> Jacques de Pressac (Traducteur)

ISBN : 2207258297
Éditeur : Denoël (2009)


Note moyenne : 4.2/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres
Ce vertigineux polar livre un point de vue implacable sur la société sicilienne et ses impasses.
Sciascia y reprend un thème qui lui est cher : démystifier l'organisation criminelle, son prétendu code d'honneur et sa noblesse, pour la montrer sous son vrai jour, ... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 5.00/5
    Par Julitjubile, le 08 février 2010

    Julitjubile
    Une enquête, trois morts, d'innombrables rumeurs et un zeste de séduction : un polar férocement ironique par lequel Sciascia démonte les codes de la mafia et dans la foulée ceux de l'Eglise et de la bourgeoisie... toutes trois profondément implantées dans la société sicilienne... et l'asphyxiant ! Question is : vaut-il mieux garder le silence sur ces impasses, ou les exposer ?
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Citations et extraits

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  • Par Julitjubile, le 08 février 2010

    « Proverbe, règle d'or : le mort est mort, apportons notre aide au vivant. Si vous prononcez ce proverbe devant un homme du Nord, il imaginera une scène dans laquelle il y a un mort et un blessé : il est en effet raisonnable de laisser là le mort et de penser à sauver le blessé. Un Sicilien verra en revanche une victime et son assassin. » (p.71)
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  • Par Julitjubile, le 08 février 2010

    « Du reste au café Romeris, entre ces vieillards, c'est ainsi que se tenaient les conversations : de longs silences, pendant lesquels chacun ruminait la question ; deux ou trois répliques de temps en temps. Et c'est en effet un quart d'heure plus tard que Son Excellence M. Mosca dit : « Ces chiens ne lisent plus Voltaire ». Dans le lexique du café Romeris, chiens signifiait hommes politiques. » (p.135)
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  • Par Julitjubile, le 08 février 2010

    Pas que « ces vivants qui l'ont directement, matériellement, l'ont assassiné. Les vivants qui ont asséché son coeur, qui l'ont amené à voir certains côtés de la vie, à faire certaines choses... […] Comme vous voyez, je suis moi aussi l'un de ces vivants qu'il faut aider. » (p.72).
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  • Par Julitjubile, le 08 février 2010

    « Ne déduisons rien, dit le baron, la réalité est toujours plus riche et plus imprévisible que nos déductions. » (p.145).
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