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> Pierre Ménard (Traducteur)

ISBN : 2290352098
Éditeur : J'ai Lu (2007)


Note moyenne : 4.22/5 (sur 81 notes) Ajouter à mes livres
Dans la Chine du XIXe siècle, le destin de deux jeunes filles est lié à tout jamais. Fleur de Lis, fille de paysans, et Fleur de Neige, d'origine aristocratique, sont nées la même année, le même jour, à la même heure. Tous les signes concordent : elles seront laotong, â... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par fee-tish, le 02 février 2012

    fee-tish
    Une plongée dans la Chine du XIXe siècle avec ce magnifique roman, qui nous raconte une histoire à la fois dure et belle, celle d'une amitié féminine qui durera toute une vie.
    Fleur de Neige et Fleur de Lis sont deux fillettes nées en 1823. Elles ne se connaissent pas mais leurs destins vont s'unir de la façon la plus étroite car, dès leur septième année, elles deviennent laotong, autrement dit des âmes soeurs. L'amour qu'elles se porteront sera bien au-delà d'un quelconque amour filial ou marital. Plus que des amies ou des soeurs, leurs coeurs vont battre ensemble, si bien qu'elles se réjouiront ou souffriront l'une avec l'autre. Et de la souffrance, elles en connaîtront ; car être une femme dans la campagne chinoise de cette époque n'est pas une mince affaire. Leur naissance n'est pas attendue comme celle d'un garçon, elles ne sont qu'une source de dépenses et surtout, elles n'ont aucun droit.
    Fleur de Lis, notre narratrice, naît dans une famille pauvre. Sa seule façon de s'en sortir est d'avoir les plus petits et les plus beaux "lis dorés". Que se cache-t-il derrière ce nom poétique ? Une pratique atroce : les fillettes, dès leurs six ou sept ans, se font bander les pieds à l'extrême, jusqu'à ce que leurs os se brisent et se modèlent de la plus parfaite des manières. Une souffrance indicible, très bien rendue dans ce roman.
    Fleur de Neige se voit aussi subir ce cruel rituel, bien qu'issue d'une famille plus aisée. Souvent en visite chez sa laotong, elle n'a de cesse de lui apprendre le nu shu ; l'écriture secrète des femmes ; tandis que Fleur de Lis l'initie aux tâches ménagères.
    Après l'enfance, suit l'adolescence où les jeunes filles vont découvrir leur corps et leur potentiel, puis viendra le mariage et la vie de mère. Pendant que l'une contracte une union au-delà de toute espérance, l'autre baisse de la pire des façons dans l'échelle sociale. Leur amitié surmontera-t-elle les difficultés ? La vie finira-t-elle par les séparer ?
    Derrière cette saga dramatique, le contexte culturel de la Chine du XIXe siècle a une place primordiale. On y comprend la difficulté de naître femme, la complexité des rapports avec les hommes, de même que l'instinct maternel qui n'est pas censé exister puisqu'un enfant n'est jamais sûr de passer sa cinquième année. On y côtoie également les rebellions qui éclatent ou les épidémies de maladies mortelles qui déciment la population.
    Concernant les personnages, je les ai adoré. Je me suis autant attachée à Fleur de Lis qu'à Fleur de Neige. Elles sont complémentaires, se soutiennent mutuellement lorsque l'une ou l'autre est au plus mal. Elles sont fortes parfois, et si fragiles à d'autres moments. le lien qui les unit est d'une force insoupçonnable, si bien que comme dans une histoire d'amour, la jalousie fera aussi partie de leur vie. Les quitter une fois le livre fermé a été très difficile, ce qui m'arrive assez rarement.
    C'est un roman à la fois dur et très beau. Une histoire d'amour amical entre deux femmes mais aussi l'histoire plus large des chinoises qui vivaient à cette époque. Un coup de coeur pour ce magnifique récit.
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par sultanne, le 30 décembre 2011

    sultanne
    A peine une cinquantaine de pages et me voilà propulsée au XIXème siècle, dans une Chine que je ne connais pas, que je déteste, et qui, pourtant, me fascine.
    Le style est insipide, incolore, digne d'un traducteur Gallimard dépourvu du moindre zèle, et qui prive, je le sens, ce roman d'une grande partie de sa magnifiscience. Peu importe, ma proportion de ying et de yang est trop peu élevée pour que je puisse apprécier la poésie de l'écriture chinoise.
    Je commence par faire connaissance avec La Chinoise Traditionnelle : femme digne et discrête, dominée par une société patriarcale petits pieds et dos courbé, maîtresse de l'intérieur et génitrice du tant attendu garçon, symbole suprême d'une hierarchisation exacerbée de la famille... dites, mais c'est pas un peu cliché,tout ça ? Je doute...
    Une certaine indignation s'empare alors de moi. Mais l'homme est-il si peu inventif que, siècles après siècles et où qu'il se trouve sur la planète, il se pose inlassablement les mêmes questions dites existentielles* : le destin et la fatalité, la place de l'homme dans l'univers, la question de la liberté... moi, je ne me suispas tapé Sartre, Kant et Platon pour tout recommencer aujourd'hui !!!
    Et puis, c'est quoi ce délire de consulter un oracle, cette difficulté à se déplacer, cette castration symbolique ??? Pas possible, me dis-je, on me refait Sophocle à l'envers ?!
    Alors, qu'est-ce qui m'oblige à poursuivre ma lecture ? Je beugue sur le rituel des pieds bandés... vraiment... comment vous dire, je ne le comprends pas ; je reste là, incrédule et imbécile ; je lis et je relis le passage ; j'ai beau m'informer un peu mieux, contextualiser, psychanaliser, même, le pied bandé, je ne saisis pas, ça ne fait pas sens pour moi.
    Voyons comment, cahin-caha, j'arriverai au bout de ce périple !
    *"existentielles" : notez bien : qui nous pourrissent l'existence
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par SD49, le 26 juillet 2011

    SD49
    Ce livre est une mine d'informations sur la vie des femmes chinoises au XIXème siècle, il est extrêmement bien documenté et de ce fait très intéressant.
    Une des traditions les plus marquantes est bien sûr celle des pieds bandés, plus qu'une tradition c'est une véritable torture que de bander les petits pieds de fillettes de cinq, six ou sept ans. Faites une recherche google si cela vous dit de voir le résultat en image, c'est terrible ! Et après imaginez-vous marchant avec de tels pieds toute votre vie, pas question de faire de grands exploits.
    "Le but était que mes orteils et mon talon finissent par se rejoindre, aménageant entre eux une fente tout en dégageant mon gros orteil, sur lequel j'allais prendre appui pour marcher." p.39
    Non seulement ils sont bandés mais il leur faut marcher encore et encore pour accentuer l'efficacité du procédé.
    "Un jour, au cours d'une ènième traversée de la pièce j'entendis soudain un bruit sec : l'un de mes orteils venait de se briser." p.44
    La petitesse des pieds est un gage de richesse et de qualité, seules les servantes ont des grands pieds.
    "La taille de mes pieds allait déterminer la qualité de mon mariage." p.51
    Et quelle déveine quand la naissance d'un enfant amène une fille dans la famille car il faut la nourrir jusqu'à l'âge adulte alors que c'est sa belle-famille qui en profitera par la suite.
    Les circonstances de ces drames importent peu, car nul n'aime évoquer la perte d'un enfant, même lorsqu'il s'agit d'une fille.' p.61
    Dans cette histoire, j'ai découvert ce lien particulier qui peut exister entre deux femmes depuis leur plus jeune âge, elles s'aiment, se disent tout et créent un lien vraiment particulier. Fleur de lis et Fleur de Neige avaient beaucoup de points communs (jour de naissance, taille des pieds ...) qui les ont conduites a devenir laotong l'une pour l'autre.
    "Le lien du laotong est le fruit d'une décision personnelle, entre deux jeunes femmes qui se jurent une affection et une fidélité éternelles." p.66
    Les relations familiales envers les filles sont assez particulières, pour preuve le dialogue ci-dessous entre Fleur de Lis et sa mère le jour de son départ de la maison familiale. Et bien sûr la jeune fille se marie sans jamais avoir rencontré son futur époux.
    "- Une femme n'a pas la moindre valeur, tant qu'elle n'a pas quitté son village, lança ma mère.
    - Au revoir, maman, psalmodiai-je en retour. Merci d'avoir élevé une fille dénuée de mérite et d'attraits." p.164
    Toute leur vie est soumise aux rites, aux traditions, aux cérémonies, tous ces préceptes leur sont inculqués depuis leur plus tendre enfance.
    "Mais aussi profonde que fût mon ignorance, je savais au moins une chose : c'est qu'on n'enfreint pas la tradition sans en payer un jour le prix." p.249
    J'ai passé presque toute la vie de Fleur de Lis à ses côtés, j'ai vécu sa jeunesse, son adolescence, son mariage, la naissance de ses enfants, des moments plus ou moins difficiles, certains passages sont vraiment prenants.
    C'est un livre dense que je suis contente d'avoir lu.
    Il me manque un je ne sais quoi pour avoir un avis beaucoup plus enthousiaste mais j'ai pourtant vraiment apprécié ce livre.


    Lien : http://pages.de.lecture.de.sandrine.over-blog.com
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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 03 juillet 2009

    LiliGalipette
    Roman de Lisa See.
    Fleur de Lis et Fleur de Neige sont nées le même jour de la même année. Fleur de Neige est issue d'une famille noble, tandis que Fleur de Lis a été élevée dans la misère. Mais Fleur de Lis a un destin particulier: la perfection de ses pieds bandés et son exceptionnelle beauté lui permettent de devenir la laotong - l'âme soeur - de Fleur de Neige. Pendant des années, les deux jeunes filles, puis les femmes qu'elles deviennent, grandissent en échangeant leur savoir. Fleur de Neige apprend à son amie le raffinement, la bonne tenue et le nu shu, la langue secrète des femmes. Fleur de Lis enseigne à son âme soeur les travaux ménagers. Quand vient le temps de leur mariage, Fleur de Lis est comblée par une belle-famille aisée et en vue. Mais Fleur de Neige connait un destin plus sombre. Pourtant l'amitié entre les deux femmes semblent résister aux épreuves du temps. Jusqu'au jour où Fleur de Lis découvre la grande trahison de Fleur de Neige à son égard. La jalousie et la haine remplaçent alors l'amour.
    C'est une belle histoire. J'ai apprécié de découvrir les traditions de la Chine impériale du XIX° siècle, les coutumes familiales et la condition des femmes. Terrible découverte que les détails de la pratique du bandage des pieds des petites filles. La narration est simple, fluide. La voix de la narratrice est agréable à suivre, malgré quelques répétitions agaçantes, probablement dûes à une mauvaise traduction. C'est une lecture facile et divertissante.
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  • Par liliba, le 16 août 2011

    liliba
    Voici un roman que j'ai trouvé très intéressant, même si je suis un peu déçue par la fin... Tout d'abord, la plongée dans l'univers chinois du 19ème siècle mérite vraiment le détour. La Chine est un pays que je ne connais pas, et peu en littérature, et j'ai donc trouvé passionnants tous les détails de cette culture si particulière, même si certains aspects font frémir d'horreur. Ainsi la position des filles et des femmes dans la société, et la fameuse tradition du bandage des pieds, un véritable calvaire, d'ailleurs fort bien décrit dans le roman.
    Fleur de Lys raconte les détails de sa vie, et surtout l'amitié inébranlable qui la lie à sa laotong, qui est comme une sorte de soeur de lait. Elles sont nées le même jour, leurs 8 caractères concordent en tous points, et leurs pieds seront bandés à la même date. Leur seule différence, qui est de taille dans cette société traditionnelle, est leur condition sociale, car Fleur de Neige est issue d'un milieu bien plus élevé et fortuné que Fleur de Lys. Malgré cela, les fillettes (car elles ont 7 ans lorsqu'elles font connaissance) s'aiment d'un amour pur et inconditionnel et grandissent en se voyant autant que possible et en échangeant leurs idées, leurs sentiments, tout en racontant en peignant sur un éventail qui leur a été offert par leur entremetteuse les périodes les plus marquantes de leur vie, dans le langage secret des femmes, le nu shu.

    Elles passent des années "chignon" (jeune fille), à celles "de riz et de sel" (femme mariée et mère) pour arriver enfin aux années "assise au calme ", la vieillesse, où elles peuvent enfin faire (à peu près) ce qu'elles veulent. Sauf que la vie leur réserve bien des surprises et que l'amitié aura du mal à surmonter les épreuves, malgré les grands serments de ne jamais se séparer ni laisser rien ni personne interférer dans leur amitié. Leurs vies sont en effet de plus en plus différentes, à tel point que Fleur de Neige n'ose plus trop raconter son quotidien à Fleur de Lys, qui est elle submergée par ses responsabilités et perd en chemin une grande partie de son humanité...

    Le roman ne sombre fort heureusement jamais dans le misérabilisme ou le pathos, ce qui serait vite insupportable vu les conditions de vie que ces femmes endurent.
    Suite sur les Lectures de Lili

    Lien : http://liliba.canalblog.com/archives/2011/07/26/index.html
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Citations et extraits

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  • Par Siana77, le 02 février 2012

    "Mon mari me répète à tout bout de champ qu'il vaut mieux avoir un chien qu'une fille, ajouta-t-elle en soupirant. Nous connaissions l'une et l'autre la vérité d'une telle assertion. mais était-ce une chose à dire à sa femme, alors qu'elle attendait un enfant?"
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  • Par liliba, le 16 août 2011

    Dans l'espoir que ma famille me témoigne la plus élémentaire tendresse, j'ai accepté comme on l'a exigé de moi d'avoir les plus petits pieds bandés du district - et donc que mes os soient brisés, broyés, remodelés. Lorsque la souffrance s'avérait insoutenable et que mes larmes mouillaient mes bandages ensanglantés, ma mère venait me parler à l'oreille et m'encourageait à supporter une heure, un jour, une semaine de tourments supplémentaire, en me rappelant le bonheur qui m'attendait si je tenais bon un peu plus longtemps. Elle m'enseignait ainsi à endurer - non seulement les souffrances physiques liées au bandage et plus tard la grossesse, mais la douleur plus souterraine qui affecte notre coeur et notre âme. Elle mettait aussi l'accent sur mes défauts et m'apprenait à m'en servir, à les retourner en ma faveur. Dans notre contrée, nous appelons teng ai ce type d'amour maternel. Mon fils m'a expliqué que, dans l'écriture des hommes, il se compose de deux caractères : le premier signifie douleur, le second amour. Tel est l'amour maternel."
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  • Par liliba, le 16 août 2011

    On s'attend à ce que nous aimions nos enfants, nous autres femmes, à peine sont-ils sortis de notre ventre... Mais laquelle d'entre nous n'a pas ressenti une cruelle déception en découvrant qu'elle venait de mettre au monde une fille ? Ou une panique croissante - même s'il s'agissait du fils tant attendu - en berçant sous le regard désapprobateur de sa belle-mère son nourrisson qui n'arrêtait pas de pleurer ? Même si nous aimons nos filles de tout notre coeur, nous devons les élever en leur apprenant à souffrir. Nous aimons nos fils plus que tout au monde, mais nous sommes exclues de leur univers et du monde extérieur des hommes. Nous sommes censées aimer notre époux dès l'instant où a été contracté le lien qui nous unit à lui, alors que nous devrons attendre des années avant de découvrir son visage. On nous enseigne d'aimer nos beaux-parents, mais nous débarquons dans leur famille en étrangère et avec le rang le plus bas, à peine mieux traitées qu'une domestique. On exige que nous aimions et honorions les ancêtres de notre mari et nous exécutons donc les rites et les devoirs appropriés, même si notre coeur se porte plus volontiers vers nos propres ancêtres. Nous aimons nos parents parce qu'ils prennent soin de nous, mais ils nous considèrent comme les branches les plus inutiles de l'arbre familial : nous épuisons leurs ressources et ils nous élèvent pour nous voir partir un jour dans une autre famille. Quel que soit le bonheur que nous éprouvons dans notre foyer d'origine, nous savons toutes que cette séparation sera inéluctable. Nous aimons donc notre famille en ayant conscience que cet amour prendra fin dans la tristesse d'un départ. Ces diverses variétés d'amour naissent du devoir, de la reconnaissance ou du respect. Comme le savent les femmes de notre district, elles sont généralement source de tristesse, de mésentente et de violence.
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  • Par Jenta3, le 26 avril 2011

    Au cours de l'année suivante, mon éducation à l'étage des femmes commença pour de bon, mais je savais déjà un certain nombre de choses. Que les hommes pénétraient très rarement dans nos appartement, par exemple, ceux-ci étant réservés à notre seul usage. Je savais aussi que j'allais passer l'essentiel de ma vie dans une pièce de ce genre et que la différence entre le nei (le monde intérieur du foyer) et le wai (le monde extérieur des hommes) étais au centre de la conception confucéenne de la société. Que l'on soit riche ou pauvre, empereur ou esclave, le cercle domestique est l'attribut des femmes et la sphère l'apange des hommes. Les femmes ne doivent pas quitter les pièces intérieures, fût-ce par la pensée. Deux idéaux confucéens régissent notre existence. Le premier est celui de la Triple Obéissance : "En tant que fille, obéïs à ton père ; en tant qu'épouse, obéis à ton mari ; en tant que veuve, obéis à ton fils." Le second est celui des Quatre Vertus, qui détermine le comportement, la manière de parler, la gestuelle et les travaux des femmes : "Faire pruve d'humilité et de chasteté, de calme et de pondération dans son comportement ; d'un ton mesuré et néanmoins plaisant dans ses paroles ; être gracieuse et retenue dans ses gestes ; d'une maîtrise accomplie, pour ce qui concerne la couture et la broderie." Si les jeunes filles suivent scrupuleusement ces principes, elles ne peuvent manquer de devenir des épouses vertueuses.
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  • Par caroplouffe, le 10 juin 2009

    Aujourd'hui encore, après toutes ces années, j'ai de la peine en repensant aux sentiments que ma mère m'inspira ce jour-là. Je vis avec une clarté confondante que je ne comptais pas le moins du monde à ses yeux. J'étais son troisième enfant, une fille de surcroìt- c'est-à-dire sans valeur - et trop insignifiante pour qu'elle perde son temps à s'occuper de moi avant d'avoir la certitude que je passe le cap de mes jeunes années.
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