AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2226190902
Éditeur : Albin Michel (2009)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.41/5 (sur 858 notes)
Résumé :
Sauvage, révolté, Jun promène ses quinze ans dans les rues de Tokyo, loin d'une famille dont il refuse de parler.
Sa rencontre avec un maître du sumo, qui décèle un « gros » en lui malgré son physique efflanqué, l'entraîne dans la pratique du plus mystérieux des arts martiaux. Avec lui, Jun découvre le monde insoupçonné de la force, de l'intelligence et de l'acceptation de soi.
Mais comment atteindre le zen lorsqu'on n'est que douleur et violence ? Com... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (119) Voir plus Ajouter une critique
le_Bison
10 novembre 2016
  • 4/ 5
Quatre du matin, c'est l'heure où je découvre ce livre, sortant nu de sous la couette (précision pour mon fanclub féminin qui aime les grosses bêtes à poil). Je me regarde, beurk, et je vois le gros qui sommeille en moi. Pas sûr que « sommeille » soit le verbe exact puisque je suis réveillé, allongé sur mon canapé aux couleurs automnales, ton « taupe ». Je me taperai bien une bière, à défaut d'autres plaisirs, peut-être que ça fait grossir la bière, mais si peu. Bref, je ne vais pas m'allonger plus longtemps sur le divan, puisque c'est un canapé, et que je tourne les pages de ce roman guère plus léger qu'un sumo qui ne pouvait pas grossir. Je découvre pour la première fois Eric-Emmanuel Schmitt, il faut bien une première fois, tu te souviens de ta première fois… N'hésites pas à venir t'allonger sur le divan pour me parler de ta première fois, je suis tout ouïe, j'écoute, je parle pas, mais j'écoute.
Voilà donc un vieux qui, sourire aux lèvres, jambes flageolantes, odeur de naphtaline, dis au petit Jun « Je vois un gros en toi ». Putain, mais Jun, c'est moi ! Parce que c'est vrai que je suis gros. Surtout devant le miroir, ô mon beau miroir, si bien que j'enlève mes lunettes pour ne pas voir ce que je vois. Jun, un être presque asocial qui a du mal à se sentir à l'aise dans la collectivité. Putain, mais Jun, c'est moi ! Jun, un ado qui erre dans les rues de Tokyo, à vendre des revues pornos ou des canards en plastique pour le bain qui a beaucoup émoustillé la blonde amarrée aux mots, à en faire frétiller, nul doute, son majeur tout en élevant sa spiritualité bouddhique devant l'autel de ses seins, saints coin-coin. Jun, un type qui méprise sa putain de vie, autant que ma putain de vie.
D'ailleurs, les sumotoris me fascinent, ce mélange de graisse et de force physique, ce sex-appeal qui fait tourner les têtes des jeunes et émoustillantes japonaises, le kimono à demi-ouvert. Rien que pour ça, je me serais bien vu en sumotori. le sumo, entre sport et spiritualité, des traditions ancestrales dans un monde connecté si moderne, des règles simples mais un tel respect, du lieu, des autres, des Dieux. Mais le sumo n'est qu'une excuse pour parler confiance en soi, pour évoquer la voie à prendre dans sa vie, les chemins de traverse au détour d'une putain de vie. Un peu de bouddhisme, un peu de zen, une bière, une belle nuit de lecture.
Cinq heures du mat, Paris s'éveille, les poubelles s'amoncellent, le dernier métro de Tokyo a vu ses passants éméchés s'engouffrer pendant que la ligne 13 prend du service. Dans quelques minutes, je plongerais à nouveau dans le sous-sol métropolitain, il me reste une heure de sommeil, mon premier roman d'EES achevé. Une fois démarré, je n'ai pu le lâcher. Mine de rien, un inconnu que tu croises dans la rue et qui te traite de gros, ça fait réfléchir à ta putain de vie. Et si je sortais maintenant, profiter de cet instant de répit où je me retrouve seul, avec la lune, avec le silence. Et si je me taisais…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          477
rabanne
29 novembre 2016
  • 3/ 5
Un petit livre-transition parfaitement le bienvenu entre deux révisions (dont 7 heures à plancher sur un devoir à rendre !). Bon, ça ne mange pas de pain, et c'est facile à lire. Un roman initiatique gentiment sympathique, mais j'ai davantage apprécié la seconde partie de l'intrigue que la première.
Un adolescent vivant dans la rue va, à la faveur d'une rencontre, apprendre à s'accepter et renaître à lui-même. Mais on ne devient pas un sumo du jour au lendemain, surtout dans le cas de Jun !...
Un récit qui parle de remise en question, de dépassement de soi, de quête d'identité, de cheminement spirituel, mais aussi d'abandon, de courage, de confiance, de consolation et d'amour.
Commenter  J’apprécie          382
lecassin
29 octobre 2012
  • 4/ 5
Poursuivant la série du « cycle de l'invisible », commencé en 1997 avec « Milarepa », Eric-Emmanuel Schmitt nous livre avec « le sumo qui ne pouvait pas grossir », un succulent conte philosophique.
Au Japon, Jun, adolescent, traine dans les rues et subsiste misérablement en vendant des colifichets à la sauvette. Malingre, il est pourtant accosté par Shomintsu, un maître du sumo qui voit en lui, un gros… Il réussira à le convaincre de rejoindre son école de sumo.
Là, le jeune garçon apprendra beaucoup de choses sur la vie, mais surtout sur lui-même ; lui qui se définissait à son entrée à l'école de Shomintsu comme « intolérant à la terre entière ; y compris à lui-même »
Il finira par découvrir qu'on ne peu progresser qu'en s'acceptant tel qu'on est, et non pas tel qu'on prétend être ; et que les frustrations enfouies ont un grand intérêt à prendre l'air…
Tout comme « Milarepa », « Monsieur Ibrahim », « Oscar » et « L'enfant de Noé », ce cinquième élément du « Cycle de l'invisible » ne manque pas de saveur ; tout comme la plume d'Eric-Emmanuel Schmitt, d'ailleurs… Un petit bouquin qui se lit en une heure mais que l'on rumine ensuite… beaucoup plus qu'une heure…
Car il faut vous préciser qu'à l'époque, je souffrais d'allergie. J'étais devenu intolérant à la terre entière. Y compris à moi.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          270
infini
08 février 2014
  • 5/ 5
Ce livre ; une pépite d'espérance , d'optimisme , de spiritualité...
Eric-Emmanuel SCHIMTT a le don dans sa plume de transmettre à chaque fois une réflexion .
Petit roman qui se lit rapidement ,facilement....et a travers ses lignes nous emmène à la dernière page a une remise en question sur notre propre vie..
Dans ce petit livre , il est question d'arts martiaux..de volonté ,et de dépassement de soi meme..de dépasser ses souffrance pour exister
Monsieur SCHIMTT...y'a rien a dire , j'aime tous vos livre et celui ci m'a emmené du soleil dans cette après midi pluvieux!!Merci!!
Commenter  J’apprécie          282
ssstella
26 avril 2016
  • 4/ 5
C'est frais, c'est léger... ça se mange sans faim... pas de risque d'indigestion !
Un joli et délicieux petit dessert !
Traduction :
Une lecture sympa, si courte... ça se lit vite... on n'a pas le temps de s'ennuyer !
Un distrayant et intelligent petit livre !
Commenter  J’apprécie          282
Citations & extraits (132) Voir plus Ajouter une citation
rabannerabanne29 novembre 2016
- Tu penses mal, Jun ! M'avoua Shomintsu un jour en soupirant. D'abord, parce que tu penses trop. Ensuite, parce que tu ne penses pas assez. (...)
C'est toi qui appauvris ta perception parce que tu n'y vois que ce que tu y mets : tes préjugés.
Commenter  J’apprécie          200
rabannerabanne29 novembre 2016
Paranoïa, je crois, on appelle ce genre d'illusion à répétition, oui, je fais de la paranoïa, en plus de l'allergie.
Commenter  J’apprécie          50
le_Bisonle_Bison19 octobre 2016
Si j’avais une certitude, c’était que je n’irais jamais voir un match de sumo, le sommet de ce que je haïssais au Japon, le pic du ringard, le Fuji-Yama de l’horreur.
- Des tas de lard de deux cents kilos en chignon, quasi nus, un string de soie dans le cul, qui s’agitent sur une piste en cercle, merci ! Suffit pas de me glisser une invitation, faudrait me payer pour que j’aille voir des sacs de graisse se foutre sur la gueule.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          366
le_Bisonle_Bison07 novembre 2016
Tokyo, quatre heures du matin… Peut-être le seul moment où la vie humaine s’offrait un répit, où la ville de goudron, de pierre, de béton dont les échangeurs routiers s’étageaient et s’enroulaient telles des lianes, redevenaient une forêt où les animaux allaient boire, se nourrir. Rats et corbeaux fonçaient sur les détritus, les rats lâchant les entrailles de la terre, caves, tuyaux, parkings, gaines, pour s’aventurer dans les rues désertes, les corbeaux abandonnant leurs perchoirs, tours, antennes, piliers électriques, pour déchiqueter de leur bec puissant les corps organiques en décomposition.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220
coluccirosy57coluccirosy5706 septembre 2015
- Le gros en moi, ça y est je le vois : le gros, ce n'est pas le vainqueur des autres, mais le moi qui marche devant moi, qui me guide, m'inspire. ça y est, je vois le gros en moi. Maintenant, je vais maigrir et entreprendre des études pour devenir médecin.
Son visage se tendit de plaisir.
- Merci, maître, de m'avoir remis sur le chemin, de m'avoir montré que j'étais capable d'y marcher.
- Tu as raison, Jun. Le but, ce n'est pas le bout du chemin, c'est le cheminement.
- Voilà. Je ne veux pas triompher, je veux vivre.
- Bien vu. La vie n'est ni un jeu ni un match, sinon il y aurait des gagnants.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
Videos de Eric-Emmanuel Schmitt (66) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Eric-Emmanuel Schmitt
Le 8 septembre 2016, François Busnel reçoit : Salman Rushdie pour Deux ans, huit mois et vingt huit nuits (Actes Sud) Eric Emmanuel Schmitt pour L?homme qui voyait à travers les visages (Albin Michel) Trinh Xuan Thuan pour La plénitude du vide (Albin Michel) Tobie Nathan pour Les secrets de vos rêves (Odile Jacob) Leïla Slimani pour Chanson douce (Gallimard)
François Busnel propose en direct chaque jeudi à 20h35 sur France 5, un magazine qui suit de près l'actualité littéraire avec pour seul mot d'ordre, le plaisir.
Retrouvez toutes les informations sur les invités et leur actualité sur notre site : http://www.france5.fr/la-grande-librairie https://www.facebook.com/pages/La-Grande-Librairie/512305502130115 https://twitter.com/GrandeLibrairie Et réagissez en direct pendant l?émission avec le hashtag #LGLf5.
+ Lire la suite
autres livres classés : sumoVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle


Lecteurs (1438) Voir plus




Quiz Voir plus

Le sumo qui ne pouvait pas grossir êtes vous incollable?

Comment s'appelle le personnage principal?

Jun
Pau
Jules
Pun

9 questions
13 lecteurs ont répondu
Thème : Le sumo qui ne pouvait pas grossir de Eric-Emmanuel SchmittCréer un quiz sur ce livre