Ces dernières semaines, j'ai lu tous les courts romans d'
Eric-Emmanuel Schmitt, il me semble. Certains sont très touchants. Mais parfois, ils le sont moins comme celui-là, ce qui laisse au lecteur un sentiment d'inabouti.
Jun est un adolescent de quinze ans qui traîne dans les rues, vend des articles à la sauvette. Son père est parti et sa mère aime le monde entier plus qu'elle ne l'aime. Selon ses dires. Un jour, il rencontre dans la rue Shomintsu, maître reconnu du sumo. Ce dernier lui dira à chaque fois qu'il le verra qu'il voit un « gros » en lui. Ce qui a le don d'énerver Jun, étant donné qu'il n'a pas tout à fait le physique adéquat.
Pourtant Shomintsu ne lâche rien et à force de persévérance, il va réussir à faire venir Jun à un combat de sumo puis à le faire entrer dans son école. Mais les choses ne s'arrangent pas aussi facilement lorsque l'on a porté en soi que des sentiments négatifs depuis quinze ans. Jun ne grossit pas. Il mange, fait de gros efforts, se muscle mais ne grossit pas. Toujours ce problème de soucis de l'esprit qui se répercute sur le corps.
C'est une histoire mignonne mais déjà vue et surtout cela manque de profondeur. On peut être touché par un livre d'une centaine de pages mais pour être bouleversé, il faut un sacré talent. Certains y arrivent. D'autres pas.
Et puis ces livres à morale, ça va bien cinq minutes. Toujours les mêmes phrases, toujours les mêmes morales. Faire passer un message, c'est très bien. Mais c'est très bien quand il y a une histoire derrière, des personnages travaillés, des sentiments, de la profondeur. Tout ce que je n'ai pas trouvé ici.