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ISBN : 2226190902
Éditeur : Albin Michel (2009)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.41/5 (sur 749 notes)
Résumé :
Sauvage, révolté, Jun promène ses quinze ans dans les rues de Tokyo, loin d'une famille dont il refuse de parler.
Sa rencontre avec un maître du sumo, qui décèle un « gros » en lui malgré son physique efflanqué, l'entraîne dans la pratique du plus mystérieux des arts martiaux. Avec lui, Jun découvre le monde insoupçonné de la force, de l'intelligence et de l'acceptation de soi.
Mais comment atteindre le zen lorsqu'on n'est que douleur et violence ? Com... >Voir plus
Critiques, Analyses & Avis (102) Voir plus Ajouter une critique
lecassin
lecassin29 octobre 2012
  • Livres 4.00/5
Poursuivant la série du « cycle de l'invisible », commencé en 1997 avec « Milarepa », Eric-Emmanuel Schmitt nous livre avec « le sumo qui ne pouvait pas grossir », un succulent conte philosophique.
Au Japon, Jun, adolescent, traine dans les rues et subsiste misérablement en vendant des colifichets à la sauvette. Malingre, il est pourtant accosté par Shomintsu, un maître du sumo qui voit en lui, un gros… Il réussira à le convaincre de rejoindre son école de sumo.
Là, le jeune garçon apprendra beaucoup de choses sur la vie, mais surtout sur lui-même ; lui qui se définissait à son entrée à l'école de Shomintsu comme « intolérant à la terre entière ; y compris à lui-même »
Il finira par découvrir qu'on ne peu progresser qu'en s'acceptant tel qu'on est, et non pas tel qu'on prétend être ; et que les frustrations enfouies ont un grand intérêt à prendre l'air…
Tout comme « Milarepa », « Monsieur Ibrahim », « Oscar » et « L'enfant de Noé », ce cinquième élément du « Cycle de l'invisible » ne manque pas de saveur ; tout comme la plume d'Eric-Emmanuel Schmitt, d'ailleurs… Un petit bouquin qui se lit en une heure mais que l'on rumine ensuite… beaucoup plus qu'une heure…
Car il faut vous préciser qu'à l'époque, je souffrais d'allergie. J'étais devenu intolérant à la terre entière. Y compris à moi.
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infini
infini08 février 2014
  • Livres 5.00/5
Ce livre ; une pépite d'espérance , d'optimisme , de spiritualité...
Eric-Emmanuel SCHIMTT a le don dans sa plume de transmettre à chaque fois une réflexion .
Petit roman qui se lit rapidement ,facilement....et a travers ses lignes nous emmène à la dernière page a une remise en question sur notre propre vie..
Dans ce petit livre , il est question d'arts martiaux..de volonté ,et de dépassement de soi meme..de dépasser ses souffrance pour exister
Monsieur SCHIMTT...y'a rien a dire , j'aime tous vos livre et celui ci m'a emmené du soleil dans cette après midi pluvieux!!Merci!!
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rkhettaoui
rkhettaoui03 mai 2012
  • Livres 4.00/5
Et dire que j'ai failli passer à côté de la plaque , louper l' occasion de prendre part à ce régal concocté avec minutie par l'auteur.Dissipons d'abord tout malentendu , je présume que vous demandez le pourquoi du comment , d'une telle affirmation .De prime abord , je ne sais comment j'ai pu arriver à déprécier l'image de la couverture, s'apparentant, à mon sens, à une des fameuses affabulations de J de la Fontaine .J'ai dû me tarabuster à maintes fois pour dénicher une raison valable pour accéder aux dédales labyrinthiques à la recherche de ce fameux sésame qui puisse me permettre de plonger dans la lecture de cet opuscule
Apres,m' en être remis de ces tribulations , j'ai pu découvrir les vertus de ce merveilleux opus
La spiritualité d'où emergeraient l'exercice spirituel et les ferventes méditations proches du bouddhisme pourraient en fin de compte être concluante et surpasser l' organisme , aboutissant à allier l'utile à l'agréalable . Force est de constater que ce maigrichon , cabré par une affliction inconsolable , d'un poids énorme du passé , herité de la disparition tragique de ses parents , s'était retrouvé impuissant de passer au dessus de l'âge d'enfance
Placé sous la férule du maitre Suomo , le gringalet s'en est progressivement adapté à la nouvelle vie , il n'est certes pas metamorphosé "grossi" mais sorti "grandi" de cet apprentissage
L'auteur nous gratifie d'une magnifique histoire jubilatoire, inspirée des lutteurs japonais , des méditations sortes de postures du yoga, où seuls le courage et la volonté fruit d' énérgie morale seraient en posture de cabrer tous obstacles pouvant y survenir.
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DarkHawk
DarkHawk11 février 2014
  • Livres 5.00/5
Jun est un jeune garçon solitaire. Il vit dans la rue où il subsiste en vendant divers objets à des passants. Il est profondément malheureux. Il déteste le monde entier. Il se déteste lui-même.
Alors quand un vieil homme lui lance "Je vois un gros en toi", il n'y voit qu'une nouvelle provocation. Un acte de malveillance de plus. En effet, mal nourri, il n'a que la peau sur les os. Mais malgré les insultes que Jun lui lance, ce vieux passant revient chaque jour et prononce inlassablement cette phrase inexplicable.
Par cette phrase répétée sans cesse, la carapace que Jun a battie autour de lui va commencer à se fissurer. le vieil homme va le sortir de la rue et l'emmener dans l'univers étonnant des sumos.
Ce récit fait partie du Cycle de l'Invisible dans lequel Eric Emmanuel Schmitt aborde la religion et la spiritualité. Après avoir lu l'excellent Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, j'ai eu envie de poursuivre ma découverte.
Le sumo qui ne pouvait pas grossir aborde le bouddhisme zen.
A l'inverse de Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran où j'ai été passionné dès les premières pages, le sumo qui ne pouvait pas grossir commence d'abord par intriguer. On suit Jun dans les rues de Tokyo. On se demande où l'auteur nous emmène. Puis Jun intègre l'école de sumo et cela devient captivant. Peu à peu, on le découvre. On comprend ses douleurs et ses blocages. On souffre avec lui. On l'encourage dans le chemin qui le mènera à s'accepter lui-même.
L'histoire est belle et le message tout autant. Et quand la dernière phrase arrive, elle nous prend aux tripes. Ce n'est pas que la fin soit surprenante mais l'auteur, dans sa maestria, nous la présente de manière poignante. Cette dernière phrase, qui fait écho à celle qui a sorti Jun de la rue, fait remonter en nous toute l'émotion jusque-là contenue.
A la différence de L'âme du monde de Frédéric Lenoir où l'histoire n'est qu'un support sommaire chargé de véhiculer un message philosophique, les textes d'Eric-Emmanuel Schmitt racontent avant tout une histoire. Une histoire forte et poignante. Certes le texte est moins dense en enseignements, mais ceux-ci n'en sont que plus percutants.
Pour conclure, le sumo qui ne pouvait pas grossir est un livre qui vous prend aux tripes. Je ne peux que vous conseiller de suivre Jun dans sa transformation. Il n'y a pas que les chenilles qui deviennent papillons !
Note : 8,5/10

Lien : http://www.les-mondes-imaginaires.com/2014/02/le..
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CatchMe
CatchMe20 septembre 2014
  • Livres 5.00/5
Sur le principe de la fable, faire passer une leçon de vie en toute légèreté,
Schmitt nous dit qu'il faut faire face à ses blessures, les affronter, se les approprier. Cela ne les guérit pas mais la conscience s'en empare et l'incorpore au reste, on grandit. On en ressent un soulagement, celui d'avoir accepté une partie de soi que l'on rejetait. On peut alors, passer à autre chose.Nier ou renier, ne fait que détruire.
C'est vif, plein d'humour, comme il se doit pour ce genre d'écrits particuliers et les métaphores sont savoureuses.
Lorsqu'on est un cure-dents japonais de 15 ans qui survit dans la rue ; on se demande bien pourquoi tout à coup, un type vous interpelle chaque jour, en lançant qu'il voit un GROS en vous. D'abord ça surprend, puis ça énerve un peu, ensuite ça titille. Ainsi commence l'histoire…
Affable, oui, (sourire) ce texte l'est.
Un petit éloge du courage, de la détermination et de l'effort.
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Citations & extraits (112) Voir plus Ajouter une citation
EnillybisEnillybis07 février 2016
Apprendre est agréable. Désapprendre l'est moins.
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SIBYLLIN13SIBYLLIN1302 février 2016
Une semaine plus tard, le temps d'oublier la honte de ma réponse idiote, je me représentai devant Shomintsu.

-Pourriez-vous m'aider à maîtriser mes pensées et mon corps ?

- Assieds-toi sur le sol en face de moi, bascule le bassin vers l'avant, redresse la colonne vertébrale, concentre-toi sur la verticalité de ta posture.

-Voilà.

-Ne creuse pas le ventre, ne te contracte pas, inspire et expire en douceur.

- Voilà.

- Laisse passer les pensées avec la respiration, laisse-les apparaître et disparaître.

- Elles se bousculent au portillon, mes pensées, elles coulent en torrent.

- Maîtrise le flot.

Après une semaine d'application, puisque j'arrivais à songer plus calmement, il ajouta une tâche :

- Maintenant, tente de ne penser à rien.

- A rien ?

- A rien.

- Comme si j'étais mort ?

- Non, comme si tu étais une fleur ou un oiseau de printemps. Ne pense plus avec ta conscience personnelle, pense avec une autre conscience, celle du monde, pense tel l'arbre qui bourgeonne, telle la pluie qui tombe.
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coluccirosy57coluccirosy5706 septembre 2015
- Le gros en moi, ça y est je le vois : le gros, ce n'est pas le vainqueur des autres, mais le moi qui marche devant moi, qui me guide, m'inspire. ça y est, je vois le gros en moi. Maintenant, je vais maigrir et entreprendre des études pour devenir médecin.

Son visage se tendit de plaisir.

- Merci, maître, de m'avoir remis sur le chemin, de m'avoir montré que j'étais capable d'y marcher.

- Tu as raison, Jun. Le but, ce n'est pas le bout du chemin, c'est le cheminement.

- Voilà. Je ne veux pas triompher, je veux vivre.

- Bien vu. La vie n'est ni un jeu ni un match, sinon il y aurait des gagnants.
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adilosaadilosa02 septembre 2013
"À cette époque-là, j’étais fier de mes genoux tant ils étaient laids, disproportionnés par rapport à mon corps. Comme je me haïssais, je ne supportais de moi que ce qui m’apparaissait monstrueux ; presque inconsciemment, j’avais développé une coquetterie à l’envers, une coquetterie attachée à mes défauts, mon rachitisme, mes genoux cagneux et ma pomme d’Adam proéminente."
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c.brijsc.brijs13 août 2012
- Je n'embrasserai qu'un garçon qui veut fonder une famille avec moi, qui veut avoir plusieurs enfants avec moi. Et vite.

- Vite?

- Vite! Si on réfléchit trop au moment idéal pour avoir des enfants, on est foutu. (...)

- Ca réfléchit à des trucs pareils, les filles?

- Sur beaucoup de sujets, cher gros tas de muscles à minuscule cervelle, les filles sont tenues de réfléchir pour deux.
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Videos de Eric-Emmanuel Schmitt (57) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Eric-Emmanuel Schmitt
A l'occasion de la sortie au Livre de Poche des "Perroquets de la place d'Arezzo", roman touffu dans la jungle des désirs grâce à une trentaine de personnages tous plus fougueux les uns que les autres, Eric-Emmanuel Schmitt s'est prêté à un entretien sur les grandes thématiques de son oeuvre à commencer par l'amour, au gré du hasard d'un jeu de cartes.
En savoir plus sur "Les Perroquets de la place d'Arezzo" : http://www.myboox.fr/livre/les-perroq...
Musique : As I figure_Latinesque
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