ISBN : 2234061598
Éditeur : Stock (2008)


Note moyenne : 2.57/5 (sur 21 notes) Ajouter à mes livres
Est-ce qu on me pardonnera d avoir été aimée à ce point ? se demande la narratrice. Est-ce qu on lui pardonnera la
chance inouïe d avoir passé les vingt-trois premières années de sa vie au « Val de Grâce » ?
Comment oublier 200 mètres carrés dans un immeub... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 1.00/5
    Par Lune, le 28 octobre 2008

    Lune
    Livre "star" de la rentrée 2008, il est interpellant de découvrir une génération sacrifiée par les horreurs humaines et décidant de protéger, surprotéger leur descendance née bien des années après la guerre. Il y a quelque chose de touchant dans cette démarche extrême même si quelques traits sont déplaisants. Lorsque je lis : "Deux fois seulement en dix-huit ans je me suis rendue chez elle. -(il s'agit de Madame Jacqueline, gouvernante, bonne à tout faire?)- Chaque fois, je suis restée sur le pas de la porte. Elle ne m'invitait pas à entrer. Je n'en avais pas le désir. Ni elle ni nous n'avons envie de mélanger sa vie, sa vraie, dans la nôtre. Elle sait tout de nous. Nous n'avons pas envie de savoir que l'on peut vivre autrement.", je ressens tristesse, amertume et suis heurtée, tant de choses ignorées... Préserver oui mais... le livre se lit rapidement avec son style simple, très parlant. Nous pénétrons dans une enfance avec ses particularités, ses joies intenses, ses non-dits, ses douleurs, sa douleur dans la perte atroce d'une mère aimante qui voulut préserver ses enfants et qui leur causera la pire des douleurs, sa propre disparition. Ce récit, thérapeutique pour l'auteur, ouvre la porte de l'appartement familial et la "grâce" dans lequel il baigne comme baignent souvent les maisons d'enfance. Après la mort, la vente, heureusement sans déchirure familiale, juste celle de ne plus jamais être petite et de devoir grandir. Par tous les sens, Colombe Schneck parcourt une dernière fois les pièces, les années, les amours, Le temps retrouvé (décidément Proust...) et grandit, grandit... La petite fille gâtée, trop? s'excuse "Est-ce qu'on me pardonnera d'avoir été aimée à ce point?" Bien sûr, on n'est jamais assez aimé... A son tour à présent d'aimer sans oublier les "Madame Jacqueline".
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Soundandfury, le 31 décembre 2010

    Soundandfury
    Comme prévu (voir ici le choix de mon 1er pack vacances ), je n'ai pas beaucoup aimé. J'ai bien compris la démarche, je n'ai rien d'autre à reprocher à ce livre que de n'être pas mon genre. Je l'ai tout de même lu en entier. Je peux compter sur les doigts d'une seule main les livres entamés jamais terminés: je songe à Jacquou le croquant, dans mon enfance, à la Divine comédie de Dante (problème d'édition, belle, mais très très lourde et encombrante).
    J'ai donc sagement tout lu, en quelques heures, avec la ferme intention de me "débarrasser", mais forte de cette certitude: je ne sais pas ne pas aimer au moins un peu une lecture. Les rares fois où cela m'arrive, il s'agit souvent d'un caprice de ma part. D'une circonstance extérieure qui m'a fait décider avant lecture que je n'aimerais pas ce livre. De la prétention de ne pas aimer un classique, juste pour faire mon intéressante.
    N'importe quel livre finit par se laisser aimer. Il suffit de jouer le jeu, d'accepter de se laisser séduire. De ne pas se braquer. Et cela n'a pas manqué avec Val de Grâce: un petit moment de bonheur, un verre d'eau bien fraîche, le plaisir de la crème solaire dans le dos et du massage qui l'accompagne: je relâche mon attention et hop... J'ai oublié mon hostilité programmée et je me mets à tolérer.
    Il s'agit d'un récit (autobiographique? Je déteste ne pas être sûre). Pas d'aventure trépidante. La narratrice, adulte, reviens sur ses années d'enfance, de jeunesse. Val de Grâce, c'est l'appartement parisien de la famille. Un lieu magique pour une enfance protégée, gâtée. Insouciance, caprices, domestique qui nettoie derrière vos bêtises... On a envie de dire « une gosse de riche » et de s'agacer un peu de ses « découvertes » : « Je ne mesurais pas mon bonheur. Je croyais que tout le monde vivait ainsi, je ne connaissais pas la valeur de l'argent » etc...
    Avec mon cynisme habituel, à l'épisode de la mère mourant d'une tumeur, j'ai soupiré que c'était à prévoir avec un pack « souvenirs, souvenirs ».
    Mais l'ensemble est finalement assez lucide. Si l'on met de côté l'aspect témoignage autobiographique qui fausse forcément la lecture (comment juger froidement le récit de la mort de la véritable mère de quelqu'un?), on peut apprécier le traitement de la matière « souvenir » et la prise de distance, le constat que fait la narratrice adulte: les petits détails qui auraient dû lui montrer que l'argent venait à manquer. Les fauteuils usés, les rideaux, les moquettes qui n'étaient plus changés. Ces choses qui lorsqu'elles passent à vos yeux de l'invisible au visible sont le signe que vous venez d'abandonner l'enfance pour le monde désenchanté et résigné des adultes.


    Lien : http://talememore.hautetfort.com/archive/2010/07/20/presque-le-coup-..
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    • Livres 4.00/5
    Par yv1, le 18 février 2011

    yv1
    Je connais et apprécie Colombe Schneck pour ses émissions télé et radio (J'ai mes sources, sur France Inter). Je savais qu'elle avait écrit un bouquin, et finalement je m'aperçois qu'elle en est à son troisième. Dans Val de Grâce, elle revient sur son enfance dans un appartement, quartier Val de Grâce à Paris. le déclencheur ? La maladie de sa mère qui l'entraîne vers une mort rapide certaine. Une enfance très libre, des parents aux principes d'éducation particuliers : à vrai dire aucun principe si ce n'est celui d'accéder aux désirs de leurs enfants. Enfants qui ainsi ne réalisent pas le manque d'argent qui se fait jour, la douloureuse histoire familiale (famille juive déportée pendant la guerre). De cet appartement, Colombe Schneck décrit les pièces, les meubles, les objets ; ils ont tous une histoire ou s'ils n'en ont pas a priori, la jeune Colombe les invente (cf. la jolie histoire qu'elle s'invente pour relier tous les tableaux accrochés au mur, qui indépendemment les uns des autres n'ont aucune valeur). Son style accrocheur, phrases courtes, hachées, répétitives donne une âme aux objets : le canapé vieux rose, les rideaux qui tombent presque en lambeaux, les meubles de boulangerie, ... On sent beaucoup de nostalgie pour cette enfance dont tout enfant rêverait, une certaine culpabilité de n'avoir pas pu accompagner sa maman dans ses derniers moments et beaucoup de fragilité chez cette jeune (adjectif inévitable, nous sommes de la même année !) femme journaliste-écrivaine, auteure d'un livre très sensible.

    Lien : http://lyvres.over-blog.com/article-24145030.html
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    • Livres 3.00/5
    Par VivianeB, le 05 avril 2009

    VivianeB
    J'ai tout lu de l'auteur et je pense que c'est son meilleur livre. le premier m'avait intéressée mais sans plus. le 2è, je l'ai oublié et pas du tout aimé. Quant à celui-ci, j'ai aimé qu'il soit le prétexte à raconter une histoire plus douloureuse. Avec un détachement feint, Colombe Schneck dévoile un pan de sa vie qui l'a marquée à tout jamais. C'est aussi un retour sur l'enfance, une enfance heureuse et choyée qui a fait d'elle ce qu'elle est. L'hommage rendu à sa mère est bouleversant mais c'est aussi un hommage rendu au couple parental qui lui a permis de grandir heureuse. Cela change des livres où l'on parle d'enfances ratées, tristes, douloureuses. Célébrons les enfances heureuses !
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  • Par mustango, le 29 août 2008

    mustango
    Colombe Schneck pourrait paraître bien agaçante à nous expliquer par A + B que rien de mieux qu'une vie de petite fille au Val de Grâce dans un appartement qui a une histoire, à nous détailler le mobilier, les vêtements etc. On se dit "oui tant mieux pour elle, d'avoir eu une enfance ex-cep-tio-nnelle et même parfaite!". Je me disais que tout ce livre la faisait appaître antipathique puis il y a eu les pages de fin qui justifie une enfance gâtée...
    Lecture agréable, mais pour moi rien de mieux que L'increvable Monsieur Schneck, son premier livre.
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Vidéo de Colombe Schneck

De l'enquête au livre .
Commencer par enquêter pour aborder l'écriture d'un nouveau livre : c'est ce que font de nombreux écrivains. Mais l'enquête sur un sujet précis ne suffit pas sinon cela donnerait "un article en un peu plus long". Que faut-il donc faire pour passer de l'enquête au livre ?Colombe Schneck parle de son expérience en évoquant deux de ses romans : L'increvable Monsieur Schneck (Stock, 2006) et Une femme célèbre (Stock, 2010).Cette interview vidéo a été réalisée le 20 octobre 2011, dans le cadre de la délibération pour attribuer le Prix Ozoir'elles qui récompense chaque année un recueil de nouvelles. le jury, dont fait partie Colombe Schneck, a la particularité d'être exclusivement composé de femmes.








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