ISBN : 2846331502
Éditeur : AlterEdit (2007)


Note moyenne : 4/5 (sur 23 notes) Ajouter à mes livres
Le roi Louis XI recueille une riche héritière de Bourgogne, Isabelle de Croye, qui a fui la cour de Charles le Téméraire pour éviter un mariage.
Louis XI veut livrer Isabelle à son allié La Marck, le féroce Sanglier des Ardennes. Cette machination échoue grâce à ... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 3.00/5
    Par stcyr04, le 27 mai 2012

    stcyr04
    Cette chronique du temps de Louis XI, avec pour toile de fond la rivalité entre le Roi de France et le Duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, est d'une facture on ne peut plus classique, pour les inconditionnels de roman historique.
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    • Livres 3.00/5
    Par darkon31, le 18 décembre 2010

    darkon31
    Comment Quentin un pauvre écossais (pléonasme) exilé en France, prend du galon auprès du Roi Louis XI et trouve la fortune ainsi qu'un fief en se faisant le chevalier servant d'Isabelle, une noble jeune fille poursuivie par une horde de puissants seigneurs mal embouchés qui en veulent à sa terre et à sa vertu, l'une allant avec l'autre en cette époque obscure. le roi Louis XI habile et retors à l'excès, n'est pas le moins pire de tous ces odieux maniganceurs.
    L'accession à une position légitime et à une souveraineté sur la terre, déchire les états voisins de France, Angleterre et Bourgogne, avec derrière eux tous les petits vassaux aux dents de loup plus ou moins aiguisées. Comme du temps de la guerre de Troie et de la belle Hélène, une femme, Isabelle de Croye, est au centre de toutes les intrigues politiques. Est-ce une règle fondamentale des structures psycho-sociales des peuples indo-européens ? Pourquoi Walter Scott n'écrirait pas le mythe aussi bien que le premier barde dumezilien venu ?
    A mon avis, ce livre appartient au patrimoine de l'humanité, au même titre par exemple qu'Au bord de l'eau (roman sur des justiciers rebelles insurgés) en Chine. Parce que Walter Scott ne fait pas qu'écrire des romans divertissants, il est aussi un résurrecteur de l'esprit du passé et un vrai patriote écossais.
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    • Livres 4.00/5
    Par den, le 30 décembre 2010

    den
    Une grande est belle aventure ! j'ai adoré
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    • Livres 5.00/5
    Par gizzmoo, le 10 janvier 2011

    gizzmoo
    Une magnifique épopée !
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Citations et extraits

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  • Par stcyr04, le 27 mai 2012

    – Malheureux aveugle ! reviens à de meilleures pensées ;
    laisse-moi t’envoyer un prêtre ; j’obtiendrai de ces gens un nouveau délai, j’achèterai leur complaisance. Que peux-tu espérer,
    si tu meurs dans des sentimens d’impénitence ?
    – D’être rendu aux élémens, répondit l’athée endurci, en
    pressant contre sa poitrine ses bras chargés de liens. Ma
    croyance, mon désir, mon espoir, c’est que le composé mysté-
    rieux de mon corps se fondra dans la masse générale d’où la
    nature tire ce dont elle a besoin pour reproduire ce qu’on voit
    disparaître tous les jours. Les particules d’eau qui se trouvent en
    moi enrichiront les fontaines et les ruisseaux, les particules de
    terre fertiliseront le sol, celles de l’air entretiendront le souffle
    des vents, et celles du feu alimenteront les rayons d’Aldeboran
    et de ses frères. Telle est la foi dans laquelle j’ai vécu, dans laquelle je veux mourir. Adieu, retirez-vous ; ne me troublez pas
    davantage ; j’ai prononcé le dernier mot que les oreilles d’un
    homme entendront sortir de ma bouche.
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  • Par stcyr04, le 23 mai 2012

    Quentin tressaillit d’étonnement ; car, quoiqu’il eût entendu parler de Sarrasins et d’idolâtres, il ne croyait pas, il ne lui
    était même jamais venu à l’idée qu’il pût exister une race
    d’hommes qui ne pratiquât aucun culte. Sa surprise ne
    l’empêcha pourtant pas de demander à son guide où il demeurait habituellement.
    – Partout où je me trouve, répondit le Bohémien ; je n’ai
    pas de demeure fixe.
    – Comment conservez-vous ce que vous possédez ?
    – Excepté les habits qui me couvrent et le cheval que je
    monte, je ne possède rien.
    – Votre costume est élégant, et votre cheval est une excellente monture. Quels sont vos moyens de subsistance ?
    – Je mange quand j’ai faim ; je bois quand j’ai soif ; et je
    n’ai d’autres moyens de subsistance que ceux que le hasard met
    sur mon chemin.
    – Sous les lois de qui vivez-vous ?
    – Je n’obéis à personne qu’autant que c’est mon bon plaisir.
    – Mais qui est votre chef ? qui vous commande ?
    – Le père de notre tribu, si je veux bien lui obéir. Je ne reconnais pas de maître.
    – Vous êtes donc dépourvu de tout ce qui réunit les autres
    hommes. Vous n’avez ni lois, ni chef, ni moyens arrêtés
    d’existence, ni maison, ni demeure. Vous n’avez (que Dieu vous
    prenne en pitié !) point de patrie ; et (puisse le ciel vous éclairer !) vous ne reconnaissez pas de Dieu : que vous reste-t-il
    donc, étant privé de religion, de gouvernement, de tout bonheur
    domestique ?
    – La liberté. Je ne rampe pas aux pieds d’un autre. Je n’ai
    ni obéissance ni respect pour personne. Je vais où je veux, je vis
    comme je peux, et je meurs quand il le faut.
    – Mais vous pouvez être condamné et exécuté en un instant, au premier ordre d’un juge.
    – Soit ! ce n’est que pour mourir un peu plus tôt.
    – Mais vous pouvez aussi être emprisonné ; et alors où est
    cette liberté dont vous êtes si fier ?
    – Dans mes pensées, qu’aucune chaîne ne peut contraindre ; tandis que les vôtres, même quand vos membres sont libres, sont assujetties par les liens de vos lois et de vos superstitions, de vos rêves d’attachement local, et de vos visions fantastiques de politique civile. Mon esprit est libre, même quand
    mon corps est enchaîné ; le vôtre porte des fers, même quand
    vos membres sont libres.
    – Mais la liberté de votre esprit ne diminue pas le poids des
    chaînes dont votre corps peut être chargé.
    – Ce mal peut s’endurer quelque temps ; et si enfin je ne
    trouve pas moyen de m’échapper, et que mes camarades ne
    puissent me délivrer, je puis toujours mourir, et c’est la mort qui
    est la liberté la plus parfaite.
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  • Par darkon31, le 26 décembre 2010

    - Malheureuse, très malheureuse créature ! Réfléchis ! Laisse-moi aller vite quérir un prêtre... Ces hommes attendront encore un peu... Je vais les soudoyer à cette fin, dit Quentin... A quoi peux-tu t'attendre, mourant avec de telles opinions et impénitent ?
    - A me dissoudre dans les éléments, dit l'athée endurci en pressant sur sa poitrine ses bras entravés. Mon espoir, ma conviction et mon attente sont que le mystérieux corps humain se fondra dans la masse totale de la nature, pour se reconstituer sous les autres formes qu'elle donne chaque jour à celles qui chaque jour disparaissent, et revenir sous des formes différentes, les particules aqueuses se joignant aux cours d'eau et aux pluies, les parcelles terreuses allant enrichir leur mère, la terre, les parties aériennes gambader dans la brise, et celles qui sont constituées de feu, entretenir l'éclat d'Aldébaran et de ses frêres. C'est dans cette foi que j'ai vécu et que je mourrai ! Hors de ma vue ! Va-t-en. Ne m'importune pas davantage. J'ai dit le dernier mot qu'entendront des oreilles mortelles !
    (chap. 34 - L'Éxécution)
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