ISBN : 2253153966
Éditeur : Le Livre de Poche (2002)


Note moyenne : 3.75/5 (sur 32 notes) Ajouter à mes livres

" La philosophie prétend expliquer le monde, le théâtre de représenter. Mêlant les deux, j'essaie de réfléchir dramatiquement la condition humaine, d'y déposer l'intimité de mes interrogations, d'y exprimer mon d&#... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 3.00/5
    Par Sarah_DD, le 04 juin 2008

    Sarah_DD
    J'ai particulièrement apprécié les deux premières pièces, l'une sur Dom Juan, l'autre sur Freud. C'est un des auteurs que j'aime beaucoup: les thèmes, s'ils ne sont pas neufs, sont abordés par un biais original, les formes sont variées, les personnages et les répliques toujours piquants. Je n'ai jamais trouvé que l'histoire était trop prévisible, et si parfois elle l'était on peut sans problème lire cet auteur pour son maniement de la langue. On est toujours gagnant.
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    • Livres 4.00/5
    Par blogoculture, le 31 janvier 2011

    blogoculture
    Un petit recueil de quatre pièces de Théâtre d'Eric-Emmanuel Schmitt largement imbibé de philosophie et d'humour. La lecture est légère, mais pose tout de même de nombreuses questions au lecteur. Dieu existe-t-il ? Qu'est-ce que la liberté ?
    ...
    La suite sur le blog!

    Lien : http://blogoculture.com/2010/09/theatre-eric-emmanuel-schmitt/
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    • Livres 4.00/5
    Par blogoculture, le 01 novembre 2010

    blogoculture
    Un petit recueil de quatre pièces de Théâtre de Eric-Emmanuel Schmitt largement imbibé de philosophie et d'humour. La lecture est légère, mais pose tout de même de nombreuses questions au lecteur. Dieu existe-t-il ? Qu'est-ce que la liberté ?
    ...
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Citations et extraits

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  • Par blogoculture, le 31 janvier 2011

    Il y a une part divine en l’homme ; c’est celle qui lui permet, désormais, de nier Dieu. Vous ne vous contentez pas à moins. Vous avez fait place nette : le monde n’est que le produit du hasard, un entêtement confus des molécules ! Et dans l'absence de tout maître, c’est vous qui désormais légiférez. Être le maître... ! Jamais cette folie ne vous prendra le front comme en siècle. Le maître de la nature: et vous souillerez la terre et noircirez les nuages ! Le maître de la matière : et vous ferez trembler le monde ! Le maître de la politique : et vous créerez le totalitarisme ! Le maître de la vie : et vous choisirez vos enfants sur catalogue ! Le maître de votre corps : et vous craindrez tellement la maladie et la mort que vous accepterez de substituer à n’importe quel prix, pas vivre mais survivre, anesthésiés, comme des légumes en serre ! Le maître de la morale : et vous penserez que ce sont les hommes qui inventent les lois, et qu’au fond tout se vaut, donc rien ne vaut ! Alors le Dieu sera l’argent, le seul qui subsiste, on lui construira des temples de partout dans les villes, et tout le monde pensera creux, désormais, dans l’absence de Dieu.
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  • Par blogoculture, le 31 janvier 2011

    Il y a une part divine en l’homme ; c’est celle qui lui permet, désormais, de nier Dieu. Vous ne vous contentez pas à moins. Vous avez fait place nette : le monde n’est que le produit du hasard, un entêtement confus des molécules ! Et dans l'absence de tout maître, c’est vous qui désormais légiférez. Être le maître... ! Jamais cette folie ne vous prendra le front comme en siècle. Le maître de la nature: et vous souillerez la terre et noircirez les nuages ! Le maître de la matière : et vous ferez trembler le monde ! Le maître de la politique : et vous créerez le totalitarisme ! Le maître de la vie : et vous choisirez vos enfants sur catalogue ! Le maître de votre corps : et vous craindrez tellement la maladie et la mort que vous accepterez de substituer à n’importe quel prix, pas vivre mais survivre, anesthésiés, comme des légumes en serre ! Le maître de la morale : et vous penserez que ce sont les hommes qui inventent les lois, et qu’au fond tout se vaut, donc rien ne vaut ! Alors le Dieu sera l’argent, le seul qui subsiste, on lui construira des temples de partout dans les villes, et tout le monde pensera creux, désormais, dans l’absence de Dieu.
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  • Par blogoculture, le 31 janvier 2011

    Posez vos pioches et vos aiguilles ! Notre monnaie c’est le plaisir ; prenez le, ici, et sans vergogne, ici, maintenant, et encore et encore ! “ Que se passerait-il ? Plus personne pour travailler, pour suer, pour se battre. Des hommes inactifs, vacant à leurs seuls plaisirs. Plus d’enfants légitimes ou illégitimes, mais une joyeuse marmaille avec trente-six mères et cent vingt pères ! Plus de propriété, plus d’héritage, plus de transmission des biens ou privilèges par le sang, car le sang désormais est brouillé, il coule partout, et le sperme aussi. La vie comme un joyeux bordel, mais sans clients, sans maquerelles, avec rien que des filles ! Vous imaginez la pagaille ? Et l’industrie ? Et le commerce ? Et la famille ? Et les fortunes ? Il n’y aurait plus de pauvres, car la richesse ne serait plus d’argent, mais de plaisir, et tout homme est suffisamment bien doté pour connaître le plaisir.
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  • Par blogoculture, le 31 janvier 2011

    Je suis un théorie selon laquelle le mal n’existe pas. Chacun cherche toujours à faire quelque chose de bien. Et, si ce n’est pas le bien en soi, chacun désire quelque chose de bon pour lui. Bref, le bien et le bon, voici les deux seuls objectifs de l’individu. Imaginez, votre Diablerie : à partir du moment où l’homme pense cela, le mal n’est plus qu’un accident de parcours, une erreur du jugement, une peccadille, un dysfonctionnement passager, une mouche qui s’égare. Le mal devient négligeable, vidé de son poids, illusoire. Le fauteur reste innocent.
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  • Par blogoculture, le 31 janvier 2011

    Sargatans. Je suis une théorie selon laquelle le mal n’est jamais qu’un moindre mal. Un mort vaut mieux que cent, une petite guerre vaut mieux qu’une grande, un otage exécuté mieux qu’un conflit ouvert. Je suis le mal à la petite semaine, le mal préventif : une condamnation à mort, même celle d’un innoncent, a une valeur d’exemple et d’intimidation ; la vérité ne compte pas, seulement la vraisemblence de l’ordre. Je purge. Je fais le mal pour éviter le mal plus grand. Je noie le mal dans l’océan du relatif, je détermine, je soupèse, je minimise. Tout se calcule. Il n’y a plus de mal, seulement des chiffres, des stratégies. J’analyse, je ne sens rien, je n’ai pas de regard moral, je suis...

    Le Diable. Tu es ?

    Sargatans. Le pragmatisme.
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Vidéo de Eric-Emmanuel Schmitt


Mr Ibrahim et les fleurs du Coran d'Eric-Emmanuel Schmitt
Extrait vidéo de la représentation théâtrale











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