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ISBN : 2226190902
Éditeur : Albin Michel (2009)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.34/5 (sur 298 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dans une ville du Japon, de nos jours, un garçon de 10 ans grandit dans un orphelinat. Son père est mort de surmenage professionnel et sa mère est atteinte de cyclothymie aiguë. Comme tous les enfants de son âge, il est passionné de technologies et de jeux vidéo.
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par lecassin, le 29 octobre 2012

    lecassin
    Poursuivant la série du « cycle de l'invisible », commencé en 1997 avec « Milarepa », Eric-Emmanuel Schmitt nous livre avec « Le sumo qui ne pouvait pas grossir », un succulent conte philosophique.
    Au Japon, Jun, adolescent, traine dans les rues et subsiste misérablement en vendant des colifichets à la sauvette. Malingre, il est pourtant accosté par Shomintsu, un maître du sumo qui voit en lui, un gros… Il réussira à le convaincre de rejoindre son école de sumo.
    Là, le jeune garçon apprendra beaucoup de choses sur la vie, mais surtout sur lui-même ; lui qui se définissait à son entrée à l'école de Shomintsu comme « intolérant à la terre entière ; y compris à lui-même »
    Il finira par découvrir qu'on ne peu progresser qu'en s'acceptant tel qu'on est, et non pas tel qu'on prétend être ; et que les frustrations enfouies ont un grand intérêt à prendre l'air…
    Tout comme « Milarepa », « Monsieur Ibrahim », « Oscar » et « L'enfant de Noé », ce cinquième élément du « Cycle de l'invisible » ne manque pas de saveur ; tout comme la plume d'Eric-Emmanuel Schmitt, d'ailleurs… Un petit bouquin qui se lit en une heure mais que l'on rumine ensuite… beaucoup plus qu'une heure…
    Car il faut vous préciser qu'à l'époque, je souffrais d'allergie. J'étais devenu intolérant à la terre entière. Y compris à moi.
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    • Livres 2.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 27 novembre 2011

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Ces dernières semaines, j'ai lu tous les courts romans d'Eric-Emmanuel Schmitt, il me semble. Certains sont très touchants. Mais parfois, ils le sont moins comme celui-là, ce qui laisse au lecteur un sentiment d'inabouti.
    Jun est un adolescent de quinze ans qui traîne dans les rues, vend des articles à la sauvette. Son père est parti et sa mère aime le monde entier plus qu'elle ne l'aime. Selon ses dires. Un jour, il rencontre dans la rue Shomintsu, maître reconnu du sumo. Ce dernier lui dira à chaque fois qu'il le verra qu'il voit un « gros » en lui. Ce qui a le don d'énerver Jun, étant donné qu'il n'a pas tout à fait le physique adéquat.
    Pourtant Shomintsu ne lâche rien et à force de persévérance, il va réussir à faire venir Jun à un combat de sumo puis à le faire entrer dans son école. Mais les choses ne s'arrangent pas aussi facilement lorsque l'on a porté en soi que des sentiments négatifs depuis quinze ans. Jun ne grossit pas. Il mange, fait de gros efforts, se muscle mais ne grossit pas. Toujours ce problème de soucis de l'esprit qui se répercute sur le corps.
    C'est une histoire mignonne mais déjà vue et surtout cela manque de profondeur. On peut être touché par un livre d'une centaine de pages mais pour être bouleversé, il faut un sacré talent. Certains y arrivent. D'autres pas.
    Et puis ces livres à morale, ça va bien cinq minutes. Toujours les mêmes phrases, toujours les mêmes morales. Faire passer un message, c'est très bien. Mais c'est très bien quand il y a une histoire derrière, des personnages travaillés, des sentiments, de la profondeur. Tout ce que je n'ai pas trouvé ici.
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    • Livres 4.00/5
    Par rkhettaoui, le 03 mai 2012

    rkhettaoui
    Et dire que j'ai failli passer à côté de la plaque , louper l' occasion de prendre part à ce régal concocté avec minutie par l'auteur.Dissipons d'abord tout malentendu , je présume que vous demandez le pourquoi du comment , d'une telle affirmation .De prime abord , je ne sais comment j'ai pu arriver à déprécier l'image de la couverture, s'apparentant, à mon sens, à une des fameuses affabulations de J de la Fontaine .J'ai dû me tarabuster à maintes fois pour dénicher une raison valable pour accéder aux dédales labyrinthiques à la recherche de ce fameux sésame qui puisse me permettre de plonger dans la lecture de cet opuscule
    Apres,m' en être remis de ces tribulations , j'ai pu découvrir les vertus de ce merveilleux opus
    La spiritualité d'où emergeraient l'exercice spirituel et les ferventes méditations proches du bouddhisme pourraient en fin de compte être concluante et surpasser l' organisme , aboutissant à allier l'utile à l'agréalable . Force est de constater que ce maigrichon , cabré par une affliction inconsolable , d'un poids énorme du passé , herité de la disparition tragique de ses parents , s'était retrouvé impuissant de passer au dessus de l'âge d'enfance
    Placé sous la férule du maitre Suomo , le gringalet s'en est progressivement adapté à la nouvelle vie , il n'est certes pas metamorphosé "grossi" mais sorti "grandi" de cet apprentissage
    L'auteur nous gratifie d'une magnifique histoire jubilatoire, inspirée des lutteurs japonais , des méditations sortes de postures du yoga, où seuls le courage et la volonté fruit d' énérgie morale seraient en posture de cabrer tous obstacles pouvant y survenir.
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    • Livres 4.00/5
    Par c.brijs, le 13 août 2012

    c.brijs
    Jun, 15 ans, vit comme un clochard dans les rues de Tokyo. Tournant résolument le dos à son enfance et refusant de penser à l'avenir, il a développé ce qu'il appelle "de l'allergie universelle" et fuit tout contact humain. Aussi, lorsque Shomintsu, un maitre de Sumo, l'interpelle chaque jour en lui disant: "Je vois un gros en toi.", il voit rouge! Pourtant, cette rencontre pourrait changer son destin...
    Après "Oscar et la Dame rose", "Les dix enfants que Madame Ming n'a jamais eus", "Monsieur Ibrahim Et Les Fleurs Du Coran", je poursuis ma découverte du "Cycle de l'invisible" de cet auteur que j'apprécie de plus en plus, au fil de mes lectures.
    Ce qui me plait en premier lieu, c'est ce duo toujours magnifique entre l'enfant et l'adulte qu'il nous propose. Cette relation n'est jamais à sens unique. L'un et l'autre s'enrichissent mutuellement. Maitre Shomintsu même si, comme vous le verrez, force quelque peu le destin, laisse à Jun le temps de cheminer... En bon pédagogue, par une attention bienvaillante de tous les instants, en quelques mots ou gestes bien pesés, il jalonne son parcours afin qu'il puisse se remetttre progressivement sur les rails.
    Ensuite, ce texte est bourré d'optimisme: "A l'envers des nuages, il y a toujours un ciel..." Dans ce récit, pour avancer, le narrateur doit se réconcilier avec lui-même et avec son enfance.
    "A moi, tu peux cacher ton nom, ton origine, tes traumatismes, ça ne m'empêche pas de vivre. Toi, si tu te les caches, ça t'empêche de vivre."
    Ce n'est qu'en exorcisant son passé qu'il pourra vivre son présent et construire son avenir.
    Pour maitriser ses pensées et son corps, il devra encore s'initier au boudhisme zen, la voie que lui propose maitre Shomintsu.
    Enfin, malgré sa brièveté, cette histoire racontée à la première personne, est emplie d'une émotion vraie. de celle qui vous fait monter les larmes aux yeux... J'ai particulièrement été touchée par les lettres que la mère de Jun, analphabète, lui envoie pour lui crier son amour.
    Je ne résiste d'ailleurs pas à l'envie de vous transcrire une partie:
    "En quoi consistaient ses courriers?
    Dans le premier, il y avait une feuille blanche. Je la retournai, l'approchai, l'éloignai, puis, en l'examinant à contre-jour, j'aperçus une tache ronde qui, attendrissant la trame du papier, ombrait sa couleur. Je reconnus une larme: maman avait pleuré à mon départ.
    Dans la deuxième, manquait le papier. Au fond, coincé entre les plis, gisait seulement un morceau de laine jaune pâle, doux, un brin de mohair pelucheux, celui avec lequel elle tricotait les vêtements de mon enfance. Cela signifiait: je te serre contre moi."
    En conclusion, un livre qui fait du bien!

    Lien : http://lacoupeetleslevres.blogspot.be/2012/08/le-sumo-qui-ne-pouvait..
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    • Livres 2.00/5
    Par Liliz, le 22 avril 2013

    Liliz
    Le sumo qui ne pouvait pas grossir est un récit qui s'inscrit dans la lignée des contes philosophiques d'Eric-Emmanuel Schmitt, le Cycle de l'Invisible.
    Dans Le sumo qui ne pouvait pas grossir, Eric-Emmanuel Schmitt promène son lecteur dans les rues de Tokyo dans les pas d'un adolescent perdu vivant au gré du vent. Jun a rompu le lien qui l'unissait à sa famille. Sa rencontre avec Shomintsu l'aidera à avancer et à voir l'avenir différemment.
    Shomintsu possède une école de sumotoris et y invite le jeune Jun, lequel acceptera et grandira peu à peu en prenant conscience de qui il est.
    J'ai découvert l'univers d'Eric-Emmanuel Schmitt il y quelques années maintenant avec le roman intitulé La Part de l'autre, un véritable chef-d'oeuvre, un roman que j'aurais adoré écrire... J'ai continué à lire ses publications régulièrement : Oscar et la Dame rose (mes larmes n'ont cessé de couler sur ce texte) et Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran m'ont bouleversée. Néanmoins, je suis plus sceptique concernant cet ouvrage. La lecture est agréable mais il manque une pointe de sensibilité. Je suis quelque peu déçue mais espère que les prochains seront plus inattendus.
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Citations et extraits

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  • Par c.brijs, le 13 août 2012

    - Je n'embrasserai qu'un garçon qui veut fonder une famille avec moi, qui veut avoir plusieurs enfants avec moi. Et vite.
    - Vite?
    - Vite! Si on réfléchit trop au moment idéal pour avoir des enfants, on est foutu. (...)
    - Ca réfléchit à des trucs pareils, les filles?
    - Sur beaucoup de sujets, cher gros tas de muscles à minuscule cervelle, les filles sont tenues de réfléchir pour deux.
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  • Par laurencesnz, le 10 mars 2012

    Apres un long moment, Shomintsu saisit une noix de cajou dans un bol et me la désigna . je vais t expliquer Jun pourquoi tu ne te développes pas. Si j enfonce cette noix dans une terre grasse (...) il y a de fortes chances qu elle se développe(... )si je la pose ici... Il coucha la noix sur le sol en ciment. Elle sechera, mourra. Pourquoi ne profites-tu pas ? Parce que (...) tu t es coupé de ton ame (...) sans racine tu ne croitras pas !
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  • Par sylvie, le 28 septembre 2009

    Je fais de l'allergie - Allergie à quoi ? - De l'allergie universelle.... ...- Je vois, je vois, murmura-t-il d'un ton de connaisseur. - Non ! tu ne vois rien ! Personne ne me comprend et toi encore moins. Tout ce que tu sais voir, toi, c'est ce qui n'existe pas. - Ton allergie ? - Non, andouille : le gros en moi !

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  • Par Spilett, le 21 mai 2010

    - Je n'engraisserai jamais. En plus de l'empêchement physique, il y a un empêchement psychologique: je n'ai pas de volonté.
    - Faux. Tu as beaucoup de volonté.
    - Ah ?
    - Oui, tu trouves mille raisons de te soustraire à ce que tu as décidé. En réalité, tu possèdes un bloc de volonté, mais c'est de la mauvaise volonté. Dommage car le chemin pour monter est le même que pour descendre.
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  • Par julinou, le 05 juillet 2010

    A l'envers des nuages, il y a toujours un ciel. [...] Cette phrase zen signifie qu'il faut garder en tête le bon côté des phénomènes, demeurer optimiste.

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Vidéo de Eric-Emmanuel Schmitt


Les deux messieurs de Bruxelles - Eric Emmanuel Schmitt
« En amour, on croit être deux alors qu'on est trois. » Dans la lignée de Concerto à la mémoire d'un ange, La rêveuse d'Ostende et Odette Toulemonde, les nouvelles très romanesques d'Eric Emmanuel Schmitt parlent de l'amour sous toutes ses formes : conjugal, clandestin, paternel, filial, mais aussi amour de l'art ou amour de l'humanité. À travers un suspens subtil et ensorcelant, elles dépassent à chaque fois les apparences pour déjouer l'attendrissante complexité du coeur humain.








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