> Marianna Simon (Traducteur)
> Martial Guéroult (Préfacier, etc.)

ISBN : 2264033193
Éditeur : 10-18 (2001)


Note moyenne : 3.91/5 (sur 11 notes) Ajouter à mes livres
il peut sembler qu'en publiant sous forme de livres séparés les deux textes de Schopenhauer intitulés Métaphysique de l'amour et Métaphysique de la mort, qui constituent deux chapitres des Compléments au Monde comme Volonté et Représentation, on aille contre les intenti... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(2)

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par vincentf, le 18 octobre 2011

    vincentf
    Le primat de l'espèce sur l'individu explique les contradictions de l'être humain. L'amour n'est autre que la ruse de notre être en tant qu'espèce pour que l'individu subsiste à travers ses enfants. Nous n'aimons qu'en fonction d'un instinct entièrement tourné vers la reproduction, mais nous croyons que nous ne sommes tournés que vers la volupté, le plaisir, la satisfaction pourtant toujours décevante d'une volonté de jouir. Schopenhauer, par cette idée, croit donner la clé du mystère de la passion amoureuse. Convaincant ? Si l'on suit les fondements de sa philosophie, sans doute oui. Quels sont-ils ? "Le Monde comme volonté et comme représentation" : la volonté est un vouloir-vivre, qui est subjectif, sans accès à l'intellect, c'est-à-dire à la représentation du monde, qui a pour but d'objectiviser celui-ci. Là, ça se complique... Essayons quand même de comprendre. L'espèce veut vivre et a donc peur de la mort. Elle seule pourtant ne meurt pas parce que l'homme en tant qu'espèce ne meurt pas (ce que l'on pourrait sans doute contester) et, grâce ou à cause de l'amour, vit éternellement. L'individu veut comprendre. Sa conscience donne donc naissance au monde, qui n'est qu'un phénomène, tout comme l'est l'individu. Ceux-ci, le monde et l'individu, sont donc mortels, mais ce n'est qu'accessoire, puisque l'être véritable, celui de l'espèce, de la volonté, de l'instinct demeure dans l'Idée sans cesse réactualisée de l'homme, Idée immuable et éternelle, donc impérissable. Que penser de tout cela ? Il y a quelque chose de limpide dans la pensée de Schopenhauer, et aussi quelque chose d'absolument insaisissable. J'avoue m'y être un peu perdu.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 07 juillet 2011

    cicou45
    Livre magnifique bien qu'il soit un peu difficile d'accès. Je l'ai lu bien après mon année de Terminale car, pour être franche, ce n'est pas le prof que j'ai eu au cours de cette année-là qui m'a donné le gout de la philosophe, et je ne regrette pas de l'avoir lu avec un peu plus de recul et surtout plus de maturité. Les volontés de l'auteur étaient que ces deux textes se lisent comme un tout et non pas comme deux textes bien distincts et,en ce sens, je suis tout à fait d'accord avec lui puisque bien que ces deux termes, l'amour et la mort, paraissent n'avoir aucun point commun, ils sont en réalité complémentaires. En effet, dans sa première théorie, Schopenhauer compare l'homme à un animal (ce qu'il est effectivement) et il explique que si les hommes et les femmes sont attirés les uns vers les autres, c'est uniquement parce qu'il sont guidés par leur instinct grégaire qui leur indique qu'ils se doivent de se reproduire pour perpétuer leur espèce. Il détruit en ce sens tout le mythe de la passion amoureuse et bien que sa théorie soit extrêmement bien étayée, c'est là où je ne suis pas d'accord avec lui.
    Dans la deuxième partie, Métaphysique de la mort, il explique cette fois que bien que tout est périssable en ce monde, étant donné que les êtres se reproduisent et que la vie finit toujours par se trouver un chemin, en clair, on peut dire que ces derniers ne forment qu'Un. Cette théorie là m'a plus plu car elle redonne espoir. En effet, qui peut affirmer qu'il n'a pas peur de la Mort ?
    Ouvrage à découvrir avec beaucoup de patience et de temps devant soi afin de pouvoir cerner toutes les subtilités que l'auteur tente de nous faire passer !
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (6 votes positifs)

> voir toutes (5)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par ay_guadalquivir, le 24 juillet 2009

    "Mais ce qui en fin de compte attire l'un vers l'autre deux individus de sexe différent avec tant de force et si exclusivement, c'est le vouloir-vivre présent dans toute l'espèce, qui réalise par anticipation une objectivation de son être conforme à ses intentions, dans l'individu que ces deux êtres peuvent produire."
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par cicou45, le 07 juillet 2011

    "Il n'y a pas de plus grand contraste que celui qui existe entre la fuite irrésistible du temps qui entraîne tout son contenu avec lui, et l'immobilité rigide de ce qui est vraiment, de ce qui est en tout temps un et identique."
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par cicou45, le 07 juillet 2011

    "Ainsi tout ne demeure qu'un instant et se hâte vers la mort. La plante et l'insecte meurent à la fin de l'été, l'animal et l'homme après un petit nombre d'années : la mort fauche sans relâche. Mais malgré cela, oui, comme s'in n'en était nullement ainsi, tout est toujours présent en son lieu et à sa place, comme si rien n'était périssable."
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par ay_guadalquivir, le 25 mars 2010

    Le désir, en effet, la privation, est la condition préliminaire de toute jouissance.
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par ay_guadalquivir, le 30 juillet 2009

    Schopenhauer cite, entre autres, l'Art Poétique d'Horace :
    " Un peintre peut, s'il le veut, ajouter un cou de cheval à une tête d'homme. "
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Métaphysique de l'amour, métaphysique de la mort par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (32)

  • Ils sont en train de le lire (1)

> voir plus

Quiz