Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2213661553
Éditeur : Fayard (2012)
Ajouter à mes livres
Résumé :
Qu’est-ce que le genre ? Comment les identités sexuelles et les rapports entre hommes et femmes sont-ils construits, et comment se transforment-ils ? Quel rôle jouent, dans ces processus, la politique et les mobilisations collectives, l’économique et le social, mais aus... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

Critiques, analyses et avis (1)

> Ajouter une critique

  • Par de, le 13 novembre 2012

    de
    La mélancolie se fonde sur le fantasme d'un « home » qui n'a jamais vraiment existé
    Joan W. Scott indique, entre autres, en avant-propos à la réédition de ses textes « Ils montrent également comment et pourquoi j'ai constamment cherché à identifier et à mettre en œuvre des méthodes et des moyens plus nombreux et efficaces pour analyser les rapports de force de sexes (en français dans le texte) tels qu'ils apparaissent dans leurs représentations changeantes à travers le temps ». Elle ajoute avoir infléchi sa pensée par la prise en compte de la psychanalyse « comme une façon de mettre au jour les ruptures et les contradictions, d'explorer les significations ambiguës qui finissent par se loger dans les problèmes insolubles et les interrogations sans réponse ». L'auteure souligne « le caractère insaisissable de la différence des sexes rend celle-ci à la fois impossible à préciser définitivement et, pour cette raison, historique ».
    Sommaire :
    Le genre : une catégorie utile d'analyse historique (1986)
    Les femmes dans La formation de la classe ouvrière anglaise (1988)
    Quelques autres réflexions sur le genre et la politique (1999)
    Sécularité ou sexularité ? La laïcité et l'égalité des sexes (2010)
    La séduction, une théorie française (2011)
    Conclusion : le « lourd passé » du féminisme (2004)
    N'ayant pas les compétences requises, je ne parlerais pas des références de l'auteure aux théories de Jacques Lacan. Cependant l'usage que Joan W. Scott fait de la psychanalyse (très critique d'une psychanalyse a-historique et réactionnaire) et en particulier de la place du fantasme me semble adéquat à son travail sur l'insaisissable ou l'ambiguë. Il conforte, en questionnant des angles morts, ses analyses plus directement historiques, « nous nous ouvrons à l'histoire, à l'idée (et à la possibilité) que les choses ont été et seront différentes de ce qu'elles sont aujourd'hui ».
    L'auteure critique particulièrement les théories qui tendent « à universaliser les catégories et les relations entre hommes et femmes ». Contre l'usage « habituel » de notions, elle revendique l'interrogation permanente et la situation dans l'histoire. Elle traque « la femme » comme catégorie an-historique, et elle en dénonce l'essentialisation.
    En 1986, Joan W. Scott proposait une définition du genre en deux parties reliées entre elles mais distinctes pour l'analyse « le genre est un élément constitutif des relations sociales fondé sur les différences perçues entre les sexes, et le genre est une façon première de signifier les rapports de pouvoir ».
    Son analyse critique du livre de E. P. Thompson, ne s'arrête pas à l'oubli du travail des femmes par cet auteur, elle souligne « le caractère masculin des concepts généraux » et elle discute de la formation historique de la « classe » et la « tradition qui préconisait l'égalité, mais ne reconnaissait pas ses propres utilisations de la différence ».
    Au delà des quelques points évoqués, cet ouvrage, comme les précédents de l'auteure est une formidable incitation à penser les relations sociales, les catégories qui nous servent à les exprimer, le système de genre, le faux universalisme masculin, la réduction de la modernité à l'occident. Sans oublier les questionnements liant égalité et « différence ». Les lectures de « Sécularité ou sexularité ? La laïcité et l'égalité des sexes » et de « La séduction, une théorie française » éclairent lumineusement certains débats franco-français, la paresse intellectuelle de certain-ne-s qui font de l'histoire « nationale » une essence, de la laïcité ou de la religion des réalités lisses sans histoire, qui « semblent » oublier les rapports de pouvoir, l'inégalité sociale et politique ici et maintenant…
    « Il n'existe pas de moyen de résoudre l'ambiguïté du rapport de l'imagination à la réalité »

    Lien : http://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2012/11/13/la-melanc..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la critique

> voir toutes (3)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par de, le 13 novembre 2012

    le genre est un élément constitutif des relations sociales fondé sur les différences perçues entre les sexes, et le genre est une façon première de signifier les rapports de pouvoir

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la citation

  • Par de, le 13 novembre 2012

    Le caractère insaisissable de la différence des sexes rend celle-ci à la fois impossible à préciser définitivement et, pour cette raison, historique

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

  • Par de, le 13 novembre 2012

    Il n’existe pas de moyen de résoudre l’ambiguïté du rapport de l’imagination à la réalité

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

> voir toutes (4)

Video de Joan Wallach Scott

>Ajouter une vidéo

Joan W. Scott : "Parité! Universel et la différence des sexes"
Joan W. SCOTT (en français) à propos de l'écriture de son ouvrage "Parité! L'universel et la différence des sexes"; les fondements du mouvement pour la parité.








Sur Amazon
à partir de :
17,58 € (neuf)
11,00 € (occasion)

   

Faire découvrir De l'utilité du genre par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (1)

  • Ils l'ont lu

> voir plus

Quiz