Par adilosa, le 02 septembre 2013

    "Me doutant que les concurrents se détestaient, je pensai malin de les opposer, de les dresser l’un contre l’autre. Manque de chance ! C’est le contraire qui arriva : les ennemis furent ravis de pactiser contre un intrus."

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Vidéo de Eric-Emmanuel Schmitt

"Je me suis endetté pour acheter le Théâtre Rive-Gauche" - Extrait - 25/05 .
Le 25 mai à 12h00, Eric-Emmanuel Schmitt est l'invité de l'émission "À Nous Deux" sur France Ô. Il évoque notamment son combat pour la pièce "Le Journal d'Anne Franck".








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