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ISBN : 2081248573
Éditeur : Flammarion (2013)


Note moyenne : 3.97/5 (sur 147 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Une mère laisse son fils de 19 ans à la clinique psychiatrique de Zurich. Il s'agit d'Eduard Einstein, le fils d'Albert, qu'elle a élevé seule après le départ de son mari. Albert, lui, s'exile aux Etats-Unis en ces temps troubles des années 1930. Eduard se raconte, entr... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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  • Par Aela, le 27 août 2013

    Aela
    "Mon fils est le seul problème qui demeure sans solution" écrit Albert Einstein en exil.
    Eduard Einstein a 20 ans quand sa mère, Mileva, d'origine serbe, le conduit à l'asile au début des années 30.
    A l'époque peu de traitements pour traiter la schizophrénie, à part les inévitables électrochocs.
    Par la suite Albert Einstein va apprendre que des cas de schizophrénie avaient existé dans la famille de sa première épouse Mileva.
    Einstein a suivi de loin l'évolution de la maladie de son fils.
    Il a renoncé à l'idée de l'emmener voir le Docteur Freud en consultation.
    Il va se sentir totalement impuissant et va partir en exil aux Etats Unis, sans pouvoir y faire venir son fils Eduard.
    Ce roman nous montre une autre facette du savant Albert Einstein, grand savant, homme de conscience politique poussée et engagé dans de nombreux combats mais totalement démuni pour gérer la folie de son fils.
    Au fil du livre nous apprenons que Albert Einstein et sa première épouse avaient eu une petite fille, appelée Lieserl, alors qu'ils avaient très peu de moyens pour l'élever. Cette petite fille a été laissée en nourrice pendant longtemps et est morte jeune.
    Cette mort "occultée" a-t-elle eu une incidence sur l'évolution psychique de Eduard? c'est difficile de le dire.
    Einstein père va être absent, il va vivre dans un premier temps à Berlin avec sa seconde épouse Elsa et laisser Mileva s'occuper de son fils. Mileva va connaître de gros ennuis financiers: l'internement de son fils coûte cher, les biens de son ex-mari ont été saisis par les nazis.
    Einstein va quitter l'Allemagne en 1933, il dira au revoir à son fils interné à Zurich et ensuite le père et le fils ne se verront plus jusqu'à la mort du savant en 1955.
    Ce livre est une réussite par sa justesse de ton pour évoquer un sujet difficile.
    Laurent Seksik, écrivain-médecin, auteur du très beau "Les derniers jours de Stefan Zweig" réalise encore un coup de maître.
    Un drame de l'intime se déroule sous nos yeux à travers la douleur d'une mère et l'impuissance d'un père pourtant si célèbre et reconnu.
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    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 19 janvier 2014

    cicou45
    Ouawh ! Désolée de commencer cette critique par cette banale exclamation mais c'est le premier mot qui me vient à l'idée pour vous parler de ce superbe ouvrage !
    Bon, je vais essayer de reprendre un tantinet mes esprits afin de vous décrire le mieux possible, dans un langage correctement lisible et qui ne relèverait pas du langage parlé pour vous communiquer, je l'espère, mon enthousiasme concernant ce livre.
    Ce livre est bien plus qu'un simple roman ; certes, vous me rétorquerez qu'il s'agit également d'une biographie mais c'est encore bien plus que cela. Ce livre est également un ouvrage historique puisqu'il rend compte de l'état de l'Europe en ce début de XXe siècle notamment l'ascension d'Hitler au pouvoir et l'extermination massive des juifs ainsi que des handicapés (physiques ou mentaux) et des personnes âgées (bref, toutes les personnes considérées par le parti nazi comme étant inaptes au travail donc pas assez rentables pour pouvoir participer à l'effort de guerre).
    Albert Einstein, bien que son nom soit connu de tous grâce à sa célèbre formule E = mc2, n'était avant de devenir un génie, simplement un homme. Un homme juif qui plus est donc pourchassé par l'état allemand de l'époque. Mais également un être (écartons tout ce qui concerne la religion ou encore le fait d'âtre un des plus grand physiciens de tous les temps) qui a aimé et a décidé d'épouser celle qu'il aimait en ce début de XXe siècle, malgré le fait que sa famille lui ait fortement déconseillé ce mariage. Cette femme, malgré qu'elle soit boiteuse et ait des difficultés à marcher, s'est trouvé belle dans les yeux de son Albert car ces défauts-là, lui, ne les voyait pas. Elle s'appelait Mileva Maric et était d'origine serbe. Mileva et Albert eurent trois enfants ensemble : une petite fille (qui, pour leur plus grand malheur, ne vivra que quelques mois) et deux garçons : Hans-Albert et Eduard. Ils étaient beaux, ils avaient vingt ans et étaient complètement insouciants. Cependant, leur mariage se dégrada rapidement quand Albert prend la décision de partir pour Berlin, seul, abandonnant ainsi sa femme et ses deux enfants sur le quai de la gare.
    Un père absent donc dans la vie de Hans-Albert et d'Eduard et qui même s'il a refait sa vie et épousant sa cousine et n'a jamais laissé sa femme à court d'argent en lui laissant notamment toute la bourse du Nobel, n'a jamais été là pour ses enfants qui, eux, ne réclamaient qu'un peu de chaleur paternelle. Et je crois que pour Eduard, qui a commencé à avoir de sérieux troubles mentaux à partir de dix-neuf - vingt ans, troubles très graves car allant jusqu'à la schizophrénie, cette absence de père a été encore plus traumatisant que pour son frère aîné qui, lui, est devenu un brillant ingénieur, s'est marié et a eu deux enfants.
    Pour Eduard, la vie est toute autre puisqu'il ne peut pas travailler ne même se débrouiller seul puisqu'il ne fait même pas la distinction entre le bien et le mal ou encore entre la vie et la mort. Pourtant, il n'y a pas plus sensible que lui et être plus attachant. Il partagera ainsi sa vie entre l'appartement qu'il partage avec sa mère et l'asile de Burghölzli à Zurich, où il passera trente-trois années de sa vie. C'est sa seconde maison d'ailleurs.
    Je voudrais mentionner un personnage qui m'a beaucoup touché dans cet ouvrage. Il s'agit de Heimrat, l'un des gardiens d'Eduard à Burghölzli puisque c'est le seul qui sera véritablement humain avec lui et qui ne le considérera pas comme un débile profond ou encore comme un animal de foire, dépourvu de sentiments.
    Un ouvrage extrêmement touchant très bien écrit, avec des chapitres courts, chaque chapitre étant consacré à une personne différente, qu'il s'agisse de Mileva, d'Albert, d'Hans-Albert au encore d'Eduard. le lecteur sait parfaitement que cet le personnage principal de ce livre est bien Eduard , l'éternel enfant qui restera toute sa vie "dérangé" pour dire les choses pas trop brusquement et non pas à son père comme l'on pourrait s'y attendre, lui, le Grand Albert Einstein, prix Nobel de physique puisque dans les chapitres consacrés à Eduard, l'auteur emploi le pronom personnel "je" (c'est à dire qu'il le laisse parler en quelque sorte tandis que dès qu'il s'agit des autres membres de la famille Einstein (que se soit le père, le mère ou encore l'autre fils), il emploie le pronom personnel "il" ou "elle".
    Je trouve vraiment l'idée excellente d'avoir consacré un livre entier à Eduard car c'est une personne que j'ai trouvé vraiment très attachante et loin d'être bête (contrairement à tout ce que l'on veut bien lui faire croire) car en plus de son malheur, il faut rajouter qu'Eduard sait qu'il est loin d'être intelligent (bien qu'il l'ait été) mais que cela ne l'empêche pas d'Exister et d'être Lui. A découvrir !
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    • Livres 5.00/5
    Par Eve-Yeshe, le 18 janvier 2014

    Eve-Yeshe
    Ce livre est très touchant, Seksik nous raconte la vie de la famille Einstein de façon neutre, sans jamais prendre parti. Ce livre est très documenté (l'auteur est médecin ne l'oublions pas) il a fait un travail considérable.
    Dans la première partie, il évoque la situation en 1930 de chacun des protagonistes quand Eduard est hospitalisé pour la première fois. Ensuite on assistera à leur évolution parallèlement à celle de la société.
    L'auteur a choisi de s'exprimer au nom d'Edouard, à la première personne, nous décrivant sa personnalité, sa pathologie. Il décrit les hallucinations, le délire, les personnalités multiples sans jamais mettre un nom, ou poser un diagnostic.
    On voit ainsi le cheminement d'Eduard, sa précocité, son hypersensibilité, combien il est attentif aux êtres et aux choses. Il perçoit que son père ne s'intéresse pas à lui et il en souffre. Il sait l'amour protecteur (trop) de sa mère. C'est un artiste, pianiste de talent.
    Mileva est une femme attachante, qui n'a pas été gâtée par la vie, elle est atteinte d'une boiterie invalidante, elle vient d'un milieu où il est rare qu'une fille fasse des études, on lui refuse même l'entrée à l'université à Prague et elle doit aller s'inscrire en Allemagne.
    Son mariage est une mésalliance car la famille d'Albert ne voulait pas d'elle, une orthodoxe intellectuelle de surcroît. Laquelle famille au passage applaudira l'arrivée d'Elsa une fille comme eux (juive, cousine au second degré d'Albert).
    Elle est orthodoxe pratiquante et de ce fait s'oppose souvent à Albert qui proclame son athéisme. Elle arrive à faire baptiser ses deux enfants en cachette. Elle a le cœur déchiré lorsqu'elle doit laisser Eduard à Venise pour sa cure.
    Albert est difficile a supporter, je l'avoue, il m'a heurté avec son déni perpétuel et son égocentrisme. Il se défile sans arrêt, laissant Mileva s'occuper de tout. Il n'y a que la science et les grands combats qui l'intéressent : il va prendre position contre le racisme aux USA et militer pour les droits civiques des noirs, dénoncer le maccartisme, ce qui lui vaudra d'être détesté par Hoover tout puissant patron du FBI qui voit en lui un espion communiste à la solde de Moscou ? Il écrit à Roosevelt pour lui dire d'utiliser la bombe atomique contre l'Allemagne nazie, et une deuxième fois pour lui dire de ne pas l'utiliser contre le Japon.
    Il est réellement été persécuté à Berlin et il souffre de la haine qu'il provoque aux USA, cela n'a rien à voir avec le délire persécutoire d'Eduard mais la base de son raisonnement est faussée : il essaie de se persuader que c'est mieux de ne pas emmener Tete avec lui alors qu'en fait il l'abandonne. A-t-il honte de son fils?
    Sur le plan des grandes causes on ne peut rien lui reprocher. Mais au niveau de sa famille, c'est autre chose. Jamais il ne dira à Eduard qu'il l'aime et qu'il aimerait l'emmener aux USA avec lui. On se demande tout au long du livre s'il ne rend compte ou non des dégâts qu'il cause, s'il est simplement égocentrique ou vraiment narcissique.
    La personnalité d'Hans-Albert n'est pas pathologique comme celle d'Eduard mais la personnalité son père a quand même provoquer des ravages chez lui : il part aux USA, Einstein ne peut emmener qu'un de ses fils or Eduard est « fou » donc pas le bienvenu. Que fait Hans-Albert en arrivant ? Il va habiter loin de son père pour n'avoir surtout pas de contact avec lui. En réaction à l'athéisme de son père, il est croyant mais à l'extrême puisqu'il entre avec femme et enfants dans l'église scientiste, sectaire, et qu'il va soigner son fils atteint de diphtérie par la prière refusant tout médicament. Et l'enfant meurt bien sûr mais pour lui c'est Dieu qui en a voulu ainsi. Recherche-t-il une famille aimante ?
    Il s'est construit en fait contre son père, s'opposant à lui dans tous ses choix car c'était pour lui la seule façon d'exister.
    Il y a aussi le terrible secret : Lieserl leur premier enfant que Mileva est obligée d'abandonner à la naissance et qui va mourir très jeune, qu'Albert l'a obligée à effacer du monde : « elle a abandonné son enfant. Elle a été jusqu'à effacer son nom de la mémoire des hommes. Est-elle digne d'être mère ? le drame d'aujourd'hui n'est peut-être qu'une punition du ciel, un juste châtiment ». P 57
    Et ce secret, cette enfant décédée, Eduard l'a sûrement perçu intuitivement du fait de son hypersensibilité, car sa mère se culpabilisait de cet abandon.
    Un autre personnage important du livre est la maladie mentale, la schizophrénie dont l'auteur parle si bien des symptômes, (cf. P 79 à 84), les thèmes récurrents dans les délires : les chiens, les rats dans le ventre ( de nos jours ce sont plutôt les extra-terrestres) des traitements barbares de l'époques : cure de Sakel, électrochocs, les neuroleptiques n'existant pas encore, et surtout l'enfermement et ses conditions très dures, les infirmiers sont des gardiens inhumains parfois ; Ex : le coma hypoglycémique déclenché par la cure de Sakel (cf. p 131) très anxiogène aurait être accompagné de maternage alors que c'est l'inverse ici, sans parler de la camisole car on ne perçoit pas qu'il est victime d'hallucinations. Où est l'empathie ?
    La tante Zorka est aussi un personnage à part, elle est là comme un fantôme car elle-aussi a fait des séjours dans la même clinique qu'Eduard (schizophrénie, troubles bipolaires on ne sait pas, c'est comme un secret honteux qui ferait attribuer à la famille de Mileva l'origine de la maladie d'Eduard surtout pour Albert…. Sa mort dramatique permet à Mileva de revoir une dernière fois son pays natal où sa famille est portée aux nues, son fils Hans-Albert admiré pour sa conception du pont enjambant le Danube et ou Einstein est désavoué.
    On note aussi l'importance de Michele Besso, ami de la famille de longue date et qui sert de père de substitution à Eduard. Il écrit régulièrement à Albert pour l'informer de l'état de son fils…
    Albert refusera toujours que son fils soit examiné par Freud car il ne l'aime pas alors qu'Eduard l'admire. On note aussi son animosité vis-à-vis de Zweig lorsque celui-ci lui offre son livre « la guérison par l'esprit ». Il ne s'intéresse qu'à la science qui pour lui explique tout.
    Vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé ce livre et j'espère que mon enthousiasme sera convainquant car il mérite vraiment le détour, par le thème choisi, la façon de le traiter, et le talent du narrateur.
    Note : 9/10


    Lien : http://eveyeshe.canalblog.com/archives/2014/01/18/28977526.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Sando, le 14 octobre 2013

    Sando
    Que sait-on de la vie privée d'Albert Einstein ? Pour ma part, pas grand-chose avant de lire le roman de Laurent Seksik qui nous plonge directement dans l'intimité de la famille Einstein…
    On y découvre le célèbre génie en père absent, qui a quitté la Suisse en laissant derrière lui une femme, Mileva, et deux fils : Hans Albert et Eduard. A vingt ans, en 1930, Eduard est interné en hôpital psychiatrique pour schizophrénie et troubles de la personnalité. Il y passera le reste de ses jours à ruminer contre ce père tant haï et tant admiré à la fois. Laurent Seksik nous laisse entendre la voix de ce jeune homme perturbé et néanmoins attachant, capable de lucidité sur son propre sort. En parallèle, on suit Mileva, cette mère aimante mais pleine de rancœur, qui passera sa vie aux côtés de son fils, et Albert Einstein, ce père dépassé et impuissant, dont la maladresse et la pudeur face à sa propre situation émeut. Un père obligé de s'exiler aux Etats-Unis pour fuir un climat de haine et à qui l'on refuse de faire venir son fils…
    C'est avec beaucoup de finesse et d'émotions que Laurent Seksik nous dévoile le drame intime d'une famille, abordant avec une grande habileté des thèmes tels que la folie et la filiation. Un roman touchant et passionnant qui donne envie de pousser plus loin la découverte du célèbre physicien ! Une belle surprise !
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    • Livres 5.00/5
    Par canel, le 26 janvier 2014

    canel
    Officiellement, Albert Einstein a eu deux enfants, nés de son premier mariage avec Mileva Marić. L'aîné devint professeur en génie hydraulique. Eduard, le cadet, était tout aussi brillant, mais atteint de schizophrénie. Il fut interné en hôpital psychiatrique à l'âge de vingt ans, au début des années 1930.
    Avec finesse, sensibilité et sans manichéisme, Laurent Seksik dresse les portraits de trois souffrances. Celle du père, l'illustre Albert Einstein, dont le "chagrin [était] doublé d'un sentiment d'impuissance" (p. 164). Celle d'une mère formidable, aimante, attentionnée, durement éprouvée par le calvaire de son fils mais toujours présente à ses côtés. Et celle d'Eduard, jeune adulte vif, intelligent, torturé et broyé par ses hallucinations, sa propre violence, sa paranoïa et sa haine cristallisées autour du père maudit.
    Il semble difficile, a priori, de ne pas s'indigner du comportement d'Albert Einstein, ce grand humaniste qui a abandonné - voire renié, dans certaines situations - son fils malade. Mais Seksik amène subtilement le lecteur à réfléchir et à nuancer ce jugement hâtif. Pas d'excuses mais des explications : les difficultés d'Einstein, persécuté par les nazis, exilé aux Etats-Unis, de moins en moins toléré par le gouvernement américain car suspecté de collaboration avec l'Union soviétique. Très perturbé également par les ravages de la science au service de la guerre, en ce milieu de XXe siècle.
    Ce roman documenté est passionnant, et malgré ces sujets graves, très agréable à lire. Ceci notamment grâce à l'écriture simple et prenante de Laurent Seksik, l'alternance des regards à chaque chapitre - celui du fils, de la mère et du père sur 'le cas Eduard'.
    J'ai été particulièrement touchée par les paroles d'Eduard, très pertinentes, tantôt lucides, tantôt délirantes, parfois drôles, souvent poignantes, toujours empreintes d'une grande souffrance.
    - Après la lecture de cet ouvrage et de l'adaptation BD de son roman 'Les derniers jours de Stefan Zweig', je suis curieuse de découvrir les autres textes de Laurent Seksik.
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Critiques presse (3)


  • Culturebox , le 11 octobre 2013
    En s'appuyant sur ces trois voix, Laurent Seksik donne à lire une fiction très documentée, recrée des scènes poignantes. Un voyage aux accents de tragédie, de 1896 à 1965, de Novi Sad, la ville natale de Milena, à Zurich, en passant par Berlin, Princeton et Vienne où Eduard subit un traitement barbare.
    Lire la critique sur le site : Culturebox
  • Lexpress , le 27 septembre 2013
    [Laurent Seksik] nous conte avec talent cette Europe des années 1930 et nous rappelle tout en doigté les douleurs intimes des grands de ce monde, la pesanteur des filiations, la complexité de l'âme humaine. Passionnant.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LesEchos , le 25 septembre 2013
    C’est une gageure de rendre, avec des mots, la folie. Seksik y parvient avec force lorsqu’il fait parler Eduard. Obsessions rabâchées, violence, extrême sensibilité, visions, hallucinations, on pénètre à l’intérieur de son cerveau.
    Lire la critique sur le site : LesEchos

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Citations et extraits

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  • Par feanora, le 13 avril 2014

    Un jour j'aurai tous les pouvoirs. Je serai comme mon père. Ce que je peux en revanche, c'est me transformer en chien. Je me métamorphose à ma demande. En entrant, Einstein verra un chien allongé sur le lit. Il ne sera pas surpris. Rien ne parvient à le surprendre. Il refermera la porte. Le tour sera joué. Je ne lui aurai pas parlé. Je refuse de lui adresser la parole.

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  • Par PiertyM, le 13 avril 2014

    Les pères engendrent les fils. Mais ce sont les fils qui rendent père leur géniteur, qui font d'eux des hommes.

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  • Par Valerie78120, le 09 avril 2014

    La vie m'a appris que rien n'était définitif. Pourtant je crois savoir que je n'aurai jamais d'enfants. C'est sans doute la meilleure façon d'éviter d'être père.

    (Page 246)

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  • Par Valerie78120, le 09 avril 2014

    J'ai vingt-cinq ans, je devrais jouir, baiser, et pour une raison obscure, rien ne m'est permis. Quelqu'un au-dessus de moi m'interdit l'existence normale. Y a-t-il une justice sur cette terre et quand agira-t-elle en ma faveur ? Pourrait-on me dire ce qui ne va pas, où cela a cloché, quand tout s'est déroulé, sous des regards absents, ou des éclats de voix, si j'ai accompli quelque chose que je n'aurais pas dû, si j'ai outrepassé mes droits, surestimé mes facultés, et surtout si on me tirera de ce mauvais pas ?

    (Pages 121/122)
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  • Par Valerie78120, le 09 avril 2014

    Je reviens d'un endroit dont tu n'as pas idée. C'est le royaume des âmes perdues. Non, je ne suis pas folle. J'ai vu de mes yeux ce qu'était la folie. Ce lieu de perdition est juste devant toi, regarde, en haut de la colline, l'immense bâtisse. C'est l'endroit dont je parle. Où l'on enferme et où l'on frappe. Dans notre bonne ville, près de là où nous allions jouer. Et veux-tu savoir ce que je faisais en ce lieu maudit ? J'allais conduire mon fils.

    (Page 18)
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