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> Edith Soonckindt (Traducteur)

ISBN : 2290340685
Éditeur : J'ai Lu (2005)


Note moyenne : 3.63/5 (sur 515 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Nom de famille: Salmon, saumon comme le poisson; le prénom: Susie. Assassinée à l'âge de quatorze ans, le 6 décembre 1973.
Mais l'histoire de Susie ne s'arrête pas là. C'est même elle qui nous racontera la suite. Car après la mort, Susie se retrouve au ciel. C'es... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par iseure4, le 12 novembre 2012

    iseure4
    c'est un livre très dur... un livre lu il y a plusieurs années et dont je n'ai jamais oublié l'histoire, ni l'intensité qui s'en dégage. Cette histoire, c'est un peu l'histoire de tous ces enfants disparus, violés et tués mais elle écrite d'une manière très différentes de ce que l'on a pu lire jusqu'ici , elle est racontée à travers les yeux de cette fillette "l'ange".
    Très émouvante....une histoire qui marque longtemps même après la lecture du livre.
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    • Livres 5.00/5
    Par nodreytiti, le 06 juin 2010

    nodreytiti
    Il y a des livres qu'on va lire, qu'on va aimer, mais qui au bout de quelques temps, on va oublier. Et puis il y a quelque livres qui malgré les années, resterons dans notre esprit. Et bien je pense que pour moi, ce livre fera partie de la deuxième catégorie.

    Le thème de ce livre est affreux : le viol et le meurtre d'une adolescente de 14 ans. Cependant, malgré certains passages d'une grande tristesse, c'est un livre qui parle de la famille et surtout, de l'amour qui unit les membres d'une même famille. Il parle de la vie d'une adolescente ordinaire grâce aux nombreux flash-back que nous révèle Susie sur sa vie d'avant.

    Ce livre est écrit selon le regard de Susie, qui depuis son paradis, observe sa famille est ses proches.
    Elle regarde son père qui tombe dans le désespoir et qui essaye par tous les moyens, de faire comprendre aux policiers qui est l'assassin de sa fille, leur voisin.
    Elle regarde sa mère qui peu à peu, s'éloigne et quitte sa famille.
    Elle regarde sa grand-mère maternelle qui dans ses souvenirs est une grand mère un peu loufoque qui a tendance à être trop portée sur la bouteille, mais qui se révèle être une personne sur qui l'on peut compter pour essayer de faire revivre cette famille.
    Elle regarde son petit frère qui n'avait que 4 ans lorsqu'elle est morte et qui ne comprenait pas ce qui se passait autour de lui.
    Elle regarde son premier et unique amour et le regrette énormément.
    Elle regarde une ancienne camarade de classe, avec qui elle est unie et qui a un don de sentir les morts.
    Et surtout, elle regarde sa soeur de 13 ans, Lindsey, et à travers elle, elle va vivre son adolescence et sa vie de femme.

    C'est un livre formidable sur la compréhension des liens unissant une famille. Mais aussi, un livre sur une adolescente qui aurait aimé pouvoir faire tout ce que sa soeur vie et qui parfois, envie la place de sa soeur, ce qui est tout à fait normal et ce qui prouve que malgré tout, elle reste une adolescente normale.
    C'est aussi sur l'histoire de Lindsey, la fille vivante qui vit dans l'ombre de sa soeur et qui vit très mal cette séparation.

    L'écriture est vraiment très fluide, et malgré des moments difficiles, ce livre n'est pas un mélodrame. L'auteur a vraiment su trouver les bons mots pour exprimer ce que ressent chacune des personnes de l'entourage de Susie.

    Lien : http://auplaisirdelirecheznodrey.over-blog.com/article-la-nostalgie-..
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    • Livres 4.00/5
    Par PatheticUnicorn, le 12 mars 2012

    PatheticUnicorn
    J'ai un gros poid qui tombe dans mon ventre là. Mais un GIGA poid alors. Sur le conseil d'une de mes meilleures amies, j'ai acheté ce livre. Elle m'avait dit, mot pour mot "il est vraiment bien, mais il est dur.". Quand j'ai envisagé de l'acheter, elle m'a dit finalement "non, tu es bien trop sensible". J'ai alors voulu relever le défi, en me disant "j'ai beau être sensible, mais c'est pas un livre qui va me bouleverser autant qu'elle le sous-entend". J'ai eu tort. Je veux dire, vraiment tort. J'ai ouvert le livre et j'ai lu le premier chapitre. J'ai eu envie de vomir. de vomir. Cela ne m'était jamais arrivé à la lecture d'un roman. Mais là, j'allais vomir. J'ai donc décidé de reprendre le lendemain, mettant ce coup bas sur la fatigue. Mais le lendemain, en reprenant, j'ai pleuré sans pouvpir m'arrêter en lisant pages sur pages. Je sentais comme une présence qui m'observer. Comme si Susie était là en fait.
    En lisant ce livre, chaque personne semble réel. Vraiment réel et de ce fait, l'histoire donne l'impression de prendre vie dans chaque page. Plus on avance, et plus Susie devient vivante, elle qui est définitivement morte.
    Parfois, je devais mettre pause à ma lecture, juste pour me rappeler xomment respirer, souvent, je devais voir la quatrième de couverture pour savoir si l'histoire est vrai ou pas, en sachant que non, elle ne le pouvait pas: si elle l'était, comment aurait-on pu suivre les pensées d'une fille se trouvant au paradis?
    On sait, à l'instar de Rien ne s'oppose à la nuit (livre que je conseille!!), que l'héroïne est morte dès les premières pages. Et on se dit: l'histoire va consister à suivre l'arrestation de son meutrier. Mais on est très vite surpris: c'est au delà, on vit la vie de ses proches, comme elle le vit. On suit leur quotidien après sa mort. Et on est très vite subjugué par ce qui suit.
    On a bon lui en vouloir, on comprend que Abigail fuit. N'aurait-on pas fait de même à sa place? Nous ne pouvons pas lui en vouloir de refuser de faire face à la mort de sa fille.
    Et au delà, on donne raison au père: qui lui continue de se battre, corp et âme pour mettre enfermer ce meurtier, et on donne raison à son instint. Il avait raison depuis le début, lui que personne ne croyait. On est frustré.
    Et concernant Mr. Harvey, on est dégouté, mais pas totalement. Et c'est cela qui semble si superficielle: comment ne peut-on pas haïr totalement cette homme? C'est simplement parce que c'est la pitié qui nous y pousse, et une véritable haine pour ce personnage serait lui accordait plus d'importance qu'il ne le mérite.
    J'ai donc été totalement mitigé dans la lecture de ce roman. L'ai-je aimé, l'ai-je détesté? Je ne sais pas. Il va me falloir beaucoup de recul pour arriver à mettre un point sur cette histoire. Je ne sais pas, je ne sais plus. Je suis perdu.
    mais un petit plus à Alice Sebold pour son style majestueux, ses tournures de phrases remarquables.
    Un livre que je ne conseille pas à tout le monde, surtout surtout pas aux âmes sensibles tels que moi. Moi qui pourtant aime les histoires tragiques. Mais ce n'est même plus de la tragédie qui opère ici, c'est au delà.
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    • Livres 4.00/5
    Par HeloiseF412, le 05 décembre 2012

    HeloiseF412
    La nostalgie de l'ange : tout simplement fantastique!
    C'est l'histoire d'une jeune fille de 14 ans nommée Susie Salmon, elle se déroule dans l'État de la Pennsylvanie en 1973. Susie, l'aînée de la famille, empruntait chaque jour le champ de maïs situé derrière sa maison pour revenir de l'école. Mais un jour, M. Harvey, le voisin discret de la famille Salmon, croisa Susie dans le champ de maïs, il l'invita dans la nouvelle cabane souterraine qu'il avait construit pour que les jeunes du quartier s'y rencontrent. Susie accepta finalement, mais avec un certain doute. Lorsque qu'ils étaient dans la cabane, M. Harvey posa des questions indiscrètes, comme par exemple si Susie était encore vierge. Il ne put résister à ses pulsions sexuelles et viola Susie. Après l'horreur accomplie, M. Harvey la tua et découpa son corps sans vie. Plusieurs recherches policières furent lancées, le seul indice retrouvé fut le coude ensanglanté de la jeune fille. de plus, non loin du coude, une grande flaque de sang appartenant à Susie, trop importante pour qu'elle soit encore en vie, confirma aux enquêteurs la mort de l'adolescente. Tout au long du livre, Susie est au paradis et observe sa famille faire son deuil à la suite de son décès, elle regarde son petit frère et sa petite sœur grandir, ses parents se séparés. La police et la famille Salmon vont-ils réussir à découvrir le meurtrier de Susie même avec l'absence de preuves contre lui?
    J'ai vraiment adoré ce livre, car il mélange bien mes deux types de livres préférés : le fantastique ainsi que le policier. de plus, même si le livre porte sur un sujet dur, mais criant de vérité, il est très intéressant et magnifiquement écrit par l'auteur Alice Sebold. Même dans sa complexité, cette tragédie d'une vie terminée trop tôt, est poignante et remarquablement authentique. Par contre, les transitions entre certaines actions étaient très détaillées ce qui causait parfois certaines lenteurs. Pour toutes ces raisons, La nostalgie de l'ange mérite très bien ses 4 étoiles.
    Finalement, La nostalgie de l'ange est un très bon livre, un des meilleurs d'Alice Sebold. Malgré ses quelques petites longueurs, ce livre reste un incontournable à lire pour les amoureux de fantastique et de policier. Je recommande ce livre aux adolescents ainsi qu'aux adultes, car son sujet dur requiert une certaine maturité. de plus, pour les personnes n'aimant pas la lecture, l'adaptation cinématographie du livre par Peter Jackson est sortie en 2010. Ce livre est marquant c'est le moins qu'on puisse en dire.
    Héloïse Forget 4 décembre 2012
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    • Livres 1.00/5
    Par melusine1701, le 31 août 2010

    melusine1701
    Je ne dois pas être normale, je n'ai pas été émue par cette histoire. Tout le monde a adoré ce livre, et moi je n'ai fait qu'attendre qu'on se mette enfin à enquêter pour de vrai sur le viol et le meurtre d'une fillette. Mais non, le sujet du livre, ce n'est pas ça. le sujet du livre, c'est le deuil. Deuil que chacun fait à sa façon, que personne ne peut juger ni comprendre. Alors soit, c'est une épreuve terrible, mais je ne sais pas, je n'ai pas du tout accroché à cette psychothérapie permanente, je l'ai suivie sans y entrer. J'ai beaucoup aimé l'écriture, le ton à la fois imagée, poétique et très précis, voire cruel. J'aime particulièrement l'image utilisée par Susie, expliquant que la tâche sombre sur le sol de la cave de son meurtrier, c'est elle, c'est elle aussi qui tâche ses vêtements, qui s'infiltre dans le sac de toile, qui s'écoule dans les tuyaux d'évacuation de la machine à laver. J'ai aimé les soupçons d'un père, les confrontations de la famille avec le voisin, persuadés qu'il est coupable et incapables de le prouver. Par contre, j'ai trouvé tout à fait ridicule tous les abus de fantastique pseudo-mystique, cette histoire de Paradis personnel, où on peut avoir ce que l'on veut en y pensant très fort, et où il y a même une hôtesse d'accueil à l'entrée (Saint-Pierre n'a plus la cote, elle s'appelle Frannie). Ça a tout gâché. Je ne dois pas être sensible au surnaturel religieux, et la grande scène de pseudo-réincarnation finale n'a rien arrangé!
    Avis mitigé donc: d'accord le sujet a de quoi bouleverser, mais j'ai trouvé dommage que l'intrigue policière soit tellement bien préparée et complètement abandonnée (le flic n'est là que pour jouer l'amant d'un soir), ça aurait donné un peu de souffle et de contrepoint au trop-plein de psycho-sentiments.
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Citations et extraits

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  • Par darkmoon, le 13 mai 2013

    Avec un sentiment de totale vulnérabilité, (…) la vulnérabilité qui est celle de la vie même, la pitoyable et sombre grandeur de la condition humaine, qui n’est que tâtonnements, bras tendus vers la lumière, une vaste navigation dans l’inconnu.

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  • Par facteur84, le 26 juillet 2010

    La nuit tombait ; les lanceuses de javelot et de poids partaient pour d'autres paradis. Des paradis où une fille comme moi n'avait pas sa place. Etaient-ils abominables, ces autres paradis ? Pires que de se sentir solitaire parmi ses pairs en pleine croissance ? Ou bien étaient-ils au contraire exactement ce dont je rêvais ? Ou l'on était éternellement englué dans un monde d'images d'Epinal, avec la dinde sur la table familiale, découpée par un père moqueur et bienveillant.
    Si je m'éloignait trop et réfléchissais à voix assez haute, les champs changeaient. En baissant les yeux, je voyais du maïs et je pouvais alors entendre un chant, une espèce de sifflotement et de grognement qui m'avertissait que je devais m'éloigner du bord. Ma tête palpitait, le ciel s'obscurcissait et la nuit du meurtre se répétais, cet autrefois perpétuel revivait. Mon âme était solidifiée, alourdie. Je suis ainsi remontée plusieurs fois jusqu'au bord de ma tome, alors que c'est vers le fond que je devais regarder.
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  • Par Slay, le 03 mars 2010

    Un soir de l'été 1975, ma mère se tourna vers mon père et lui demanda :
    "Tu as déjà fait l'amour dans l'océan ?"
    Et il répondu : "Non.
    - Moi non plus. Alors imagine que l'océan est là, que je m'en vais, et que peut être nous ne nous reverrons jamais."
    Le lendemain elle partit pour le chalet de mon père, dans le New Hampshire.
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  • Par facteur84, le 26 juillet 2010

    Si tu arrêtes de te demander pourquoi c'est toi qui as été tuée et non quelqu'un d'autre, si tu arrêtes d'explorer le vide que ta perte a laissé, si tu arrêtes de te demander ce que ressent toute personne laissée sur la Terre, tu pourras être libre. Dit plus simplement, il te faut abandonner la Terre.

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  • Par Crapouillaud, le 05 août 2007

    Mon prof préféré était celui de sciences naturelles, Mr Botte, qui aimait faire danser les grenouilles et les écrevisses à disséquer dans leur bocal paraffiné, comme pour leur rendre vie. Ce n'est^pas Mr Botte qui m'a tuée, au fait. Et ne vous imaginez pas que tous ceux que vous allez croiser ici sont suspects. C'est bien ça le problème. On n'est jamais sûr de rien... C'est un voisin qui m'a tué.

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Bande annonce VF de Lovely Bones, adapté par Peter Jackson (2010)








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