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ISBN : 2081248573
Éditeur : Flammarion (2013)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 411 notes)
Résumé :

"Mon fils est le seul problème qui demeure sans solution", écrit Albert Einstein en exil. Eduard a vingt ans au début des années 1930 quand sa mère, Mileva, le conduit à l'asile. Le fils d'Einstein finira ses jours parmi les fous, délaissé de tous, dans le plus total dénuement.

Trois destins s'entrecroisent dans ce roman, sur fond de tragédie du siècle et d'épopée d'un géant. Laurent Seksik dévoile un drame de l'intime où résonnent la douleur... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (111) Voir plus Ajouter une critique
Aela
Aela27 août 2013
"Mon fils est le seul problème qui demeure sans solution" écrit Albert Einstein en exil.
Eduard Einstein a 20 ans quand sa mère, Mileva, d'origine serbe, le conduit à l'asile au début des années 30.
A l'époque peu de traitements pour traiter la schizophrénie, à part les inévitables électrochocs.
Par la suite Albert Einstein va apprendre que des cas de schizophrénie avaient existé dans la famille de sa première épouse Mileva.
Einstein a suivi de loin l'évolution de la maladie de son fils.
Il a renoncé à l'idée de l'emmener voir le Docteur Freud en consultation.
Il va se sentir totalement impuissant et va partir en exil aux Etats Unis, sans pouvoir y faire venir son fils Eduard.
Ce roman nous montre une autre facette du savant Albert Einstein, grand savant, homme de conscience politique poussée et engagé dans de nombreux combats mais totalement démuni pour gérer la folie de son fils.
Au fil du livre nous apprenons que Albert Einstein et sa première épouse avaient eu une petite fille, appelée Lieserl, alors qu'ils avaient très peu de moyens pour l'élever. Cette petite fille a été laissée en nourrice pendant longtemps et est morte jeune.
Cette mort "occultée" a-t-elle eu une incidence sur l'évolution psychique de Eduard? c'est difficile de le dire.
Einstein père va être absent, il va vivre dans un premier temps à Berlin avec sa seconde épouse Elsa et laisser Mileva s'occuper de son fils. Mileva va connaître de gros ennuis financiers: l'internement de son fils coûte cher, les biens de son ex-mari ont été saisis par les nazis.
Einstein va quitter l'Allemagne en 1933, il dira au revoir à son fils interné à Zurich et ensuite le père et le fils ne se verront plus jusqu'à la mort du savant en 1955.
Ce livre est une réussite par sa justesse de ton pour évoquer un sujet difficile.
Laurent Seksik, écrivain-médecin, auteur du très beau "Les derniers jours de Stefan Zweig" réalise encore un coup de maître.
Un drame de l'intime se déroule sous nos yeux à travers la douleur d'une mère et l'impuissance d'un père pourtant si célèbre et reconnu.
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cicou45
cicou4519 janvier 2014
  • Livres 5.00/5
Ouawh ! Désolée de commencer cette critique par cette banale exclamation mais c'est le premier mot qui me vient à l'idée pour vous parler de ce superbe ouvrage !
Bon, je vais essayer de reprendre un tantinet mes esprits afin de vous décrire le mieux possible, dans un langage correctement lisible et qui ne relèverait pas du langage parlé pour vous communiquer, je l'espère, mon enthousiasme concernant ce livre.
Ce livre est bien plus qu'un simple roman ; certes, vous me rétorquerez qu'il s'agit également d'une biographie mais c'est encore bien plus que cela. Ce livre est également un ouvrage historique puisqu'il rend compte de l'état de l'Europe en ce début de XXe siècle notamment l'ascension d'Hitler au pouvoir et l'extermination massive des juifs ainsi que des handicapés (physiques ou mentaux) et des personnes âgées (bref, toutes les personnes considérées par le parti nazi comme étant inaptes au travail donc pas assez rentables pour pouvoir participer à l'effort de guerre).
Albert Einstein, bien que son nom soit connu de tous grâce à sa célèbre formule E = mc2, n'était avant de devenir un génie, simplement un homme. Un homme juif qui plus est donc pourchassé par l'état allemand de l'époque. Mais également un être (écartons tout ce qui concerne la religion ou encore le fait d'âtre un des plus grand physiciens de tous les temps) qui a aimé et a décidé d'épouser celle qu'il aimait en ce début de XXe siècle, malgré le fait que sa famille lui ait fortement déconseillé ce mariage. Cette femme, malgré qu'elle soit boiteuse et ait des difficultés à marcher, s'est trouvé belle dans les yeux de son Albert car ces défauts-là, lui, ne les voyait pas. Elle s'appelait Mileva Maric et était d'origine serbe. Mileva et Albert eurent trois enfants ensemble : une petite fille (qui, pour leur plus grand malheur, ne vivra que quelques mois) et deux garçons : Hans-Albert et Eduard. Ils étaient beaux, ils avaient vingt ans et étaient complètement insouciants. Cependant, leur mariage se dégrada rapidement quand Albert prend la décision de partir pour Berlin, seul, abandonnant ainsi sa femme et ses deux enfants sur le quai de la gare.
Un père absent donc dans la vie de Hans-Albert et d'Eduard et qui même s'il a refait sa vie et épousant sa cousine et n'a jamais laissé sa femme à court d'argent en lui laissant notamment toute la bourse du Nobel, n'a jamais été là pour ses enfants qui, eux, ne réclamaient qu'un peu de chaleur paternelle. Et je crois que pour Eduard, qui a commencé à avoir de sérieux troubles mentaux à partir de dix-neuf - vingt ans, troubles très graves car allant jusqu'à la schizophrénie, cette absence de père a été encore plus traumatisant que pour son frère aîné qui, lui, est devenu un brillant ingénieur, s'est marié et a eu deux enfants.
Pour Eduard, la vie est toute autre puisqu'il ne peut pas travailler ne même se débrouiller seul puisqu'il ne fait même pas la distinction entre le bien et le mal ou encore entre la vie et la mort. Pourtant, il n'y a pas plus sensible que lui et être plus attachant. Il partagera ainsi sa vie entre l'appartement qu'il partage avec sa mère et l'asile de Burghölzli à Zurich, où il passera trente-trois années de sa vie. C'est sa seconde maison d'ailleurs.
Je voudrais mentionner un personnage qui m'a beaucoup touché dans cet ouvrage. Il s'agit de Heimrat, l'un des gardiens d'Eduard à Burghölzli puisque c'est le seul qui sera véritablement humain avec lui et qui ne le considérera pas comme un débile profond ou encore comme un animal de foire, dépourvu de sentiments.
Un ouvrage extrêmement touchant très bien écrit, avec des chapitres courts, chaque chapitre étant consacré à une personne différente, qu'il s'agisse de Mileva, d'Albert, d'Hans-Albert au encore d'Eduard. le lecteur sait parfaitement que cet le personnage principal de ce livre est bien Eduard , l'éternel enfant qui restera toute sa vie "dérangé" pour dire les choses pas trop brusquement et non pas à son père comme l'on pourrait s'y attendre, lui, le Grand Albert Einstein, prix Nobel de physique puisque dans les chapitres consacrés à Eduard, l'auteur emploi le pronom personnel "je" (c'est à dire qu'il le laisse parler en quelque sorte tandis que dès qu'il s'agit des autres membres de la famille Einstein (que se soit le père, le mère ou encore l'autre fils), il emploie le pronom personnel "il" ou "elle".
Je trouve vraiment l'idée excellente d'avoir consacré un livre entier à Eduard car c'est une personne que j'ai trouvé vraiment très attachante et loin d'être bête (contrairement à tout ce que l'on veut bien lui faire croire) car en plus de son malheur, il faut rajouter qu'Eduard sait qu'il est loin d'être intelligent (bien qu'il l'ait été) mais que cela ne l'empêche pas d'Exister et d'être Lui. A découvrir !
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Eric75
Eric7530 octobre 2015
  • Livres 4.00/5
Regardez bien cette photo en couverture, on y voit deux Einstein : Eduard et Albert, le fils et le père. Cette photo immortalise leur dernière rencontre, juste avant le départ d'Albert Einstein fuyant l'Allemagne nazie pour les Etats-Unis. La scène se passe à Zurich, dans l'hôpital de Burghölzli. Les Einstein sont sur leur 31, ils viennent de donner un concert ensemble, ils ne se regardent pas. Albert porte un élégant costume trois pièces et une cravate (un peu de travers), il tient un violon et un archet, il a l'air absent et triste. Eduard arbore un noeud papillon et semble totalement absorbé par la lecture d'une partition, il a l'esprit ailleurs, comme s'il cherchait à s'extraire de l'instant présent et à s'isoler de la réalité, peut-être pour ne pas avoir à parler à son père, qu'il déteste.
Sur cette photo, tout est dit.
Sur cette photo, on ne devine pas que le fils est fou, qu'il est schizophrène. Qu'il entend dans sa tête des loups hurler et voit parfois des choses qui n'existent pas. On ne devine pas qu'il a plusieurs fois tenté de se suicider. Eduard Einstein, né en 1910, passera la plus grande partie de sa vie dans cet hôpital psychiatrique, jusqu'à sa mort en 1965. Cette photo de couverture, premier contact avec le livre, ressurgie de façon époustouflante à la fin du récit.
Laurent Seksik a choisi de faire parler à tour de rôle les trois personnages principaux de cette histoire familiale. Eduard, Albert, et bien sûr Mileva, née Maric, la mère d'Eduard et la première femme d'Albert dont elle se sépare en 1914 lorsque Eduard a quatre ans.
Laurent Seksik parvient de façon incroyable à donner corps à ses personnages, à les reconstituer dans leur réalité humaine. Bien entendu, des esprits chagrins pourront toujours prétendre que les pensées et les dialogues intérieurs, voire certaines anecdotes du récit, ne sont que le résultat de l'imagination de l'auteur et peuvent s'écarter de la réalité historique. Mais ces éventuelles critiques doivent être balayées devant l'efficacité du procédé qui permet d'accéder à la psychologie et à l'intimité des personnages, de façon logique et presque évidente, à partir d'éléments retrouvés dans des lettres et des témoignages.
Albert Einstein n'a jamais pu s'occuper correctement de son fils. Son divorce, sa fuite et son exil peuvent revêtir l'apparence d'une lâcheté teinté d'égoïsme, malgré l'argent promis et versé. On peut penser cependant que jusqu'à sa mort, il regrettera d'avoir été un père absent et inutile.
Mileva Maric consacrera sa vie à veiller sur Eduard. C'est une scientifique. Elle a probablement aidé son mari à bâtir sa théorie de la relativité tout au début de sa vie de couple. Divorcée, oubliée de tous, son destin est tragique.
Les monologues d'Eduard Einstein sont les plus poignants. Malgré sa folie, il est cultivé, sensible et intelligent. Il est conscient de sa différence et de ses brusques excès de violence, même s'il n'en perçoit pas toujours la portée. Il reste toujours digne, bienveillant avec son entourage, et s'attache surtout à ceux qui ont la bonté de s'intéresser à lui. Les électrochocs et la camisole constituent l'essentiel des soins prodigués et sont peut-être d'ailleurs partiellement responsables de son état. Les méthodes thérapeutiques permettant de soigner les fous en ce début de XXe siècle sont encore balbutiantes et sans doute inéfficaces. Mais son principal problème reste sa relation conflictuelle avec son père. Ce dernier est paradoxalement omniprésent et absent, sa renommée est trop écrasante pour le fils et il est coupable d'avoir abandonné sa famille.
Laurent Seksik ne parle pas, sauf çà et là par petites touches, projetées comme des éclaboussures par des événements extérieurs au récit, des faits d'armes scientifiques et des différents engagements qui ont rendu célèbre Albert Einstein. On plonge donc ici surtout dans l'intime, dans les replis oubliés de la biographie du savant. Ce livre n'est pas un essai mais un roman. Cependant, il dévoile une partie importante et méconnue de la vie du plus grand scientifique du XXe siècle, qui fut l'un des artisans de la théorie des quantas (pour laquelle il obtient le prix Nobel) et le père de la relativité, mais également le père de… comment déjà ? Ah oui, le père d'Eduard Einstein, le fils oublié de l'histoire, le fou qui voulait devenir psychanalyste.
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babounette
babounette30 janvier 2015
  • Livres 4.00/5
Déjà 72 critiques sur ce livre, je vais donc tenter de la faire brève. L'histoire du fils cadet d'Albert Einstein se déroule en Suisse, dans les années 1930,
Eduard est déclaré schizophrène et enfermé dans un asile où il subit divers traitements dont des électrochocs, à cette époque, on endormait pas pour ce genre de" torture". Seule sa mère, Mileva, va s'occuper de lui et lui rendre visite jusqu'à son dernier souffle. Albert vit à Berlin, Mileva n'a pas voulu le suivre et est restée en suisse, d'où à la longue le divorce. Albert finira par s'exiler en Amérique, il était recherché par les nazis. Il ne viendra jamais voir son fils.
L'un après l'autre, dans le 1er chapitre, c'est la mère qui parle, dans le second chapitre, c'est Eduard et dans le 3ème, c'est le père et ainsi de suite. C'est fascinant de découvrir ainsi la vie de cette famille dont le père est un grand savant, on se fait parfois des idée, souvent fausses, sur la vie des "grands" de ce monde, on imagine un tas de choses et finalement, ce sont des êtres humains comme les autres avec leurs secrets, leurs défauts et leurs sentiments. On a seulement appris en 1985 après avoir découvert et publié la correspondance entre d'Albert Einstein et sa femme Mileva, l'existence d'une petite fille Lieserl, morte à l'âge de deux mois après avoir été abandonnée à une nourrice, pas déclarée," enterrée dans un coin de Serbie connu d'eux seuls et dont ils ne révéleront jamais le lieu". Ce livre nous décrit également la vie dans un asile de fous à cette époque. C'est une vraie découverte, j'ai aimé, j'en parle autour de moi tant j' ai été remuée par ce roman biographique
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nameless
nameless02 septembre 2016
  • Livres 4.00/5
Albert Einstein, prix Nobel de physique en 1921, a repoussé les frontières de l'entendement humain, unifié les lois physiques, donné une nouvelle définition de la lumière, du temps et de la matière. L'homme qui a dompté l'univers était aussi le père d'Eduard, atteint de schizophrénie, interné à l'âge de 20 ans et jusqu'à sa mort, 35 ans plus tard, au Burghölzli, hôpital psychiatrique zurichois.

Laurent Seksik, médecin féru de psychanalyse, lève le voile sur cette tragédie intime passée longtemps sous silence. Etiqueté roman, le cas Eduard Einstein, propose une biographie romancée nourrie des archives étudiées par l'auteur. Trois points de vue alternent : celui de Mileva, la maman restée seule avec ses deux fils après son divorce d'avec Albert, celui d'Albert himself, et surtout celui d'Eduard.

Les chapitres consacrés à Eduard qui s'exprime à la 1ère personne, sont poignants. Prisonnier de son monde peuplé de loups, harcelé par des voix, victime d'hallucinations, il décrit sa souffrance intérieure et les violences médicales. Fragilisé par l'absence de son père mais écrasé par son ombre, « des types comme lui, il y en a un par siècle, il n'y a pas de place dans ce monde pour un autre Einstein », il pense que le E de la célébrissime équation est le E d'Eduard : Eduard = mc2. Il rencontre des psychiatres qui sont des ignorants prétentieux, « Ils croient avoir la science infuse. Moi j'ai la conscience confuse». Entre deux traitements psychiatriques barbares, Eduard a quelques fulgurances humoristiques : « Je crois savoir que je n'aurai jamais d'enfants. C'est sans doute la meilleure façon d'éviter d'être père ».

A aucun moment Laurent Seksik n'accable Albert pour les carences affectives infligées à ses fils. En outre, l'histoire familiale est incluse dans l'Histoire des années 30 dont il brosse le tableau allemand effrayant. Discours de haine, climat de terreur, lois eugénistes, trois mois après l'arrivée d'Hitler au pouvoir, tous les droits civiques sont abolis. Les persécutions antijuives redoublent de violence. Par milliers, on interne à Dachau. Goebbels met à prix la tête d'Albert, 5 millions de marks. Il est numéro un sur la liste noire des personnalités à abattre. Devant Thomas Mann, Joseph Roth, Ernst Weiss, Walter Benjamin, Alfred Döblin, Arthur Kern. Traqué, spolié de ses biens, Albert émigre aux Etats-Unis qui ne l'accueillent pas non plus à bras ouverts. Edgar Hoover est convaincu qu'il est un agent à la solde de Moscou. Son visa provisoire ne le protège pas d'une expulsion, en raison de ses appels au pacifisme, sa critique du système capitaliste, ses sympathies socialistes, son engagement en faveur des Noirs.

L'auteur rappelle qu'Albert Einstein a eu tous les courages. Braver la Gestapo, braver le FBI, soutenir parmi les premiers, la cause des Noirs, les juifs opprimés par le Reich. Mais aller voir son fils est au-dessus de ses forces. Il a trouvé ses limites. Seul l'univers ne connaît pas de limites. (p. 243)
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Les critiques presse (3)
Culturebox11 octobre 2013
En s'appuyant sur ces trois voix, Laurent Seksik donne à lire une fiction très documentée, recrée des scènes poignantes. Un voyage aux accents de tragédie, de 1896 à 1965, de Novi Sad, la ville natale de Milena, à Zurich, en passant par Berlin, Princeton et Vienne où Eduard subit un traitement barbare.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Lexpress27 septembre 2013
[Laurent Seksik] nous conte avec talent cette Europe des années 1930 et nous rappelle tout en doigté les douleurs intimes des grands de ce monde, la pesanteur des filiations, la complexité de l'âme humaine. Passionnant.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LesEchos25 septembre 2013
C’est une gageure de rendre, avec des mots, la folie. Seksik y parvient avec force lorsqu’il fait parler Eduard. Obsessions rabâchées, violence, extrême sensibilité, visions, hallucinations, on pénètre à l’intérieur de son cerveau.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations & extraits (224) Voir plus Ajouter une citation
RebkaRebka20 septembre 2016
Il sait que sa douleur n'est pas féconde. Il a figé en lui l'éternel chagrin. Il arbore toujours ce joyeux masque de pierre, ce sourire immuable, et ces yeux rieurs où l'on croit deviner la marque du bonheur. Il enterre les mauvais souvenirs, change l'amertume et la désolation en frivolité, recouvre ses drames sous son humour grinçant, cette ironie facile dont le monde est si friand, à laquelle il s'abandonne avec tant de délices.
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RebkaRebka20 septembre 2016
Elle peine à croire que ce long défilé de semaines et de mois aura été sa vie.
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RebkaRebka20 septembre 2016
Peut-être suis-je seul dans l'univers ? Et si toutes mes perceptions ne sont qu'hallucinations, peut-être que l'univers lui-même n'existe pas ? Peut-être ne suis-je moi-même que le produit de mon imagination ?
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RebkaRebka20 septembre 2016
Nous sommes la projection d'infinis fantasmes. Chacun possède un avis sur qui nous sommes et qui nous devrions être. Nos vies s'inscrivent dans le regard des autres.
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RebkaRebka20 septembre 2016
Si je devais en croire certaines autorités, rien de ce que je vois n'a de réalité. Mais les gens qui prononcent de telles assertions existent-ils vraiment ?
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Videos de Laurent Seksik (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Laurent Seksik
Laurent Seksik - L'exercice de la médecine .Laurent Seksik vous présente son ouvrage "L'exercice de la médecine". Parution le 19 août 2015 aux éditions Flammarion. Rentrée littéraire automne 2015. Retrouvez le livre : http://www.mollat.com/livres/seksik-laurent-exercice-medecine-9782081343870.html Retrouvez la librairie Mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat You Tube : https://www.youtube.com/user/LibrairieMollat Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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