ISBN : 2226215204
Éditeur : Albin Michel (2010)


Note moyenne : 2.94/5 (sur 33 notes) Ajouter à mes livres
Un jour, lors d'une exposition de masques, Beethoven revient dans la vie d'Eric-Emmanuel Schmitt : l'écrivain se rappelle l'avoir aimé passionnément autrefois, pendant son adolescence.

Pourquoi Beethoven s'est-il éloigné ? Pourquoi l'homme d'aujourd' hui ... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (16)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 1.00/5
    Par Pasdel, le 05 janvier 2012

    Pasdel
    Un sentiment m'envahit pour écrire cette critique: la déception.Autant le titre semblait original, autant l'essai m'est apparu banal.Certes, on sent l'auteur passionné,emprunt de Beethoven. Certes,l'écriture est agréable,l'écrivain cultivé.Mais l'osmose ne prends,faut-il écouter Beethoven pour s'immerger dans cet essai?Je n'en suis pas sûr.Beethoven,comme Mozart,se suffit à lui-même,pas besoin de pamphlet.
    Heureusement,la pièce qui lui est adjointe permet de terminer le livre avec  un sentiment plus mitigé.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (24 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par Lostinmypal, le 26 janvier 2012

    Lostinmypal
    Je savais que ça n'avait quasi aucune chance de me plaire mais je me suis dit que 100 pages (je n'ai lu que le début de la pièce de Théâtre qui suit et c'est laaaargement suffisant :S) en police 16, ce n'était pas la mer à boire. J'avais tort.
    Pour preuve, j'ai dû mettre un CD de Mozart pour arriver à finir les 10 dernières pages et encore ce fut une épreuve (je précise que j'ai lu 90% du bouquin en diagonale par charité envers moi-même).
    Je n'ai pas écouté le CD non plus, non que je n'aime pas Beethoven mais je n'aime pas lire avec de la musique en fond sonore, sauf force majeure.
    Tout n'est pas à jeter dans le livre mais globalement c'est du Schmitt : c'est gentil, décousu, vaguement profond à l'occasion, ça tourne en rond et, surtout, c'est blindé de poncifs au-delà du raisonnable. Je veux bien faire un effort et me mettre en condition pour lire EES mais il ne faut pas qu'il abuse de ma bonne volonté ;) le pire étant un passage concernant les bons sentiments. Sa justification est à hurler de rire ou presque.En l'occurrence, ce livre n'est pas une pure fiction puisque l'auteur évoque sa relation avec Beethoven. Cela ne serait pas dérangeant si on n'avait pas parfois/souvent le sentiment que l'auteur carbure à dieu seul sait quelle substance vraisemblablement illégale. Je veux dire : j'adore Mozart mais on discute rarement lui et moi et je n'ai jamais eu le sentiment qu'il m'envoyait des messages et m'aidait à résoudre mes problèmes. Schmitt dira que c'est parce que justement la musique de Mozart s'adresse à dieu tandis que Beethoven, c'est l'humain.
    C'est d'ailleurs toute la thèse de Schmitt : un peu plus de Beethoven dans ce monde et l'humanité en serait transfigurée.
    Si je le suis sur le fait que l'humanité court à sa perte, je le lâche de suite quand il en appelle à la musique de Beethoven. Je fais partie de ses gens qui croient fermement aux pouvoirs de la musique et à ceux des arts en général mais un peu de pragmatisme n'a jamais tué personne et c'est là que Schmitt délire un poil à mon sens. Entre son arbre musicien (je n'ai absolument pas compris en quoi l'arbre était musicien au passage) et son "credo de l'optimisme moderne" (sic), j'ai quand même eu le sentiment que l'auteur était dedans jusqu'au cou (j'imagine que de son côté, il me range du côté des crétins, des insensibles).
    Pour Schmitt, Beethoven est le symbole de l'optimisme et si je trouve merveilleux que LVB ait ce pouvoir sur EES, la démonstration est parfois un peu poussive. En gros, en dépit de ses difficultés, Beethoven n'a pas renoncé et à même écrit un "hymne à la joie", preuve donc que "on peut chanter dans une impasse, revendiquer l'optimisme en ayant conscience du tragique." C'est beau ; je me sens presque malheureuse de ne pas arriver à adhérer.
    Mais ce n'est pas le pire. Non, LVB "croyait à l'affirmation individuelle" (EES semble avoir des infos de première main !).
    En vérité, ce qui me gêne, ce ne sont pas les convictions de EES mais sa façon de les rattacher à LVB. Moi aussi, je suis pour la revalorisation de l'individu dans une époque où ce dernier est broyé, moi aussi je trouve dommage que nous ayons démissionné face à un monde corrompu et je suis pour plus de positivisme afin de renverser la tendance... mais je ne vois pas le rapport avec LVB.
    Quand EES explique que la mort de LVB coïncide avec la fin d'un certain humanisme et que cela conduira aux camps de concentration, ça me semble "un peu" extrême comme position...

    Alors, je sais bien que mes critiques pourraient être balayées d'un coup de : "il ne faut pas lire ce livre au premier degré" mais l'auteur fait tout pour nous maintenir dans ce premier degré et c'est un point que je lui reproche tout particulièrement. EES en reste à de la psychologie pour ado !
    Pour finir sur une bonne appréciation et prouver ma bonne volonté, j'ai apprécié "son" analyse de la comédie et de la tragédie (analyse empruntée à Aristote - l'auteur le précise) : "la comédie peint ce qu'il y a de petit en l'homme, la tragédie montre ce qu'il y a d'élevé. Comédie et tragédie ne s'opposent pas sur le rire et les larmes [...] mais sur le contenu philosophique. La comédie souligne les défauts des hommes... la tragédie en exalte les qualités... La comédie diminue, la tragédie agrandit."
    Le seul pb c'est que LVB n'est pas le seul compositeur dont la vie fut tragique et donc que s'en servir pour étayer ce genre de thèse est nécessairement réducteur (bon, pour la fille qui voulait finir sur une note positive, c'est un peu raté :D Pourtant, je fais des efforts !!!).
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Kittiwake, le 29 janvier 2012

    Kittiwake
    Dans un deuxième ouvrage consacré à la musique, après Mozart, Eric Emanuel Schmidt aborde ici Beethoven. Ou plutôt son cheminement musical et le rôle qu'y a joué le compositeur. En effet, ne comptez pas apprendre de croustillantes anecdotes ou approfondir ce que furent la vie et l'oeuvre de Beethoven : hormis le fait que la surdité l'a enfermé dans un ghetto de silence, ce que tout le monde sait. Par contre l'auteur nous conte combien le musicien l'a accompagné tout au long de sa jeunesse à tout moment et de façon exclusive au point d'en arriver à une overdose, et de rester associé à cette période trouble qu'est l'adolescence. Il faudra des années plus tard une émotion intense ressentie au cours d'une représentation de Fidélio, à laquelle il s'était rendu à contre-coeur pour redécouvrir la beauté et la puissance d'évocation de cette musique.
    Tout l'intérêt du récit réside dans le fait qu'il est accompagné d'un disque qui contient les principaux morceaux cités bien mis en exergue pour que le lecteur les écoute au bon moment, ce que je trouve très intéressant. Tant de romans font référence à des morceaux de musique que l'on aimerait partager en tant réel au cours de la lecture sans que cela soit immédiatement accessible.
    Cette première partie du livre est très courte (106 pages écrites gros). Elle est suivie d'une pièce de Théâtre, monologue d'une femme «sénior» qui s'inflige l'écoute de Beethoven et pousse la provocation jusqu'à l'imposer aux passants d'un parc public. Cette musique sera rédemptrice pour les amies de la narratrice, ainsi que pour sa belle fille avec qui elle est brouillée, et pour finir pour un jeune danseur de hip-hop bien loin de cette «musique d'église» comme il la désigne lors de leur première rencontre
    La pièce est agréable bien que donnant l'impression d'avoir été écrite à la va-vite. Elle aurait mérité un peu plus de liant entre les scènes pour la rendre plus crédible
    Cela reste un moment de lecture agréable à condition de ne pas y chercher plus que l'on ne peut y trouver


    Lien : http://kittylamouette.blogspot.com/2012/01/quand-je-pense-que-beetho..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Cath36, le 26 février 2011

    Cath36
    Livre médiocre, lu en une journée. Si Beethoven écrivait de la musique plutôt que d'en parler, il avait ses raisons, qui valaient bien celles de l'auteur. Sa musique me semble infiniment plus grande que ce qu'Éric-Emmanuel Schmitt en dit, et si comme il le dit, les mauvais sentiments ne font pas un livre, je persiste à croire que les bons ne suffisent pas. Texte sympathique, sans plus et bourré de vérités toutes faites. Beethoven ne nous assène pas de la morale, quoiqu'en pense l'auteur, il nous aide à vivre et c'est beaucoup moins mortifère : la musique est vivante, elle ne nous enferme jamais dans des dogmes. Beaucoup d'excellents ouvrages ont été déjà écrit sur le grand homme et ce livre-ci n'ajoute rien à l'affaire.A zapper allègrement et mettre plutôt une bonne interprétation de l'hymne à la joie dans son lecteur de CD. (Cf d'ailleurs le CD qui accompagne le livre)
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par pops74, le 27 septembre 2011

    pops74
    Pourquoi ce livre : j'ai décidé de lire ce court ouvrage car nous avons parler de l'auteur récemment sur le forum de vendredi lecture, notamment à travers Oscar et la dame rose. Cela m'a donné envie de me lire du EM Schmitt et comme celui-ci était dans ma PAL (Pile à Lire), je l'ai choisi.
    Résumé : Dans cet essai Eric-Emmanuel Schmitt nous parle de sa relation avec Beethoven tout au long de sa vie : la découverte et la vie commune au cours de l'adolescence, la relation presque amoureuse, la jalousie de Beethoven envers Mozart, la rupture, et les retrouvailles de l'auteur avec son « idole » de jeunesse 30 ans plus tard.
    Cet essai est suivi d'un court roman : Kiki van Beethoven. L'auteur y aborde le même sujet mais romancé et théâtralisé. Lorsqu'elles étaient jeunes, Kiki, Candie, Zoé et Rachel avaient l'habitude d'entendre de la musique jouée par les masques de Beethoven que l'on trouvait dans les salons. Alors que les bustes de Bach paralysaient les jeunes artistes, Beethoven aidaient a l'inspiration. Mais à 60 ans, Kiki trouve un masque de Beethoven sur une brocante. Et celui ci ne joue plus de musique. Est-ce Beethoven qui a changé ou est-ce les quatre amies qui ne savent plus écouter ?
    Mon avis : Dans cet ouvrage, EM Schmitt va au plus profond de son intimité. Il nous livre ici l'histoire de sa relation avec le musicien, le cheminement pour retrouver le plaisir d'écouter ces sonates et autres symphonies. Dans son essai, l'auteur décrypte les morceaux les plus célèbres et donne son avis et sa propre interprétation sur ceux-ci. Ainsi on découvre plus en profondeur la 9ème symphonie, l'opéra Fidelio ou encore le 4ème concerto pour piano. Je pense que c'est un livre à transformer en « livre enrichi » en numérique afin d'avoir accès aux morceaux qu'il évoque et analyse. En effet, même si l'on connait tous un morceau de Beethoven, il n'est pas toujours aisé de retenir quel titre à tel morceaux tellement connu. La version papier est effectivement accompagné d'un CD offert.
    Concernant Kiki von Beethoven, il s'agit d'un roman qui a été joué au Théâtre. L'intrigue est courte, l'histoire ne fait que quelques pages. On suit quatre amies dans leur reconquête de l'écoute de Beethoven. On suit plus particulièrement l'histoire de Kiki qui étouffe dès qu'elle entend quelques notes de Beethoven. Pour comprendre et réapprendre à aimer l'artiste de son enfance, elle va devoir se plonger dans son passé et l'accepter.
    Kili est seulement la troisième du groupe à redécouvrir la musique du virtuose sourd. Mais si l'on a le droit de savoir comment Zoé et Rachel ont réappris à écouter, j'ai trouvé dommage qu'aucun détail ne soit donné quant au chemin initiatique du 4ème membre delà joyeuse troupe : Claudie. Pourtant cela aurait été intéressant car Rachel est décrite comme une personne assez fausse car sur-botoxée et bronzée toute l'année. J'aurais apprécié de voir l'évolution de personnalité de ce personnage.
    A la lecture de Kiki van Beethoven, Quand je pense... devient une sorte de longue préface explicative. Car les personnages sont bien différents de l'auteur mais l'on sait, grâce au texte précédent, que c'est son histoire. En effet, je pense que je n'aurais pas vu delà même façon Kiki si je n'avais su qu'il s'agissait d'une transposition du ressenti et du vécu de schmitt.
    Ce roman a été adapté au Théâtre en 2010 et je trouve que l'adaptation est une très bonne idée car tout comme je parlais de roman enrichi pour la première partie, je pense que le Théâtre permet d'allier les différents arts et d'écouter les œuvres de Beethoven quand on en parle sur scène. D'autant qu'ici, le hip hop vient se mêler à l'histoire !

    Lien : http://quandpaulinelit.canalblog.com/archives/2011/09/26/22164792.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (30)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Cath36, le 26 février 2011

    Je suis optimiste parce que je trouve le monde féroce, injuste, indifférent.
    Je suis optimiste parce que j'estime la vie trop courte, limitée, douloureuse.
    Je suis optimiste parce que j'ai accompli le deuil de la connaissance et que je sais désormais que je ne saurai jamais rien.
    Je suis optimiste parce que je remarque que tout équilibre est fragile, provisoire.
    Je suis optimiste parce que je ne crois pas au progrès, plus exactement, je ne crois pas qu'il y ait un progrès automatique, nécessaire, inéluctable, un progrès sans moi, sans nous, sans notre volonté et notre sueur.
    Je suis optimiste parce que je crains que le pire n'arrive et que je ferai tout pour l'éviter.
    Je suis optimiste parce que c'est la seule proposition intelligente que l'absurde m’inspire
    Je suis optimiste parce que c'est l'unique action cohérente que le désespoir me souffle..
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par Cath36, le 26 février 2011

    Le but est d'habiter la condition humaine. Pour y parvenir, il faut d'abord accepter notre fragilité, nos défaillances, nos tourments, notre perplexité; abandonner l'illusion de savoir ; faire le deuil de la vérité ; reconnaître l'autre comme un frère en questionnement et en ignorance ; cela s'appelle l'humanisme. Pour s'y maintenir, il faut aussi lutter contre la peur, celle de l'échec, celle de la vie, celle de la mort; cela s'appelle le courage. Pour y persévérer, il faut exhaler ce qu'il y a de meilleur en l'homme, de beau dans le cosmos, d'admirable parmi la création ; cela s'appelle la hauteur. Pour s' y sentir bien, il faut dépasser la tristesse, le désarroi, la haine du provisoire, le besoin de posséder ; on doit préférer ouvrir les bras, privilégier l'énergie, célébrer l'existence ; cela s'appelle la joie. Humanisme, courage, culte de la hauteur, choix de la joie : voilà les quatre propositions de Beethoven. On appelle cela une morale.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Cath36, le 25 février 2011

    Plutôt que l'Hymne à la joie, j'aurais envie d'appeler cette oeuvre la Rédemption par la joie car la musique de Beethoven offre une leçon. Nos vies sont dramatiques, tragiques, douloureuses, mais le drame ne constitue pas le but du drame, le tragique doit être accepté, la douleur surmontée.... Entre la séduction de l'abîme et la jouissance de respirer, Beethoven a choisi : il préfère la ferveur.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Cath36, le 25 février 2011

    Mme Vo Than Loc avait été cantatrice puis, la quarantaine franchie, remarquant que sa voix se durcissait... elle avait abandonné ses emplois de femme fatale, renoncé à tourmenter les ténors sur les scènes de province ou à périr de passion à l'acte IV, et, rangeant ses fards, jetant ses filtres d'amour, remisant au grenier ses robes à décolleté, s'était établie professeur de piano à Lyon.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par lisa3, le 19 février 2011

    les amants se séparent toujours pour les raisons qui les ont d'abord réunis. Beethoven m'avait séduit par sa positivité et sa stimulation passionnelle ; c'était cela même que je fuyais en l'abandonnant.
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)

> voir toutes (27)

Videos de Eric-Emmanuel Schmitt

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Eric-Emmanuel Schmitt


Mr Ibrahim et les fleurs du Coran d'Eric-Emmanuel Schmitt
Extrait vidéo de la représentation théâtrale








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent ; Kiki van Beethoven (1CD audio) par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (80)

> voir plus

Quiz